| n° 17479 | Fiche technique | 21552 caractères | 21552 3485 Temps de lecture estimé : 13 mn |
18/07/16 |
| Résumé: Comment se faire remarquer par la gent féminine quand, avec la tête de Monsieur tout le monde, on frise l'invisibilité. | ||||
| Critères: fh extracon collègues médical grossexe travail fsoumise vengeance portrait humour | ||||
| Auteur : Côté coeur côté cul (Des mots, des maux, délires, fantasmes et servez très chaud) | ||||
Enfant, c’était un p’tit bonhomme rondouillard et tranquille. Personne ne se souvenait l’avoir entendu pleurer, crier, ni se plaindre. D’ailleurs, personne ne se souvenait de lui, tout simplement. Le rêve secret de tout parent : un enfant silencieux, quasi invisible, indécelable dans sa bulle de transparence.
Son absence aux repas était détectée le plus souvent au moment où, desservant la table, sa mère apercevait une assiette n’ayant pas servi.
Si on le cherchait dans le quartier, inutile de demander aux voisins : personne ne l’avait vu. On le retrouvait par hasard, beaucoup plus tard, dans le jardin qu’il n’avait pas quitté et que l’on avait déjà exploré en vain. C’était à un point tel que sa maman l’oubliait souvent dans tous les coins possibles et imaginables : supermarchés, plage, école, ou tout simplement dans sa chambre. Il se racontait même qu’un jour, à l’occasion d’un retour de vacances, ses parents l’avaient tout bonnement laissé sur une aire d’autoroute proche de Dijon et ne s’étaient aperçus de son absence qu’à Paris. Ils ne récupérèrent leur progéniture qu’à Strasbourg, là où un couple, après trois heures de route, avait fini par s’apercevoir de sa présence sur le siège arrière de leur véhicule. Bref, un cas d’école.
Son adolescence se déroula dans cette sorte d’anonymat. À l’école, au collège, au cours de ses activités comme à la maison, c’était toujours la même chose : il se fondait si bien dans le paysage que personne ne le remarquait. Son adolescence fut un enfer ; le regard des filles semblait le transpercer afin de mieux admirer celui qui se trouvait derrière lui. Il ne fut jamais sélectionné, choisi, nominé ou reconnu, bien sûr, pour aucune de ses qualités. Il traversa toutes ces années dans un incognito si parfait qu’il en frisait l’invisibilité.
À la fin de ses études, il décrocha un job de secrétaire médical dans un hôpital où ses premières années se passèrent sans anicroche. À condition bien sûr de ne pas considérer comme anicroches les nuits passées, enfermé dans certains locaux, qu’une femme de ménage trop pressée et ne l’ayant pas remarqué avait fermés à clé.
Avec le temps, il était devenu philosophe et effectuait correctement son travail, se montrant toujours sympathique avec son entourage, pour peu, bien sûr, que l’on s’aperçoive de sa présence.
Cette vie, bien réglée, morne et solitaire, aurait pu perdurer jusqu’à la nuit des temps, ou du moins, en ce qui le concerne, jusqu’à l’aube de sa retraite ; mais le destin, un soir, en avait décidé autrement.
Comme à son habitude, il sillonnait l’hôpital, poussant son petit chariot surchargé de dossiers, les répartissant méticuleusement d’un bureau à l’autre. Il vint, au détour d’un couloir, à télescoper Séverine, une infirmière de nuit qui arrivait en sens inverse afin de prendre son service. Les dossiers, expulsés par le choc, suivirent un plan de vol improbable à connotation anarchique, pour enfin se rassembler en un tas informe à deux mètres de leur pas de tir.
Rouge, piteux, se confondant en excuses, il essaya tant bien que mal de faire réintégrer les feuillets indisciplinés dans leurs pochettes respectives. Les mêmes feuillets qui, sous l’impulsion de sa maladresse, reprenaient aussi vite le chemin de la liberté.
Tout d’abord excédée, Séverine, amusée de sa gaucherie, se baissa pour lui venir en aide. Elle était en train de se demander qui pouvait bien être cet ahuri qui lui rappelait pourtant vaguement quelqu’un quand elle surprit le regard de l’homme plongeant furtivement entre ses cuisses. Accroupie comme elle l’était, la vue devait être imprenable ; suffisamment, tout au moins, pour ne pas laisser un individu de l’autre sexe indifférent.
