| n° 18000 | Fiche technique | 50900 caractères | 50900Temps de lecture estimé : 38 mn | 17/07/17 corrigé 06/06/21 |
Résumé: Le temps passe un peu trop vite depuis que je me partage entre Damien (mon mari) et Arnaud (mon amant). Et ce n'est pas toujours facile de devoir gérer deux hommes dans sa vie, même si c'est très excitant ! | ||||
Critères: f fh extracon noculotte fmast fellation cunnilingu fgode pénétratio fsodo -extraconj | ||||
| Auteur : Patrik (Carpe diem diemque) Envoi mini-message | ||||
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Une fois de plus, cette histoire est basée sur un fantasme de Soda, un lecteur de Rvbb. Puis j’ai brodé…
Le temps passe un peu trop vite depuis que je me partage entre Damien (mon mari) et Arnaud (mon amant). Et ce n’est pas toujours facile de devoir gérer deux hommes dans sa vie, même si c’est très excitant ! Pour maintenir la flamme à son plus haut niveau, Arnaud et moi, nous ne nous rencontrons en moyenne qu’une seule fois par semaine, voire une fois tous les quinze jours. À chaque fois, mon amant imagine plein de belles et de bonnes choses, c’est délicieux de le retrouver, de me demander ce qu’il a bien pu inventer cette fois-ci !
Ce lundi midi, je suis passée en vitesse à son agence, j’avais envie de le voir, même si nos retrouvailles dataient de l’avant-veille. C’est alors qu’il m’a fait une proposition saugrenue :
J’avais bien entendu. Je demande :
Il se gratte la tête, réfléchit un peu puis finit par lâcher :
Pour éviter de répondre, il me prend dans ses bras et m’embrasse. Je réponds à son baiser. Très vite, ses mains se baladent sous mes vêtements. Quelque chose me dit que ce mois d’abstinence va être assez difficile. Et pas que pour moi !
Quand nous nous séparons, il ajoute une nouvelle restriction :
Ce qui ne m’empêche pas de l’embrasser à nouveau !
N’empêche qu’il a fallu que j’invente pour mon mari un truc plus moins plausible afin de justifier une période d’abstinence d’un mois. Nous ne faisons pas trop l’amour, une fois par semaine, parfois deux. En contrepartie, j’ai décidé de lui offrir quand même quelques gâteries pour faire passer la pilule. Le deal a eu l’air de lui convenir. C’est vrai qu’il ne perd pas trop au change, je connais très peu d’hommes qui refusent une bonne sucette ! Néanmoins, quand j’y songe, au final, c’est moi la plus lésée dans l’histoire !
Nous nous séparons à regret, il faut que je retourne au boulot. N’empêche qu’un mois, c’est beaucoup ! Arnaud a de ces idées ! Le pire dans tout ça est que j’ai dit oui à son plan foireux. J’espère que l’attente vaudra le coup, sinon…
Les trois premiers jours se passent plutôt bien. Mon mari étant submergé de boulot, il rentre crevé le soir, et un simple petit câlin lui suffit avant d’aller faire dodo. Mais je sens que samedi soir, il va réclamer son « dû » et malgré les relances que j’ai pu faire, Arnaud n’a toujours pas eu d’idée miraculeuse pour faire passer la pilule ! Ah ces hommes, ça vous promet plein de choses et au final, pas grand-chose pour mettre en place le début du commencement !
Entre-temps, je m’amuse beaucoup à envoyer à mon amant des textos très explicites ! Mais un seul chaque midi, donc il faut que je mette la dose !
La réponse de mon amant ne tarde pas, elle est même très osée ! Tellement osée que je n’ose même pas en parler ! Le seul ennui, c’est que ça m’excite aussi beaucoup ! Et plus d’une fois, j’ai dû aller me soulager dans les toilettes, en faisant le moins de bruit possible ! Décidément, quelle vie !
À ma grande surprise, ce jeudi soir, je tombe nez à nez avec Arnaud qui m’attendait près de ma voiture sur le parking de l’hôpital où je travaille. Je m’étonne à voix haute :
Arnaud est trop désinvolte ! Je suis à deux doigts de me fâcher :
Il obéit, je sors du parking pour aller me stationner un peu plus loin, histoire de mettre au moins deux cents mètres entre le boulot et nous. Je me calme un peu, puis je lui demande :
Il tend ses lèvres vers moi, je le repousse. Il me regarde, étonné. Il fait une nouvelle tentative, mais je le repousse à nouveau. Il m’interroge du regard, je persifle en lui expliquant :
Tel un enfant pris en faute, Arnaud fait la moue :
Excédée, je coupe son argumentaire :
Arnaud sourit comme un crétin, j’ai une envie furieuse de lui taper dessus. Mais ce n’est rien à côté de ce que j’ai envie de lui faire subir quand je l’entends me répondre benoîtement :
Je serre des poings, je fais un gigantesque effort sur moi-même. Je le fusille du regard :
Plutôt ébahie, je me frotte les yeux. Décidément, ces hommes sont des grands enfants, inconscients de plein de choses ! Et nous les femmes, on doit être à la fois être leur femme, leur pute et leur mère. Ça fait quand même beaucoup !
