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Temps de lecture estimé : 36 mn
23/01/17
Résumé:  Voici l'histoire de ma rencontre avec Léna, une femme complexe et pleine de surprises. Une femme qui chamboula ma vie et fit de moi un homme.
Critères:  fh jeunes telnet fmast hmast fellation cunnilingu préservati pénétratio fsodo init nostalgie -inithf
Auteur : Filo            Envoi mini-message

Collection : Les femmes de ma vie
Léna (1/2)



Certaines personnes traversent votre vie sans influence notable sur elle. Le plus souvent, vous n’en gardez même aucun souvenir. Elles sont comme des vaguelettes clapotant de façon inoffensive sur l’étrave d’un navire, sans en affecter sa course. D’autres sont de véritables tornades qui transforment irrémédiablement votre existence.


Sans aucun doute possible, Léna appartenait à cette deuxième catégorie. Elle prit ma vie entre ses belles mains et la bouleversa tellement qu’elle me transforma profondément. Elle fit de moi l’homme que je suis. Elle fit de moi un homme, tout simplement.


Printemps 2006, j’ai vingt-deux ans. Aujourd’hui, la trentaine atteinte, j’ai souvent le droit à de charmants sourires lorsque des femmes me croisent dans la rue. À l’époque, néanmoins, je n’ai absolument aucun succès auprès de la gent féminine, pourtant bien représentée dans mon entourage. En effet, j’avais beaucoup d’amies en cette période. Presque toutes en couple, bien entendu. Un fait qui était néanmoins sans importance puisque, célibataire ou non, aucune ne semblait me considérer comme autre chose qu’un bon copain.


Marie était à la fois la pire et la meilleure de mes amies.


Nous ne nous connaissions que depuis quelques mois, depuis la rentrée en licence, mais nous avions sympathisé immédiatement et passions beaucoup de temps ensemble à la fac. Que ce soit pour travailler en binôme ou juste pour être voisins d’amphi, nous étions inséparables. Cette complicité que nous partagions n’aurait su aller plus loin, de son point de vue.


Je pus donc tout naturellement hériter du rôle peu enviable de confident.


Quel amer privilège que d’être le principal auditoire de sa relation très sinusoïdale avec Marc, son bellâtre de copain. Je le soupçonnais fort de ne pas être très fidèle, en plus de ne jamais cesser de souffler le chaud et le froid avec elle.


Marc. Je n’aimais pas du tout ce prénom. Je trouvais que ça faisait très tombeur de minettes, presque nom d’emprunt tellement il sonne faux. Mais soyons honnête : il se serait appelé Barnabé que j’aurais eu la même opinion. Bon, d’accord, peut-être pas Barnabé …


Vous l’aurez bien compris, l’indifférence de Marie à mon égard n’était pas, mais alors pas du tout, réciproque, et je vivais assez mal le détail qu’elle me faisait de ses prouesses sexuelles (oui, j’avais le droit à ça aussi, c’était dans le forfait). Une situation des plus inconfortables pour moi puisque je n’avais, pour ma part, rien à y répondre. Je n’étais en effet pas en couple et, pour être franc, je ne l’avais jamais réellement été.


Je n’avais jamais vécu de relation sérieuse, mais toujours des petites amourettes d’été. Le plus souvent, avec des filles en couple, mais qui étaient « seules » pour les vacances et disposées à s’amuser un peu. Certes, « s’amuser », mais pas trop, car, tout de même, il faut respecter une certaine éthique. J’étais donc le copain avec qui on fait des bisous, mais, dans le fond, juste un copain.


Voilà, voilà. Je pense que vous voyez le tableau : un mec de vingt-deux ans plutôt pas mal, voire mignon bien que ce ne fut pas l’image que j’avais de moi-même, mais complètement asexué aux yeux de ces demoiselles. J’étais pourtant doté d’une grande taille, d’un corps plutôt musclé et de larges épaules au sein desquelles elles auraient dû vouloir se blottir. Rien n’y faisait. Pour ne rien arranger, la mode étant alors aux bruns ténébreux, être un jeune homme aux yeux bleus avec une courte barbe et le cheveu blond était plutôt un désavantage.


Et j’étais puceau, du coup. Ma vie sexuelle se limitait donc à Internet, à regarder ce que les autres faisaient.


J’avais bien songé à des sites de rencontres pour créer des opportunités, même sans partie de jambes en l’air à la clé. Mais, très rapidement, la demande du code de ma carte bleue apparaissait pour « vérifier ma majorité » ou pour pouvoir répondre à cette fille me trouvant follement attirant après ces deux secondes passées sur le site.


Ben voyons.


A priori, il y avait suffisamment de nigauds ou de personnes qui ne savaient pas quoi faire de leur argent pour accéder à ce genre de requêtes. Je parle au passé, mais je suppose qu’il en est toujours ainsi. Bref, je n’en étais pas là surtout que j’étais étudiant et je peinais déjà à finir le mois.


Par contre, j’étais un grand utilisateur de chats. Je parle évidemment de salons de discussions en ligne au cas où vous auriez cru que j’appâtais quelque félin dans une ruelle sombre à l’aide d’une boîte de Ronron afin de lui faire subir les pires outrages.


Vous avez l’esprit mal tourné. Ou peut-être est-ce moi ? Après tout, c’est moi qui écris ces lignes.


Je passais donc des soirées entières à papoter avec des filles, quand elles n’étaient pas trop occupées par d’autres prétendants. Mais, systématiquement, le même genre de rapport finit par s’installer : amie-ami ou équivalent.


J’étais plutôt prude, gentil et inoffensif. Un avantage pour engager la conversation, mais rapidement un handicap pour aller plus loin.


Attention, ne me voyez pas comme un obsédé qui voulait absolument se dégotter un plan cul, bien que le fantasme fût bien évidemment latent. Je cherchais surtout à rencontrer une fille avec qui passer des bons moments, flirter, s’embrasser… Un vrai rencard, quoi.


Mais ça ne les intéressait pas – ou plutôt je ne les intéressais pas. Parfois, on se rencontrait tout de même, mais aucune étincelle particulière ne jaillissait et l’on en restait là. Nous attendions autour d’un verre que l’heure passe et que ce rendez-vous décevant se termine.


