| n° 17618 | Fiche technique | 34452 caractères | 34452Temps de lecture estimé : 20 mn | 26/10/16 |
| Résumé: Jeune bachelière, Françoise part pour la première fois sans sa mère en vacances au bord de la mer. Mais avant de pouvoir goûter aux joies du camping et de la plage, il reste à résoudre l'épineuse question du transport. | ||||
| Critères: fh hplusag inconnu lunettes vacances forêt amour fellation cunnilingu pénétratio -prememois -occasion | ||||
| Auteur : Oreste Anonyme Envoi mini-message | ||||
C’est l’été. C’est officiellement l’été. Enfin, ses examens étaient derrière elle. Et la réussite qui va avec. Non pas qu’elle en doutait. Mais ce fut un véritable soulagement de voir, il y a quelques jours à peine, son nom et son prénom suivis du simple mot « admise ». Ces six lettres représentaient tellement ! D’autant plus qu’avec le chômage grandissant, faire des études poussées devenait de plus en plus important. Avait-elle peur de ne pas trouver de travail ? Ou plus généralement sa place dans la société ? Françoise secoua la tête comme pour chasser une mouche un peu trop envahissante. Elle aurait bien le temps d’y penser. C’était l’été et elle avait le bac.
Son amie d’enfance, Claudia, italienne d’origine vivant avec sa mère, l’avait longuement questionnée sur la manière qu’elles auraient à occuper leurs deux mois de vacances. C’était ce genre d’interrogation nettement plus agréable que tout le reste. Très vite, leur choix s’était arrêté sur un long séjour au bord de la mer. Pourquoi se compliquer la vie ? On camperait avec quelques collègues de promotion. Claudia était partie deux jours auparavant. Françoise, dans un premier temps, n’avait pu l’accompagner. Sa mère, s’étant foulé la cheville, lui avait demandé de rester auprès d’elle. Bien sûr, elle ne voulait pas priver sa fille de congés bien mérités. Elle savait qu’elle avait travaillé dur tout au long de l’année et qu’elle avait bien droit à un peu de distraction. Aussi, lorsque Françoise, un peu à contrecœur, avouons-le, lui proposa de faire une croix sur le camping avec les copains, elle ne fut pas loin de se fâcher tout rouge.
Françoise eut un faible sourire.
Françoise savait que sa mère ne parlait pas sérieusement. Mais elle savait aussi qu’il valait mieux ne pas trop l’énerver. Même pour rire. Elle lui fit ses courses pour une semaine en lui répétant encore, encore, et encore que si elle avait besoin, elle pourrait toujours téléphoner au camping. La voyant une fois de plus monter sur ses grands chevaux, elle s’en fut vite, son sac à dos sur l’épaule, en claquant la porte tout en lui promettant de lui écrire dès qu’elle pourrait.
Une fois dans la rue, se posa l’épineuse question du transport. Françoise fronça les sourcils. Elle n’avait évidemment pas le permis de conduire. Quant à prendre le train, elle trouva ridicule de se mêler au reste des estivants là où faire du stop était beaucoup plus amusant. Encore fallait-il trouver quelqu’un qui veuille bien d’elle.
Aucune voiture ne daigna s’arrêter et au bout d’une vingtaine de minutes, elle commença à perdre patience. Sur ce point, elle ressemblait bien à sa mère. Réflexion qu’il valait mieux éviter de lui répéter en face pour ne pas risquer un retour de bâton. Elle se recula pour mieux laisser passer un poids-lourd et remarqua par surprise que ce dernier se garait sur le bas-côté de la route. Elle n’avait pas imaginé faire le chemin en camion, mais pourquoi pas après tout ? Le tout était encore d’arriver à bon port.
Elle ouvrit la porte côté passager et, avec son plus beau sourire, demanda au chauffeur quelle était sa direction. Narbonne étant à deux pas, elle trouva là que c’était une heureuse coïncidence. Aussi, s’étant rapidement entendus, le camion se remit en marche direction le Sud et le soleil.
Tout de suite, Françoise saisit ce prétexte pour engager la conversation.