Bonne fille, émoustillée par cette marque d’intérêt, elle fit en sorte, sans en avoir l’air, de prendre une position plus avantageuse afin qu’il puisse admirer plus facilement le sexe nu et lisse qu’elle arborait sous sa blouse blanche. Proche de l’apoplexie, cramoisi, le souffle court, conscient de l’incongruité de la situation, il essayait vainement de détacher les yeux de ce sillon soyeux qui, sans sa parure de fourrure, paraissait encore plus impudique, provocateur et… tentant.
Il en détaillait les contours, les lèvres légèrement ourlées, un peu ouvertes de par sa position, la vulve que l’on devinait, plus sombre, le clitoris proéminent. Il en pressentait la moiteur, la douceur, en imaginait le toucher si, par audace, ses doigts osaient se refermer sur lui. Elle se releva tout à coup, brisant le charme.
Depuis qu’il travaillait là, il l’avait souvent observée à la dérobée. Séverine, c’était son rêve impossible, il en ramenait la vision le soir dans sa chambre ; il l’imaginait là, lascive et nue sur son lit. Elle s’offrait à lui sans retenue. Il la possédait sauvagement, tendrement, jusqu’au petit matin.
Pourtant, c’était seul et taciturne qu’au réveil il prenait son petit déjeuner.
Ils restèrent un moment silencieux, face à face. Tout en observant le balourd, l’esprit de Séverine vagabondait. Sans être attirant, il n’était pas laid. De plus, un contentieux du jour avec son mari, dû à son addiction au football, n’avait pas encore trouvé de représailles à la hauteur ; et par manque de chance, Loïc n’était pas de service ce soir. Elle prit alors, comme elle en avait l’habitude, une décision rapide.
Un sourire gourmand se dessina sur ses lèvres et elle envoya au garçon une œillade assassine propre à le transformer en porte-serviettes. Elle reprit sa route, ondulante, le long du couloir non sans l’avoir auparavant invité à la rejoindre dans son bureau, son service terminé. Il la suivit du regard jusqu’à ce qu’elle disparaisse de son champ de vision. Opinant encore machinalement de la tête, tétanisé, bouche ouverte, un léger filet de salive coulant aux commissures des lèvres. Sans plus y prendre garde, ses mains laissèrent échapper les dossiers si difficilement ramassés et formant déjà un joli petit amoncellement à ses pieds.
Il effectua fébrilement sa tâche en se demandant s’il aurait le courage de franchir les deux étages qui le séparaient de la jeune femme. Avait-il bien compris ? S’était-elle moquée de lui ? Avait-elle changé d’avis ? Que voulait dire la lueur qu’il avait vu danser dans ses yeux ? Pourquoi cette invitation ? Était-ce réellement pour un simple café, ou…
Quand il arriva, fébrile, au troisième étage du bâtiment, la nuit avait déjà recouvert celui-ci d’un voile complice. La pénombre des couloirs, les bruits provenant des entrailles de ce grand vaisseau, les chuintements incessants des ascenseurs dans leurs perpétuels va-et-vient, le claquement d’une porte, une sonnerie, lointaine, quelque part… Il était dans son environnement, et malgré le stress cela avait quelque chose de rassurant… de bon augure.
Du fond du couloir il vit la tache de lumière que créait l’éclairage du bureau dont la porte était ouverte. Tremblant, il s’en approcha tout doucement, comme s’il avait peur de ce qu’il allait y trouver et frappa si faiblement que l’on aurait pu penser qu’il ne voulait pas être entendu. Une voix venant de l’intérieur lui enjoignit pourtant d’entrer ; ce qu’il fit, non sans une certaine appréhension.
Quand elle le vit pénétrer dans son bureau, Séverine regretta presque ses avances. Il avait l’air si gauche, si emprunté, tellement petit garçon penaud, pris en faute, qu’elle se demanda ce qu’elle avait bien pu lui trouver. Et surtout… que pouvait-elle attendre des performances d’un tel amant ?