Un jour, lassé de la stérilité de mes chats habituels (je parle toujours de sites de discussion, merci de suivre) et d’humeur plus coquine qu’à l’accoutumée, je finis par rentrer dans un salon dédié au sexe, pour la première fois de ma vie.


La liste des utilisateurs était clairement dominée par le bleu masculin pour quelques noms roses féminins : suceuse16a, ptitebombasse, et autres pseudos aguicheurs probablement très éloignés de l’identité réelle des utilisateurs (le masculin est ici utilisé volontairement). En plus de ces « filles » aux ambitions affichées, quelques vrais prénoms plus simples comme Magalie, Marie ou Léna.


J’ai salué chacune d’entre elles en commençant, bien entendu, par tenter ma chance avec cette Marie. Je caressais le secret espoir qu’elle fut ma Marie ou du moins que je puisse faire comme si c’était le cas. Elle ne répondit jamais.


Finalement, l’onglet de Léna se mit à clignoter, me signifiant qu’elle répondait.


Je l’avais abordée, comme les autres, de manière courtoise, car je ne voulais pas passer pour un gros porc lubrique. J’étais d’humeur joueuse, dirons-nous, mais pas au point d’en manquer de respect à de jeunes femmes en étant trop direct. Ça ne devait pas lui arriver souvent, car elle m’en remercia, mais s’excusa de ne pouvoir trop me parler, ayant déjà une conversation en cours. Je la remercie à mon tour de m’avoir répondu et lui souhaite de passer un bon moment et une bonne compagnie pour ce faire.


Me voilà revenu au point mort. J’attends quelques minutes et aucun nouveau pseudo rose ne pointe son nez à l’horizon. Je me fais la réflexion que je suis en train de perdre mon temps et je me demande ce que j’espérais.


Je m’apprête à quitter le site lorsque l’onglet de Léna clignote à nouveau.


Elle me pose quelques questions sur mon âge, où j’habite, etc. Je lui réponds et, en retour, j’apprends qu’elle a vingt-sept ans, que l’on n’habite pas du tout au même endroit (moi Rennes, elle Paris), qu’elle travaille dans l’informatique et j’obtiens d’autres petits détails pour faire connaissance.


Ses questions et réponses sont de plus en plus rapides ce qui ne peut signifier qu’une chose : je deviens sa conversation principale. Quelques phrases anodines et enjouées de part et d’autre. La conversation est fluide, riche et agréable.


Maintenant que les présentations sont faites, j’hésite à pousser un peu cet échange prometteur afin de lui faire prendre un tour plus coquin. Je suis là pour ça après tout et je ne veux pas tomber dans une « friendzone », pour une fois. Sans m’en laisser le temps, elle prend les devants en me demandant ce que je venais chercher ici. Je réponds : « passer un moment agréable avec des gens agréables ». Voilà qui est passe-partout. Elle ne s’en contente pas et insiste. Je finis par avouer avoir envie d’un sexchat. Elle me répond un parfait « parfait ».


Nous nous décrivons physiquement et le tableau qu’elle me brosse ne peut me laisser indifférent : blonde aux yeux presque noirs, taille moyenne, mince, mais avec des fesses rebondies et une poitrine plutôt généreuse. Je la complimente en insistant sur l’alliance de ses yeux sombres et de sa chevelure qui doit fournir un magnifique contraste : de beaux yeux sombres comme la nuit encadrés d’une chevelure aux couleurs du soleil.


Elle me propose un scénario assez inattendu, voire paradoxal : je suis sur mon lit, attaché. Je suis donc a priori à sa merci, mais en réalité, c’est à moi de lui commander. Elle m’explique ne pas être du genre sado-maso, mais elle prend son pied en procurant du plaisir à son partenaire et elle veut que je défoule toute ma libido sur elle. Elle me trouve en effet trop poli et prévenant. Elle veut voir ce que j’ai dans les tripes en me mettant en situation de commandement.


Je m’exécute en lui ordonnant de danser sensuellement pour moi et elle me décrit de manière parfaite comment elle s’y prendrait : habillée d’une robe légère, elle se tiendrait à genoux au-dessus de moi. Elle ferait onduler son corps pendant que ses mains la parcourent, exécutant de langoureux mouvements alors que ses doigts accrocheraient de temps à autre des pans de sa robe, me laissant apercevoir quelque parcelle de peau cachée ainsi que l’absence totale de sous-vêtements.


Elle me fait ensuite imaginer un strip-tease où sa robe glisserait lentement de son corps et qui la laisserait nue ; et moi, toujours attaché, incapable de la toucher. Elle se positionnerait à quatre pattes, ouvrirait mon peignoir avec ses dents, ne s’arrêtant de temps à autre que pour embrasser mon torse. Au moment d’arriver sur mon bas-ventre, elle déposerait des baisers tout autour de ma tour de chair sans jamais la toucher. Puis ils viendraient se poser à sa base avant de remonter jusqu’au sommet. De là, elle me prendrait tout entier dans sa bouche et me sucerait très lentement.


Sa description était très détaillée et, à ce moment, une de mes mains s’activait à donner au petit bonhomme une activité lui permettant de pallier l’absence de cette bouche chaude et avide dans laquelle il se serait bien vu. Je lui en fis part et elle m’annonça qu’elle en faisait de même avec son intimité.


Ne voulant pas la laisser en reste, mais ne pouvant pas non plus l’atteindre à cause de mes prétendus liens, je lui décrivais ce que j’imaginais : la vision de son corps, de ses lèvres déformées par ma chair dans sa bouche.


Je me souvins alors que je pouvais la commander et lui ordonnai de s’empaler sur moi. Elle me fit le détail de cette sensation pour moi inconnue de s’enfoncer toujours plus loin dans le ventre brûlant d’une femme. Aucun vrai souvenir ne me permettait de donner plus de corps à cette vision, mais je décidai de ne pas lui en faire part.


Le scénario dérapait au fur et à mesure que son excitation montait : finalement je n’étais plus attaché, mais elle oui et je lui faisais tout ce que je voulais. Si je manquais d’imagination, elle le compensait par un langage direct et imagé, mais jamais trop vulgaire.


J’essayais, avec une difficulté croissante, de rester à la hauteur. Plus ça allait et moins je commandais quoi que ce soit, car elle prenait de nombreuses initiatives pour essayer de me faire jouir.