Le conducteur sourit en coin. S’il avait bien entendu repéré cette jeune fille en train de guetter qu’on veuille bien la prendre à bord, il avait surtout remarqué à quel point elle était agréable à regarder. Des cheveux bruns coupés court « à la garçonne », de grosses lunettes lui donnant un air vaguement enfantin (et ahuri, pardon pour elle), une poitrine ronde qu’on devinait aisément sous le tee-shirt, un petit short laissant largement découvrir des jambes de feu. Oui, le hasard faisait bien les choses.
Françoise haussa les épaules.
Mais Hervé n’était pas en colère. Au contraire. Il plaisantait.
Françoise reporta son attention sur le paysage qui défilait devant ses yeux. C’était la première fois qu’elle partait toute seule et même la première fois qu’elle partait depuis très longtemps. Elle avait des souvenirs fugaces de vacances passées avec ses parents, il y a bien des années. Mais elle était petite. C’était l’époque où son père n’avait pas encore quitté sa mère. Ses traits habituellement fins s’étaient durcis. Elle ne lui avait jamais pardonné de lui avoir fait du mal et ne lui pardonnerait jamais. Du reste, elle n’avait aucune nouvelle de lui et c’était très bien comme ça.
Françoise était contente car l’atmosphère était détendue entre eux. Tout à l’heure, Hervé avait eu raison. On ne sait jamais sur qui on peut tomber. Sans forcément penser à un malade, elle aurait pu voyager avec un type ennuyeux comme la pluie. Or, ce n’était pas le cas ici.
Il l’invita même à prendre un café sur une aire d’autoroute. Tout en dégustant son croissant, Françoise contempla les voitures roulant à toute allure.
Deux heures plus tard, ils étaient tous les deux attablés devant une salade de bienvenue apportée par une serveuse à l’air blasé.
Elle le regarda attentivement. Ce qu’elle n’avait pas encore réellement fait jusqu’à présent. Des cheveux poivre-et-sel, une barbe de trois jours, des yeux bleus, un corps bien charpenté, sûrement entretenu par un métier physique qu’elle serait bien incapable de faire.
Une fois leur repas terminé, ils repartirent immédiatement. Hervé l’encouragea à se reposer un peu. Il n’arriverait qu’en début de soirée. Mais Françoise était tellement excitée par son voyage qu’elle n’avait pas du tout envie de dormir. Alors, elle continua à cuisiner Hervé sur sa vie de famille, ses passions, ce qui le rendait heureux de se lever le matin ou de se coucher le soir. Elle apprit qu’il avait quarante-huit ans, qu’il travaillait depuis l’âge de dix-huit ans, qu’il avait rencontré sa femme par l’intermédiaire de sa sœur avec qui il sortait à ce moment-là et que sa plus belle vision, c’était elle. Quand il la regardait dormir avant de partir au boulot.
Ce qui amena naturellement Hervé à lui demander où elle en était avec les garçons. Françoise fit la moue.
Tout doucement, ils finirent par arriver au bout de leur destination. Françoise sortit et fit quelques mouvements d’étirement pour retrouver la souplesse de ses muscles. Il faisait beau et chaud sans excès. Tout se passait bien.
Deux heures plus tard, ils se retrouvèrent sur le même parking. Tous deux fraîchement lavés et parfumés.
Françoise avait revêtu une robe à damiers bleue et blanche assez courte qui lui donnait une classe folle. Elle refroidit toutefois l’enthousiasme de son nouvel ami.
Elle apprécia le compliment en détournant subtilement la conversation.
Ils partagèrent un gigantesque plateau à deux et s’amusèrent beaucoup de la manière dont Françoise dégusta son assiette.
Dehors, l’air frais du début de soirée la fit frissonner légèrement. Elle n’aurait jamais dû s’habiller de cette façon. Elle, si discrète d’ordinaire, avait voulu ressembler à une pin-up. À se demander ce qu’elle essayait de prouver. Ou de se prouver. De retour près du camion, elle trouva toujours aussi ridicule cette cérémonie d’adieux. Elle proposa à Hervé de la raccompagner à son campement. Il accepta avec empressement. Pour être honnête, il aurait donné n’importe quoi pour rester encore quelques instants en sa compagnie. Pour ne pas avoir l’air de sauter sur l’occasion, Hervé parla d’une promenade digestive bienvenue et, tout en lui offrant son bras, ils se mirent en route.
