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Temps de lecture estimé : 22 mn
10/07/16
Résumé:  Joey, en plein doute, finit par se débarrasser de Manon et de sa copine. Il compte prendre le large histoire de faire le point, mais Laure a besoin de ses services, alors bon prince...
Critères:  fh frousses extracon fsoumise hdomine contrainte fgode fsodo attache humour -fsoumisah
Auteur : Lokz            Envoi mini-message

Série : Résonance primitive

Chapitre 05
Résonance primitive - 5

Précédemment : Joey pensait pouvoir profiter d’un repos bien mérité après sa soirée trio avec les parents de Manon. Mais la petite chipie, toujours opportuniste, l’arrache aux bras de Morphée, et double la tentation.



Une fuite en deux temps. Voilà mon projet. Pendre le large, m’extraire. Laisser derrière moi mes compagnons de jeu, le temps d’un grand weekend, voire plus. Faire un break dans la tension. Manon a failli m’avoir ; il s’en est fallu de peu. Un contact, une proximité électrique aurait suffi à me faire abdiquer. Elle m’était apparue tel un ange sculpté dans l’ombre et la lumière. D’essence binaire. Divine tentatrice me dépouillant de ma raison, pour un retour direct au stade primitif. Je le constate ! Mon désir pour elle ne cesse d’enfler, malgré ma volonté, et à ne pas le satisfaire, devient sauvage.


Il m’aura fallu prendre l’air, une heure ou deux, d’une ballade frisquette, dans des rues désertes et silencieuses, pour échapper à leur emprise. Quand je rentre, vidé par mon errance, elles dorment enfin toutes les deux, hors de combat. La porte de chambre restée grande ouverte m’empêche d’allumer dans le salon, et m’oblige à me mouvoir dans une semi-obscurité. Sans autres bruits que le grincement de mes converses et le bruissement de mes habits, je me faufile jusqu’à la porte pour la fermer délicatement. Mais, dans l’encadrement, je les aperçois sans défense, à moitié nues, magnifiques.


La pénombre faussement pudique leur va si bien, que je reste quelques instants suspendu. La pleine lune tient son rôle et donne pleinement dans mes fenêtres. Quelques nuages fantomatiques la cernent, amplifient sa lumière crue, et m’offrent en spectacle blafard le corps de ces deux petites merveilles aux jambes empêtrées dans ma couette. Bloquant la mienne, je tends l’oreille et cherche leur respiration. J’imagine même, avec délice, l’odeur de leur corps qui s’imprègne à cet instant dans mes draps, et dans laquelle je me coucherai la nuit prochaine.


Je bloque sur Manon, et me demande quelle est la vraie raison qui me force à la repousser contre mon gré. Son âge ? Ses parents ? La morale irréfléchie ? Peur de la faire souffrir, ou qu’elle me fasse souffrir ? Souffrir, je sais ce que c’est, et Manon finira par l’apprendre tôt ou tard. Ce n’est qu’une question de temps. Tout le monde souffre un jour ou l’autre, et les souffrances du cœur, ou du cul, ne sont pas les pires. Vraiment pas.


Bien sûr, il y a ses parents libertins dans l’âme. Dans l’âme, mais jusqu’à quel point ? Le libertinage semble avoir des limites quand il s’agit de leur fille. Des libertins pas très libertaires au bout du compte. C’est dans l’air du temps. Son âge ? J’ai rencontré des gens de mon âge plus immatures, malgré le temps, malgré l’expérience. Des gens finis, avant d’avoir commencé à vivre vraiment, alors que Manon est pleine de vie, pleine d’envie, et qu’elle a tant à offrir…


Et puis notre différence d’âge est telle qu’elle nous ramène à la réalité, et éradique tout plan sur la comète nous concernant. Et puisqu’il n’y a pas d’avenir possible, pourquoi ne pas profiter du présent et céder au sens du vent ? Mais pas ce soir. Ni même demain… Non, bientôt ! Cette nouvelle certitude doit d’abord être éprouvée.