J’étais effectivement à pied d’œuvre (main-d’œuvre serait plus exact), mais j’essayais de me contenir pour faire durer le plaisir. Toutefois, sa narration tellement réaliste, pour ce que j’en savais, m’emmena près du point de non-retour.


Je l’en informai et elle m’apprit être dans un état identique. Dans une dernière volée de phrases, elle me décrivit comment elle m’imaginait en train d’exploser en elle.


Nous n’y tînmes plus et avons joui à l’unisson, ensemble, mais à plusieurs centaines de kilomètres de distance. Elle me remercia du plaisir que je lui avais offert. Aucune prétention de ma part, car ce sont ses mots.


Je la remerciai également de ce moment très plaisant et lui avouai que sa satisfaction me rassurait un peu au vu de ma virginité que je finis par lui confesser. Selon elle, je n’avais pas à me tourmenter si notre discussion ne fut qu’un reflet, même édulcoré, de ce que notre rencontre donnerait dans la réalité.


Nous avons papoté encore un peu puis, sans trop y croire, je lui proposai d’échanger nos adresses mails. À ma grande surprise, elle accepta.


Le soir même, nous entamions donc une correspondance numérique, quelques mails accompagnés de photos. Je pus ainsi vérifier que sa description était fidèle : c’était une très jolie fille et très « sexuelle ». Sensuelle serait trop faible, car elle éveillait vraiment les sens.


Bizarrement, ces photos n’étaient jamais vulgaires et ne dévoilaient jamais de parties que la pudeur demande à ce qu’elles restent cachées. Pourtant, même habillée normalement, on avait envie de caresser cette poitrine qui tendait le tissu d’une chemise et de poser sur cette cuisse une main que l’on laisserait remonter sous cette jupe légère.


Je ne parle même pas de ce regard, noir et profond, pétillant d’amusement et visiblement décidé à ne souffrir d’aucune limite.


Au bout de quelques jours, elle m’envoya d’elle-même quelques photos plus aguicheuses, mais jamais dénudées à une exception près. Dans ce cas particulier, son corps y était nu, offert. Néanmoins, ni son intimité ni le bout de ses seins n’y étaient apparents. Une belle photo de nudité exposée, mais sans vulgarité. Du travail de pro, probablement. Je fus un peu jaloux, je l’admets, de cet heureux veinard. Elle était accompagnée d’une note de Léna me promettant que, un jour, elle s’occuperait de mon « problème ». Vous aurez bien sûr compris qu’elle faisait là référence à ma virginité. Une belle et agréable provocation de mon point de vue, car je n’étais pas dupe qu’elle ne saurait se réaliser.


Cela serait certainement resté le cas si elle ne m’avait pas annoncé, quelques jours plus tard, qu’elle était envoyée en mission à Rennes pour deux mois.


À Rennes ? Dans ma ville ? Mon sang ne fit qu’un tour et je lui proposai d’emblée de la loger, mais elle refusa, car elle souhaitait garder son indépendance. De toute façon, on ne pouvait pas être sûrs de se plaire « en vrai ». En vrai ? On allait donc se rencontrer ? « Bien sûr », me répondit-elle, et elle me rappela d’elle-même sa promesse.


Dès le début, Marie fut mise au courant au sujet de cette correspondance insolite. Je n’osais néanmoins lui préciser le contexte de notre rencontre et en modérer le contenu. J’en avais un peu honte et j’avais peur qu’elle me prenne pour un « obsédé de base ». Marie parut à la fois profondément surprise et sincèrement ravie de ma situation ainsi que du fait que cette prénommée Léna puisse produire tant d’efforts pour me rencontrer. Des réactions qui me blessèrent en silence.


C’est donc avec impatience que je vécus le mois me séparant de son arrivée. J’en comptais les heures que je voyais trop lentement défiler sur ma montre.




Comment elle me transforma



Le jour J arriva et j’étais prêt. Du moins, je l’espérais.


Nous nous étions donné rendez-vous pour 19 h sur les marches de l’Opéra qui fait face à la Mairie de Rennes. J’y étais à 18 h 45 et, à peine dix minutes plus tard, vous auriez pu y rencontrer un Filo persuadé que l’on s’était joué de lui. La torture de l’attente fut cependant de courte durée, car elle était, pour sa part, simplement ponctuelle.


Je la reconnus de loin lorsqu’elle pénétra sur la place. Impossible de la rater. Sa robe était certes élégante et la mettait en valeur, mais le manteau léger qui la recouvrait modérait l’extravagance de l’ensemble. Pourtant, elle attirait les regards comme un aimant tant tout en elle réveillait le désir : sa façon de marcher, le mouvement de ses cheveux et l’expression de son visage.


Dieux, quel visage ! Sauf exception, les photographies gèlent le mouvement et n’en capturent qu’une partie, ce qui ne permet pas de se rendre compte de ce que seule la vie peut animer. Ses yeux et son sourire étincelaient d’amusement, d’un soupçon d’innocence et une d’une bonne dose de promesses. Elle m’évoquait une petite fille qui n’en serait plus une depuis longtemps. Une jeune femme qui avait su garder une âme d’enfant malgré le fait que ses jeux aient, eux, bien évolué.


Je peux vous dire que ça vous fait quelque chose quand cette expression vous est destinée à vous seul. Tant d’hommes la déshabillaient du regard voire la baisaient déjà dans leurs fantasmes naissants. Mais c’est dans ma direction qu’elle traversait la place sans leur prêter la moindre attention tant elle se focalisait sur ma seule personne. Je n’étais pas trop sûr d’être bien digne de ce vif intérêt de sa part.


Depuis son apparition sur la place, seul mon visage avait réussi à bouger afin de rendre à ce si beau sourire une version qui se voulait la plus à la hauteur possible.


Léna arriva au pied du grand escalier du bâtiment de l’Opéra et je descendis quelques marches à sa rencontre. Nous voici maintenant à quelques dizaines de centimètres l’un de l’autre. Il est temps de parler et il va falloir assurer.



Son sourire était si chargé de malice et ses yeux, si noirs, pétillaient tant qu’on l’aurait crue capable de n’importe quoi. Je corrige pour moi même la réflexion que je me suis faite plus tôt. Elle n’était pas seulement une fillette dans l’âme, mais un vrai démon derrière un visage d’ange. Une diablotine appelant à se lâcher et oublier morale et conventions. Un prédateur dont j’étais la proie.


