| n° 18125 | Fiche technique | 29070 caractères | 29070Temps de lecture estimé : 18 mn | 15/10/17 |
| Résumé: Mon fantasme est d'écouter ma copine me narrer son passé sexuel. Mais j'ai appris que Mélissa me cachait des choses sur elle, sur son passé. J'ai voulu les découvrir, la mettre à nue, mais ai-je vraiment bien fait? | ||||
| Critères: f h fh fhh jeunes dispute vidéox photofilm fmast hmast facial fellation confession | ||||
| Auteur : Ekkeko Envoi mini-message | ||||
| Épisode précédent | Série : Mélissa, son intimité, son passé : mon fantasme Chapitre 03 / 04 | Épisode suivant |
Résumé des épisodes précédents :
« Approche et découverte de son intimité »
« Un beau cadeau, une belle révélation »
Dans ces épisodes, je vous ai conté le plaisir que je prends à entendre Mélissa me narrer ses activités solitaires lors de nos ébats. Mais je veux pénétrer ses souvenirs, me les approprier et vivre son passé par procuration…
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Plusieurs semaines ont passé, chacune avec leurs moments d’intimité dévoilée de la part de ma belle. Mélissa acceptait assez souvent de se plier à ma curiosité et de me raconter lors de nos ébats ses frasques sexuelles passées. J’aime beaucoup ça, elle le sent et le ressent ; mon cœur s’accélère à en transpirer et, bien sûr, mon érection n’en est que plus forte, plus dure. Mais en revanche, cela n’arrange pas du tout mon endurance tant elle m’excite ; elle le sait et en joue : elle est follement amusée de pouvoir me faire jouir grâce à de simples paroles.
Elle m’a souvent demandé le pourquoi du comment, ce qui me plaisait ici, où je trouvais du plaisir à l’entendre me raconter ses expériences sexuelles passées, parfois banales avec ses ex petits copains, pendant que nous faisions l’amour. Je me cantonnais à lui dire que c’était un fantasme comme un autre ; certains imaginent avoir une relation avec une hôtesse, une infirmière ou la femme de leur patron, et que moi c’était ça…
Je me doute que peu de mecs partagent mon fantasme, la plupart seraient carrément refroidis si au lit leur copine leur décrivait en détail comment et où elle aime se faire prendre par un ex ou comment elle l’a sucé et quel goût il avait. Moi non, j’aime l’imaginer se faire prendre, jouir avec un autre, penser qu’elle a eu du sperme d’un autre sur elle, en elle, et qu’elle en était heureuse.
Est-ce parce que maintenant c’est moi qui lui fais tout ça ? Que passer après tous ces gars, et imaginer être son dernier, je jubile ? Ou peut-être une homosexualité refoulée qui fait surface ainsi ? Être excité de mettre ma bite où d’autres étaient, et inconsciemment les toucher ? Je ne me crois pas homo ni même bi. Je suis très ouvert sexuellement, mais pas à ce point. Mais j’étais casé assez tôt, et je n’ai pas réellement profité de ma jeunesse niveau cul, tandis qu’elle, si.
Sûrement le vis-je maintenant à travers elle, un peu par procuration…
Quoi qu’il en soit, Mélissa aussi faisait preuve de beaucoup d’ouverture depuis cette fois en vacances en Croatie où, pour la première fois, elle s’était lâchée et m’avait même avoué avoir déjà fait une sextape. Dès que j’ai su l’existence de cette vidéo, je n’avais évidemment qu’une seule envie : la trouver et de la voir, si elle existait encore !
Il y a quelques jours, je lui demandai tout aussi simplement qu’innocemment :
Son moment d’hésitation me parut suspect : une vidéo porno avec un ex, on sait si on l’a ou pas…
Putain d’intuition féminine ! Ou bien suis-je si prévisible ? Je râlai aussi, histoire de faire bonne figure :
Elle semblait presque fâchée. Pourtant elle m’avait déjà répondu à pire que ça comme question intime, mais ici le contexte ne s’y prêtait peut-être pas. Néanmoins, cela en disait long et j’étais persuadé que cette vidéo était encore en sa possession. Je n’insistai donc pas, et avec son ton cinglant s’envolait mon espoir de mettre la main sur cette vidéo, en tout cas avec son aide.