Je souffle un bon coup, et je réponds calmement :
Là, il boude carrément. Il maugrée :
Il se penche sur moi, il capture mes lèvres et me donne un baiser qui me retourne, malgré le fait que je sois fâchée contre lui ! Et l’animal en profite, laissant ses mains se balader partout sur moi. Après un certain temps, je finis par me décider à le repousser :
Il s’exécute. Sur le trottoir, il me fait un petit signe de la main auquel je réponds. Puis je m’éloigne. Cet Arnaud est infernal, il va finir par faire de moi ce qu’il veut, et ça m’inquiète un peu ! J’ai une vie agréable, de beaux enfants, un mari pas trop chiant et un amant pas mal du tout. Que demander de plus ?
Puisque nous devons être abstinents, soyons-le, mais que ça n’empêche pas les petits mots doux, voire sexy. Comme j’ai un fond de grande vicieuse (je l’avoue), je sens que ça va m’amuser de l’exciter à distance sachant qu’il ne pourra rien faire. Bref, l’enfermer dans son jeu, jouer les allumeuses et le laisser flamber tout seul dans son coin !
Je sens que je vais bien m’amuser ces prochains jours ! Et tant pis si parfois je devrais aller m’enfermer dans les toilettes pour me doigter ! D’ailleurs depuis le début de notre petit jeu, j’y ai eu recours plus d’une fois. Il faudra que je m’offre un toy de poche, silencieux si possible. Je sais qu’il en existe certains qui ressemblent à un innocent bâton de rouge à lèvres.
Je sors mon smartphone et je commence à rédiger mon petit message :
« Mes seins ne te manquent pas trop ? »
La réponse arrive très vite :
« Oh si ! j’ai trop envie de les dévorer ! »
« Cannibale ! »
« Je veux tout manger de toi, sois mon repas, je serais ton Hannibal ! »
Il n’y a pas à dire, Arnaud démarre au quart de tour ! Je sens que je vais le faire galoper dans quelques secondes ! Regardant autour de moi, je me niche dans un coin et je fais une photo de mon décolleté que j’ai considérablement ouvert. J’envoie aussitôt.
Et voilà, je vais voir comment il réagit…
La réponse ne tarde pas, mais elle n’est pas tout à fait ce que j’espérais ! Ce gros cochon d’Arnaud vient de m’envoyer une photo de son caleçon ! Bon, j’avoue qu’il aurait pu faire pire ! Je laisse passer un peu le temps. Un nouveau message arrive, dénotant une certaine impatience :
« Y pas de suite ? »
« Tu as dit UN message par midi. On en est déjà à plusieurs… »
Pour toute réponse, ce gros cochon m’envoie carrément ce qu’il y a dans son caleçon, et c’est très en forme ! C’est vrai que je ne dirais pas non à ce genre de friandise, surtout avec cette stupide abstinence ! J’essaye de me calmer, il ne faudrait pas que je tombe dans le piège largement tendu par mon amant. C’est alors qu’une idée saugrenue me vient à l’esprit !
Je me connecte à Internet sur mon smartphone, lançant mon moteur de recherche. Aussitôt, je déniche ce que je souhaitais : une énorme bite, que je me fais un plaisir d’envoyer à mon insolent amant, et ce, sans aucun texte d’accompagnement. Puis satisfaite de moi, je coupe mon téléphone et je vaque à mes tâches professionnelles.
Plus tard, je constaterai avec amusement qu’Arnaud a tenté par vingt-trois fois de me contacter… Bien fait pour lui !
Mon mari est peut-être assez cool, mais même s’il ne me fait plus l’amour tous les jours comme à nos débuts, et même si parfois, il se limite qu’à une seule fois par semaine, il lui faut quand même sa dose, enfin, sa décharge. Prétexter un mal de crâne, ou être crevée, ça marche assez bien si on n’abuse pas trop de ce genre d’excuse. Mais là, il me fait carrément la tête, et il devient de plus en plus acide dans ses propos, glissant souvent des allusions perfides.
Même si je lui fais souvent le coup quand je veux avoir quelque chose, je reconnais que ce n’est pas agréable à subir ! D’autant que je ne peux quand même pas lui dire que c’est à cause de mon amant que lui, mon légitime, ne peut plus se vider les couilles, comme il vient de me le dire si élégamment à l’instant !
