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Temps de lecture estimé : 20 mn
05/11/16
Résumé:  Le siècle des Lumières fut aussi celui de la douceur de vivre et de l'esprit coquin. En voici un petit exemple.
Critères:  #historique #initiation fhh uniforme entreseins fellation cunnilingu pénétratio sandwich fdanus fsodo partouze
Auteur : André 59  (Utilisons Histoire et culture pour notre plaisir.)

Collection : Petites histoires de l'Histoire
Au beau temps des guerres en dentelles et des libertins

Octobre 1781.


La baie de Chesapeake tremble sous le feu des salves de la flotte française. Au son grêle des fifres et au pas lent scandé par le roulement des tambours, des milliers « d’habits rouges » viennent jeter armes et drapeaux aux pieds de leurs vainqueurs. L’Angleterre vient de subir sa plus grande défaite militaire en Amérique. Sur les collines dominant le champ de bataille, un petit groupe d’officiers français savourent sans ménagement la victoire. Deux d’entre eux nous intéressent : François d’Auticourt tout d’abord. C’est un officier de marine, encore jeune, qui espère continuer une carrière aventureuse. Près de lui, William O’Connor. Vétéran aguerri, il sert au régiment de Dillon, un régiment irlandais au service du roi de France. Les deux hommes se sont liés d’amitié sur le vaisseau de ligne qui les amenait combattre au côté des « insurgents » les troupes du roi George.


Maintenant que la bataille est gagnée, officiers et soldats ont droit à quelques jours de repos. William a obtenu un sauf-conduit pour se rendre à Philadelphie. C’est là que réside Elizabeth, la femme d’un ami proche. Un Irlandais lui aussi, mais, hasard ou malheur du temps, il sert dans l’armée britannique. Son épouse est donc seule. Cependant, elle ne craint rien. Elle appartient à la meilleure société de la ville, et entre gens de qualité, on sait se conduire. Sa vie et ses biens ne risquent pas grand-chose : les autorités civiles et militaires veillent au grain. L’arrivée de William n’est cependant pas pour lui déplaire. La présence d’un homme dans la maison la rassure. C’est ce qu’elle lui dit en tout cas dans le billet qu’elle lui a fait remettre par un de ses serviteurs. Pour l’occasion, William convie son ami François à l’accompagner, en prenant soin d’en prévenir Elizabeth. Celle-ci parle, comme toutes les personnes cultivées de l’époque, un assez bon français, mâtiné d’une délicieuse pointe d’accent « british ». La rencontre n’en sera que plus agréable.


Madame réside dans une élégante villa de style colonial. Alors que William procède aux présentations d’usage, François, en dépit de sa bonne éducation, a du mal à cacher l’intérêt qu’elle suscite en lui. Coquette et vêtue à la dernière mode de Paris, elle pourrait parfaitement tenir son rang dans n’importe quel grand salon de la capitale. Elle n’a pas trente ans ; yeux verts légèrement en amande, adorables taches de rousseur sur les pommettes, bouche rose et délicate, cou de cygne, chevelure flamboyante, des seins laiteux que le décolleté met parfaitement en valeur et dont la rondeur est discrètement soulignée par une mouche, à moins que ce ne soit un vrai grain de beauté. François donnerait cher pour pouvoir vérifier de plus près. Son intérêt pour la gent féminine américaine redouble lorsque Madame leur présente Catherine, une cousine qui est venue de Boston se réfugier auprès d’elle. Décidément, voilà une belle réunion de famille. Mademoiselle est aussi blonde que Madame est rousse. Encore célibataire, elle est plus jeune de quelques années, mais dispose d’un physique aussi avenant. Cependant, elle est loin de manifester la même assurance et elle se tient timidement en retrait sous l’œil indulgent et amusé de nos deux compères. Il n’y a pas d’enfants dans la maison. Ils ont été renvoyés avec leur gouvernante en Angleterre par sécurité. Tranquillité et discrétion sont donc assurées.


Madame les invite à passer au salon. On a beau être en Amérique, l’heure du thé reste un moment sacré. François en profite pour jeter un coup d’œil à la bibliothèque. Il a toujours été de tradition dans sa famille d’aimer les livres, tous les livres. Et justement, du coin de l’œil, il en voit quelques-uns dont le titre claque, en lettres d’or, sur la tranche de cuir : « La vie des dames galantes » de Brantôme, les « Contes galants » de La Fontaine, les « Contes libertins » de Voltaire, les œuvres de Crébillon fils, Claude-Joseph Dorat et bien d’autres titres d’auteurs français. Voilà qui ouvre des perspectives intéressantes… Mais il ne peut pousser l’exploration plus loin, car on l’invite à rejoindre le groupe. Les heures passent à deviser avec passion sur les derniers événements politiques et militaires survenus en Amérique et en Europe.