Bon ben, c’est à moi de parler. J’ai préparé une petite phrase au cas où je serais paralysé par la peur :



Dieux que c’est tarte ! À quel moment j’ai pu croire que ce serait fin et intelligent ? Elle a l’élégance de faire comme si ma réplique avait fait son effet :



Une petite pause. Décidément, il allait falloir que je fasse mieux que ça. Cela ne semblait cependant pas la déranger de conserver l’initiative :



Elle me refit son sourire en minaudant un peu, me signifiant par la même que c’était à mon tour de prendre les choses en main. Visiblement, il était hors de question que je cantonne à mon rôle de proie.


À mon tour, je lui fis un grand sourire. Je lui caressai le visage du dos de la main droite et me penchai vers elle pour l’embrasser. Elle me rendit mon baiser puis captura mes lèvres pour les caresser sensuellement avec sa langue. La mienne vint rejoindre la sienne et notre baiser sembla durer une éternité. Il était chargé de cette passion sensuelle évoquant celle que retrouvent deux amants de longue date qui ne se seraient pas vus depuis des lustres.


Quand nous finîmes par séparer nos lèvres, j’étais tout bouleversé : mon cœur battait la chamade et, pour être tout à fait honnête, c’était également le cas de mon entrejambe. Cette fille, juste en m’embrassant, avait réussi à me donner l’impression que l’on faisait l’amour sans que rien autour n’ait eu la moindre importance.


Ma « prestation » n’avait certainement pas atteint ce niveau, j’en fus convaincu. Elle m’étonna donc en me déclarant :



Et l’on recommença, plus doucement, mais toujours crescendo. Nouvelle séparation. Je regardai autour de moi et je vis quelques visages envieux de garçons et même de quelques filles, à mon grand étonnement. Je décidai de garder l’initiative :



Son sourire d’ange diabolique à nouveau.



Ainsi elle reprenait les devants.


Dans un éclair, je réalisai que c’était un jeu pour elle. C’était déjà le cas pendant son scénario sur Internet : elle voulait bien céder la balle d’engagement, mais c’était à moi de tout faire pour récupérer la main. Systématiquement, elle me provoquait et j’avais l’obligation de suivre voire de surenchérir, de repousser toujours plus loin nos limites respectives. Une sorte de « cap’ ou pas cap’ » perpétuel auquel elle jouait pour se sentir vivante.


Je ne compris pas ce dernier point tout de suite, bien entendu, mais je compris rapidement son jeu de provocations auquel je me mis à jouer moi aussi.



Son expression se fit incroyablement dure. La jeune femme coquine et malicieuse avait disparu et j’avais devant moi le visage d’une femme en fureur ne se contrôlant qu’à grande peine.


« Merde », me dis-je.



Je me devais de bien assimiler ce qui allait devenir cette seconde règle après celle, tacite, de relever tout défi que l’autre proposait.


J’avoue ne pas avoir compris sa réaction, car je savais qu’elle était pour le moment à l’hôtel, donc pas « chez elle » à proprement parler. Néanmoins, si c’était si important pour elle, et ça semblait même être plus que cela, j’étais disposé à lui obéir. Je hochai la tête pour le lui signifier.


Son visage se détendit et son sourire réapparut presque aussi rapidement qu’il était parti. Cette fille était visiblement un peu dérangée et, bien que j’aie toujours eu un faible pour les filles à problèmes, l’idée qu’il me fallait être prudent me traversa l’esprit, mais sans réellement s’attarder.



On se mit donc immédiatement en route avec la rue Vasselot pour destination. Cinq minutes à pied. Suffisamment pour oublier la réaction brutale de la belle Léna qui me caressait le dos du bout des ongles pendant que je la tenais par la taille. Ce corps chaud, qui allait bientôt m’être offert, se pressait contre ma hanche. Sa poitrine tendait le tissu et le décolleté pourtant peu profond me remuait au plus haut point, car j’allais bientôt découvrir ses mystères. Comble du bonheur, c’est moi qui la conduisais en la tenant ainsi vers notre destination.


Elle finit par me dire :



Les derniers mots furent prononcés lentement et distinctement. Sa bouche affichait un sourire tendancieux et ses yeux noirs pétillaient d’excitation.


Rapidement, comme sur un nuage, nous finîmes par arriver au pied de mon immeuble.


J’habitais un petit appart d’étudiant dans un vieil immeuble de Rennes et dont le rez-de-chaussée était occupé par un bar que je connaissais, fatalement, très bien. Le bâtiment était le genre d’endroit où rien n’est droit ni symétrique tellement les poutres ont joué au cours des siècles. Nous en passons la porte d’entrée.



Et elle passa devant. Cette fois, c’était elle qui me dirigeait. Ou peut-être souhaitait-elle juste que je puisse jouir d’une vue imprenable sur ses fesses. De belles fesses qui provoquaient un lent mouvement de sa robe alors que ses jambes grimpaient une à une les marches vers mon appart que nous atteignîmes trop rapidement. Tant pis pour la vue, mais je savais que le reste à venir le compenserait largement.


Je lui ouvris et lui cédai l’honneur d’entrer. J’avais évidemment tout bien rangé pour l’occasion sans non plus aller jusqu’à étaler des pétales de roses partout. Par contre, j’avais acheté un bouquet de fleurs que j’avais mis dans un vase. Léna les vit et s’en moqua :



Elle s’approcha de moi posa ses mains sur mes hanches et m’embrassa. Entre ses baisers, elle murmura :



Ses mains avaient commencé à me déshabiller. À la fin de sa phrase, elle m’avait déjà mis torse nu. Elle me sourit en retroussant légèrement ses lèvres d’un côté, comme pour se moquer :



Sans me lâcher des yeux, elle déboutonna mon pantalon, s’accroupit pour m’aider à l’enlever ainsi que mes chaussettes.


Je me retrouvai juste en boxer devant elle. Elle qui avait encore son manteau. Bons dieux, ça ne devait même pas faire moins d’une minute qu’elle avait passé la porte ! Elle se releva en laissant courir ses doigts sur mon corps et m’annonça, la voie tremblant presque d’impatience :



Voilà qui est cru et certains considéreront même ces paroles comme vulgaires. Mais quand cette fille avec cette si innocente et trompeuse apparence vous lâche ces mots, votre cœur manque un battement. En réalité, je n’arrivais toujours pas à réaliser que tout cela se produisait vraiment et ne faisait même que commencer.



