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n° 18212Fiche technique17904 caractères17904
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Temps de lecture estimé : 13 mn
04/01/18
Résumé:  Retour à l'hôtel après une journée en clientèle.
Critères:  fh extracon hotel
Auteur : An pire  (Je me lance en l'an pirique)
Déplacement au chaud

Fin d’une journée de prestation en clientèle à l’autre bout du monde. Je rentre directement à ma chambre pour me mettre à l’aise avant de descendre profiter du climat antillais au bar du complexe hôtelier. Tel un vaisseau amiral, le bâtiment dans lequel je suis hébergé semble dominer son environnement et mettre en confiance chacun de ses visiteurs. L’ensemble, derrière un premier aspect moderne, a subi les assauts des tempêtes tropicales et autres ouragans que nous ne suivons que par écrans interposés.


Il pleut tous les jours en ce début de mois de juin, mais tout a miraculeusement séché quelques minutes après la fin de l’averse. Je finirais par m’habituer si je devais choisir un jour de m’installer sur une de ces îles. Qui sait ? Mais pour l’heure, ma femme et mes enfants me retiennent en métropole ; mon avion décolle demain soir.


Une douche et me voici frais et dispo pour passer un moment le plus agréable possible au bar. Frais… il faut le dire vite, comme l’effet de fraîcheur disparaît dès la sortie de la chambre et la perte de la protection que crée la climatisation asthmatique de la chambre. La moiteur reprend ses droits au bout de quelques pas.


Des animations sont en place ; un groupe se produit. Je retrouve les visages rencontrés depuis une semaine ici et je me dirige vers le zinc où tous sont serrés comme des sardines. Une blonde aux cheveux ondulés attire mon attention au milieu des commerciaux clairement affichés en costard-cravate. Je m’approche du bar à côté d’elle, comme c’est le seul emplacement disponible pour aborder le bar. Le garçon vient tout de suite vers moi pour prendre ma commande. Je suis presque gêné comme je viens d’arriver alors que toutes ces personnes attendaient… Je me tourne vers la blonde à qui je fais maintenant face et lui demande, comme par courtoisie, ce qu’elle prend. Elle me répond du nom d’un apéritif alcoolisé et je passe sa commande avec la mienne : un apéritif sans alcool pour être certain de garder le contrôle de toute situation… J’offre les deux boissons ; la charmante personne me gratifie d’un grand sourire et nous trinquons.


Un détail m’échappe déjà, je ne l’ai pas saisi, mais je sens que la soirée ne va pas être ordinaire. Nous nous installons de part et d’autre d’un guéridon et sirotons nos boissons à base de noix de coco pendant les animations de la chaîne de l’hôtel. Tous ne se valent pas. Nous commençons à discuter. Andréa est directrice commerciale d’une société internationale de produits laitiers. C’est bien ma chance de tomber sur une commerciale au milieu de tous ces commerciaux ! Je passe outre : je n’ai rien à acheter, rien à vendre. Enfin, c’est ce que pensais…


L’ambiance des animations décline un peu et le volume augmente ; nous en profitons pour nous écarter sur la terrasse et discuter, nous présenter : nous sommes l’un et l’autre en déplacement professionnel à sept mille kilomètres de chez nous et vivons depuis une dizaine de jours en solitaires au milieu d’une foule d’inconnus. Un moment agréable ; je prends goût à profiter de ma dernière soirée aux Antilles. Nos verres se vident, sûrement la chaleur et l’évaporation ; il est plus raisonnable de passer à table que de prendre un autre verre. Andréa accepte ma proposition de dîner tous les deux en tête-à-tête.


J’ai l’impression que le cuistot s’est lâché ce soir et a mis les petits plats dans les grands. Je complète le repas par une bouteille de vin ; tant pis pour la note, je me prendrai un commentaire au retour au bureau, mais je ne m’arrête pas à ça ce soir.


Le repas touche à sa fin ; le café expédié, nous apprécions de nous trouver l’un en compagnie de l’autre et nous ajoutons un digestif en terrasse du bar à notre soirée. Nous échangeons sur les difficultés que nos déplacements entraînent sur nos vies familiales tout en sirotant chacun un ti-punch. Un moment de silence vient se poser sur nous. Peut-être un changement d’artiste sur la piste du bar… Nous nous régalons du ciel étoilé. Nos mains se croisent, se touchent.

Nous nous regardons et nos yeux brillent. Je fais le premier pas : je passe ma main dans les boucles dorées de ses cheveux et attire sa bouche vers mes lèvres ; nos langues se croisent et s’enroulent. L’instant est fort, mon cœur bat la chamade, et je suis certain qu’il n’y a pas que moi dans cet état. J’ai lâché mon étreinte aussitôt mais nous sommes restés collés par nos bouches avides. Un silence de plomb nous envoûte. Andréa me demande pourquoi j’ai osé faire cela, rompre le charme d’une soirée qui était agréable et qui n’avait pas besoin de dériver, selon elle.