Madame n’est pas seulement belle, elle manifeste beaucoup de culture, de pertinence dans ses propos, voire d’autorité. Si Monsieur commande sur le champ de manœuvre, c’est certainement elle qui dirige le foyer. Cela se voit d’ailleurs dans la façon dont elle dirige ses domestiques. Ils n’ont pas l’insolence de leurs congénères parisiens qui, à force de servir la noblesse, pensent eux-mêmes avoir du sang bleu. En attendant, nos jeunes officiers ont surtout faim, et la maîtresse de maison leur fait l’honneur en début de soirée d’une table bien garnie. Il y a du vin de France et surtout un excellent champagne, frais à souhait. Les langues se délient, les conventions tombent. On rit, on chante, on danse.

Une chose cependant étonne Madame : aucun de ces deux hommes ne vante ses exploits et ne cherche à mettre en avant son courage et ses aventures.

François intervient :



Elizabeth, en souriant, ne perd pas de vue son objectif : elle veut entendre quelques exploits de ces officiers. Tout en caressant de manière assez troublante sa flûte de champagne, elle minaude :



O’Connor bondit sur l’occasion :



Elizabeth regarde sa cousine d’un air amusé.



Elizabeth ne semble pas si surprise. Catherine, attentive, lève la main comme une élève timide.



La pauvre Catherine semble très gênée, à la fois embarrassée et excitée par ces confidences ; elle découvre un horizon insoupçonné, mais ne sait trop quelle contenance adopter face à deux hommes dans la force de l’âge et une femme aussi belle que sensuelle. À vingt ans, elle est toujours vierge, et s’il lui est arrivé de feuilleter discrètement les livres licencieux d’Elizabeth, jamais encore un homme n’a fait « cela » avec elle. Là, le rouge aux joues, elle est adorable. Une oie blanche bonne pour être dévorée.



Elizabeth sourit et prend la parole :



Et disant cela, Elizabeth se penche vers François. Elle ouvre le pont de sa culotte d’uniforme pour en sortir une verge de belle apparence qui commence déjà à bander et qu’elle caresse avec désinvolture du bout de ses jolis doigts. Le souffle court, François prie Dieu, le diable et tous les saints pour ne pas jouir trop vite. Jamais il n’aurait pensé que les choses iraient aussi rapidement. Visiblement, la libération des Américains commençait par celle de leurs femmes, et le puritanisme de la Nouvelle-Angleterre ne concernait pas toutes les colonies de la côte Est. Sans attendre, William s’est également mis à l’aise. Il est idéalement placé à côté de Catherine.



Elle fait une révérence et sort du salon.



Avec dignité, nos deux officiers se rajustent et partent d’un pas léger vers les appartements de Madame dont la silhouette gracieuse ouvre le chemin dans le couloir.


On ne se représente pas aujourd’hui ce que voulait dire délacer un corset au XVIIIe siècle ; William et François doivent faire preuve d’une réelle abnégation, mais cela vaut la patience d’attendre. François en particulier ne peut détacher son regard du triangle de feu entre les cuisses d’Elizabeth. Lorsqu’elle les invite à la rejoindre, ils savent que ce sera un des moments qui marquera leur vie.



Catherine, elle, s’est assoupie dans une douce torpeur favorisée par le feu ronflant dans la cheminée de sa chambre. Quand elle ouvre les yeux, elle se tient sur les bords du rivage, tenant la main d’Elizabeth. L’aube se lève, et une immense pirogue à balancier s’approche. Une foule énorme se tient en bord de mer. Les gens crient, chantent, dansent. Aux tambours européens répond le mugissement des conques marines. William et François se tiennent devant elle en grand uniforme, l’épée à la main. Le vent fait claquer les drapeaux à fleurs de lys et agite les panaches des chapeaux à trois cornes. Lorsque l’embarcation aborde la plage, des guerriers couverts de tatouages, armés de lances en bambou et de casse-têtes, vêtus de capes de plumes, sautent sur le sable et se dirigent vers eux. Ce sont des Tahitiens. Il y a de grandes démonstrations d’amitié, puis Elizabeth fait un signe. Ils approchent, l’air farouche. Catherine réalise alors qu’elle-même est entièrement nue. Seul un collier de fleurs cache en partie sa poitrine. Elle est l’offrande qui leur est destinée.


Elle est maintenant couchée sur une natte, sur le dos, bras et jambes largement écartés. Dans chacune de ses mains, il y a la verge érigée d’un guerrier ; elle veut parler, mais sa bouche est envahie par un autre phallus cognant contre son palais, et surtout elle sent qu’un sexe, énorme, essaye d’entrer en elle. Pourtant, elle n’éprouve aucune peur, aucune douleur. Au contraire, c’est une immense plénitude. Elle semble flotter ; c’est peut-être cela, l’extase. Le gland, brûlant, commence à frayer son chemin dans le friselis de ses poils blonds et à écarter ses chairs les plus intimes pour bientôt plonger en elle. Dans le même temps, un pouce large et charnu cherche à s’immiscer dans son fondement qu’elle essaye pourtant de serrer, mais la maîtrise de son corps lui échappe complètement.