Pourquoi je lui dis ça, là, maintenant ? Une fille superbe se tient devant moi, décidée à m’avaler comme la meilleure des glaces et je la corrige au sujet d’un surnom stupide que je traîne depuis la primaire à cause de la série « la Philo selon Philippe » du Club Dorothée. Elle peut m’appeler Jean-Robert si ça lui chante ! On va mettre ça sur le compte du stress et le besoin de se raccrocher à une certaine réalité devant autant d’improbabilité.


Comme plusieurs fois auparavant, elle ignorait mes maladresses comme si elles étaient toutes naturelles.



Ses mains commencèrent à caresser la bosse de mon boxer.



La pression se fit plus forte sur mon membre. Elle reprit sa voix qu’elle semblait dédier aux phrases salaces, un ton gourmand et impatient :



Ohlala, heureusement que je ne devais pas me retenir, car j’aurais été incapable de le faire après ça !


Elle me sourit non sans m’embrasser puis se mit en devoir d’exaucer sa prophétie. Elle se mit à genoux devant moi et tira mon boxer vers le bas. Mon sexe jaillit, enfin libéré de sa prison de tissu. Il était bandé comme un arc, bouillant, perlant déjà d’excitation. Rapidement, le boxer fut complètement retiré, me laissant nu devant Léna.


Ses yeux ne lâchaient pas ma verge qui se tendait vers son visage si proche. Elle semblait hésiter. Elle qui avait été si sûre d’elle jusqu’à présent semblait bloquée comme si ça lui coûterait d’aller plus loin. Vu son comportement depuis notre rencontre, tout indiquait que sucer ne pouvait être qu’une habitude presque quotidienne avec de nombreux partenaires. Pourtant, un éclair de panique à peine détectable traversa même son regard. Je n’eus pas le temps de m’enquérir de son trouble que cette expression fugitive fut rapidement remplacée par un grand sourire coquin et gourmand.


Avec une demi-hésitation, ses mains vinrent caresser l’avant de mes cuisses, remonter sur mon torse, redescendre sur mon ventre, mon pubis. Elles se placèrent de part et d’autre de ma virilité impatiente, mais sans la toucher. Puis elles vinrent à sa rencontre pour s’en saisir. Lentement, des deux mains, elle commença un lent va-et-vient. L’une d’entre elles partit en direction de mes bourses pour les caresser à leur tour.


Son hésitation préalable était déjà loin. Pour ma part, le contact de ses doigts étrangers et délicats fut une caresse si douce et si érotique que tout mon corps en frémit.


Son visage était à quelques centimètres à peine de mon sexe et je sentais son souffle sur mon gland. Qu’elle était belle, tout habillée, concentrée, presque en fascination devant mon sexe, à retarder ainsi le moment. Cet instant où sa bouche remplacerait ses mains. Elle posa ses lèvres sur mon bout, leva les yeux vers moi et, très lentement, m’engloutit dans sa bouche humide alors que, invisible, sa langue s’activait à explorer les moindres millimètres carrés de ma peau.


Je ne suis pas sûr qu’une femme puisse imaginer comme cette sensation est magique et cette vision belle, surtout la première fois. Sentir cette douceur et cette agilité. Voir ce visage que tout le monde peut contempler dans la rue, en train de prendre votre chair intime d’homme entre ses lèvres, c’est un peu comme rentrer dans la vie cachée de cette personne. Une personne qui fait le don de ses lèvres et sa langue pour votre seul plaisir. Quel magnifique cadeau elle me fit là. Je me souviens encore du moindre détail.


La lenteur fit place à plus de rapidité, plus de passion, comme si elle voulait m’aspirer tout entier. Comme si rien d’autre ne comptait que de me faire venir. Plusieurs fois, elle me prit au plus profond de sa gorge, plus que je ne l’eus cru possible. Mes mains vinrent caresser ses cheveux blonds puis son visage. Elles finirent par accompagner son mouvement. Je me surpris même, à plusieurs moments, à lui imprimer moi-même son va-et-vient.


Le sentiment de baiser sa bouche me vint et je me dis que ce n’était pas très galant, mais ses gémissements de plaisir m’informèrent que ça ne la dérangeait pas, au contraire.


J’avais tort : la fellation n’est pas uniquement un plaisir dont l’homme est le seul destinataire. Elle semblait en transe et affamée de mon sexe.


Je sentais que la sève montait et, malgré son ordre, je voulais faire durer le plaisir. Je finis néanmoins par m’abandonner complètement, en poussant un râle. Alors que je sentais mon plaisir jaillir dans sa bouche en de brûlantes secousses, sa langue tournait encore plus vite sur mes parties les plus sensibles.


Ma première pipe. Et quelle pipe ! Léna m’a offert une première fois absolument mémorable. Filo, le vierge de vingt-deux ans, venait de se faire sucer par une presque inconnue n’ayant même pas pris le temps de se déshabiller ! Je me serais presque senti irrésistible !


Sa tête était toujours emprisonnée entre mes mains, ses yeux amusés plongés dans les miens. Cela dura plusieurs secondes alors qu’elle continuait doucement sa fellation. Elle retira mon sexe, sa bouche toujours fermée et, sans me lâcher des yeux, déglutit le plus bruyamment qu’elle pouvait avant d’émettre une petite expiration de soif étanchée. Façon pub pour soda.


Elle me reprit doucement en bouche et continua de me sucer pour accompagner mon lent amollissement. Ce n’est qu’une fois que fus suffisamment mou qu’elle m’invita à m’asseoir. J’allais me rhabiller, mais elle m’en empêcha.



Je m’exécutai et je m’assis sur mon lit d’une place. Elle se mit à genoux, par terre entre mes jambes et reprit ses caresses tant manuelles que buccales. Elle y mettait de la douceur et ne s’interrompait que pour placer quelques mots.


Certaines femmes ont gardé l’habitude de sucer leur pouce pour se sentir bien. À force de connaître Léna, j’appris que c’était sa façon préférée de parler avec moi : en me suçant ou en s’envoyant en l’air. Il fallait toujours que le sexe soit omniprésent. Comme beaucoup de ses réactions ou de ses habitudes, je ne savais pas d’où ça venait. Peut-être que c’était un reliquat d’un « cap’, pas cap’ » d’avec un ancien partenaire de longue durée. Un gage qui se serait transformé en tradition.



