| n° 17665 | Fiche technique | 29959 caractères | 29959Temps de lecture estimé : 18 mn | 23/11/16 corrigé 06/06/21 |
| Résumé: Nos jeux libertins prennent une nouvelle dimension lorsque Kris éprouve pour un de nos amis une attirance plus sentimentale. Est-ce un danger pour notre couple? Kris va-t-elle céder à ses envies ? | ||||
| Critères: fh couple copains amour cérébral revede exhib confession nostalgie | ||||
| Auteur : Kristal Envoi mini-message | ||||
| DEBUT de la série | Série : Si loin Chapitre 01 / 03 | Épisode suivant |
Les mois, les années passent ! Notre couple n’a guère évolué, Kris est désormais une toute jeune cinquantenaire. Les années ont légèrement enrobé ses hanches, mais sa silhouette attire toujours autant les regards masculins, elle en use, parfois en abuse, pour notre plus grand plaisir et celui de ses partenaires, hommes ou femmes. Moi, si ma silhouette n’a pas évolué, la blancheur de mes cheveux trahit mon âge… (Mais m’apporte un charme nouveau dont je constate les effets avec plaisir.)
Par contre, nos jeux évoluent avec le temps, deviennent plus élaborés, à la recherche de nouvelles sensations, plus « surprenantes » pour Kris et plus « cérébrales » pour moi. Toutes les occasions sont bonnes pour éloigner de nous la routine qui tue les couples, même les plus unis et amoureux. C’est l’une de ces occasions qui fait aujourd’hui le thème de ces quelques pages ! Cependant, je me dois de préciser que, cette fois, ce qui n’aurait dû être qu’un jeu parmi tant d’autres a vu mon épouse s’investir d’une manière beaucoup plus… sentimentale ! Danger direz-vous, au sein d’un couple comme le nôtre ? Possible, mais nul ne peut présager de l’avenir et mon amour pour Kris me pousse à laisser celle-ci aller au bout de ses désirs. Parfois même à l’encourager…
Nous avons un ami que nous apprécions tous deux beaucoup. La cinquantaine, mince et grisonnant, il est d’une gentillesse et d’un abord très agréable. Il y a quelques années, nous avions fait sa connaissance dans le commerce de Kris. Il l’avait invitée au restaurant un jour où j’étais absent. Kris, quelque peu sous le charme de ce garçon, m’en avait averti. Nous pensions tous deux que cette invitation serait suivie par des jeux plus… intimes. Il n’en fut rien et depuis, nous sommes restés tous trois d’excellents amis. Il vit actuellement avec une charmante femme, à quelques kilomètres de chez nous. Nous nous invitons mutuellement assez régulièrement. En tout bien tout honneur, car ils ignorent que nous sommes libertins.
Lui pourtant, (nous l’appellerons Pierre pour préserver son anonymat) passe fréquemment à la maison en journée, faire un petit coucou et boire un verre. Lorsque nous sommes tous les trois, je n’ai aucun mal à constater l’intérêt qu’il porte à ma charmante épouse. Celle-ci le lui rend bien ! Ce ne sont, tout au long de la conversation, qu’échanges de regards, de sourires, voire de sous-entendus frivoles. Je surprends même Kris favorisant discrètement la curiosité de notre invité… Les regards de Pierre s’attardent sur la rondeur d’un sein lourd et orgueilleux, nu dans l’échancrure d’un chemisier qui bâille légèrement lorsqu’elle se penche vers lui. Ces mêmes regards longent le galbe d’une cuisse découverte furtivement par l’ourlet indiscret d’une jupe lorsque ma belle s’assied. Leur attirance mutuelle est palpable… Puis, lorsque Pierre s’en va, après une franche poignée de main avec moi, il embrasse Kris sur la joue, mais je surprends souvent le petit glissement de leurs lèvres qui se frôlent une seconde et le regard brillant qu’ils échangent.
Un soir, j’ai abordé le sujet avec Kris, lui faisant part de ce que je remarquais lorsque Pierre passait nous voir.