Je ne peux pas lui donner tort… Je plaide sans conviction :
Cette réponse le surprend. Et moi, j’ai été à deux doigts de lui dire un truc du style : je fais toujours l’amour avec toi, bien que j’aie un amant. Je vais finir par me trahir un beau jour, et ce jour-là, je me demande bien comment mon mari réagirait s’il savait pour Arnaud. Damien contre-attaque :
Je lève les yeux au plafond : quand un homme n’a pas sa dose, il est invivable ! Je reconnais que, moi-même, je suis un peu à cran. Conciliante, je pose sa main sur son épaule :
Visiblement dubitatif, l’air toujours renfrogné, mon mari croise les bras :
Je décide de quitter la pièce avant de me fâcher pour de bon. Ce qui est préférable, d’autant que je me sens coupable que nous en soyons arrivés là. C’est vrai que Damien est un homme plutôt vivable, qui n’a plus trop de gros besoins. Et je comprends bien qu’il ne conçoive pas la situation dans laquelle nous sommes.
Je décide de faire la cuisine, ça me calmera les nerfs. J’ouvre le frigo pour voir ce qu’il y a dedans. J’y découvre la grosse barquette de lasagnes qui vient du rayon traiteur. Ça sera OK avec une petite salade d’appoint. N’empêche que tout ça m’agace !
Au final, pourquoi je devrais trinquer pour cette histoire d’abstinence ? Je me dis que je pourrais couper la poire en deux : faire une petite gâterie à mon homme, ce n’est pas jouir, moi, et ainsi je reste fidèle à mon engagement avec Arnaud. Il me suffit de ne pas le lui dire, et je vois mal mon amant téléphoner à mon mari pour lui demander si nous avons fait l’amour !
Ça me fait songer à un ancien débat qui agitait les colonnes de certains journaux : sucer, c’est tromper ? On retrouve les mêmes interrogations sur les sites web, avec des tas de tergiversations dont certaines sont carrément débiles. Je me souviens d’un échange très acide, une passionaria végétarienne (ou végétalienne, je ne sais plus bien) accusant carrément celles qui avalaient d’infanticide !
Prise d’une impulsion subite, je m’empare de mon smartphone pour envoyer un court SMS à mon homme, le légitime :
« Si tu es sage, la marchande de sable passera ce soir. »
Sa réponse arrive aussitôt, il est vrai que mon homme est inséparable de sa petite merveille technologique. Logo poire ou pomme, du moment que ça fonctionne, moi, je m’en fiche !
« Comment ça ? »
« Sois sage et tu verras. »
« OK. »
C’est quand même fou de devoir converser ainsi avec son mari, alors qu’il est dans la pièce voisine. Mais les SMS calment le jeu, je l’ai souvent constaté. Ça permet de mettre en place un dialogue à froid en quelque sorte.
Et mon mari fut sage comme une image toute la soirée !
Quand on fait une promesse, il convient de la tenir. J’ai attendu que les enfants soient endormis dans leur chambre. Je viens de demander à mon mari d’aller m’attendre au lit, il a obéi sans discuter. Puis je pars m’enfermer dans la salle de bain. En soupirant, je m’assieds sur le rebord de la baignoire, me demandant dans quelle situation étrange je me suis encore fourrée ! Pourquoi je n’ai pas envoyé promener Arnaud et son idée saugrenue ?
Quelques minutes plus tard, j’en ressors, enveloppée de mon peignoir, car on ne sait jamais, des fois que je croiserai un de mes charmants bambins insomniaques ! Damien fronce du sourcil quand il me voit entrer dans la chambre. Sans tenir compte de son expression, je me plante au bout du lit, puis d’un seul geste, je laisse tomber mon peignoir.
Un très large sourire éclaire le visage de mon mari dont l’intérêt pour ma petite personne est visiblement passé au maximum. Je pense que j’ai réussi mon effet !
Féline, je viens m’agenouiller sur le lit, à ses côtés. Je plante le décor :
Damien soupire, mais le chapiteau qui tend les draps à la hauteur de son bas-ventre m’indique clairement qu’il est déjà bien excité et en forme ! Il concède :
Je me penche sur lui pour l’embrasser. Il répond voluptueusement à mon baiser, et ça me fait chaud au ventre, comme si nous étions redevenus des étudiants en train de nous apprivoiser. Quelque chose me dit que je vais avoir du mal à me freiner. Nos baisers durent un certain temps…
Quittant à regret ses lèvres, tout en déposant ci et là mille petits baisers, je glisse lentement le long de son cou, sur son large torse dénudé. Sensuelle, je taquine ses tétons érectiles, puis après quelques agaceries, je continue à descendre petit à petit vers son ventre, chassant le drap au fur et à mesure, afin d’arriver à sa verge bien raide. Il soupire d’aise :
Je ne réponds rien, ouvrant simplement la bouche pour commencer une belle sucette. Suavement, j’accueille un bon bâton de chair bien chaud entre mes lèvres puis je commence une douce fellation. Amoureusement, je choie cette verge frémissante, je lèche délicatement son bout écarlate. Tout ceci me rappelle quelque chose, je suis en train de reproduire sur mon homme ce que j’ai fait sur mon amant. Peu importe, Damien n’est pas censé le savoir ! Alors, restant dans le même scénario, je taquine son frein tendu, ses faibles replis, pour ensuite suivre du bout de ma langue agile une tige de plus en plus palpitante !