Nous en rions. La voir rire puis me prendre à nouveau en bouche, le sourire aux lèvres et le plus naturellement du monde, était un spectacle époustouflant.



Puis elle ajouta après avoir léché un de mes testicules : « je suis pas une fille facile, tu sais ». Autre testicule, puis elle ajouta avec un clin d’œil : « sauf pour toi ».


Je sentais que cette petite conversation m’avait suffisamment reposé et stimulé à la fois. Une vigueur renouvelée vint redresser mon mât, en réponse aux attouchements de Léna. Une Léna qui s’en rendit bien évidemment compte.


Elle enleva son manteau en prenant soin de tendre sa poitrine pour qu’elle colle bien à sa robe. Une fois débarrassée de ce vêtement d’extérieur, elle s’immobilisa ensuite. Elle se tenait droite, à genoux, et me regardait dans les yeux. Elle attendait. La balle était à moi. La belle était à moi. C’était à mon tour de jouer. Mon cerveau réfléchit à toute allure pour trouver une suite à la hauteur.



Sans un mot, son corps oscilla et elle entama une lente danse. Elle se remit debout. Ses mains la parcouraient sans jamais s’arrêter pendant qu’elle se déhanchait. De temps à autre, elles venaient accrocher sa robe et en entraînaient un pan, dévoilant sa cuisse. Elle continua son manège de plus en plus et je découvris peu à peu qu’elle ne portait pas de sous-vêtements. Exactement comme dans notre scénario sur le chat.


Mon érection fut donc totale, vous l’imaginez.


Je saisis Léna pour la faire asseoir sur moi. Son petit minou tout chaud et humide vint écraser ma verge. Elle se mit à faire des va-et-vient en avant pour caresser mon sexe avec le sien. Elle gémit en se mordant les lèvres.


Mes mains allèrent explorer ses cuisses avant de remonter vers ses fesses dont je pouvais toucher la peau nue. Je la pris dans mes bras pour l’enlacer et sa poitrine vint se presser sur ma gorge. Je sentais cette douceur onctueuse et chaude à travers le tissu de sa robe.


Elle se redressa et mes mains vinrent saisir le bas du vêtement afin de le faire remonter le long de son corps. Le haut de ses cuisses apparut en premier puis leur naissance au niveau du bassin. L’envie d’embrasser ce pli me saisit immédiatement. Son minou se trouva rapidement à découvert : mon sexe était écrasé et embrassé goulûment par ses lèvres intimes.


Le rideau continua de se lever pour dévoiler la scène. Un ventre à la fois tendre et ferme. Un nombril dont on ne demandait qu’à l’explorer avec la langue. Le bas des seins apparut et ces beaux globes finirent par révéler des tétons au rose sombre et contractés d’excitation. Le haut des seins et sa gorge se dévoilèrent. Finalement, sa tête passa sous le col et son sourire était éclatant.



En guise de réponse, mes mains revécurent le parcours de la robe. Elles caressèrent le haut des cuisses, le bout de mes doigts vint frôler son aine puis remonter sur ses flancs, son ventre, le globe de ses seins. Mes pouces vinrent caresser ses tétons. Son mouvement de bassin reprit et nos sexes gorgés de désir continuèrent de frotter l’un sur l’autre.


J’embrassai doucement ses seins puis leur aréole. Ma langue les titillait pendant que mes mains redescendirent par ses côtés sur ses jambes et ses fesses que je malaxai.


Nous étions nus et nos corps étaient prêts à se mélanger.



Elle sourit et me poussa pour que je sois parfaitement allongé sur le lit puis elle vint se placer au-dessus de mon visage. Sa fente était juste au-dessus moi. Je saisis Léna par les cuisses pour qu’elle vienne poser son abricot sur mes lèvres. Ainsi, je la goûtais à pleine bouche. Ma langue explorait pour la première fois l’intimité féminine et se mit rapidement en quête de ce mystérieux clitoris qui semble si dur à trouver. Léna m’aida dans cette tâche en adaptant la position de son bassin. Je trouvai son bourgeon que j’aspirai de la même manière que je le fis précédemment avec ses tétons. Ainsi capturé dans ma bouche, je le titillais de ma langue employant tantôt la douceur, tantôt la passion.


Son corps ondulait et tremblait de plaisir alors que ses cuisses m’enserraient les tympans. J’avais une vue en contre-plongée de ses seins dressés et, plus haut, de son visage rougissant. Après avoir poussé de nombreux petits cris, elle me déclara :



Je me saisis de mes préservatifs que j’avais rangés dans ma table de nuit. Elle me prit la boîte des mains, en sortit un et l’ouvrit avec les dents. Elle vérifia tout de même qu’elle ne l’avait pas abîmé puis elle se retourna et reposa son minou tout humide sur mes lèvres. Elle se pencha quant à elle sur mon sexe qu’elle reprit avidement en bouche pour notre plus grand plaisir à tous les deux.


J’avais une vue imprenable sur son petit trou et l’explorait d’un doigt sans m’y enfoncer. Elle s’appliqua à m’enfiler le préservatif et, une fois ceci fait, elle vint se placer au-dessus de mon sexe avant de le saisir et de le poster à l’entrée de son intimité.



Je fis oui de la tête et je la vis porter son poids sur ma tige, s’empalant lentement dessus. Ça rentrait comme dans du beurre et je vis mon sexe disparaître centimètre par centimètre dans son ventre.


Je l’imaginais là, au chaud, juste derrière sa petite toison. Que c’était bon : cette chaleur, cette impression d’être complètement entouré d’une manière que même sa bouche n’avait pas pu totalement procurer. Elle s’enfonça jusqu’à la garde. Puis le lent va-et-vient commença.


Même aujourd’hui, je ne saurais déterminer avec précision ce qui me plut le plus dans cet acte si naturel. La sensation de son propre sexe ? Se savoir au plus profond du corps d’une femme ? De voir le plaisir transparaître dans ses gémissements, ses gestes et ses expressions ? Probablement un peu de tout ça. Nos interactions humaines sont tellement conditionnées par des apparences de façade que ces instants donnent l’impression de vraiment découvrir l’autre.