Fataliste, elle s’approcha de lui avec la ferme intention de prendre la direction des opérations. Elle marqua un temps d’arrêt à quelques centimètres de son visage, puis ses mains virent tout naturellement enlacer la nuque du garçon, l’attirant jusqu’à ce que leurs lèvres se joignent. Au premier contact, elle se surprit à penser que celles de son partenaire étaient douces et chaudes, pulpeuses. Celui-ci par ailleurs ne perdait pas de temps : la main droite partie en reconnaissance explorait déjà le côté pile de son anatomie, là où sa petite blouse blanche dessinait une si jolie courbure, l’attirant à lui tandis que de sa main gauche il emprisonnait un de ses seins. Émoustillée et agréablement surprise, elle l’entraîna.
Ils trouvèrent refuge dans la petite laverie attenante au bureau, espace exigu mais tranquille qui avait dû à maintes reprises abriter les amours aussi tumultueuses qu’interdites des bipèdes du secteur.
Prenant alors la direction des opérations, il la saisit avec une ardeur qu’elle n’aurait pu imaginer de la part de l’empoté maladroit qui l’avait bousculée tantôt. Le fragile rempart qui lui servait de vêtement faillit en être la première victime. Par mesure de précaution, elle s’en débarrassa au plus vite pour s’offrir, dans le plus simple appareil, à son amant. Celui-ci se dévêtit avec la même ardeur et bientôt ils roulèrent, complètement nus, sur les sacs de linge empilés.
Mais il était écrit que dans cette aventure, elle était encore loin d’arriver au bout de ses surprises.
Ses mains, parties en exploration afin de vérifier si la fougue de l’homme tenait ses promesses et éventuellement d’en mesurer les proportions, lui rapportèrent une information… de taille ! Elle ne put s’empêcher de vérifier de visu ce que son sens tactile lui apprenait. Et elle ne fut pas déçue : le pieu de chair palpitante qu’elle tentait d’enserrer de ses mains était littéralement énorme. Une colonne de chair, épaisse et dure, courue de veines bleues, allant s’élargissant jusqu’au gland, champignon majestueux.
Profitant de la situation, le garçon ne la laissa pas revenir de sa surprise. L’empoignant fermement par ses cheveux à hauteur de la nuque, il la força à se courber davantage pour amener sa bouche là où il le voulait.
De près, l’objet était encore plus impressionnant : sa main ouverte, loin d’en faire le tour, semblait minuscule en comparaison. De toute sa vie – pourtant bien remplie – elle n’avait vu ni même imaginé pareilles proportions. Elle ouvrit la bouche aussi fort que possible pour l’accueillir ; mais, à sa grande déconvenue, celle-ci vint se plaquer sur le gland sans pouvoir l’engloutir. Conquise autant par cette chose que par la tendre violence dont son amant faisait preuve, Séverine, toujours solidement empoignée par sa chevelure, se laissa promener longuement des testicules au sommet de cette bite inespérée, jouant comme une folle de sa langue.
Toute retenue l’avait depuis longtemps abandonnée. Le ventre en feu, la vulve béante faisant entendre un clapotement significatif, inondée de longs jets de cyprine. Ses hanches, dans un mouvement irrépressible de va-et-vient, semblaient appeler le mâle à la couvrir. La seule pensée tant soit peu cohérente se rapportait à la question de savoir si ce gigantesque phallus pourrait forcer le barrage de ses lèvres, même si parfaitement lubrifiées.
La main qui la tenait décrivit un arc de cercle, l’arrachant bien malgré elle à son nouveau jouet, tout en la faisant s’allonger sur le dos. Desserrant son étreinte au niveau des cheveux, l’homme la saisit par les poignets et, les ayant réunis sous elle, il les lui maintint réunis fermement sous les fesses. Séverine se sentait complètement à sa merci, captive, et cela décuplait son excitation. Le bassin largement soulevé par la position de ses mains prisonnières et les cuisses écartelées par les épaules de son amant, elle offrait un spectacle de choix au spectateur attentif : une vulve ruisselante, ouverte et palpitante.
Elle vit sa tête se pencher sur elle et ferma les yeux, espérant le contact. Les lèvres se posèrent sur son clitoris déjà fortement érigé, provoquant un sursaut qui la cabra davantage sans pour autant desserrer l’étau qui la comprimait. Un cri rauque s’échappa de sa gorge. Puis la langue entra en action, s’insinuant dans la fente bien huilée, titillant le petit bouton à sa racine, l’encerclant puis repartant plus bas, effleurant l’anus tout frissonnant sous la caresse pour revenir à son point de départ. Elle haletait ; sa respiration forte était entrecoupée de râles et de plaintes.