Le lendemain était jour de fête car elle bossait, moi non, et j’aurais donc tout le loisir de fouiller son ordi a la recherche du Graal. Bon, en fait, jamais je n’aurais cru cela si facile… Pour elle, la vidéo était bien cachée car elle était dans plusieurs sous-dossiers et qu’elle avait été judicieusement renommée aaaaaa.avi. Mouais… Plus louche, tu meurs ! Deux minutes de recherches dans l’index de son disque dur avaient suffi à la trouver en se basant sur le type de fichiers. Moi qui imaginais passer des heures derrière un logiciel de récupération de données effacées le cas échéant, je m’en voulais presque de ne pas avoir scanné son PC avant.
Allez, double-clic. La vidéo se lance… Bingo !
La scène débutait de façon très soft, Mélissa étant à sucer Emerick. Je regrettais qu’ils n’aient pas eu un trépied ; l’image n’était pas bien stable et tremblotait tout le temps. Je prenais beaucoup de plaisir à voir sa charmante bouche aller et venir sur cette belle bite, et sa victime semblait elle aussi apprécier et lui imprimait le mouvement tout en lui caressant les cheveux. Puis soudain la cam bougea, prit un nouvel angle de vue, de la hauteur… et s’immobilisa.
J’avais sous les yeux ma belle Mélissa avec la queue de son ex dans la bouche, mais maintenant aussi – et surtout – un troisième larron. Si Mél m’avait avoué l’existence de cette vidéo, elle ne l’avait fait qu’à moitié car la coquine s’était bien gardée de me dire que c’était lors d’un trio…
Un étrange sentiment naquit en moi à ce moment-là, un mélange d’excitation pure au vu de la situation, mais mélangé à une sorte de pincement au cœur, de déception. Car elle m’avait menti : ma petite chérie m’avait caché ça, et en avait même du coup peut-être inventé son récit, ce récit qui m’avait tant excité, que je prenais comme un cadeau d’une telle valeur, qui m’avait fait jouir si fort… Rajoutons à ça un soupçon de jalousie : oui, j’étais jaloux qu’elle ait fait ça avec ces deux imbéciles plutôt qu’avec moi.
L’espace d’un instant je regrettai même d’avoir trouvé cette vidéo. Mais un instant seulement ; celui d’après, mon deuxième cerveau prit le dessus et je le sortis de mon caleçon afin de méditer plus librement sur ces images.
Elle était là, toute belle, toute menue, et semblait tout aussi excitée qu’à l’aise avec ces deux mâles. Mélissa était sublime, pire que nue avec juste un ensemble string et soutif noir. Cela se passant quelques années auparavant, Mélissa avait encore les cheveux très longs, très bruns et raides, qui retombaient sur une croupe un peu moins rebondie que ce que je lui connais aujourd’hui. Pour un peu, si j’avais vu cette vidéo sur Internet, je ne l’aurais peut-être pas reconnue. Elle semblait avoir seulement les yeux maquillés ; ce n’est en tout cas que ce que l’on voyait avec ce point de vue où l’on pouvait dire adieu aux gros plans, pourtant bien sympathiques dans ce genre de vidéo.
Le deuxième mec vint s’asseoir sur le canapé, Mélissa entre eux et, probablement afin de ne pas tanguer trop, elle s’assura une bonne prise en empoignant un sexe tendu dans chaque main qu’elle se mit à branler en tandem. Elle s’appliquait à passer ses petits doigts tout le long de ces membres gorgés de sang, se mordant la lèvre et jetant des petits regards coquins à l’un et à l’autre. Sans lâcher les queues, elle les embrassait à tour de rôle, avec des baisers fougueux, de ceux qui signifient « J’ai envie de baiser… » et que je lui connais très bien.
Elle délaissa ensuite l’un de ses joujoux pour mieux emboucher l’autre, le sucer, l‘aspirer… Le pire était que, la connaissant par cœur, je savais ce qu’elle leur faisait subir, et j’en ressentais presque les sensations ; sa façon qu’elle a d’aspirer le gland d’un coup et, quand une fois dans sa bouche elle fait tourner sa langue autour, le frôlement de ses dents maîtrisé à la perfection… Ses pipes sont divines.
