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n° 17667Fiche technique20447 caractères20447
Temps de lecture estimé : 12 mn
25/11/16
Résumé:  L'évolution des sentiments entre une infirmière et son patient.
Critères:  fh médical handicap travail amour fmast fellation cunnilingu 69 pénétratio confession
Auteur : P.R. de Montels            Envoi mini-message

Collection : Récits de vie
Le choix

Nous sommes en janvier 1982. À l’hôpital d’Albertville est entré un polytraumatisé. Accident de ski au cours du tournage d’un film. Le patient, d’après le dossier que je consulte, est moniteur de ski, mais aussi cascadeur en sports de glisse. Il s’appelle Marc Guémont, célibataire. Il a quarante ans. N’a pas de famille, semble-t-il.


Je suis infirmière de nuit, mariée, deux enfants, trente-cinq ans. Après quelques jours passés en réanimation et deux opérations, Marc Guémont est affecté dans mon service. Il a une jambe immobilisée en position un peu surélevée, des broches sortent de ses chairs. Plusieurs fractures avec déplacements qu’il a fallu consolider. Les deux poignets sont cassés. Ses mains sont immobilisées dans des plâtres qui ne lui laissent même pas l’usage des doigts. Une fêlure de la quatrième lombaire et du bassin ont nécessité la pose d’une coquille de maintien du dos. Seul son visage paraît intact. Un beau visage de quadragénaire aux traits marqués par le soleil et le grand air. Durant les premiers jours, un traitement sédatif puissant le maintient dans un semi-coma qui lui évite de souffrir. Au bout d’une semaine, le traitement sédatif est fortement diminué et doit simplement répondre au besoin du patient.


Mon travail consiste à surveiller, durant la nuit, les patients du service. Répondre à leurs coups de sonnette. Distribuer des traitements à certaines heures pour quelques-uns. En réconforter d’autres. Je ne suis pas débordée de travail en général, mais il faut veiller et être disponible.


Marc Guémont est un patient docile et agréable, mais qui dort très peu. Aussi quand je fais ma tournée, il me retient au maximum. J’ai pris l’habitude de le visiter en dernier, ayant ainsi plus de temps pour satisfaire son bavardage. Il adore son métier de skieur professionnel qu’il pratique sur tous les continents suivant les saisons. Il aime prendre des risques, non pas qu’il aime se faire peur, mais il éprouve une telle satisfaction à repousser les limites de son corps que la jouissance qu’il en retire lui est indispensable.



Au début, je le laissais dire, ne le contrariant pas ; mais après quelques jours – ou plutôt quelques nuits – je ne pus m’empêcher de lui faire gentiment remarquer qu’il était fortement touché et qu’il devrait peut-être songer à quelque reconversion professionnelle.



Je vis son beau visage s’assombrir, mais rapidement il reprit son sourire et me dit :



Je trouvai cela très courageux et très beau. Marc m’était très sympathique, et je trouvais de plus en plus de plaisir à venir parler, discuter avec lui sur la fin de la nuit.


Un jour que nous étions en sous-effectif de personnel soignant, je prolongeai mon service en effectuant les toilettes matinales. Je ne saurais dire pourquoi ce surplus de travail ne me gênait pas, et même j’y trouvais un sujet de satisfaction dont je ne pouvais déterminer l’origine.


C’est par la chambre de Guémont que je terminai. Il fut surpris de me voir à cette heure-là. Je lui en expliquai la raison. Et sans plus de commentaires, j’entrepris de faire sa toilette en commençant par le visage, puis la poitrine et le haut des bras. Je repoussai le drap pour m’attaquer au bas du corps : la jambe valide, le ventre, le haut des cuisses. Je sentis une tension monter en lui quand j’attaquai les fesses et l’entrejambe ; je ne voyais plus que son sexe raidi et pointé vers le haut. Il fallut bien que je le prenne en main avec le gant pour le nettoyer, mais à peine avais-je fait quelques mouvements de frottement qu’un puissant jet de foutre jaillit de son méat et se répandit sur le gant de toilette et sur mes bras. Je restai interloquée, ne sachant pas si je devais me fâcher ou faire semblant d’ignorer l’incident, mais il se répandit tout de suite en excuses :



Le lendemain, avant que j’entame sa toilette, Marc me dit :



Je ne sais pourquoi ses paroles me firent mal. Je ne pus expliquer ce serrement dans la poitrine quand il m’a proposé de ne plus lui faire sa toilette, et surtout l’intervention d’une autre. Une inconnue qui viendrait dans son intimité. Et sans plus réfléchir, j’ai répondu :



Tout en lui disant cela, j’avais l’impression que mes paroles n’étaient pas en accord avec mes yeux, avec mon corps, avec ma propre intimité. Marc ne le remarqua sans doute pas, car son visage s’assombrit.