Soumise, elle s’offrait sans pudeur. Ses hanches, saisies de frénésie érotique, lançaient son sexe avide à la rencontre de cette langue qui la rendait folle. L’intérieur de ses cuisses ruisselait de cette liqueur qui giclait par petits jets de sa chatte et qui, suivant la pente naturelle, coulait le long du sillon, inondant l’anus et jusqu’à ses mains toujours maintenues sous elle. Les gémissements firent place à des plaintes de plus en plus fortes jusqu’à ce que tout à coup son corps s’arc-boute, tendu comme un arc tandis que sa tête allait d’un côté et de l’autre à toute vitesse et qu’un long cri s’échappait de ses lèvres. Elle jouit longtemps, intensément.
Le garçon ne lui laissa pas beaucoup de temps pour récupérer. Lui lâchant enfin ses poignets endoloris, il remonta le long de son corps et s’écrasa sur elle. Encore sous le choc de la boule de feu qui avait ravagé son corps et son esprit, une panique irrationnelle s’empara d’elle en se rappelant tout à coup l’organe de l’individu qui s’apprêtait à la pénétrer. Elle tenta d’échapper à l’étreinte de l’homme sans savoir elle-même si c’était là son choix ou plus simplement une manœuvre destinée à exacerber son désir de soumission…
C’est en ressentant une formidable poussée à l’entrée de son vagin qu’un sursaut plus violent la saisit. Affolée comme une jeune vierge qui vient de se rendre compte un peu trop tard du piège qui se referme sur elle, elle se débattit avec un ressaut de vigueur qui ne parvint pourtant pas à désarçonner son tortionnaire. Elle ânonnait encore de vagues protestations entrecoupées de « Non, je ne veux pas… Pas ça, non… Non ! » quand elle sentit céder, sous la pression, le fragile rempart de ses lèvres intimes s’écartelant pour laisser le passage au monstrueux intrus.
Oubliant qu’en réalité elle était la seule et principale instigatrice de cette situation, elle éclata en sanglots sous l’effet de cette pénétration comme s’il se fût agi d’un viol véritable. Cet instant d’émotion fut de courte durée. La monumentale verge, tendue, dure et noueuse qui lui forait le ventre rallumait dans son cerveau des myriades de petites étincelles de plaisir qui se répercutaient dans toutes les parcelles de son corps. Centimètre par centimètre, celle-ci se frayait son chemin dans son petit nid chaud et ruisselant. Sous l’effet de l’excitation, son bassin avait recommencé un ballet désordonné autour du pieu énorme qui semblait la clouer au sol. À mi-chemin – ce qui d’ailleurs correspondait à la pénétration entière d’un engin de bonne taille – le garçon se retira lentement, faisant jaillir le gland de la fente, accompagné en cela d’un jet de liquide qui l’éclaboussa jusqu’aux testicules. L’orifice, béant, en gardait l’empreinte. Il n’eut pas le temps de reprendre une forme plus réduite, car d’une poussée plus énergique que la première, l’homme, d’un coup de reins, avait envoyé sa queue plus profondément. Le résultat ne se fit pas attendre sur Séverine qui, à partir de ce moment, perdit toute maîtrise.
Agitée des pieds à la tête par des spasmes incontrôlables, râlant d’un plaisir si violent qu’il en devenait douloureux, son ventre n’était plus que fournaise délivrant des flots de liquide chaud et odorant où ils baignaient maintenant tous deux. Cette lubrification opportune propulsa le jeune homme de plus en plus profond à chaque coup de boutoir pour qu’enfin il vienne buter sur le mont de Vénus de sa partenaire. Empalée jusqu’à la garde, Séverine, comme saisie de folie, n’était plus qu’un cri. Tout en la besognant de plus en plus rapidement, il saisit le clitoris de sa partenaire qu’il roula entre ses doigts, achevant de précipiter Séverine dans un délire orgasmique.
Elle jouit comme une possédée, secouée de soubresauts, poussant sans discontinuer des hurlements plaintifs qui se répercutaient le long des corridors endormis, réveillant de-ci de-là personnel et malades inquiets.