Elle changea de position, se mit à quatre pattes sur le canapé où le laissé pour compte se fit enfin sucer et où l’autre vint rapidement s’introduire en elle après que sa bouche fût d’abord allée – trop rapidement pour elle, je le sais – goûter sa mouille à la source.
J’avais sous les yeux le meilleur porno au monde : ma belle Mélissa en plein trio, baisée par son ex et suçant un pote en même temps. S’ensuivit de nombreuses positions où ils l’ont pénétrée à tour de rôle, mais jamais les deux en même temps. La sodo n’a jamais été sa pratique préférée – en tout cas avec moi – et il faut croire que c’était pareil avant, sans ça ils ne s’en seraient pas privé.
Je m’astiquais frénétiquement en voyant ma copine jouir plusieurs fois tant ils la besognaient bien comme il faut ; elle s’éclatait, à en croire ses gémissements, et prenait beaucoup de plaisir. Et prenait beaucoup tout court, d’ailleurs.
Je savais que cette méditation-là me ferait rapidement atteindre l’illumination. M’imaginant ce que devait être sa petite chatte à ce moment-là, je me surpris à avoir l’envie de connaître la sensation que procurait la pénétration de son vagin détrempé et complètement dilaté par deux queues de bonne taille qui le visitaient l’une après l’autre. Je ne faisais plus que caresser doucement mon propre sexe tant la jouissance était proche, et mon gland turgescent m’en faisait presque mal tellement il était gonflé, attendant la délivrance que je ne m’octroierais pas avant la fin de la vidéo, le timer indiquait moins de quatre minutes.
Puis vint alors un miracle : il passa comme un éclair de lucidité chez l’un des tas de testostérone qui présentement lui occupait la bouche. Sûrement touché par la grâce et se soustrayant momentanément à ses lèvres délicieuses, il vint chercher la caméra qui jusque-là m’avait privé de plan rapproché. Il se replanta devant Mélissa et lui demanda très naturellement « où elle en voulait », ce à quoi elle lui répondit avec un regard de braise qu’elle en voulait partout.
Ne se sentant sûrement pas le cœur à le lui refuser, les deux se plantèrent face à elle, Emerick et son pote s’activant devant sa figure radieuse, souriante et comme impatiente de ce qu’elle allait recevoir. L’éjaculation de l’un déclencha la jouissance de l’autre, et c’est en fabuleux gros plan que je les vis se répandre sur son visage en d’épaisses et abondantes giclées qui lui ruisselaient tout le long de son joli minois de cochonne. Je ne verrai plus son visage de la même façon, maintenant, et je goûterai à un nouveau plaisir la prochaine fois que j’embrasserai ses douces lèvres en les pensant maculées de foutre comme elles l’ont été…
N’en pouvant plus, c’est sur cette scène, celle du visage de Mélissa couvert du sperme de deux hommes, que je m’achevai aussi dans une puissante éjaculation qui, en surpression depuis un quart d’heure, vint atterrir jusqu’en haut de mon torse.
J’étais épuisé, j’avais la bite en feu, et mon tee-shirt était tout taché… mais quel pied !
Néanmoins, cette découverte avait éveillé de nouveaux sentiments en moi, et de nouvelles envies. Qu’avait-elle pu me cacher encore ? Qu’y avait-il d’autre de croustillant à découvrir à son sujet ? Quelle coquine était-elle vraiment ? Je furetai partout dans ses dossiers, passant en revue des centaines de photos, d’autres vidéos. Rien. Des souvenirs de famille, de vacances, certaines avec des ex mais rien de folichon, encore qu’il ne m’était pas désagréable de contempler les photos où elle était collée aux mecs, où elle les embrassait ; mais pas de quoi sortir mon sexe de son repos mérité.
Ses mails ! Peut-être y avait-elle échangé des photos avec eux ? Les avait-elle chauffés par écrit ? Hum, ça pourrait être sympa aussi ! C’est en tout cas comme ça que j’ai interprété le changement d’état de mon sexe quand j’y pensai. Je me disais tout de même que ce que j’étais en train de faire n’était pas très réglo vis-à-vis d’elle ; mais elle, avait-elle été réglo avec moi ? Je n’en serais pas là si elle ne m’avait rien caché ! Bon, je ne réfléchissais pas trop à mon excuse toute tendancieuse si ce n’est pourrie, mais m’y accrochai afin de légitimer la poursuite de mes recherches.