Déjà je constate avec satisfaction qu’une perle de sperme se forme au bout de son méat. Je sens que mon cher mari ne va pas résister bien longtemps à mes sensuelles minauderies. Alors pour hâter les événements, je lui susurre langoureusement :
Puis joignant le geste à la parole, j’absorbe son sexe, caressant son gland pour le nettoyer de son suintement ; mon mari frémit. Trois ou quatre va-et-vient plus tard, une autre goutte de sperme perle à nouveau. Je la capture goulûment. J’entends Damien soupirer d’aise, alors je le pompe comme si je voulais lui aspirer toutes ses réserves de foutre !
Devant cette évidente preuve de ma gourmandise, mon homme se laisse alors aller. Aussitôt une première salve chaude et gluante remplit ma bouche. Sans effort, j’avale ce qu’il m’offre. Son sperme glisse sans effort au fond de ma gorge. Une deuxième décharge remplit à nouveau ma bouche, suivie de bien d’autres. Oui, j’aime ce genre de sucette, surtout l’effet qu’elle produit sur mon homme, celui que je sers, celui que je suce, celui que j’avale. Et je sais pertinemment que les hommes sont fous de ça !
Puis sentant mollir sa verge entre mes lèvres, je l’abandonne après lui avoir donnée un dernier baiser. Je remonte vers les lèvres de mon amant, et c’est avec ma bouche encore un peu maculée que nous nous embrassons à nouveau comme des fous.
Et nous recommençons plusieurs fois ce petit jeu, jusqu’à ce que mon homme soit complètement, totalement vidé, vidangé, asséché, malgré une évidente réserve bien conséquente !
Midi, l’heure du petit coup de fil avec Arnaud. C’est moi qui lui téléphone la première, je commence à saturer avec son défi à la con, même si hier soir, j’ai sans problème réussi à apaiser la tension de mon mari. D’ailleurs, ce matin, il était de très charmante humeur ! Une fois mon bonjour dit, j’attaque directement :
J’entends un hurlement comme réponse :
Peu diplomate, d’ailleurs ce n’est pas mon jour, je le coupe :
Un petit silence… puis un grognement :
Fermement, j’assène un :
J’entends comme une sorte de remue-ménage. Je demande :
J’attends un peu, puis, après plein de bruits étranges, Arnaud reprend la parole :
Ah bon, ça ne change rien ? C’est déjà prêt ? C’est quoi le truc qu’il m’a prévu ? Mais en même temps, ça m’arrange : vendredi, Arnaud et samedi, Damien !
Puis nous bavardons d’un peu de tout et de rien. Je reconnais que je suis un peu dubitative quand je raccroche. Mais je saurai bien vite de quoi il en retourne. Je n’ai peut-être pas été très réglo dans mon échange avec Arnaud, car j’ai oublié de lui dire que j’avais soulagé mon mari et que ça avait singulièrement apaisé nos tensions. Mais il n’a pas à le savoir. C’est mon histoire de couple, pas mon histoire d’infidélité.
C’est Arnaud qui me devance pour le coup de téléphone du midi.
Ah, un truc pas prévu. Autant que son neveu vienne tout de suite, ce sera fait. Je réponds :
En voilà encore une ! Si ma vie avec Damien est plutôt calme, celle avec Arnaud est plus imprévisible. En attendant, je décide de manger un sandwich, il ne s’agirait pas que je saute mon déjeuner, j’ai encore des heures à faire par la suite.
La dernière bouchée avalée, je me dirige vers la zone des ascenseurs. Arrivée à destination, je m’arrête sur place, assez étonnée : Brian est simplement Arnaud en plus jeune, comme au début que je sortais avec. Ça me fait un petit choc ! Plutôt à l’aise, le neveu se dirige vers moi. Arrivé face à moi, je vois qu’il hésite entre me serrer la main et me faire la bise. Ça m’amuse.