Ils devaient traverser un bois où leur parvenaient des bruits de musique et de chants. Françoise les reconnut aussitôt, mais se tut. Dire que ses copains chantaient mal était un euphémisme. Hervé comprit le trouble et s’abstint de lancer la moindre réflexion. En vérité, son cerveau surchauffait. Il avait toujours été un bon mari. Entendez par là, un mari fidèle et dévoué et un père aimant. Proche de ses enfants. Mais cette fille était irrésistible sans qu’il ne sache expliquer pourquoi. Sa jeunesse, sa fraîcheur étaient des exemples tout trouvés. Il pouvait aussi rajouter sa simplicité. Son humour. Ce mélange de force et de fragilité. De femme et d’adolescente. Le feu sous la glace. Du moins l’espérait-il.
Il lui serra doucement le poignet et celle-ci se retourna sans comprendre. La lueur rouge dansant dans les yeux de son compagnon lui donna la réponse.
Même un dragon de la pire espèce ne l’aurait pas dissuadé. Il aurait été de taille à l’affronter. Il savait que ce genre d’opportunité ne se représenterait pas de sitôt. C’était peut-être unique dans une vie.
Sans attendre sa réponse et parce qu’il la devinait trop tétanisée pour prendre les devants, il l’attira contre un vieux chêne. Elle avait tort de s’inquiéter. Seules les étoiles la verraient. Excepté lui. L’homme le plus chanceux de la Terre à cet instant. Il l’embrassa sur le front pour l’apprivoiser petit à petit. Puis, sur les deux joues du haut. Le nez. Le menton. Pour enfin prendre possession de ses lèvres. Il s’appuya doucement, mais fermement sur elle afin de donner plus de poids à son baiser. Et lui témoigner accessoirement de l’incroyable gonflement qui déformait le haut de son pantalon. La lune éclairait la clairière de ses rayons blafards. Elle était certaine qu’à cause d’elle, il l’avait vu rougir quand elle avait senti sa virilité contre son ventre. Quand bien même. Cela l’avait rendue encore plus jolie. Il commença à remonter sa robe le long de sa cuisse, mais elle l’arrêta net dans son geste.
Après un silence, il comprit sa décision.
Ses paroles incohérentes ne le refroidirent pas.
Elle détourna pudiquement le regard tandis qu’elle entendit le bruit de vêtements qu’on enlève et qu’on jette par terre. Quand elle sut que c’était terminé, elle ne fut pas plus rassurée pour autant. Hervé se tenait entièrement nu comme un ver à quelques mètres d’elle. Il se demanda si de là où elle était, elle pouvait entendre son cœur cogner contre sa poitrine. Il s’approcha.
Elle caressa son torse du bout des doigts. Elle aimait ces muscles saillants, cette apparence de dureté et de douceur qui émanait de sa personne. Elle lui ressemblait par certains aspects. N’y tenant plus, elle prit son sexe dans sa main. Elle soupesa les bourses. Elle caressa doucement la hampe.
D’un geste habile et plein d’assurance, il fit glisser les bretelles de sa robe et entreprit de la dénuder doucement. Elle se laissa faire telle une poupée de chiffon. Le voyant faire, elle se souvint de sa grand-mère, étant petite, quand elle l’habillait avant de partir à l’école ou en promenade. Une fois la robe à ses pieds, il défit son soutien-gorge avec une facilité trahissant des années de pratique. Tout était si simple avec lui.
Le vent caressa sa peau nue. Ému, Hervé avait la sensation de se retrouver le soir de Noël lorsqu’il ouvrait un à un ses cadeaux. Ce soir, c’était un autre genre de cadeau. Non pas offert par ses parents, mais par le Ciel ou Dieu sait qui. Il prit plus de temps pour lui enlever sa culotte. Puis, il se recula et la contempla sans un bruit. Ce spectacle lui coupa le souffle. Gênée, Françoise lui demanda si tout allait bien.