Je débutai donc la toilette. Je réservais les parties intimes pour la fin. Mais durant toute la première partie, même si nous discutions de façon apparemment légère et décontractée, je ressentais de la part de nous deux une petite tension. Je ne pouvais m’empêcher de jeter discrètement des coups d’œil vers son bas-ventre. Curieusement, je redoutais de voir le drap se soulever sous l’effet d’une érection, mais, sans me l’expliquer, une partie de moi-même souhaitait que cela se produise. C’est ainsi, de plus en plus tendue, que je tirai le drap en arrière pour dégager le bas du corps.


Les mots que nous prononcions sortaient – j’en avais bien conscience – de façon automatique de nos bouches ; mais notre esprit, c’était évident, était ailleurs. Quand ma main saisit son sexe semi-flasque, je sentis rapidement le raidissement de la hampe sous le frottement du gant de toilette. J’aurais dû abréger la toilette du sexe, mais une force que je ne maîtrisais plus me fit continuer. Je décalottai délicatement le gland turgescent et passai le gant à sa base en mouvement circulaire. Avant d’avoir réalisé quoi que ce soit, je ressentis une contraction dans ma main et le sperme blanc gicla sur ma main et son ventre. Son regard était à la fois désespéré et radieux. Il me semblait que je pouvais en comprendre la raison, mais je m’abstins de tout commentaire.



Je finis rapidement la toilette sans que nous ayons échangé de paroles supplémentaires. Je ne tenais pas à ce qu’il devine le trouble qui s’était emparé de moi. Trouble qui obscurcissait mon cerveau, mais qui faisait que mes cuisses se retrouvaient trempées de ma propre mouille.


Les jours suivants – ou plutôt les nuits suivantes – je me trouvais en congé pour une semaine. D’habitude, je profite de ces jours de repos pour oublier mon travail et ses tracas. Cette fois-ci, je n’arrivais pas à totalement oublier la chambre 16, celle de Marc Guémont. Dans mes rêves, je le voyais descendre des pentes vertigineuses, sauter des ressacs impressionnants, faire des sauts périlleux sur des bosses. Je tremblais de voir ses cascades. Je me réveillais en nage. Dans un demi-sommeil, je revoyais son sexe en érection et il me semblait en ressentir la raideur dans la paume de ma main. Je trouvais ce sexe beau, bien droit, au gland bien marqué, aux bourses bien pleines émergeant d’une forêt touffue de poils très bruns, mais souples qui me procuraient comme une caresse sur la peau des paumes de mes mains. Cette vision m’amenait à porter ma main vers mon propre sexe qu’elle trouvait trempé. Mon doigt ne pouvait s’empêcher de caresser mon bouton de rose et mon orgasme éclatait en même temps que j’apercevais le jet de foutre jaillir du méat du gland hypertendu prolongeant cette hampe raide qu’il me semblait sentir vibrer dans mon autre main.


Ces rêves me troublaient. Mon comportement journalier devait en être perturbé, car mon mari s’en inquiéta plusieurs fois. Je ne pouvais que le rassurer et ne pas lui avouer l’objet de mes préoccupations. Il me tardait de reprendre le travail, mais aussi j’en redoutais le moment. Je n’arrivais pas à tout m’expliquer. Mais avais-je réellement très envie de tout rationaliser, de tout connaître ? L’inconnu a son charme.


Quand je repris mon service, je ne pus m’empêcher d’interroger ma remplaçante sur le quotidien de ces jours derniers, glissant innocemment au passage :



Et de rire de bon cœur de son récit égrillard.


À la fois troublée par le récit et émoustillée par le côté égrillard, j’allai dire bonjour au patient de la 16. Marc sembla heureux de me revoir et me dit avoir trouvé mon absence bien longue. Je le traitai de gentil menteur.