Le sujet ne fut plus abordé jusqu’à ce que, suite à l’installation de l’enseigne de son nouveau commerce, Kris ne m’avoue avoir eu une relation plus qu’intime avec notre ami Pierre. Après en avoir longuement discuté, nous avons, d’un commun accord, estimé que ce petit jeu ne restait, comme beaucoup d’autres, qu’une parenthèse dans la liberté de notre couple. Ce qui ne m’empêcha pas de penser que cet incident pouvait être la naissance d’une histoire plus approfondie.
La semaine dernière, je me suis absenté trois jours… Le premier soir, Kris, au téléphone, m’apprit que Pierre était passé la voir. Apprenant que j’étais absent, il a invité mon épouse au restaurant pour le lendemain soir. Elle ajouta qu’il lui avait précisé en plaisantant qu’il était tout à elle de « Vingt heures à l’aube ! » Petite remarque sibylline, mais pleine de sous-entendus… Ce qui nous fit rire tous les deux.
Cette courte conversation m’avait troublé moi aussi. Je décidais d’envoyer un petit mail à Kris.
« Bonjour mon ange !
Quand tu liras ce mail, une nuit aura passé, mais mes pensées n’auront pas évolué. Donc je te l’envoie ce soir avant d’aller, moi aussi, faire de beaux rêves.
En dehors du fait que je suis toujours aussi fou amoureux de toi (ça, tu le sais déjà, mais j’aime bien te le rappeler !), je veux te préciser certaines petites choses qui ne concernent que nous deux, notre amour, notre intimité.
La soirée que tu vas passer, les moments que tu vas partager, y compris les plus intimes si c’est le cas (et je le souhaite de tout cœur, pour notre plaisir à tous les trois…) n’ont, pour moi, rien de comparables à ceux que nous vivons parfois en club ou ailleurs.
Est-ce la personnalité de celui qui t’invite, le fait que je sois loin de toi, la possibilité pour toi de vivre des moments de totale liberté où mon absence te permettra de laisser libre cours à toutes tes envies, tous tes caprices, sans te soucier de mes réactions, de mes propres envies ? Je n’en sais rien, mais, en tous cas, dans mon esprit, c’est très différent !
Pour moi, c’est un copain, un ami que j’apprécie (toi aussi, ma jolie coquine adorée !) et qui, m’as-tu dit, m’apprécie également. Votre amitié, votre complicité, le plaisir que vous éprouvez à vous retrouver pour partager d’agréables moments, votre attirance l’un pour l’autre… Ses aveux discrètement masqués derrière une invitation à dîner… (« Je suis à toi de vingt heures à l’aube… »). De bien longues heures pour un petit repas en duo ?
Il se démarque, montre une personnalité très différente de l’image qu’il offrait à une certaine époque. Il fait preuve à ton égard de beaucoup de respect, d’estime, de sensibilité, de tendresse aussi… Et c’est avec beaucoup de tact qu’il exprime son envie, son désir de toi !
Tu vas penser que je me fais des idées, que je fantasme ? Ce n’est peut-être pas faux, mais c’est ce que je ressens au fond de moi, un peu comme si je le vivais à sa place (Et à la tienne !). Votre envie mutuelle est sensible, palpable, même si elle reste masquée derrière votre attitude pleine de réserve, d’hésitations…
Je sais que, tous les deux, ce matin, vous n’allez penser qu’à l’instant où vous allez vous retrouver, que vous mettrez un point d’honneur à vous montrer sous votre plus beau jour. (La coquetterie masculine n’a d’égale que celle de la femme qui se sent admirée, désirée…). Ensuite ?
Tout au long de ce repas, des sourires, des rires, des regards qui se croisent, qui s’attardent, des mains qui se frôlent… Un frisson ? Plus tard… Une main sur ton épaule, un nouveau sourire, un autre rire, un regard comme une prière, un chaste baiser, volé du bout des lèvres… Lorsque tu refermeras la porte derrière vous pour lui offrir le café, le nouveau baiser aura le goût, la profondeur, l’ardeur de vos désirs ! Le cap enfin franchi, vos mains, vos lèvres s’évaderont, à la découverte de ces sensations nouvelles… Ta peau frissonnera à nouveau sous les caresses, les baisers. Ses mains découvriront une nouvelle fois la douceur, la beauté de ton corps, ses lèvres goûteront ta chair, ton parfum. Alors, offerte et frissonnante de désir, tu le laisseras savourer tes seins, tes jambes, tes hanches, ton ventre…Tu le laisseras t’emporter sur une vague de plaisir avant de lui offrir, à ton tour, tes caresses, tes baisers ardents jusqu’à ce que vos deux corps apaisent la violence de vos envies refoulées depuis si longtemps.