Avant que je ne tranche pour lui, il se penche sur moi et dépose un bisou sur ma joue. Et en plus, il lui a piqué le même caractère un peu frondeur. Il se présente :
Eh bé ! Je dirais même que le neveu est plus intrépide que l’oncle. Ça promet ! Je prends mon ton le plus professionnel :
Encore un qui a plein de belles paroles dans la bouche. Décidément, c’est de famille ! Je lui fais visiter le service puis d’autres endroits. Je constate qu’il semble être concerné par ce que je lui fais découvrir, à comment fonctionne un service médical, même si je vois bien qu’il s’intéresse aussi à ma petite personne. La visite est assez rapide, ma pause du midi n’étant pas extensible. Je le raccompagne à l’ascenseur :
Il n’a décidément pas sa langue dans sa poche ! Je lui réponds calmement :
Oui, c’est vrai, il n’a pas faux, Arnaud n’est pas du genre à s’embarrasser du fait que je sois mariée et mère. L’ascenseur s’ouvre, ce qui m’évite de devoir trouver une bonne réponse :
Il se penche sur moi pour me faire la bise. Conciliante, je tends la joue. C’est par surprise qu’il capture mes lèvres pour y déposer un furtif baiser !
Les portes de l’ascenseur se referment avant que je ne réagisse !
Voulant avoir le cœur net, je téléphone à Arnaud pour lui relater la visite de son neveu. Quand je finis mon récit sur le baiser volé, mon amant s’esclaffe :
En voilà encore une ! Je réponds spontanément :
Faisant la grimace, je grogne :
Arnaud explique la situation :
M’adossant dans un coin de couloir, je m’étonne :
Je soupire : Arnaud ne sait pas rester sérieux plus de cinq minutes, sauf quand il me fait l’amour. Je me demande comment il arrive à pratiquer son métier… Pour couper court, je reprends :
Ça, je le sais bien. Les hommes sont des grands gosses avec un satané jouet greffé en bas de leur ventre. Un brin cynique, j’assène :
Alors là, il m’en bouche un coin, car son neveu n’y a pas été par le dos de la louche !
Arnaud part dans un grand rire. La suite m’étonne encore plus :
Un petit silence… puis Arnaud répond, la voix songeuse :
Il y a des jours où je me battrais de lui insuffler des idées saugrenues ! Comme s’il n’avait pas déjà assez de pensées pas nettes en tête ! Heureusement, il change de sujet. Nous discutons encore quelques instants. Demain sera notre fameuse soirée après abstinence…
Pour cette fameuse soirée que j’attends depuis un certain temps, j’ai mis le paquet, côté habillement, et je sais que ça va beaucoup plaire à mon Arnaud préféré. Je n’ai pas cherché à faire hors des sentiers battus, j’ai simplement fait dans le classique éprouvé en mettant une petite jupe assez serrée en toile boutonnée, des talons noirs pas trop hauts, mais pas plats non plus. Bien entendu, je n’ai pas oublié de mettre des bas opaques et un porte-jarretelles assorti, ce genre de détail marche toujours à fond avec les hommes ! Ils sont si faciles à deviner et à mener par le bout du nez. Enfin, plus haut, un mignon soutien-gorge noir à balconnets niché sous un chemisier légèrement transparent et blanc de surcroît.
Ah oui, j’oubliais de citer ma petite culotte. Eh bien, non et non, je n’en ai pas, c’est encore plus excitant ainsi !
S’il ne me viole pas avant le dessert, je commencerai à avoir des doutes, de sérieux doutes, sur mon sex-appeal envers la gent masculine et envers Arnaud en particulier ! En tout cas, je sais que mon mari, me voyant habillée de la sorte, ne me laisserait même pas goûter à mon entrée, ni même boire un premier verre d’apéritif !
Même s’il est parfois un peu rustre, j’aime bien ce genre de démonstration à mon égard…
Mon téléphone se manifeste, un SMS vient d’arriver avec une adresse inconnue. Pas si inconnue, car je connais cette rue, mais je n’ai pas souvenir qu’il y ait un hôtel dans celle-ci. C’est un peu à l’écart de la ville, mais je m’y rends en moins de cinq minutes. La voiture d’Arnaud est déjà là. À peine suis-je garée que mon amant surgit, ouvrant galamment ma portière.
Pas le temps de lui dire bonjour qu’il m’embrasse comme un fou, en pleine rue ! Mon corps plaqué contre le sien devine parfaitement la barre bien dure qu’il a dans le pantalon. Je sens que ça va être épique…
Arnaud m’entraîne vers la porte d’entrée d’une maison inconnue. Intriguée, je lui demande :
Il me prend par la taille et m’entraîne à l’intérieur. Nous traversons l’entrée où trône un lourd escalier en pierre blanche, puis nous débouchons sur un salon. Je ne peux m’empêcher de pousser un petit cri de surprise !
