| n° 18185 | Fiche technique | 9043 caractères | 9043Temps de lecture estimé : 6 mn | 01/12/17 |
| Résumé: Un cambrioleur devient un voyeur. | ||||
| Critères: fh voir | ||||
| Auteur : Pedenn Envoi mini-message | ||||
Brice était un mec cool, qui ne se posait pas trop de questions. Comme il n’avait aucun goût pour le travail et la soumission à une quelconque hiérarchie, même de voleurs, il était devenu cambrioleur, mais en petit, en artisan, en solitaire. Également par goût, car il aimait aussi bien faire son marché chez les honnêtes gens qui étalaient dans leur salon des objets parfois d’un goût incertain, mais souvent d’un certain prix. Et puis, il aimait l’aventure et l’adrénaline. Bref, pénétrer dans l’intimité d’inconnus pour les soulager de leurs excédents de richesses le faisait vivre et se sentir vivant…
En une chaude nuit de juillet, vers les 2 heures, il marchait, le nez en l’air sous un bonnet-cagoule, en quête d’une « affaire », quand il se trouva devant une maison dont le portail était mal fermé ; il le poussa silencieusement et pénétra dans un jardin. Au premier étage de la maison, un balcon dont la fenêtre était restée ouverte lui tendait les bras… Il regarda autour de lui pour s’assurer que personne ne traînait dans les parages, descendit sa cagoule, enfila des gants de latex et vérifia la solidité d’une descente de gouttière toute proche du balcon. Un vol facile, dans une maison vide et mal fermée !
Silencieusement, il escalada la paroi, atterrit sur le balcon et se retrouva dans une pièce plongée dans l’obscurité. Quand ses yeux se furent habitués à l’obscurité, il vit que l’une des portes du salon, mal fermée, laissait passer de la lumière.
La situation se corsait…
Brice s’avança jusqu’à la porte laissée entrouverte et vit, par reflet dans le miroir mural, un grand lit, sur lequel un homme jeune, au corps de sportif accompli, était allongé nu, en cuillère contre une jeune femme, au torse nu, couchée en chien de fusil, alanguie, comme peut l’être une femme qui savoure encore son excitation avant de faire l’amour. La vue de cette femme à demi nue, indécente, l’éblouit… Diable qu’elle était belle ! Diable qu’elle était excitante ! Instantanément, son regard changea : émerveillé, il ne pouvait plus rien voler dans cette maison, si ce n’était l’image du corps de cette femme, digne de la Vénus au miroir…
Brice entendit le jeune homme murmurer quelque chose à l’oreille de la jeune femme, et resta caché derrière la porte entrebâillée. Aude tourna la tête vers son nouvel amant d’un soir, lui tendit ses lèvres pour un long baiser, le plus long depuis leur rencontre, quelques heures auparavant. Simon reprit en main les beaux et blancs seins d’Aude, les caressant, les pétrissant, les titillant, pendant qu’Aude collait passionnément ses fesses contre le ventre durci de l’homme. Simon retira le reste des vêtements d’Aude et la retourna vers lui, pour la regarder à sa guise, caresser des yeux et des mains sa poitrine insolente de plénitude, son ventre plat, son mont de Vénus où pointait un bouton rose, très rose… pendant qu’Aude collait son sexe humide, très humide… contre le sexe avide de son amant.
Brice regardait dans le miroir le reflet de cette femme allongée, nue, qui écartait les jambes, qui s’offrait au désir de son amant, et rien ne pourrait empêcher Simon de jouir de ce corps magnifique, de cette taille fine, de ces seins pleins, arrogants, qui défiaient sa libido… Sur le lit transformé en scène de spectacle, Simon laissait ses doigts baguenauder sur le corps qu’il allait aimer, pour encore et encore savourer la douceur de sa peau. Ses mains se complaisaient à la ferme élasticité des seins, à l’arrogance des tétons, les châtiant par de doux pincements, de très doux frôlements.
Aude, confiante en la délicatesse de Simon, ne s’attendait pas à être montée et pénétrée bestialement, sauvagement, mais fut néanmoins surprise par ces caresses, douces, jouissives, presque amoureuses. Elle ouvrit tout grand ferma les yeux pour manifester son total accord avec cette prise de son corps, pour lui signifier son désir, qu’elle la désirait car, cette nuit, elle allait aimer Simon, et n’aurait voulu du corps d’aucun autre homme. Quand la main de l’homme descendit lentement de ses seins vers son ventre, s’attarda autour du nombril, qu’elle chatouilla, et qu’un doigt chercha délicatement, puis trouva, son clitoris, gorgé de sang par les caresses de Simon, elle ne put retenir un petit gémissement.