Le sexe dur descend maintenant jusque dans sa gorge et, les yeux fermés, elle penche la tête en arrière pour qu’il aille encore plus loin. Elle devrait s’étouffer, mais elle se sent maîtresse de la situation alors que le doigt continue de la fouiller et l’ouvre encore davantage. Une main se promène sur ses seins, une autre joue avec son bouton secret et triture sa fente pour la présenter au sexe qui veut l’envahir. Son bassin bouge de lui-même, allant au-devant des caresses. Son ventre et ses reins s’offrent à qui veut bien les prendre. Ses paumes sont gluantes de la semence crachée par les pénis qu’elle a caressés. Et la pointe de ses tétons est si sensible qu’elle gémit lorsqu’un Tahitien les effleure juste de sa langue… et la réveille. Tout cela n’a été qu’un rêve. Pourtant son sexe est trempé. Confuse, elle réalise qu’elle n’a même pas pensé au mot « cauchemar ».


Par contre, ce qui est bien une réalité, ce sont les gémissements, les halètements, les cris de plaisir qui proviennent de la chambre d’Elizabeth. Sa cousine se donne à corps perdu à ses invités. « Curiosity killed the cat », disent les Anglais. Tant pis. Elle veut mieux entendre et voir. La porte est légèrement ouverte. Elle jette un coup d’œil à la dérobade. La scène la laisse bouche bée.


Elizabeth se fait prendre des deux côtés à la fois. De là où elle est, Catherine ne voit pas très bien, mais elle distingue dans cet amas de chair frémissante les membres qui plongent et sortent en cadence du corps de sa cousine. Elle s’est allongée sur le côté ; William la prend de face, les yeux fermés, concentré sur son plaisir. François, lui, la prend par-derrière. Catherine est fascinée par ce sexe qui ne cesse de coulisser sans difficulté apparente entre les fesses roses et rondes de sa cousine. Celle-ci, justement, caresse d’une main la nuque de son amant français qui redouble d’ardeur et plie de son bras la jambe de la jeune femme pour mieux la pénétrer. Elizabeth se cambre en criant sous les coups de boutoir de l’officier qui sent arriver le moment suprême avec une excitation croissante. À travers la mince paroi qui sépare les deux orifices, il sent également le frottement du sexe irlandais dont le rythme va lui aussi crescendo. La place est investie. Elle va bientôt se rendre. Leur plus belle victoire en l’honneur de la fraternité d’armes franco-irlandaise !


C’est alors que, sans réfléchir, Catherine, furieuse, fait irruption dans la chambre.



S’arrachant aux membres qui la pénètrent, Elizabeth se retourne vers sa cousine. À quatre pattes sur le lit, avec ses seins lourds qui pendent, sa crinière rousse ébouriffée, son sexe mouillé et ouvert, elle ressemble à une idole païenne vouée au plaisir. Sa peau luit de sueur. Ses yeux émeraude jettent une lueur si dure, si féroce que Catherine recule de saisissement. Cela ne dure que l’espace d’un instant. Son visage reprend aussitôt une expression douce et calme. Et même un peu amusée. Elle se lève et se dirige vers un petit secrétaire à la marqueterie délicate. Elle y saisit une lettre qu’elle tend à Catherine.



Catherine est partagée entre l’envie de fuir à toutes jambes et celle de se laisser tenter. Et elle se laisse tenter. François lui tend la main et elle vient dans leur couche. Elle ne porte sur elle qu’une indienne de coton qui est vite roulée en boule et jetée au pied du lit. Six mains, trois bouches et deux phallus fièrement dressés vont s’occuper de son corps et faire chavirer ses sens. Les deux hommes n’ont pas eu le temps de jouir. Leurs forces sont encore intactes. Ils en tremblent de frustration et d’impatience.

Elle hésite à toucher le membre dur qui se présente devant elle. Il semble trop gros, trop fort. C’est donc Elizabeth qui montre comment faire.