Le salon est plongé dans la pénombre, mille bougies allumées l’éclairent d’une lueur féerique, des grandes ombres dansent sur les murs et les meubles, avec plein d’étincelles de lumière partout. Je dois reconnaître que ça vaut largement un hôtel trois ou quatre étoiles !
Il n’y a pas à dire, il a bien monté son affaire, mon petit Arnaud. Mais je trouve qu’il est bien réservé à mon égard malgré tout ce mois d’abstinence. Je soupçonne qu’il n’a pas respecté sa part du contrat. Histoire de me venger un tantinet, je décide de la taquiner :
Arnaud me regarde les yeux grands ouverts, assez sidéré :
Arnaud est comme interdit, ne sachant plus quoi dire. En riant, je hisse sur la pointe des pieds pour lui voler un baiser. Il se déride aussitôt, mais je sais très bien que je viens de monter d’un sérieux crantage dans l’échelle des chipies ! Des adorables chipies, bien sûr…
C’est une belle maison, c’est indubitable. De plus, toutes ces bougies allumées un peu partout donnent une atmosphère romantique que je suis loin de détester ! Arnaud débouche une bouteille de champagne, puis remplit une coupe qu’il me tend. La boisson est très bonne, fraîche comme il se doit avec juste ce qu’il faut de bulles évanescentes.
Après avoir vidé sa coupe, Arnaud la pose puis vient se poster derrière moi. Il m’embrasse voluptueusement dans le cou, prenant à pleines mains mes seins qui n’attendaient que ça, il ravage ma peau de ses baisers brûlants. Passive, je me laisse faire, c’est si bon d’être désirée de la sorte ! La soirée commence très bien.
Lentement, posément, il déboutonne mon chemisier pour accéder plus facilement à mes seins. Mon soutien-gorge à balconnets lui offre presque sur un plateau mes deux masses frémissantes qu’il caresse sans retenue. Mon chemisier inutile tombe sur le parquet, je me laisse aller à son désir.
Puis il couvre mon corps de mille baisers voraces, brûlants, mon cou, mes seins, mon ventre, mon pubis, mes jambes gainées de soie, tandis que ses mains me caressent sans répit, à la fois câlineuses et exigeantes. Lentement, lancinement, il remonte, millimètre par millimètre, de mes jambes à mon menton pour venir ensuite capturer mes lèvres offertes. Un long baiser fiévreux nous embrase. Quand nos bouches s’éloignent, il me prend dans ses bras, me soulève pour venir me déposer sur le lit improvisé.
J’ai l’impression de revivre notre dernière soirée à l’hôtel, mais différemment, autrement, et j’avoue que j’aime beaucoup !
Comme la dernière fois, un tourbillon m’emporte, un tourbillon de baisers, de caresses, de frôlements qui vire au cyclone, à l’ouragan dévastateur. Enflammée, ma peau réclame ses brûlures, mon corps désire ses mains, je le veux à moi, pour moi, en moi, rien qu’à moi. Je n’en peux plus d’attendre, un mois que j’attends, un mois de frustrations. Maintenant, là tout de suite, je veux, j’exige qu’il éteigne le brasier qu’il a allumé en moi. Impérieuse, je lui dis d’une voix rauque :
Un énorme soupir de soulagement s’échappe de mes lèvres quand je sens son bâton de chair entrer en moi avec une facilité déconcertante. Il est vrai que je suis déjà toute mouillée de désir ! Avec une immense satisfaction, je sens son sexe bien dur s’enfouir dans mon intimité. Ivre de désir, se laissant aller, Arnaud me pistonne sauvagement, son pieu entre en moi, me remplit totalement, profondément. La sensation est si puissante, si forte que je ne peux pas m’empêcher de jouir au bout de quelques allers-retours, il faut dire que je suis attisée depuis des jours et même des semaines !
Que c’est bon, bon et bon de jouir de la sorte ! Mon corps soubresaute, mes doigts agrippent les draps, bouche ouverte, yeux fermés pour mieux jouir encore et toujours ! Une vague immense m’emporte, puissante, dévastatrice, me balayant sadiquement comme un fétu de paille dans la tempête !
Je perds la notion du temps, la notion de l’espace. Comme il y a un mois, tout mon être éparpillé en mille morceaux jouit, intensément, infernalement, paradis et enfer mélangés, indistincts !
J’adore sentir sa queue aller et venir en moi, la sentir bien en moi, profondément, chair contre chair, sa chair dans ma chair. Brusquement, Arnaud accélère le mouvement, je sens qu’il va bientôt se déverser en moi, m’inonder. Son bassin puissant s’empresse plus encore, il me lime littéralement, ses testicules frappent contre mes fesses. C’est bestial, vulgaire, mais Dieu que c’est bon !