Au petit matin, vers 11 heures, je suis réveillé par le bruit de la douche et des éclats de rire en provenance de la salle de bain. Quelques instants plus tard, les deux mignonnes sortent pimpantes et emballées dans « mes » serviettes de bain. Elles traversent le salon en gambadant, et traînent dans leur sillage l’odeur sucrée de « mon » savon, puis me lancent un « bonjour Joey » en cœur joyeux, avant de disparaître dans la chambre sur un gloussement.


J’ai mal dormi. Mon canapé m’a semblé plus petit cette nuit, et plus étroit aussi. J’ai des courbatures, mais je reconnais que ce réveil est des plus agréables. Un peu plus tard, alors que je termine de faire le café, les deux petites gazelles réapparaissent habillées de leur robe de soirée sexy, s’installent dans le canapé, et attendent le service, les jambes croisées. Elles ont l’air frais et plutôt classe. Peut-être un peu moins Solène qui dissimule mal, sous une mèche, son cocard de la veille. Une fois les mugs servis, je rapproche mon fauteuil de bureau au bout de la table de salon, et avant de m’assoir de tout mon poids, j’attrape la poignée sous le siège, et libère le piston pour le faire remonter. Je les domine. Pendant qu’elles touillent leur café, je me roule une clope, tranquillement, un léger sourire en coin. Un coup de langue, une dernière roulade de doigts, et avant d’allumer, je lance :



Solène prend un air choqué, joue l’offusquée, mais ne la ramène pas. Manon ? Ben… c’est Manon. Alors :



Puis s’adressant à Solène :



Solène est gênée maintenant.



Solène s’inquiète de l’éventualité. Manon regarde par la fenêtre… évalue la distance ;



Elle a raison. Pourtant, j’ai plus d’une centaine de fenêtres en face de chez moi, et jamais je n’ai vu le moindre corps nu se balader, ou de couple qui s’envoie en l’air. C’est comme si ça ne baisait pas dans le quartier. Cinq minutes d’observation quotidienne ne suffisent sans doute pas à tirer une telle conclusion, mais il y a le son. Imaginez un quartier ramassé sur lui-même. Entre trois et quatre cents appartements à tendances verticales. Un quartier de classe moyenne relativement vigoureuse. L’été, toutes les fenêtres sont ouvertes pour grappiller un peu de fraicheur à la nuit, et l’emmagasiner pour la journée. Pourtant, en dix ans, une fois seulement j’ai entendu une femme jouir. Une fois !


Bon, je ne compte pas mon ex-voisin du dessus qui est un cas à part. Mi-homme, mi-éponge (surtout à vodka), ce dernier avait le coït bruyant plus que nécessaire, et une partenaire trop portée sur la vocalise porno des années 80, doublée sans conviction. Une horreur ! Mais le gâteau moisi sous la cerise pourrie, c’était son lit mal vissé et terriblement grinçant. Une rigidité structurelle trop lâche l’amenait à taper contre le mur sous le rythme de coups de reins bien trop bourrins pour être honnête. Tout l’enfer du tout en béton !



Un coup d’œil à Solène me suffit pour voir qu’elle n’est pas en accord avec Manon.



Là, Solène écarquille les yeux vraiment gênée, et pique un fard spectaculaire. Manon jubile, se régale de la mettre mal à l’aise. C’est son péché mignon. Dans mes délires de mécréant, je l’imagine à confesse, à genoux, les mains jointes, et déversant son flot de pêchés de chair et de luxure dans l’oreille d’un prêtre à sa merci. J’imagine des paroles salées, dans une voix de sucre, expliquant la douce damnation qu’est de sentir en elle des hommes de tout âge se décharger. Elle me fait rêver…



Les provocations de Manon, bien que toujours douces à mes oreilles, étaient devenues comme ces caresses souvent prodiguées, que l’on attend sans surprise, mais sans bouder son plaisir pour autant. Alors, quand d’une voix posée, sérieuse, et ne permettant aucun doute, elle me lâche :