Je suis penaud ; je sais que je n’aurai pas dû, mais je n’ai pas su résister. Je lui avoue ma faiblesse. Elle me sourit aussitôt et m’embrasse de nouveau ; je la serre contre moi le temps d’un patin auquel il ne manque que le titre de meilleure pelle jamais roulée. Mon cœur s’emballe, j’ai de la peine à réaliser ce que je fais, mais je comprends que j’éprouve un réel plaisir avec cette fille. Mon cerveau tourne à plein régime pour essayer de déterminer la suite des évènements. Est-ce qu’il y aura une suite ? Va-t-elle m’envoyer promener avec l’irréfutable argumentaire que nous bossons tous les deux de bonne heure demain matin ? Je lui accorde qu’il est effectivement temps de rejoindre nos chambres. Il est temps de mettre un terme à ces jeux non autorisés par la bienséance. Nous nous levons et prenons la même direction.


Le parc hôtelier est suffisamment grand pour que nous nous séparions à ce moment-là ; ce n’est pas le cas. Je lui prends la main lorsque nous contournons le restaurant désormais fermé. Quelques arrêts-bisous plus tard, nous arrivons au bas de l’escalier qui m’amène à ma chambre quand Andréa m’arrête : elle me demande de la laisser ici. La situation est cocasse, puisque j’allais lui proposer exactement la même chose ! Je lui explique que ma chambre est juste au-dessus et que je ne vais sûrement pas aller ailleurs. Elle passe ses bras autour de mon cou et m’embrasse fougueusement comme si elle y voyait un signe… j’y vois surtout un concours de circonstances où les deux premiers seront reçus assez facilement !


Enlacés, nous gravissons chacune des marches du grand escalier en colimaçon. Dès la première marche, je sais que nous n’allons pas attaquer la deuxième volée d’escaliers. Ses yeux pétillent alors que mes mains se baladent sur son corps et deviennent de plus en plus exploratrices.


Je rencontre quelques menues difficultés à ouvrir ma porte avec celle qui va devenir ma compagne de cette nuit de folie, accrochée à mon cou. Le plaisir est intense, surtout que rien de répréhensible ou condamnable ne s’est produit, tout du moins pour l’instant. La porte est très rapidement refermée et notre étreinte s’intensifie dans le couloir exigu ; la situation est excitante. Le frais relatif de la chambre – il doit faire 26° C plutôt que 30° C à l’extérieur – nous donne des ailes au lieu de nous calmer dans nos élans.


Andréa m’arrête net comme elle veut prendre une douche. Je lui propose de l’accompagner mais son refus ne souffre pas d’insistance. J’attends donc que la belle ait fini ses ablutions avant qu’elle me cède la place. À ces températures élevées, je sors complètement trempé avec juste une serviette autour de la taille pour la rejoindre sur le lit monoplace. Je lui fais remarquer un aspect que je trouve drôle dans la situation : sa chambre est juste au-dessus, et il aura fallu attendre le dernier jour pour que nous arrivions à réduire d’un étage cette superposition pour une position super…


J’avance doucement vers ses pieds que je caresse doucement et je commence une lente remontée de ses jambes avec mes doigts et ma langue. Son souffle s’intensifie comme j’approche de sa fontaine d’amour. Cependant, les plaisirs oraux ne font pas partie de sa culture et elle m’attrape prestement le visage pour m’embrasser. J’accepte simplement, et mon gland se trouve désormais appuyé sur sa toison dorée.


Andréa me demande si j’ai des préservatifs : ce n’est pas le cas, comme je n’avais pas envisagé une soirée aussi emballante que ce soir. Elle craint, comme elle a arrêté de prendre la pilule depuis quelques semaines et que ses essais avec son compagnon n’ont pas encore été suivis d’heureux résultats. Je lui promets de faire mon possible pour me retirer si cette solution lui convient. La technique du retrait n’est pas super fiable et ne vaudra jamais une vraie protection, mais elle est quand même meilleure qu’un rapport sexuel intense où le sperme recouvre toute la matrice du vagin sans aucune rétention.


La pénétration est agréable comme nous sommes tous les deux chauds comme des braises, le plaisir est fort. Je lui caresse le clitoris avec mon gland, son vagin se liquéfie au fil de mes passages sur son jouissif organe. La pénétration est une suite logique qui la satisfait moyennement, elle ne me trouve pas assez sensuel dans ma pénétration. Elle me dégage de sa chatte ; je suis abasourdi par la scène : un plan cul qui se termine en queue de poisson, c’est le comble de l’aquariophile ! Je me pose sur le dos en pleine réflexion pour ne pas sortir un commentaire qui ferait fuir la belle d’un soir.