Quelques grands coups de queue en moi, tout en moi, et il rugit, victorieux :
Crispé, il se projette son bassin contre le mien, éjaculant dans ma chatte, me remplissant, m’envahissant, me saturant de son sperme chaud et gluant. Ma petite grotte déborde, impuissante à contenir ses flots, mais il continue, encore et encore à me pistonner, à me labourer, comme s’il avait des litres et des litres à expulser. Il poursuit inlassablement, animalement, grossièrement, se lâchant complètement, moi sa chose qu’il remplit sans vergogne, moi son objet de plaisir et de désir !
Je découvre à nouveau cet autre Arnaud, cet homme qui me prend, qui me possède. Cet homme qui jouit de moi, qui jouit en moi, cet homme avide de moi ! Quant à moi, je découvre que je peux aussi me laisser aller en paroles…
Soudain, sans prévenir, il se retire, se projetant en arrière. Puis avant que je ne puisse dire quelque chose, il grogne :
Les yeux grands ouverts, il contemple mon entrejambe souillé, luisant et gluant. Je souris, cette fantaisie m’amuse :
Je reste immobile, sentant distinctement son sperme s’évader de moi et maculer le drap sous mes jambes et mes cuisses. Et lui, durant ce temps, il contemple le tout, avec un large sourire de satisfaction. Un fantasme un peu particulier, mais au final assez inoffensif.
Puis nous enchaînons sur des choses nettement plus usuelles et classiques, mais qui sont néanmoins très bonnes et excitantes ! Je dois reconnaître que je me souviendrai plutôt en bien de cette soirée, même si j’ai nettement moins apprécié les semaines qui ont précédé. Arnaud a même amené un vibromasseur plutôt efficace, dont il se sert avec dextérité sur ma petite personne, et bien sûr, je me laisse faire !
Comme les autres fois, Arnaud est un bon amant, capable de douceur, et aussi d’impériosité. Il sait se montrer directif aux bons moments et plus souple durant d’autres. Il sait aussi changer de facette, et m’inspirer de l’envie et aussi une délicieuse pointe d’appréhension. Et il adore jouer avec moi !
Et il se jette sur moi ! Sous sa langue, sous ses doigts, sous sa bite, je jouis plusieurs fois comme une petite folle, sans pudeur, sans fausse honte, nature. Le nombre de fois ? J’en ai perdu le compte et je ne suis pas là pour battre un record. Tout ce que je sais, c’est que j’adore toutes les cochonneries qu’il me fait, et que j’en redemande encore et encore !
À son regard, et aussi à sa langue qui s’est égarée dans un certain endroit, quelques instants auparavant, je sais ce qu’il veut de moi : mon entrée des artistes.
Je me mets en position, à genoux, lui tendant bien les fesses, ma tête dans l’oreiller, le dos creusé, telle une véritable petite soumise ou une pute qui aime ça ! Après quelques agaceries sur ma rondelle et une bonne noisette de lubrifiant, je sens que son gland épouse l’orée de mon entrée interdite. Puis mon amant pousse un peu, je ressens comme les autres fois une petite gêne, mais sans plus.
Puis il ressort. Il lubrifie un peu, puis sans trop d’effort, il vient se nicher à nouveau dans mon petit trou. Il virevolte un peu pour mieux chercher le bon chemin, puis poussant son avantage, une bonne partie de sa queue vient d’entrer en moi. J’essaye de me détendre au mieux. Puis il se retire lentement, un sentiment étrange de manque s’empare de moi. Mais ça ne dure guère, car Arnaud rentre en moi, et je sens son mandrin s’enfoncer plus loin encore dans mes entrailles. En soupirant d’aise, il me confie :
Il se contente de rire. Une nouvelle fois, il se retire. À nouveau, ce sentiment étrange de manque qui s’empare de moi. Ses larges mains sur mes hanches, il s’introduit sans trop de problèmes, guidant mon rectum autour de sa tige qui s’enfonce irrémédiablement en moi, mais cette fois-ci, il ne s’arrête pas, il continue sur sa lancée. Un peu éprouvée, je souffle, la sensation est forte, mais supportable. Non, ça ne fait pas mal, mais c’est surtout cette impression d’être envahie, remplie, forcée. Ça me fait curieux de le savoir en moi, rien qu’à moi, dans mon cul. Pourtant, ce n’est pas la première fois. Pour ma part, j’aime ce don de soi, cet abandon évident à l’homme qui vous possède ainsi !