Je vivais grâce à elle un moment fort et absolument inoubliable. Par contre, je sentais déjà la sève monter et je m’employais donc à ne pas me laisser déborder par l’émotion. J’avais lu que la première chose à faire était de ne pas trop penser à son membre dans le ventre de la partenaire, mais plutôt des choses plus éloignées : ses seins, ses hanches, son visage. Ça marchait et la pression baissait. Je me concentrais sur mes mains qui la parcouraient de toutes parts.


Elle accéléra le mouvement ce qui entama mon emprise sur mon excitation que je maintins à grand-peine. Je voulais absolument être à la hauteur. Je saisis ses bras pour les rassembler dans son dos tant pour reprendre une part de contrôle que de distraire mon esprit par une activité parallèle. Son plaisir se vit visiblement accentué par cette situation d’emprisonnement et les cris revinrent. Je sentais son intimité se contracter autour de ma verge.


Pendant un certain temps, nous sommes restés dans cette position. Je la contemplais monter et descendre devant moi, son ventre se contractait au rythme de ses mouvements alors que ses seins remuaient divinement. Sa peau se faisait de plus en plus brûlante et moite. La cadence ne cessait de changer et son bassin imprimait régulièrement un mouvement circulaire pour stimuler telle ou telle zone en elle.


Pas un instant elle ne me lâcha des yeux. Son regard était le reflet de ce que nous faisions avec nos sexes. Elle ne se cachait nullement derrière une fausse timidité ni ne fermait les yeux pour se concentrer sur son plaisir. Nos regards se pénétraient de la même manière que nos corps.


Au bout d’un moment elle souhaita changer de position, mais sans en suggérer une en particulier. Ma connaissance personnelle du Kâma-Sûtra n’était que théorique et plus que partielle et je mis un certain temps à me décider. Léna prenait un malin plaisir à me compliquer la tâche en plaquant son corps contre le mien, les seins écrasés sur mon torse, sa bouche me couvrant de baisers alors qu’elle ne cessait de s’empaler sur moi en gémissant sans se retenir le moins du monde.


Je la pris par les épaules et la jetai sur le côté afin de me retrouver au-dessus d’elle. Certains me diront que le missionnaire est une position ultra classique, voire même carrément banale, mais je voulais la voir sous moi après l’avoir contemplée au-dessus. De plus, je souhaitais continuer à la sentir tout contre moi.


Instantanément, ses jambes vinrent m’enserrer les hanches et ses mains caressèrent mon dos. Je ne cessais de l’embrasser dans le cou, les épaules, le visage et la bouche. Elle rayonnait de chaleur à m’en brûler les lèvres. Ses caresses descendirent sur mes fesses qu’elle finit par agripper. Tantôt, elle accompagnait le mouvement, tantôt elle imprimait la cadence et la trajectoire de mon sexe dans le sien afin de lui procurer le maximum de plaisir.


Collés l’un à l’autre de cette manière, nos corps devinrent presque glissants de transpiration. À nouveau, j’éprouvai le plus grand mal à me contenir. Mauvaise idée cette position, en fait. Heureusement, cette sensation était partagée, car elle me déclara :



Elle se mit à me dire de la baiser, encore et encore. Partant d’un gémissement, presque un murmure, cette supplique prenait en volume jusqu’à atteindre un cri qui atteint le niveau d’une supplique désespérée :



Et nous atteignîmes ensemble le plaisir final dans un concert de râles et de jouissance. Le mouvement se fit plus lent et tendre. Nous nous embrassions et, alors que je relevai la tête pour la regarder, je vis dans ces yeux une profonde tristesse transparaître pendant un instant. C’était peut-être normal quand une fille venait d’atteindre l’orgasme ? Ou peut-être avais-je été tellement mauvais qu’elle regrettait déjà de m’avoir accueillie en elle ?


Elle me surprit en train de la regarder et ses yeux redevinrent chaleureux, mais moins aguicheurs qu’auparavant.


Je me retirai lentement d’elle et, précautionneusement, j’ôtai le préservatif pour le mettre de côté. Elle me mit sur le dos et sa bouche vint à nouveau s’emparer de mon sexe pour l’embrasser lentement.



Elle ne me laissa pas le temps de trop cogiter sur cette dernière phrase qu’elle s’allongea sur moi. Nos deux corps collés l’un à l’autre ruisselaient de sueur alors que ses seins se pressaient sur ma poitrine. Elle plongea son regard noir dans le mien et me dit de sa voix salace :



Sa dernière phrase avait provoqué un léger trémolo dans sa voix. Pendant une seconde, je ne vis plus la fille déterminée et sûre d’elle, mais une âme tourmentée. Mais impossible de déterminer par quoi. Elle semblait être une boule d’émotions violentes. La peur et la tristesse en faisaient indubitablement partie.



À nouveau ce regard sombre pourtant sans rapport avec le noir de ses yeux. J’ai encore merdé.



Encore une règle. Ne pas l’aimer. Juste la baiser.


N’importe quel mec crierait alléluia, mais ce n’est pas mon tempérament. Cette fille avait un sérieux problème. Elle se réfugiait dans le sexe, mais refusait toute autre forme d’attachement. Cela incluait selon toute probabilité la compassion ce qui me dissuada de tenter d’en savoir plus pour l’aider.


Le meilleur moyen de se sortir de ce genre de situation, c’était de faire l’idiot. Je reprends ma dernière phrase.



Mon échappatoire manquait singulièrement d’élégance. Elle la jugea cependant recevable et son air enjoué revint en un battement de paupières.



Elle me frappa l’épaule et nous sommes tombés par terre en jouant à se débattre sur le sol. Je finis par l’immobiliser sous moi et je l’embrassai à pleine bouche. Mon sexe regonfla à nouveau. Mon petit soldat était déjà prêt pour le prochain « combat ».



Je me relevai et me retrouvai debout au-dessus d’elle. Elle se redressa et remonta le long de mon corps non sans le gratifier de nombreux baisers.


Elle voulut prendre une douche et, au moment de lui indiquer où se trouvait la salle de bain, elle m’indiqua qu’il était hors de question que je me contente de lui montrer le chemin, mais que nous prendrions cette douche ensemble. La pièce étant absolument minuscule, ce ne fut pas des plus pratique, mais nous nous lavâmes mutuellement.