Il n’y a pas ce petit sourire habituel ouvrant à l’esquive facile. Cette phrase hors propos et en décalage dans le ton me coupe toute réplique. Je reste muet, affrontant son regard d’où a disparu la gamine espiègle qui s’amuse à me tourmenter. Sait-elle déjà que j’envisage de lui céder ? Je réplique cinglant, plus que je ne le voulais :



Oui… mais non. Impossible pour elles de rentrer chez elles en robe beaucoup trop moulante. La retraite précipitée de leur soirée pyjama leur a fait abandonner sur place leur tenue de jeune fille modèle et sage. Je fais donc le taxi, après avoir cédé à leur supplique, et les trimballe à l’arrière de ma bagnole jusque chez cette fameuse Sandrine, qui ne nous reçoit pas des plus cordialement. Je suis garé en face d’une petite maison neuve d’un étage, au bout d’une rue dans un lotissement qui donne sur la campagne. Devant une façade quelconque, deux petits rectangles de pelouse encadrent une courte allée en pavé autobloquant qui mène à une porte d’entrée restée close. Je reste au volant, moteur éteint, ceinture détachée ; ça risque d’être long. Sandrine reste à sa fenêtre au premier, dominante, alors que Manon et Solène, juste en dessous et têtes levées, essaient de la raisonner.


Pas commode cette Sandrine. Dans sa bouche, les injures pleuvent à la cadence d’un Haddock au meilleur de sa forme, mais sans le côté fleuri de sa prose. Là, le registre tourne beaucoup autour de la prostitution dont leur mère serait familière, surtout dans des caves malfamées, et sur des parkings nocturnes. Il est question aussi d’immigrés pas toujours propres et fortement membrés. Manon et Solène gardent leur sang-froid, et essaient de l’attendrir en évoquant leur amitié de toujours ; c’est-à-dire d’un an et demi environ. C’est courageux.


Soudain, Sandrine disparaît de sa fenêtre qui reste grande ouverte. Une minute de silence, tout au plus, et les fringues des deux coupables jaillissent groupés, pour atterrir éparpillés sur la pelouse, rendant folle de colère leurs propriétaires. À leur tour de vider leurs chargeurs d’insultes, sans beaucoup plus de finesse, et tout en ramassant leurs frusques. Je perçois du mouvement aussi derrière les rideaux des maisons voisines. J’aperçois même des gens sur leur perron. Pour ma part, j’avoue que je me marre beaucoup de les voir se chiffonner comme des chiffonnières. Et le spectacle n’est pas fini. Sandrine tient une boîte à œuf dans une main à présent, et commence un bombardement en règle, et pas très adroit, de Manon et Solène, qui se replient vers ma voiture en hurlant comme des folles hystériques, leurs fringues plein les bras.

Ma voiture ! En plein dans la vitre de ma portière ! Évidemment, c’est plus difficile à louper une bagnole. Je sors pour calmer le jeu :



Et me mange un œuf en plein front. Ça n’a pas l’air, mais ça fait mal quand même. Je remonte en voiture et démarre pour me soustraire, pendant que mes deux petites salopes de passagères sont prises d’un fou rire magistral.



J’ai beau râler, rien ne semble pouvoir les calmer, et pas un vieux kleenex à portée de main. En plus d’être mortes de rire, elles se foutent de ma gueule sans aucune retenue.



Et elles s’esclaffent de plus belle lorsque l’une d’elles me tend une serviette hygiénique pour m’essuyer la face. Puis Manon enchaine :



Trop c’est trop, je freine fort et éprouve un plaisir sadique de les entendre s’écraser contre les sièges avant. Une fois arrêté, je descends et les expulse de ma bagnole avec leurs fringues, au milieu de la rue. Ça rigole déjà moins. Et quand Manon se rend compte que je ne rigole pas du tout, elle balbutie :



Je lui réponds avec un faux sourire et en reprenant le volant.