Apaisés, mais pas comblés… Vos baisers, vos caresses, plus tendres, douces et sensuelles vont maintenant éveiller en vous le désir d’une totale plénitude. Vos regards vont à nouveau se croiser, vos lèvres se frôler puis vos bouches se dévorer. Tu vas lui faire alors l’offrande de ton corps, t’ouvrir sous la poussée virile qui va te pourfendre, puis, dans de lentes et puissantes avancées, te combler jusqu’à l’extase…
Traite-moi de fou ou d’illuminé si tu le désires, mais je viens là d’exprimer mon « ressenti » ! Et, s’il devait en être ainsi, je suis persuadé que mon plaisir serait aussi fort que le tien. Alors, mon cœur, mon amour, aucuns remords, aucune hésitation ne doivent t’empêcher de vivre ces instants sublimes si tu en ressens la moindre envie. Tu en as l’occasion, peut-être l’envie, il en rêve depuis longtemps et moi j’en serais plus que ravi !
Je te demande simplement de m’envoyer un petit « SMS » pour m’informer de ta décision…
Sache que je suis toujours aussi follement amoureux de toi, ma jolie femme adorée, ma tendre et sensuelle coquine !
Je t’adore ! Je t’aime à la folie ! »
J’étais conscient en écrivant ces lignes que je poussais Kris à se laisser aller une fois de plus dans les bras de Pierre, mais surtout, dans cette relation particulière, à engager plus que son corps. Habituellement nos relations libertines sont axées uniquement sur le plaisir physique. Là, l’esprit, les sentiments se mêleront intimement… Les sensations devraient être empreintes d’un lien plus fort, avec un certain nombre de risques nouveaux. Mais, bien que cette situation très ambiguë me fasse craindre pour le futur de notre couple, j’en éprouvais une excitation toute particulière.
Le lendemain matin, point de « SMS », mon portable sonna, c’était Kris !
Elle avait lu mon mail, mais se montrait tout aussi troublée que la veille.
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C’est moi, Kris… ! Je prends le relais d’Alain, car, même si je lui ai tout raconté, ma version de ce qui a suivi notre conversation au téléphone sera vraisemblablement plus réaliste.
J’avoue que, comme dans le mail de mon chéri, j’ai passé un peu plus de temps que nécessaire dans ma salle de bains. Il est presque neuf heures trente lorsque je reçois un petit texto. C’est Pierre qui me confirme qu’il arrive. Un long frisson remonte le long de mon dos, mon cœur bat la chamade… Moi qui ai vécu de nombreuses aventures depuis que je vis avec Alain, me voici tremblante comme une jeune fille avant son premier flirt ! Mon index glisse sur le petit écran de mon portable : « Je t’attends ! » Je ne suis pas capable d’écrire plus… Mais le sort en est jeté, à moi d’assumer, mes craintes, mes envies et cet étrange sentiment qui m’émeut bien plus que je ne le voudrais.
Un dernier coup d’œil dans la glace, j’y vois le reflet d’une femme encore très désirable, légèrement maquillée, aux formes épanouies et orgueilleuses. Ma jupe n’est ni trop courte ni trop longue, mais je suis persuadée qu’assise, elle doit dévoiler mes jambes assez haut pour charmer les regards. Le chemisier dont deux boutons sont restés dégrafés laisse deviner mes seins lourds et fermes. Assez fermes pour… ? Oui ! Et d’un geste décidé, je fais glisser mon soutien-gorge qui atterrit sur ma coiffeuse. Après tout, je m’apprête bien à lui offrir plus encore. Cette fois je retrouve la Kris que j’aime… ! Attirante sans être vulgaire, avec juste ce petit côté sexy qui attire sur moi bien des regards masculins (Et féminins…)
L’angoisse n’a pas le temps d’envahir mon esprit, le carillon de la porte d’entrée me fait sursauter. Ma main tremble un peu sur la poignée. Il est là, face à moi, son regard gris plongé dans mes yeux, son sourire désarmant éclaire un visage volontaire, encadré de cheveux agréablement grisonnants…
Ses mains sur ma peau ne m’auraient pas fait plus d’effet que ses yeux. J’ai eu l’impression d’une longue caresse qui m’arracha un petit frisson au creux des reins.