Je pus explorer un peu plus son corps, bien qu’habillé de mousse. Elle en fit de même. Nous nous sommes rincés puis sommes sortis pour nous sécher. J’allais pour me rhabiller, mais elle me dit de ne pas remettre mon boxer sous mon pantalon afin qu’elle puisse « jouer avec moi » plus facilement.


Nous sommes partis ensuite manger dans ma crêperie préférée, non loin de là. Une fois installés à table, nous discutâmes un peu d’autre chose que le sexe. Elle avait une très bonne culture générale et pouvait parler d’énormément de sujets. De sa vie, néanmoins, je n’appris presque rien en dehors d’événements très ponctuels comme des vacances avec des amis, des missions à l’étranger, et cetera. Le sexe était toujours singulièrement absent de ces rares évocations. Elle qui avait tout d’une nymphomane, je m’attendais à entendre une longue liste de toutes ses prouesses sexuelles avec des hommes, des femmes, à un ou à plusieurs, dans des endroits plus insolites les uns que les autres.


Mais non, elle parlait de sexe uniquement pour me dire ce qu’elle avait prévu pour moi, comme si j’étais son seul amant. Le restaurant était d’ailleurs au programme et elle s’attela à me stimuler avec ses pieds, ses mains, ou tout ce qui était possible. Nous étions côte à côte lorsque le serveur vint prendre la commande des desserts et, comme elle portait une robe, mais pas de culotte, j’en profitai pour caresser son intimité. Elle qui n’avait pas réussi à choisir sa crêpe, elle en conçut encore plus de difficultés sous l’œil pas si impatient du serveur.


Ainsi, continua et se termina le repas.


Nous finîmes par rentrer et elle me sauta littéralement dessus dès que nous eûmes franchi la porte au point que nous tombâmes au sol, dans l’entrée. Elle m’arracha presque les vêtements et s’ensuivit une nouvelle partie de jambes en l’air. Elle me demandait de la dominer, elle voulait que je me déchaîne en elle en lui bloquant les bras ou en l’immobilisant par tout moyen disponible. Elle était ma chose et je devais absoudre mes longues années d’abstinence en faisant d’elle tout ce qu’il pouvait me passer par la tête. En aucun cas, je ne devais me soucier de ce qu’elle pourrait penser de ce que je lui imposerais. Elle criait si fort que j’avais presque l’impression de la violer, mais, dès que je me faisais moins dominant, elle me suppliait de reprendre. Elle voulait perdre pied.


Elle m’offrit même son petit trou et je pus expérimenter ma première sodomie dès le deuxième rapport. Il n’allait pas rester beaucoup de premières fois à ce rythme-là.


Mon bâton de chair ne cessait de s’enfoncer, encore et encore, entre ses fesses. Une autre vision extrêmement stimulante s’il en est. Je lui pris les mains comme pour les lier dans son dos et son joli visage se retrouva à même le sol. Encore une fois immobilisée, elle tendit encore plus son beau petit derrière pour que j’en prenne toujours plus possession.


Ma jouissance ne se fit plus longtemps attendre et je vins en elle pour la troisième fois de la soirée et dans un troisième endroit intime de sa personne. On resta là un petit moment, moi allongée sur elle, mon pieu toujours profondément planté dans son postérieur, puis je finis par me retirer et me débarrassai de mon préservatif.


On s’allongea sur le lit, mais, fidèle à ses habitudes, son visage retrouva sa place au niveau de mon bas-ventre afin de pouvoir gober à nouveau mon sexe ramolli ainsi que mes boules désormais épuisées. C’était vraiment une étrange manie pour mener une conversation, mais je n’allais pas m’en plaindre.


Je lui fis la réflexion que les réunions de travail devaient vraiment valoir le détour si elle considérait cette pratique comme systématique. Elle rigola et me dit que ses collègues étaient à cent lieues d’imaginer que sa vie intime puisse ressembler à cette soirée. J’essayais de l’imaginer dans son rôle d’informaticienne, entretenant des relations purement professionnelles avec son équipe. Je n’y arrivais pas vraiment après ces quelques moments en sa compagnie.



Puis, repensant à ce qu’elle m’avait dit plus tôt, j’ajoutai :



Une fois l’échange de position effectué, je me mis à lui embrasser l’intérieur des cuisses, l’aine et finalement ses grandes lèvres. Je lapais doucement du bout de la langue l’intérieur de sa fente et elle me guidait dans cet endroit à peine exploré plus tôt.


Elle me convertit par la même à sa manie en engageant des conversations sans rapport afin que mon activité devienne presque une tâche de fond, quelque chose que l’on fait sans y penser. Un peu comme, je ne sais pas, masser les pieds de sa compagne en regardant la télé.



J’allais renouveler ma réponse, mais me souvins de sa réaction avant de partir manger. La Troisième Règle. Puis, à la réflexion, autant j’éprouvais pour elle à la fois beaucoup d’affection et de désir, mais pas de l’amour à proprement parler. Cela m’étonna un peu, car je tombe facilement amoureux et cette soirée aurait dû faire de Léna la femme de ma vie ! Mais autant elle avait pris possession de mon corps, autant Marie était la seule dans mon cœur. Mais de là à parler d’une autre fille alors que j’étais en train d’embrasser son fruit intime, je trouvais ça vraiment inapproprié. Voyant mon hésitation, elle insista :



Sex-friends ? J’étais donc un copain qu’on baise, mais sans plus. Le niveau supérieur du « copain qu’on embrasse, mais sans plus » auquel mes amours d’été m’avaient habitué. Donc pas un vrai petit copain à part entière. J’espérais représenter tout de même un peu plus pour elle. Je fus un peu déçu d’être considéré comme si peu et, une petite envie amère de vengeance sur le cœur, je finis donc par lui répondre :



Je repensai immédiatement à sa photo la montrant nue et accompagnée d’une phrase quasiment identique concernant ma virginité. Elle avait tenu parole au-delà de toute espérance concernant ce point précis. Je ne voyais pas quel était son intérêt à jouer les entremetteuses entre Marie et moi. Mais, si c’était le cas, ça faisait d’elle la meilleure amie que l’on puisse imaginer.


Rien n’aurait su détourner Léna d’une mission qu’elle se serait mise en tête. Si elle faisait sien cet objectif, je pouvais avoir la garantie que Marie serait ma compagne avant longtemps.


La suite me donna raison … mais pas exactement de la manière à laquelle je pensais.