Bonne pioche ! Un mail ressort au tri automatique grâce à certains mots-clés que j’avais définis en filtre : un mail de confirmation pour la commande d’un sextoy, une langue vibrante. Je ne connaissais aucun sextoy à Mélissa ; nous-mêmes n’en utilisions pas lors de nos rapports, et lorsque je lui avais proposé de lui en offrir un, elle avait dit que ça ne la branchait pas trop, qu’elle n’en avait pas besoin. « Mélissa a-t-elle un sextoy ? S’en sert-elle ? Ce mail date de deux ans ; nous étions déjà ensemble. Et si c’était un cadeau-blague pour une copine, elle m’en aurait sûrement parlé. Et puis à 64,99 €, c’est une belle blague déjà… » Comment savoir ? J’ai bien ma petite idée là-dessus, et j’ai surtout l’adresse d’un bon site où acheter des caméras discrètes.
C’était chose faite quelques jours plus tard ; j’ai fait livrer en point-relais pour plus de discrétion.
Il est super, ce petit appareil. Il s’agit d’une clé USB d’apparence tout à fait anodine où est dissimulée une caméra se déclenchant au mouvement et disposant d’une vision nocturne. La prise en elle-même sert au rechargement de la batterie, et bien sûr à l’accès aux données qui y ont été enregistrées.
Le lendemain j’étais en service décalé de 21 h à 5 h, et ce pendant trois jours. Je pensais mettre à profit mes horaires spéciaux… Mélissa n’allait pas tarder à rentrer de son taf ; il fallait que je me dépêche. Je disposai négligemment un de mes PC portables sur le meuble de la chambre, en charge avec un post-it mensonger : « Analyse antivirus en cours, ne pas toucher. » si jamais il lui aurait pris l’envie de le ranger. Bien sûr j’y branchai ma clé USB et l’orientai vers le lit. Je fus pris de scrupules ; je franchissais clairement une limite, le viol de son intimité, à son insu la plus total. Je devenais moralement et pénalement coupable. Mais qu’est-ce que c’était excitant !
Je regardai si cela ne semblait pas suspect par rapport à mon bordel habituel et me dis que non. Je m’éloignai et refermai la porte sur mon plan diabolique.
L’attente de la vérification du contenu serait interminable.
Je ne tenais pas en place devant mes écrans du boulot. Je regardais nerveusement ma montre ; il était 22 heures passées, elle ne tarderait pas à aller se coucher. Et là, qui sait ? Qu’allait-elle faire ? Se masturber ? Avec ou sans toy ? Je me disais que si elle le faisait, que ce soit avec ou sans, la vidéo serait top ! Je l’ai déjà vue se masturber devant moi pendant nos jeux érotiques ou pour pimenter le rapport, mais là ce serait différent : une femme seule ne se masturbe pas comme devant vous. J’imagine cela avec plus de volupté, moins de bestialité ; elle n’a à s’occuper que de son propre plaisir, sans se soucier si elle est sexy, bandante, qu’elle en fait trop ou pas assez. Elle n’a à se focaliser que sur une chose : jouir.
Et soudain, l’angoisse. Dans la précipitation, je ne me voyais pas jeter l’emballage de la caméra. J’ai ouvert la boîte, l’ai sortie de son emballage et… et… et l’ai froissé et jeté sur mon bureau. Gasp ! Il règne un tel fouillis sur mon bureau que j’espère que ça passe inaperçu. Mais si ce n’est pas le cas ? Si elle le voit ? L’emballage est sans équivoque : il est clairement inscrit dessus "USB Key Spycam". Elle fera sûrement le rapprochement avec cette clé branchée sur le PC, ouvrira ce dernier et verra bien qu’il n’y a aucune analyse en cours, elle n’est pas cruche.