Il prit place dans un fauteuil face au canapé pendant que j’allais jusqu’à notre cuisine ouverte. Le temps que le café coule, je pouvais le voir, toujours souriant. Une petite boule au creux de l’estomac, une légère oppression au niveau du cœur, je le regardais aujourd’hui différemment, l’admirais presque avec, en même temps, une pensée pour Alain mon mari qui devait lui aussi penser à moi. Je saisis mon portable et tapotai discrètement :
« Il est là ! ».
À peine avais-je posé les tasses sur un petit plateau que mon téléphone s’illumina. Réponse de mon amour :
« Je t’aime, je pense fort à toi, à vous… Et si Pierre n’ose pas faire le premier pas, je sais que tu en as envie, alors fais-le à sa place ma kokine adorée ! »
Ce nouvel aval d’Alain était on ne peut plus clair. Il désirait vraiment que j’aille au bout de mon envie, de mes désirs. Je jette encore un regard vers Pierre, toujours sagement assis dans son fauteuil et, moi, moins sage brusquement, je fais sauter un troisième bouton à mon chemisier.
Une bouffée de chaleur colora mes joues lorsque j’ai déposé mon plateau sur la table basse, face à Pierre dont je sentis le regard plonger dans l’échancrure de mon chemisier. Je savais désormais qu’il pouvait admirer la totalité de ma poitrine largement offerte. Plus que son regard, j’aurais aimé ses mains, ses lèvres sur mes tétons qui tendaient le fin tissu, sur mes hanches, au creux de mes reins. Mais c’est dans la profondeur du canapé que mes reins vinrent se poser, non sans que l’ourlet indiscipliné de ma jupe ne glisse pour dévoiler mes jambes un peu plus haut que la décence le permet. Il fallait à tout prix que je parle, le silence, nos regards formaient une chape de plomb au-dessus de nos têtes.
J’aurais tant voulu avouer également mon trouble, mes sentiments, mais les mots ne parvenaient plus à sortir de ma gorge nouée ! Nos regards plongèrent l’un dans l’autre. Pierre se leva, les yeux toujours dans les miens, il se pencha lentement vers moi et, sans que je n’y oppose la moindre résistance, ses lèvres se posèrent sur les miennes ! Ce fut un baiser brûlant, nos lèvres, nos langues s’unirent de longues secondes ! Je frémis de tout mon corps, mon cœur battait la chamade ! J’eus une pensée furtive pour mon amour… Il avait raison ! Ce n’était pas un sexe que mon corps, mon esprit réclamaient maintenant, mais… Pierre ! Lui et pas un autre ! Même si mon corps, ma peau désiraient des caresses, ma tête, mon cœur lui donnaient l’exclusivité ! C’était vraiment la première fois depuis que je connaissais Alain, mon tendre mari, depuis que nous libertinions ensemble que je ressentais un tel trouble.
Mais Pierre se redressa pour se rasseoir face à moi.
Sagement assis face à face, nous avons bu le café en parlant de choses et d’autres. Nos regards se croisaient régulièrement, pleins de tendresse, d’envie, mais ni Pierre ni moi n’osions esquisser le geste qui nous jetterait enfin dans les bras l’un de l’autre. Nous nous sommes séparés avec juste un baiser du bout des lèvres ! Après son départ, j’ai ressenti une sorte de tristesse, un manque de sa présence… Le dîner du soir fut un immense moment de bonheur. Le sentir près de moi pendant ces quelques heures me combla. Pourtant, sortant du restaurant, nous ne fîmes pas non plus le geste qui aurait pu nous rapprocher et nous amener à partager nos sentiments, nos envies les plus tendres, les plus folles !