Il la prit et la porta non pas jusqu’à un lit à baldaquin, mais un lit de feuilles. Il vit qu’elle était aussi légère qu’une plume. Il la posa délicatement comme si elle était en porcelaine. Ils se regardèrent et Hervé prit alors une feuille dont il se servit pour caresser la peau nue de sa partenaire.
Hervé savait au ton de sa voix qu’elle ironisait. Sûrement pour cacher une forme d’anxiété ou d’impatience. Il se mit alors en tête de la satisfaire.
Il lui enleva précautionneusement ses lunettes.
Il ne lui laissa pas le temps de terminer sa phrase. Il était bouillant et l’heure n’était plus aux bavardages. Sa bouche s’abattit sur son bas-ventre. Elle se mordit la lèvre en réprimant un cri.
Quiconque était dans les environs aurait pris de la poudre d’escampette en entendant les animaux bizarres fréquentant ces lieux la nuit. Seraient-ils hantés ? Oui et non. Pas par de vulgaires ectoplasmes traînant derrière eux un boulet selon l’image consacrée. Mais par deux corps, deux ombres, deux souffles, semblant ne faire qu’un.
Et il reprit de plus belle. Il voulait qu’elle s’abandonne totalement, mais d’un autre côté son cerveau se fit la réflexion qu’il serait encore meilleur de s’abandonner à deux. Il devait la pénétrer. Son sexe lui faisait presque mal à force de bander. Il ne connaissait qu’un seul moyen de le soulager. Il releva la tête et observa Françoise. Qu’est-ce qu’elle était belle dans le plaisir. Il posa sa verge sur son pubis. Elle paraissait si gonflée qu’il se demanda si elle n’allait pas finir par éclater comme un fruit trop mûr. En réalité, il était en quête de son autorisation. Même muette.
Françoise mit du temps à répondre. Comme si elle émergeait d’un long rêve.
Elle lui toucha alors le bras et ce geste valut tous les « oui » du monde. Elle était tellement bonne et chaude qu’il faillit hurler de bonheur. Il avait l’air d’un petit garçon en face de sa première petite copine. Il dut faire appel à toute son expérience pour se calmer et reprendre le contrôle de soi.
Françoise était comme un col du Tour de France. S’il se mettait dans le rouge tout de suite, il ne tiendrait pas toute la montée. Il se détendit et entama des mouvements amples et lents. Ses hanches, ses reins tournaient à plein régime. Pour la plus grande joie de son amante dont les gémissements devinrent de moins en moins étouffés. Voilà qui raviva la flamme brûlant intensément entre leurs deux corps. Il avait beau se concentrer davantage, espérer que les secondes devinssent des minutes, toute l’excitation accumulée depuis la matinée menaçait d’exploser. Il se retira, mais tout en lui lui commandait de revenir. Cette sensation de manque était horrible aussi il se replongea avec délices à l’intérieur de la jeune fille.
Contre son gré, il se rendit compte que lui aussi commençait à pousser d’inintelligibles borborygmes. Son sexe gonfla. Il le sentit vibrer. Cet endroit si chaud, si humide, le compressait toujours plus. Comment retenir ce liquide si précieux qui menaçait de s’échapper ? Elle le voulait ? Elle allait l’avoir. Poussant une énième fois son bassin en avant, la jouissance le terrassa, aussi euphorique qu’un coureur franchissant la ligne d’arrivée après des kilomètres d’efforts. Vidé à sec, dans tous les sens du terme, il s’allongea sur le dos dans l’herbe fraîche, son esprit encore à des années-lumière de la Terre.
C’est le rire de Françoise, un rire de lutin assez étrange, qui le sortit de sa torpeur.
Il se demanda si ses sentiments envers elle n’étaient pas plus profonds qu’il ne le soupçonnait. Il aimait tout chez elle. Il parlait en connaissance de cause. Il l’avait eue entre les mains quelques minutes auparavant.
Il aimait discuter avec elle de choses et d’autres. Il aimait son rire. Il aimait son odeur. Il aimait l’idée de l’avoir amenée jusqu’à l’extase. Il a aimé l’entendre dire merci. Rien que cette pensée lui donna une vigueur nouvelle.