Mon téléphone vibra : un SMS. Un SMS de Mélissa. Je redoutais de l’ouvrir… Non, tout allait bien, elle me disait bonne nuit, qu’elle allait se coucher. Je lui souhaitai une douce nuit et lui dis que j’avais hâte de la retrouver, ou tout du moins de rentrer à la maison…
J’étais à bout de nerfs. Je frissonnais de manière incontrôlée, comme d’un froid mordant, sauf qu’ici il doit faire un bon 28° à cause des baies informatiques qui tournent non-stop derrière moi. Et encore il y a la clim… Je n’ai pas froid mais suis surexcité, dans les deux sens du terme. Heureusement pour moi – et malheureusement pour mon boss – un signal d’alerte retentit et afficha à l’écran qu’un data venait de crasher. Branle-bas de combat ! Tout le monde doit y aller et limiter la casse. Cela aura au moins le mérite de me faire penser à autre chose qu’à ce qui est peut-être en train de se passer à la maison.
Beaucoup de tracas pour pas grand-chose, au final. À mon retour à l’aube, mon bureau était tel que je l’avais laissé, et le carton qui m’avait tant fait flipper était toujours au même endroit. Rien ne laissait penser qu’elle avait vu quoi que ce soit. Je le fourrerais dans mon sac et le jetterais à 10 kilomètres d’ici…
Je me réveillai plus tôt pour avoir le temps de vérifier l’enregistrement. Mélissa étant alors à son travail, j’étais tranquille pour près de deux heures. J’allumai l’ordi, et regardai l’enregistrement.
Le bel enregistrement que voilà ! Deux heures et trente-deux minutes d’écran noir et un joli "crrrrrssssssshhhhh" pour bande sonore. Je ne savais pas où j’avais merdé, mais j’avais bien merdé. J’employai l’heure qui suivait à faire des essais et compris enfin comment régler l’appareil. Je le paramétrai pour que la détection volumétrique lance l’enregistrement et que celui-ci continue jusqu’à épuisement de la batterie ou au manque de place en mémoire. J’y ai adjoint une petite batterie supplémentaire et l’ai doté d’une carte de 64 Go : je pourrai donc sans problème filmer toute la nuit si je voulais. Après tout, peut-être ne s’occupe-t-elle pas de son minou direct en se couchant. Peut-être est-ce au milieu de la nuit, au retour d’un réveil-pipi, par exemple.
Tout fonctionnait au poil. Je trouvai juste un autre endroit pour poser ma cam, l’analyse antivirus de plus de 48 heures ne serait pas crédible… Je la coinçai donc en haut de la bibliothèque, entre deux bouquins que jamais elle n’aurait envie de lire (vous savez, ce genre d’encyclopédie héritée d’un aïeul qui fait bien dans une bibliothèque mais que personne n’utilise plus depuis l’invention d’Internet, ces bouquins qu’on relègue en haut de la bibliothèque : je leur avais enfin trouvé une utilité). La vue était plongeante sur le lit que l’on voyait dans sa totalité, de côté, avec notre penderie en fond : idéal, si en plus elle se changeait.
Durant la nuit suivante, l’enregistrement a très bien fonctionné. Il s’est déclenché au moment où Mél est entrée dans la chambre, sublime comme d’habitude, dans une petite nuisette. Elle s’est allongée, a lu un moment puis s’est endormie. J’enclenchai l’avance rapide et guettai le moindre mouvement de sa silhouette endormie. Je la vis se lever 54 minutes plus tard, revenir avec un verre d’eau, le boire et le poser sur sa table de nuit. Rien d’autre ne viendra perturber sa nuit si ce n’est mon retour au petit matin où je me suis vu entrer et me coucher à ses côtés.
Nous n’avions pas fait l’amour depuis deux jours, presque trois. J’espérais que ce soir serait le bon. Pas où nous allions faire l’amour car je bossais encore, mais justement où elle était seule et allait peut-être s’octroyer un petit solo. Pour ma part, je m’étais fait une petite branlette expresse avec les dernières minutes de sa sextape, me finissant devant les décharges de foutre de ses amants sur son visage. J’attendis avec impatience son SMS de bonne nuit qui signerait peut-être le début des hostilités masturbatoires entre elle, son coussin et un hypothétique sextoy.