C’est presque en pleurant, le cœur serré que je me suis couchée, seule au fond de notre grand lit. J’ai saisi mon portable pour dire bonsoir à mon amour et lui annoncer que nous étions restés sages, Pierre et moi, n’osant ni l’un ni l’autre prendre d’initiative.
Soulagée par les paroles d’Alain, je me suis laissée aller à une douce euphorie, en pensant que le lendemain soir, je retrouverai les bras de mon tendre mari et que je me blottirai contre lui pour savourer ses caresses et ses baisers. Mais, dans mon premier sommeil, ce sont aussi les mains, les lèvres de Pierre qui ont parcouru mon corps…
Quelques semaines se sont écoulées, au long desquelles nous avons revu Pierre plusieurs fois. Il est même passé me voir au restaurant deux ou trois fois. Ces brèves rencontres furent des instants de joie, même si elles se limitaient à quelques échanges de regards, de sourires complices. Le soir, en rentrant, j’en parlais à Alain qui souriait et me prenait dans ses bras en plaisantant :
Nous partagions alors des moments torrides Alain me chuchotant à l’oreille que ce n’était pas lui, mais Pierre qui me caressait, m’embrochait tendrement… Mon orgasme en était décuplé, le sien aussi !
Début juillet, Pierre passa avec son épouse prendre un verre à la maison. Installés sur notre terrasse, nous discutions de choses et d’autres lorsqu’Alain lui parla de son intention de refaire la clôture du jardin en y ajoutant un portail et en déplaçant notre jacuzzi. Seul le temps lui manquait. Pierre se proposa pour effectuer ces travaux, car il disposait d’une semaine de liberté et maîtrisait la technique nécessaire. Une petite heure plus tard, ils s’étaient mis d’accord, la semaine suivante Pierre attaquerait, aidé par un ami et son fils.
Quatre jours de travail harassant, sous un soleil de plomb et il ne restait que quelques travaux de finition pour redonner à notre jardin son aspect accueillant. C’est Pierre qui voulut terminer seul, la présence de ses aides ne se justifiant plus.
Un après-midi, je suis rentrée à la maison pour me reposer un peu avant de retourner finir la journée avec ma serveuse à qui j’avais confié mon commerce. Alain et Pierre étaient dans le jardin, finissant d’installer le portail. Je suis allée m’allonger sur le canapé du salon pour une courte sieste, profitant de la fraîcheur de la pièce. La baie vitrée donnant sur la terrasse était ouverte et j’entendais les infatigables travailleurs discuter au fond du jardin. Je me suis assoupie lorsqu’une main glissa sur mon épaule, entraînant la bretelle de ma robe pour découvrir un sein que des lèvres chaudes vinrent agacer. C’était Alain. Il avait abandonné Pierre un moment pour venir chercher à boire et me voyant allongée avait eu envie de me caresser tendrement.
Ses lèvres vinrent cueillir les miennes et nous échangeâmes un long et tendre baiser tandis que sa main remontait maintenant sur mes cuisses, entraînant le bas de ma robe jusqu’à dévoiler mon intimité. (Eh oui, avec cette chaleur, j’avais ôté mon dernier rempart !) La paume de sa main presse légèrement l’intérieur de la cuisse, je m’ouvre à ce doux contact, offrant ma courte toison et mon antre déjà humide à des doigts curieux et habiles. Une intense chaleur remonte de mon ventre jusqu’à mes seins qui durcissent à m’en faire mal. Deux doigts coulissent lentement en moi, frôlant au passage ma petite perle affolée et m’arrachant de petits gémissements.
La main d’Alain se fit plus pressante, ses doigts me possédaient maintenant avec une vigueur nouvelle et je sentis le plaisir monter lentement en moi. Les seins nus, les cuisses largement ouvertes, j’ai commencé à me tordre, lançant mon ventre au-devant de la main de mon amour. Au bord de l’orgasme, j’aperçus soudain une silhouette légèrement en retrait de la baie vitrée, sur la terrasse. Pierre me regardait ! J’ai explosé brutalement, ne pouvant m’empêcher de pousser un cri. Pierre a disparu.
Alain s’est redressé, est sorti sur la terrasse pour retrouver Pierre. Moi, j’ai refermé ma robe, mes yeux, avant de m’endormir en pensant à… Pierre !
(À suivre !)