Mais disant cela, elle ne cesse de se rapprocher ; elle finit par se pencher, écarte doucement ses lèvres, et soudain François sent une bouche plus fraîche qui l’avale. Elle est là, sur le lit, à genoux, les joues creusées au rythme de l’aspiration, la main astiquant en cadence sa tige comme le lui indique Elizabeth. Entre-temps, les doigts de cette dernière furètent entre les cuisses de Catherine, titillant son clitoris, s’introduisant légèrement dans son sexe et son anus. À plusieurs reprises, la jeune femme interrompt sa succion pour gémir dans les draps. Sa main continue toutefois de branler François qui, les yeux clos et les mains derrière la tête, bénit sa bonne fortune. Quand il annonce par galanterie qu’il va jouir, Elizabeth encourage sa cousine à le garder dans sa bouche. Catherine a un haut-le-cœur, mais résiste à l’envie de tout recracher, soucieuse de rester élégante jusqu’au bout. Elle se contente d’essuyer délicatement avec un mouchoir de dentelle la semence qui perle encore au coin de ses lèvres.


Puis François explore son sexe et son joli cul de ses doigts et de sa langue alors que dans le même temps Elizabeth lui prodigue une nouvelle fellation en douceur. Agenouillé, William, de son côté, caresse les seins blancs et délicats de Catherine. Il l’invite à prendre à son tour sa verge en bouche. Elle tourne la tête et avale cette fois sans réticence cet autre sexe qui lui est offert. À quatre, emboîtés les uns dans les autres, ils forment un étonnant assemblage, vivant, mouvant, tressaillant de plaisir. Et pour la première fois de sa vie, Cathy connaît une jouissance physique donnée par un homme. Mais lorsque les deux amis, requinqués, veulent la pénétrer par-devant et derrière, elle se refuse à eux. C’est trop tôt. Nos gentilshommes se soumettent de bonne grâce à ce refus poli. Elizabeth se charge de les soulager en se livrant sans retenue, sans « tabou » leur dit-elle avec malice alors que les membres virils déchargent l’un après l’autre entre ses seins.


C’est seulement à la fin de la semaine que Catherine accepte de faire l’offrande de son joli fessier. Elle veut par contre garder son hymen intact. François et William conviennent que c’est sans doute plus sage. Ils tâcheront d’y aller tout en retenue.


Allongée sur le lit, elle les attend, nue, parfumée, la lueur du feu de cheminée reflétant une couleur cuivrée sur sa peau. Pour ajouter à l’atmosphère, Elizabeth lui a fait confectionner par une servante un collier de fleurs artificielles semblable à celui des filles des îles. Et pour accentuer la ressemblance avec les femmes indigènes, Catherine est intégralement épilée. Sa toison blonde a disparu, révélant une fente rose terriblement tentatrice.


D’elle-même, en appuyant ses épaules sur le matelas, la tête posée sur un oreiller et les yeux fermés, elle relève les fesses qu’elle pousse le plus haut possible alors que les deux officiers prennent position de chaque côté, frottant leur sexe contre la peau blanche de ses cuisses. Elle est très belle dans cette posture, sa taille fine mettant en valeur son cul ferme et ses seins qui semblent encore gonfler alors qu’elle les presse contre les draps. Tête baissée et croupe offerte, elle excite furieusement les deux hommes. François et William, en bons officiers, ont convenu que l’honneur de l’assaut reviendrait au plus ancien en grade. C’est donc François qui présente son sexe le premier. Il doit se maîtriser pour ne pas s’enfoncer d’un coup entre les fesses de la jeune femme tant il est fébrile. Il parvient à se contenir, introduisant avec précaution le gland puis poussant lentement le reste du membre à travers les chairs fragiles. Elizabeth tient tendrement la main de sa cousine dont les doigts se crispent au rythme de la pénétration. La verge de plus en plus gonflée dilate son fondement au fur et à mesure de sa progression. Vient le moment où François se retrouve enfoncé jusqu’à la garde dans l’étroit conduit. C’est tellement serré, tellement bon qu’il ne peut résister longtemps. Il décharge avec un cri de victoire et laisse la place à William. Lui prend son temps et elle crie longtemps pendant qu’il la besogne, les mains plaquées sur son dos pour qu’elle se cambre encore davantage. Son sexe pilonne comme une batterie d’artillerie le fragile orifice. Jusqu’à l’explosion finale.


Étendus contre elle, les deux hommes caressent son corps de longues minutes, morts d’envie de la déflorer. Son sexe est là, ouvert, offert, ruisselant. Il suffirait de se présenter et de pousser la porte. Mais ils savent respecter leur promesse alors que, pantelante, Catherine aurait été bien incapable de leur résister. Elizabeth leur donne son ventre en récompense une dernière fois. Il faut repartir le lendemain, le congé arrivant à expiration. Les adieux sont émouvants. La paix sera bientôt signée, le mari d’Elizabeth regagnera son foyer et de nouvelles aventures se présenteront bien aux uns et aux autres.


Le chemin du retour est long ; cela permet aux deux hommes de discuter tranquillement, bercés par le ballottement de la diligence.





« Quiconque n’a pas connu le XVIIIe siècle n’a pas connu la douceur de vivre. »

(Talleyrand)