Mon attente et mon exceptionnel silence sont récompensés quand elle m’enjambe et attrape ma queue pour la guider entre ses lèvres, tout doucement. Ensuite, c’est une mise sur orbite comme je n’en ai pas encore connue : elle balance son bassin d’avant en arrière et fait tourner son vagin autour de ma hampe, elle fait avancer son vagin pour que mon gland vienne se poser sur la partie réticulée en intérieur du clitoris ; je suis obligé de lui tenir les hanches pour modérer la puissance de ses assauts sinon je vais me répandre en elle : seule prouesse à éviter ce soir. Elle jouit plusieurs fois et s’arrête de bouger, mais la pression devient trop grande et je sors de son étui de plaisir.


Une douche sera du meilleur effet pour une suite éventuelle. Je reviens me coucher. Il faut avouer que nous sommes épuisés comme nous manquons d’entraînement à forniquer, à niquer tout simplement par ce climat tropical. Mon érection est retombée avec la fraîcheur relative de la douche. Nous somnolons une vingtaine de minutes, elle est dans mes bras.


Le lit une place entraîne un éveil dès le moindre mouvement. Mon érection est revenue et Andréa revient s’empaler sur ma bite, pour notre plus grand plaisir ; elle crie très rapidement son bonheur et se sent comblée. Je dois toujours veiller à ne pas éjaculer en elle, alternant les positions et les angles de pénétration, les points internes caressés par mon gland. Je tiens longtemps avant de sentir monter un plaisir de débordement difficilement contrôlable. Je m’extrais de son antre accueillant et retourne me doucher, étant de nouveau en nage. De nouveau le sommeil nous terrasse ; il est quatre heures du matin.


Ses boucles blondes me couvrent le visage au hasard de nos mouvements lors de notre sommeil. Ayant les cheveux courts, cette impression me réveille instantanément ; une nouvelle fois je bande comme si je devais sauver l’humanité de son déclin. Elle dort, et j’évite de la réveiller. Cependant, j’ai envie de la caresser. Sa toison bouclée couvre mon pénis ; je ne peux pas ignorer l’humidité de son sexe. Un léger mouvement de bassin sous elle et je la pénètre de nouveau : elle explose dans une jouissance comme je n’en avais jamais vue. Dès son réveil, elle s’active à des mouvements désordonnés : elle crie des mots que je ne pourrais pas écrire mais dont le sens restera universel. Ses cuisses canalisent une fontaine d’amour qui jamais ne se tarit. Aucune de mes partenaires précédentes, ni même ma femme, ne m’avaient gratifié d’une telle extase ; je suis aux anges. Donner tant de joie, de bonheur, de plaisir est jouissif, et je sais que cette fois je ne pourrai pas me retenir davantage : je retourne ma partenaire de cette nuit de folie et viens me libérer sur son ventre. Elle resserre ses seins comme pour une branlette espagnole et je me glisse entre eux. Je continue de me vider ; elle a du sperme depuis sa toison dorée jusqu’au menton : c’est un véritable déluge !


J’ai certainement crié mais je ne suis pas bien placé à ce moment donné pour le garantir. Je tombe sur le lit comme une larve, épuisé, vidé, lessivé, anéanti… J’ai envie de poursuivre les jeux sexuels et sensuels de notre nuit, comme nous nous la sommes appropriée. Alors j’étale doucement avec mes doigts mon sperme sur son ventre, sur ses seins, sa gorge. Quand je propose un doigt à ses lèvres, elle m’envoie promener… j’aurai tenté ! Nous nous rendormons. Il n’est plus question de la pénétrer : une escapade d’un soir ne mérite pas une condamnation à vingt ans de peine.


Peu de temps après, nous nous levons et prenons une douche, ensemble cette fois-ci pour des caresses beaucoup plus soft. Je finis de me préparer et finalise ma valise comme je reprends l’avion cet après-midi pour rentrer au congélateur… Andréa me supplie alors de prendre avec elle l’avion du lendemain pour que nous puissions passer une seconde nuit ensemble, avec des préservatifs : cette nuit de plus sera la possibilité de jouir pleinement l’un et l’autre sans les limites fixées par l’absence de protection. Je ne réponds pas ; je dois réfléchir, et vite, très vite…


Je dois peser immédiatement les suites, conséquences et risques auxquels nous sommes exposés : je suis marié, père de trois enfants ; elle est en couple, avec une petite fille. Nous avons chacun une maison et, a priori, tout pour être heureux… Cependant nous avons fauté, nous sommes allés voir ailleurs, nous avons vérifié si l’herbe était plus verte ailleurs, et elle l’est, pour le peu que nous en avons découvert. Elle insiste pour que je lui réponde, que je prenne une décision : je flippe, mais j’essaye de ne pas le lui montrer. Nous nous rencontrons à sept mille kilomètres de chez nous alors que quatre-vingts kilomètres séparent nos vies en métropole. Y a-t-il une suite obligatoire à ce type d’aventure ? On active comment l’évacuation d’urgence ? Je choisis de temporiser et lui propose d’aller déjeuner ensemble.