Simon voulait voir le plaisir dans le regard d’Aude et gardait ses yeux bien ouverts, mais la crispation de la main de sa maîtresse dans la sienne, accompagnée d’un petit cri, le surprit. Les yeux d’Aude étaient tournés vers le miroir. Il crut d’abord qu’elle voulait lui montrer le spectacle de leurs deux corps enlacés, mais en suivant son regard, il tourna les yeux, et vit l’homme cagoulé qui regardait leur accouplement avec des yeux rendus hagards par l’excitation.
Simon réfléchit… L’intrus semblait se contenter de mater… De plus, étant instructeur de krav maga et de karaté, il ne craignait personne, armé ou pas. Alors, il murmura à l’oreille d’Aude « Ne crains rien, je gère, laisse-moi faire, laisse-toi aller et jouis tranquillement. » Il se remit à jouer avec le clitoris d’Aude, à le caresser, à le stimuler avec délicatesse, jusqu’à ce que le corps d’Aude se cabre brutalement, et qu’elle jouisse dans un feulement de tigresse en rut, sans pouvoir s’empêcher de regarder vers le miroir, vers leur mateur.
Comme si ce spectacle ne suffisait pas à son trouble, Brice entendit la femme crier, de sa belle voix, son plaisir à l’inconnu allongé à côté d’elle. Mais sans qu’il s’en rendît compte, son sexe, comme indépendant de son égarement, était gonflé, durement gonflé même… Mais l’orgasme dont il avait été le spectateur et l’auditeur avait fouetté le désir de Brice ; maintenant, il lui fallait jouir à son tour… Puisqu’il lui était impossible de posséder ce corps qu’elle ne lui offrait pas, et qui serait bien protégé par le guerrier nu, il ne lui restait donc que le recours à la Veuve Poignet…
Il commençait à descendre la tirette de son pantalon pour libérer son braquemart tendu à l’extrême, quand ses yeux rencontrèrent dans le miroir le regard de la femme, puis celui de l’homme en érection, d’une érection impérieuse, gorgée, à éclater, du désir d’un mâle pour la femelle qu’il allait honorer de sa vigueur… Brice suspendit la sortie de son sexe… retrouva quelques esprits… Oui, il était fainéant, mais pas con et beau gosse, et il ne se sentait pas fier de recourir à ces extrémités adolescentes ! De plus, il n’avait pas de mouchoir et il serait idiot de laisser traîner ses fluides corporels à portée des pipettes de la police scientifique… Il se résigna, tout bêtement, à prendre une tangente aussi furtive que rapide… et beaucoup moins dangereuse que tout autre geste…
Avec précaution, Simon bascula son corps sur celui d’Aude. Puis il saisit sa queue et la pointa en face de la chatte de la jeune femme qui, les yeux toujours ouverts, voyant son amant enfin couché sur elle, savourait par avance l’entrée en elle d’un sexe encore inconnu, qu’elle n’avait encore ni vu, ni touché, ni sucé… En libertine, elle ne se reconnaissait plus en cette ingénue…
Voyant que leur voyeur s’éclipsait discrètement de la pièce (de la maison ?) et qu’ils étaient enfin seuls, Simon appuya son gland contre les nymphes d’Aude, et ne put s’empêcher de le faire lentement pénétrer plus avant dans le vagin lubrifié par l’excitation, provoquant en retour un très fort soupir chez la femme qu’il commençait, doucement, à aimer.
Aude avait fermé les yeux, pour mieux se concentrer sur ce qui était en train d’entrer dans son ventre, comme l’on savoure une gorgée de fine… Encouragé, Simon imprima à son sexe un rythme d’abord lent, puis plus rapide, et enfin effréné, de soudard, qui sembla ravir Aude par sa vigueur. Plus fort il s’enfonçait en elle, plus fort il la défonçait, et plus il voyait le visage aux yeux clos se tordre sous l’effet d’un intense plaisir. Les paupières fermées, le visage crispé par la jouissance, Aude gémissait, tournait sa tête sur l’oreiller de gauche à droite, de droite à gauche, comme si elle voulait la dévisser. Puis, quand Simon déchargea rageusement son plaisir dans son ventre en fusion, elle jouit dans un long cri, le corps cabré par un violent orgasme.
Repue, assouvie, Aude finit par ouvrir les yeux et par-dessus la tête de son amant qui reposait sur son épaule, elle regarda vers le miroir et fut un peu déçue par la disparition de leur voyeur. Elle les referma dans un sourire, en rougissant, du plaisir pris et de honte à la fois…