C’était rare de trouver une telle complicité au bout d’une journée seulement.
Sans attendre la réponse, Françoise se positionna entre ses cuisses et après avoir tendrement léché les bourses, elle remonta doucement, traçant un sillon humide le long de la queue pour finir par l’avaler doucement, resserrant les lèvres autour du pieu de chair. C’était divin. Un peu honteuse, elle fut heureuse qu’Hervé ne se rende pas compte de son trouble. Elle n’était pas du genre à spontanément proposer une fellation à qui que ce soit. Elle répondait juste à son envie du moment. À une inspiration subite. Elle devait le faire. Un point, c’est tout. S’appliquant au maximum pour rendre au minimum le plaisir qu’il lui avait procuré, elle qui n’était qu’une novice, sa langue se vit virtuose. Dansant une folle sarabande autour de la colonne désormais aussi dure que du béton, elle essaya d’en rentrer la pointe dans le méat.
S’amusant encore un peu avec son nouveau jouet, elle se rendit à l’évidence. Ils allaient devoir s’accoupler une seconde fois. Était-ce bien ou mal ? Elle n’en avait cure. Et elle savait qu’ils étaient tous les deux sur la même longueur d’onde. Ce qui comptait était d’obéir aux désirs de leurs corps.
Ils avaient presque posé la question en même temps.
Françoise, sans un mot, d’un geste fluide et naturel, s’empala sur son mandrin. C’était comme si son vagin avait été spécialement conçu pour l’accueillir. Elle savait qu’elle ne risquait pas de revoir cet homme de sitôt. C’est comme si elle voulait le garder à l’intérieur le plus longtemps possible. Elle sentait ses mains larges ne pouvant s’empêcher de se balader sur sa poitrine, ses hanches, son dos, ses fesses. Ils s’embrassèrent. Contact intime qu’elle avait toujours souhaité réserver à son copain, mais ses barrières étaient petit à petit en train de tomber. Elle appréciait cet homme d’âge mûr qui lui faisait découvrir des plaisirs dont elle ne soupçonnait moins l’existence que l’intensité. Une fois encore, la volupté l’envahissait comme la marée montante. Elle était prête à s’y noyer. Frottant son visage contre celui d’Hervé, elle atteignit le septième ciel en lui chuchotant à l’oreille des mots doux. Fiché au plus profond d’elle-même, il n’eut d’autre solution que de l’imiter dans son orgasme. C’était comme si son cœur s’arrachait de sa poitrine. Là encore, il plana dans une autre dimension durant un temps déterminé.
Quand il ouvrit les yeux, Françoise ronronnait contre son épaule, ses seins plaqués contre son torse.
Françoise mit tellement de temps à répondre qu’Hervé crut qu’elle s’était endormie. Mais finalement, lorsqu’elle ouvrit la bouche, ce fut pour acquiescer.
Hervé l’accompagna jusqu’à l’entrée du camping pour s’assurer qu’il ne lui arrive rien. Il la regarda une dernière fois en ayant du mal à réaliser que quelques minutes auparavant, ils étaient encore nus, en train de combler leurs besoins sexuels.
Après avoir échangé un long baiser, Hervé s’en fut dans la nuit noire. Françoise, elle, rentra se coucher sans un bruit et sans éveiller ses voisins. Devrait-elle parler à Claudia de cette aventure ? Même si ce n’était pas son genre, elle ne pourrait s’empêcher de la juger. Non, ce n’était pas une bonne idée. C’était sa vie privée. Après, étant bien plus délurée qu’elle, le risque de commentaires salaces de sa part n’était pas à exclure. Oui, elle serait bien capable, les poings sur les hanches, de lui reprocher de ne pas avoir pensé à elle. Son duvet sur le nez, elle y pensa encore. Puis son cerveau s’engourdit. La fatigue prit le dessus et elle s’enfonça dans un sommeil réparateur.
Alors qu’elle paraissait endormie depuis quelques minutes, un coup sec dézippa la fermeture Éclair de sa tente et une tête ressemblant à un soleil passa entre l’ouverture.
La nuit porte conseil ? Mon œil. Françoise n’avait jamais entendu un proverbe aussi stupide.