Je décide de me masturber, mes doigts entrent en action entre mes lèvres détrempées, autour d’un petit bouton ruisselant. Mon enculeur commence à coulisser lentement et puissamment en moi, tel un laboureur qui trace son sillon. Je suis largement comblée, remplie, débordante, j’aime, et je le fais savoir sans détour :
À présent, Arnaud coulisse posément dans mon cul, me pistonnant de plus en plus fortement. Se faire enculer comme une petite garce est très jouissif ! Mes doigts s’activent dans ma fente complètement dégoulinante, taquinant sans relâche mon clitoris en fusion. Je me pâme sous ce double plaisir, celui de devant et celui de derrière.
Sentir un mandrin en chair me farfouiller les entrailles, ça me chamboule tous mes sens ! Mon cul défoncé, j’accélère le mouvement de mes doigts dégoulinants dans ma chatte en feu. Que c’est bon, ce double plaisir ! Presque en extase sous cette double attaque, je ferme les yeux, j’ouvre la bouche à la recherche d’air frais, moi qui suis si chaude en moi !
J’en veux plus, encore plus ! C’est alors que je découvre sur le côté le vibromasseur qui nous a servi tout à l’heure. Je m’en empare aussitôt, je le mets en route, puis sans plus d’attente et de chichi, je l’enfourne sans vergogne dans ma chatte détrempée ! Dieu que c’est bon d’être doublement remplie de la sorte ! Bloquant de mes deux derniers doigts ce tube de latex vibrant en moi, ma main s’active à nouveau autour de mon clitoris ruisselant qui ne réclame que ça !
Bestial, Arnaud s’active, s’acharne toujours en moi. Haletante, je subis une baise féroce, étrange, troublante, mon corps est assailli par ces deux pieux acharnés à me perforer au plus profond. C’est puissant, c’est trop bon !
Toujours et encore, dévastateur, ce pieu de chair entre plus profondément en moi, comme s’il voulait s’engloutir complètement dans mes entrailles toutes chaudes. Puissamment, il coulisse en moi, tandis que je me masturbe frénétiquement.
Arnaud se vide en moi. C’est comme si je sentais la moindre goutte de son sperme venir remplir mon anus ! Cette sensation est absolument folle ! Ça décuple mon désir, ma jouissance déferle comme un tsunami, elle m’emporte, me fait rouler comme un simple fétu de paille, puissante, ravageuse, infernale !
Je crie, je me débats, sous cette double agression si jouissive, ma chatte en folie, mon cul en fusion ; mon sang qui bouillonne, mon cœur qui explose, mes poumons qui déflagrent !
Le temps s’efface, mon corps se dissout…
Je suis ici et ailleurs ; nulle part, partie au lointain…
Inutile de dire qu’après cette soirée, je suis restée sur mon petit nuage durant un certain temps. Il a malheureusement fallu que je fasse attention vis-à-vis de mon mari. S’il avait connu la vérité, je ne sais pas comment il aurait réagi. Mal, je pense, même si je le pense enclin au candaulisme mental, car il adore quand d’autres hommes me matent, j’en sais quelque chose chaque été à la plage ou ailleurs.
Par contre, entre virtuel et réel, il y a un grand fossé ; du moins, pour lui. Nettement moins pour moi, il est vrai. Néanmoins, mon homme a pu profiter de mes bonnes dispositions et aussi de mon vague sentiment de culpabilité. En effet, les jours suivants, nous avons souvent fait l’amour, officiellement pour compenser et rattraper nos semaines d’abstinence. C’est en forgeant qu’on devient forgeron, et c’est en faisant régulièrement l’amour que je deviens petit à petit accro aux choses du sexe. Je m’en rends compte de façon non négligeable, car aussi bien d’Arnaud que de Damien, je veux, j’exige ma dose. Encore heureux que j’aie deux hommes à ma disposition.
C’était dans ce genre de réflexion que j’étais plongée quand j’en ai été sortie par une voix juvénile :
Je sors de ma torpeur pour découvrir Brian, la version jeune de mon amant. Je m’étonne :
Je me rends compte que, contrairement à la fois passée, je l’ai tutoyé, mais il semble n’avoir rien remarqué puisqu’il enchaîne :
Le ton de ma voix et mon sourire ironique semblent le désarçonner momentanément. Comme son oncle, il rebondit assez facilement :
Il s’en offusque presque, mon petit coq :
Impérieux, il me coupe :
Oui, je retrouve bien là, le jeune homme faussement sûr de lui qu’était Arnaud quand nous flirtions gentiment tous les deux, il y a maintenant bien des années, trop d’années, même. Que le temps passe vite !
Tous les deux ? Oui, deux hommes, Arnaud et Damien, l’amant et le mari. Trois hommes ? Qui sait…
Et je me penche sur lui pour l’embrasser sur la joue. Abasourdi, il en devient rouge comme une pivoine. Tête rejetée en arrière, je pars dans un grand éclat de rire.