« Suis vraiment crevée, HS, vais me coucher de bonne heure ce soir, bonne nuit chou, je t’aime ! » Boum, boum, boum… non, rien d’inquiétant : c’est juste mon cœur qui s’emballait à la lecture de son SMS. Je lui répondis rapidement et sortis prendre l’air pour me clarifier l’esprit. J’étais obnubilé de savoir ce qu’elle allait faire, de ce que j’allais pouvoir enregistrer cette fois. J’avais l’impression de devenir fou. En fait, ma femme me faisait perdre la tête ; elle m’obsédait à m’en faire faire des conneries qui pourraient me coûter cher, à commencer par notre relation. Quoi qu’il se passe, croustillant ou pas, je me jurai à moi-même de débrancher mon système d’espionnage dès demain et de le foutre en l’air.
Le petit matin arriva enfin, et avec lui l’échéance de découvrir ce que me réservait cet ultime et illégal enregistrement. Arrivé dans la chambre, j’essayai de déceler le moindre effluve intime de Mélissa, mais rien ne trahissait une activité solitaire. Je me couchai auprès de ma belle toujours assoupie mais je ne réussis pas à m’endormir de tout le reste de ma pauvre nuit.
Aussitôt que j’entendis la porte d’entrée claquer derrière Mélissa qui partait à son travail, je me ruai hors du lit avec l’intention de vérifier le résultat de mon forfait. Je récupérai la cam et la branchai sur le PC…
Eh bien, c’est finalement dans son tiroir à chaussettes que Mélissa remisait ce sextoy. Je la vis m’envoyer le SMS dans lequel elle me disait toute sa fatigue, puis jeter son téléphone sur le lit et extirper d’une paire de chaussettes un petit truc rose et doré. Pour l’avoir essayé – dans le vide ! – il s’agit d’un mini-sextoy d’une dizaine de centimètres dont le corps en silicone est mis en vibration, ce qui fait bouger le bout, très flexible, à la manière d’une langue. Les yeux clos, allongée au-dessus des draps, elle enfouit son visage dans mon oreiller et le respira à pleins poumons.
Elle se caressait les seins et le ventre de manière très sensuelle en ondulant de tout son corps. Elle écarta ses jambes parfaites et sa main vint effleurer son sexe, en faire le tour. Son index s’aventura autour de son petit bouton, le caressa doucement puis sa main s’éloigna avant de revenir armée du joujou secret. Je la contemplais en train de s’exciter le clito à l’aide de son sextoy, ce qui devait lui procurer un certain plaisir car elle était animée de légers soubresauts, réagissant exactement comme lorsque je la lèche. J’espérais juste que ma langue était meilleure que son jouet.
Elle se retourna ensuite sur le ventre, roula mon oreiller sous son pubis, y coinça le toy et entama dessus un frotti-frotta endiablé où je voyais ses jolies fesses se balader de droite à gauche, son fessier se contracter et, accélérant le mouvement et gémissant de plaisir de plus belle, elle fut secouée par un violent orgasme. J’allais remettre la vidéo au début pour me finir quand elle se retourna sur le dos, s’étira doucement et s’assit sur le bord du lit. Elle leva lentement la tête, sembla comme fixer mon objectif et souffla un baiser en direction de la caméra. Oups…
Malgré ce à quoi j’avais assisté, j’ai débandé direct ; je sentais dans ma main ma queue qui perdait toute sa vigueur. Je me levai en tremblant, débranchai la clé-caméra et l’écrasai sous mon talon. Je redoutais le retour de Mélissa. Je n’avais aucune excuse valable ; peut-être d’ailleurs n’allait-elle pas rentrer… me larguer, partir ou me foutre dehors… elle pouvait même déposer plainte… Je m’en voulais à mort, mais j’assumerais, quelle que soit sa décision.
Aucun appel ni SMS de la journée. Je n’osai pas non plus faire le premier pas. Mélissa rentra plus tard que d’habitude, mais rentra. Elle vint me trouver dans la chambre. En entrant, elle regarda furtivement vers la direction où était la caméra et constata sûrement qu’elle n’y était plus. Je me levai du lit et lui fis face, attendant la claque que je méritais.
Puis d’un ton plus sûr je lui balançai :
Son expression changea et elle en perdit des couleurs.
Ce fut une incroyable réconciliation sur l’oreiller, devant l’écran où elle et deux hommes s’éclataient, et où elle me narrait son plaisir à être partagée, accompagnée de son joujou qui tint lieu de troisième. Nous avons fait l’amour des heures en évoquant cette nouvelle envie commune où ma belle Mélissa m’initiera au sexe à trois.