Je repris la routine du service avec sa tournée des chambres. Une fois encore ma dernière chambre fut la 16. Marc tint à ce que je lui raconte mon congé, dans la mesure de ce qui n’est pas indiscret, me précisa-t-il. Je le quittai après trois quarts d’heure de bavardage amical, lui précisant que je reviendrai dans deux heures pour la toilette. En prononçant ces dernières paroles, je ressentis comme une contraction dans mon bas-ventre. Je sortis de la chambre troublée alors que durant toute la conversation je m’étais sentie à l’aise et décontractée. Très bien même.


À l’heure annoncée pour la toilette, je retrouvai Marc qui ne dormait toujours pas. Il semblait très heureux de me revoir. Les propos de ma collègue sur l’état de santé sexuel de Marc me tracassaient un peu, à vrai dire. Et en définitive il me tardait d’arriver à la toilette intime pour me rassurer sur ses fonctions sexuelles. J’avais beaucoup de compassion pour Marc que je savais dorénavant diminué physiquement, mais je ne pouvais imaginer qu’il soit également diminué dans sa virilité. Pour lui comme pour moi ! Mais pourquoi pour moi ? Qu’est-ce que c’était, cette pensée idiote ?


Je ne voulus pas approfondir, mais insensiblement j’accélérai le processus pour arriver plus vite à la toilette intime. Et inconsciemment (ou volontairement ?), me saisissant du sexe flasque, je le frictionnai vigoureusement, le décalottant et recalottant, lui frottant le frein et la base du gland. Dans les quelques secondes qui suivirent, je fus rassurée sur son état de santé : ma main tenait un membre raide au gland congestionné.


J’arrêtai immédiatement la toilette, mais regardai le visage de Marc. J’y lisais le sentiment d’une parfaite jouissance, mais aussi l’inquiétude de la suite. Je pouvais entendre ses pensées internes : « Oh, que c’est bon ! Mais va-t-elle s’arrêter là ? Je t’en supplie, continue, ne me laisse pas ainsi au bord de la route ; je n’ai pas mes mains pour me faire accéder au terminus. »


Je ne sais ce qui me prit. Était-ce l’interprétation de ses pensées ? Était-ce la soumission à mon propre corps torturé ? Toujours est-il que, dégrafant lentement ma blouse, je mis mes seins encore fermes et lourds à la vue de Marc et, plantant mon regard dans le sien qui ne savait plus qui regarder, mes yeux ou mes seins, enlevant de ma main le gant de toilette, j’entrepris de masturber ce sexe que je trouvais beau.


Je le maintenais aisément en érection, mais veillais à ce qu’il ne jouisse pas trop vite. J’adjoignis ma bouche et ma langue aux mains. Le regard de Marc n’était plus avec moi. Je le sentais qui se promenait dans un espace indéfini et ouateux qui ne distribuait que du bonheur. Mon propre sexe, que je sentais gonflé et rempli de mouille, me torturait. Il voulait lui aussi participer. Aussi, grimpant délicatement sur le lit, à califourchon, en appui sur mes genoux, j’introduisis la hampe raide de Marc jusqu’au plus profond de mon con ; et là, sans plus bouger le corps, je le masturbai par les contractions de mes muscles vaginaux. Il ne tarda pas à éclater en un profond gémissement alors que je sentis le jet de son foutre venir taper contre le fond de mon vagin et qu’une contraction orgasmique se saisit de tout mon corps.


Reprenant ses esprits tandis que je finissais vivement la toilette intime suite aux dégâts de nos ébats, il prononça un « merci » dans un murmure. Je ne prononçai pas un mot. Je me contentai d’un « à ce soir » bref et fuis vers d’autres tâches.


Toute la journée je pensai à ce qui s’était passé la nuit dernière. Je n’arrivais pas à analyser sainement la situation. Pourquoi ? Et maintenant ? J’étais perturbée, mais je n’arrivais pas à me trouver coupable ni à le trouver coupable. Une certaine félicité s’était emparée de moi, de mon esprit, de mon corps.


Quand le soir je retournai dans la chambre 16, je vis bien que Marc était dans l’expectative de ma réaction. Venant poser un baiser sur ses lèvres, je le sentis de suite rassuré. Nous avons repris nos discussions habituelles, mais au fil des conversations elles devenaient de plus en plus intimistes. Je désirais savoir pourquoi nous n’avions vu personne de sa famille. Il m’avoua qu’il n’avait pas de famille.