Cédant à l’émotion après le plus brutal orgasme de sa vie, Séverine, accrochée au corps de son amant, sanglotait à chaudes larmes. Son compagnon, redevenu plus tendre, la serrait amoureusement contre lui. Les pleurs s’atténuèrent peu à peu et le va-et-vient démoniaque du pénis recommença, lentement tout d’abord, puis accélérant. Action qui entraîna les mêmes effets dévastateurs chez la jeune femme. Quand ils se séparèrent, Séverine ne tenait plus sur ses jambes, anéantie par cette séance mémorable. Jamais l’expression « s’être fait défoncer » n’avait pris pour elle autant de signification.
Son mari, surpris de la voir si exténuée au petit matin, ne lui demanda pas – contrairement à ses habitudes – à bénéficier de ses faveurs ; peut-être aurait-il été troublé de se sentir aussi à l’aise dans ce vagin qu’il connaissait pourtant si bien…
Les glapissements énamourés de Séverine servirent-ils de « bruits de couloir » dans cet univers clos où le bouche-à-oreille fonctionne tout aussi bien que le bouche-à-bouche ? Toujours est-il que les jours suivants, l’univers de notre petit secrétaire bascula, quittant son statut d’homme invisible pour celui de personnalité connue. De jour en jour, il lui semblait que la chape de transparence qui l’avait toujours nimbé se désagrégeait progressivement.
De plus en plus de gens se mirent à le saluer en le croisant dans tous les coins de l’hôpital ; les regards s’attardaient, surtout ceux des jolies filles, mais aussi quelquefois celui des moches. Il ne pouvait plus faire un pas sans être reconnu, flatté, dragué… ni prendre un ascenseur sans qu’une ou deux infirmières, aides-soignantes, secrétaires, se glissent dans la cabine en lui lançant des regards alanguis jusqu’à l’arrêt de l’appareil.
Les premières semaines furent un peu difficiles, car vivre au grand jour est un traumatisme pour celui qui n’a toujours côtoyé que l’ombre. Puis, petit à petit, l’habitude s’installant, il se mit à apprécier cette sortie d’anonymat. Entre-temps, il avait bien sûr revu Sandrine dans ce petit local qui était devenu leur refuge, mais un soir il suivit le fessier ondulant et racoleur d’Audrey qui le poursuivait de ses avances depuis plusieurs jours. C’est à cette occasion qu’il découvrit que chaque étage possédait le même genre de petits locaux propices aux ébats.
Propices, certes, mais pas insonorisés ; et au niveau vocalises, sa nouvelle amie n’avait rien à envier à Sandrine… Tout l’étage put profiter à l’envi des plaintes, gémissements et hurlements divers. L’effet ne se fit pas attendre : dès les jours qui suivirent, sa réputation dépassa les murs de l’établissement et les conversations roulèrent bon train jusque dans les cafés alentour. Son aura rejaillissait sur ses relations avec la gent féminine. Chloé réussit à le coincer un soir au secrétariat où leur relation mit fin prématurément à la paisible existence d’un bureau pourtant encore dans la force de l’âge.
Il avait trop souffert de la solitude pour renier cette reconnaissance soudaine ; alors il y prit goût. Il y eut aussi la petite jeune fille préposée au ménage du troisième, puis quatre infirmières du service gériatrie, trois en pédiatrie, plus une sage-femme… pas si sage que ça d’ailleurs ! La secrétaire de direction, quelques filles de salle, deux médecins-chefs, une nuée de représentantes en pharmacopée de toutes sortes ainsi que la jeune responsable de la morgue qui, malgré des hurlements déchirants, n’arriva à ramener aucun de ses pensionnaires à la vie. Puis il arrêta de compter…
Fait troublant, quelques mois plus tard, l’hôpital dut faire face à une recrudescence de naissances dont le point commun était – pour les enfants mâles du moins – de naître avec un membre hyper développé. Ce fut d’ailleurs le cas pour la femme du directeur qui mit au monde un sympathique poupon dont le père s’enorgueillit aussitôt à la vue de son rejeton dont le zizi dépassait largement de la couche… ce qui ne les empêcha malheureusement pas d’oublier le pauvre bambin à la maternité au moment de rentrer chez eux.
Bon sang ne saurait mentir…