À table, je franchis une étape en acceptant que nous échangions nos numéros de téléphone. Je sais qu’elle a un moyen de pression sur moi désormais, tout comme j’en ai un sur elle. Cependant, je ne risque pas d’être enceinte… ce qui n’est pas tout à fait vrai pour elle…


Je charge mes affaires dans la voiture de location. Andréa est pendue à mon cou, cherche par ses bras à illustrer un attachement que je comprends, mais je crains d’avoir des sentiments dangereux après une nuit de folie comme celle que nous venons de vivre. Le cœur gros – non, plutôt le cœur énorme, explosé – je pars voir mon dernier client. Les SMS pleuvent et mon cœur se serre du mal que je fais à celle qui a éclairé mon séjour de célibataire géographique aux Antilles. Je monte comme un robot dans l’avion qui va me ramener à Paris. Assis, je tente de l’appeler mais elle ne répond pas, sûrement en rendez-vous en clientèle.


L’atterrissage le vendredi matin est comme un réveil avec une gueule de bois. Je rallume mon téléphone et découvre un message torride dans lequel Andréa me fait part de ses impressions où elle n’a pas vraiment réussi à se libérer la tête de notre folle aventure ; elle évoque que ses hormones parlent pour elle. Elle se prépare à son tour à prendre le chemin de la métropole.


Je comate dans le train jusqu’à la gare. Cette dernière partie de la route me réveille comme je dois marcher et être d’aplomb en arrivant à la maison. Le décalage horaire aura le dos large pour expliquer mon état de légume sur pattes ; ma tête est ailleurs. Je me cache pour laisser plusieurs messages à celle qui m’a fait tourner la tête, qui a répondu à mon besoin comme j’ai répondu au sien. Ses messages en retour des miens me traitent tantôt de fou de l’avoir appelée alors que tout le monde était autour d’elle dans le salon quand le téléphone sonnait, jusqu’à me proposer de nous revoir…


« Les boules, là. Tu es peut-être dans l’avion ; tu as peut-être encore moyen de me rappeler. J’étais en rendez-vous. Comme toi, j’avais le cœur bien serré à chaque fois que je voyais tes appels. J’ai bien les boules de ne pas entendre ta voix avant que tu ne partes. Mais enfin, si tu n’entends que ma voix sans m’avoir de nouveau, je te souhaite un bon vol, et moi ça me stresse quand même bien. Je pense que c’est quand même les hormones à fond. Je pense que quand je vais tomber, je vais tomber. Cette nuit, j’espère que je vais quand même dormir, et je crois que ce soir, dans une heure, quand je vais me mettre au bord de la plage, je vais tout me remémorer, un peu, toute notre histoire et puis ça va bien tourner, je pense. Mais bon, pour moi c’est pareil : j’ai vraiment apprécié notre moment, je ne regrette rien. Je vais l’assumer, et tout et tout… Donc bon vol, et puis n’hésite pas à me rappeler, même cette nuit. Il sera sept heures du matin pour toi et une heure pour moi. Je pense que tu vas dormir et on se dira chacun ce qu’on en a pensé et on aura encore vingt-quatre heures qui seront passées. Je te fais des gros bisous, moi aussi je t’embrasse. Dors bien pendant le vol, je pense, et moi, ça va aller. Je pense que je vais avoir un gros coup de barre aussi demain. Surtout que demain ça devrait être cool comme on n’a que demain matin. Allez. Bisous bisous. Moi aussi je t’adore. Te quiero. Take care. »


Nous nous sommes revus à mi-chemin entre nos sociétés respectives sur l’aire de covoiturage au milieu du vignoble local. Le plaisir de se retrouver était grand, mais en dépit de l’été, il manquait sûrement la température pour entretenir le feu de notre passion pour la bricole.

Nous nous sommes revus une dernière fois le quatorze juillet suivant : Andréa hésitait à partir en vacances avec son compagnon, sur les bases fragiles de leur couple. Elle a fini par faire un choix qui ne m’incluait pas dans sa vie.


Quelques mois plus tard, je tentais un appel. Sans succès.