Orphelin de parents dès l’âge de cinq ans, décédés dans un accident d’avion, grands-parents eux-mêmes disparus lors d’un accident de train, il avait été élevé par l’assistance publique. De caractère turbulent, il avait été placé dans une maison de jeunes difficiles à la montagne. Pour les calmer en les fatiguant, on leur faisait faire beaucoup de ski en hiver. Le ski devint sa passion et lui permit de se réaliser et de se socialiser. Doué physiquement, il était devenu l’un des meilleurs dans sa spécialité. « Il suffit de vouloir et travailler pour réussir », disait-il toujours. Il avait réussi à me faire avouer ma passion refoulée, le violon. Alors qu’un avenir brillant était peut-être à ma portée, j’avais renoncé à la musique après un concours raté. Il me poussa à reprendre mes cours. « On doit suivre ses passions pour être heureux et se réaliser pleinement. » me rabâchait-il.


Après la toilette, nous faisions l’amour. Il ne pouvait toujours pas me toucher de ses mains, mais je m’arrangeais pour que ses lèvres et sa langue puissent atteindre tout mon corps. En quelques nuits, nous étions devenus des spécialistes du 69. J’adorais sucer sa belle queue que ma langue et ma bouche caressaient de longues minutes avant que mes lèvres serrées autour sa hampe raide pompent jusqu’à l’éclatement qui me faisait ingurgiter son foutre chaud au goût suave que j’adorais. Sa langue qui s’introduisait profondément dans mon con me chauffait et je lui inondais le visage de ma mouille qu’il aimait avaler. Et quand il me sentait à point, le bout de sa langue venait lécher et titiller mon bouton, m’envoyant dans les étoiles.


Marc dut rester deux mois et demi dans le service, car trois opérations de réajustement se succédèrent. Après un mois et demi, ses mains furent libérées des plâtres. Il fallait le rééduquer par de la kinésithérapie qu’il faisait tous les jours, mais celle qu’il préférait était celle de la nuit. Il se rééduquait en me triturant les seins et les fesses. C’était un exercice agréable pour nous deux. Quand il eut un peu plus de maîtrise de ses doigts, il s’exerça à me caresser le clitoris avec chacun de ses doigts. Ces exercices nous plaisaient énormément, car ils nous mettaient en condition pour faire l’amour dans une grande excitation.


Mais lorsque les radios signalèrent que les os s’étaient ressoudés, il dut partir en maison de rééducation spécialisée pour polytraumatisés. Cet établissement était à plus de deux heures de route de chez moi, bien trop loin pour que je puisse expliquer raisonnablement mes absences.


J’ai donc décidé d’arrêter cette aventure. Je n’ai plus répondu aux coups de fil de Marc après lui avoir exprimé combien il m’était cher, mais que je ne pouvais pas bouleverser ma vie familiale, abandonner des enfants qui comptaient sur moi, et un mari auquel je n’avais pas grand-chose à reprocher si ce n’était que notre vie sexuelle s’était un peu émoussée dans la routine, ce dont j’étais aussi responsable que lui.


Pour l’oublier, il fallait que je m’occupe beaucoup ; mais pour ne pas l’oublier entièrement, il fallait que cette occupation ait un lien avec lui. J’ai donc repris mes cours de violon. En deux ans de dur travail, j’ai retrouvé un bon niveau au point que j’ai obtenu le poste de soliste dans l’orchestre philharmonique de Lyon.


Je n’avais plus de nouvelles de Marc lorsqu’un soir, juste avant de me rendre à l’hôpital, la télé étant allumée, mon regard croise l’image d’un skieur descendant dans un slalom. C’était la course de sélection pour les Jeux olympiques Handisports. Et sur l’écran apparurent le visage casqué et le nom de Marc Guémont, vainqueur de l’épreuve. J’étais bouleversée, assaillie par les souvenirs. Mon esprit était tout en langueur monotone tandis que je ressentais dans le plus profond et le plus intime de mon corps des sensations de caresses.


Il me fallut tout le trajet pour retrouver mon calme. Mais j’avais pris une décision. Le lendemain, je pris un CD de l’orchestre où mon nom figurait en tant que violon solo. J’y collai un post-it avec « Bravo ! Je t’ai vu à la télé ; et merci, car j’ai suivi tes conseils. »


Deux jours plus tard, je reçus un texto sur mon portable :


« Bravo aussi à toi, et merci. Tu me manques toujours, mais c’est ton choix. »