Puis je les laisse sur place. La semaine qui suit, je reste chez moi, et m’abstiens de tout contact humain direct. La télé en fond sonore, je zone sur le net, m’ennuie sur Facebook et déglingue quelques adolescents sur Planetside. J’évite le porno aussi, et préfère me faire la main sur c4d. Le soir, je me cale devant des films légers et déjà vus, et laisse mon esprit vagabonder. Je réfléchis beaucoup à l’humanité dans sa globalité. Je me demande à quel moment dans notre l’histoire tout s’est mis à mal tourner. C’est amusant et en plus ça décontracte (même si mes conclusions pour l’avenir sont toujours pessimistes).


Pendant longtemps, j’ai cru que le tapis dans lequel nous nous étions pris les pieds, était la religion. Mais la religion n’invente rien au final. Elle manipule des doutes, cristallise des peurs, et génère des conséquences souvent malheureuses. Je pourrais développer, mais il me suffit de regarder où nous en sommes après quelques millénaires de monothéisme et de religion de toutes sortes, pour constater son échec et sa responsabilité. Il n’y a jamais eu de paix dans le monde, ni de partage équitable, et encore moins de fraternité globale. Et pour ce qui est de l’amour, j’ai comme un doute. L’humanité n’a pas changé, elle est seulement devenu un peu plus psychotique, voire psychopathe, c’est tout.


Du coup, je suis allé plus loin, en me demandant si la glissade n’était pas intervenue le jour ou un petit malin avait découvert qu’en plantant des graines, il pourrait se passer des longues et sans doute fastidieuses promenades pour la cueillette quotidienne. Alors, autour du premier jardin apparaît aussi la première clôture, et le concept de propriété qui va avec. La suite, on la connaît. Il faut défendre ce qui pousse entre quatre murs. Contre les animaux, les murs suffissent. Mais, contre les congénères restés adeptes de la chasse et de la cueille, qui trouvent sympathiques ces concentrations de nourritures faciles d’accès, et qui se branlent du concept de propriété, il faut d’autres moyens. Plus piquants, plus tranchants, et plus organisés aussi.


L’agriculture n’est pas un coup de génie, c’est une idée de branleur qui a mal tourné. Mais, au fond, je pense que nous sommes des cons depuis le début. L’homme ne se contente jamais de ce qu’il est ou de ce qu’il a, il veut toujours plus, et trop souvent, à n’importe quel prix.


Vendredi, alors que je m’apprête à passer un weekend à l’image de ma semaine, Laure m’appelle dans la matinée et se propose de passer chez moi en fin de journée. « J’ai une idée bien vicieuse » me dit-elle, pour me convaincre. Je la crois sans mal et accepte de la recevoir, n’hésitant que pour la forme. Il n’a jamais été question qu’elle vienne chez moi pour baiser, ou pour autre chose. Comme il n’avait jamais été question que j’encule Aline, ou de vouloir baiser Manon. Alors, comme les principes sont périssables…


Elle arrive juste après le coucher du soleil, profitant de l’obscurité pour se soustraire au regard de la faune de mon quartier. Il faut dire qu’elle détonne dans le paysage. Elle détonne même dans mon appart. Elle se présente devant moi dans un trois quarts daim noir cintré, col montant et double boutonnage. Une large ceinture simplement nouée marque un peu plus son tour de taille. Autour du cou, une écharpe couleur anthracite répond au noir satiné de ses collants. Pour finir, des bottes en cuir bordeaux, dont les hauts talons lui font égaler ma taille. Et puis, ses cheveux couleur de feu léthargique, détachés, qui lui tombent sur les épaules…


Ce soir, Laure est une salope démoniaque que sa couleur de cheveux trahit à chaque instant. Une pute sublime dévouée corps et âme à sa tâche. Elle se tient, devant moi, le sourire trahissant son vice, en attente de châtiment. Comme c’est demandé gentiment, je ne me sens pas la force de lui refuser. Craignant tout de même de se faire jeter, elle garde son manteau et s’assoit du bout des fesses sur le canapé. Après avoir balayé du regard mon intérieur sans réelle curiosité, elle se lance ;



J’avoue que je suis surpris. Je la prenais pour une gentille conne facile à calculer, et là, je lui découvre un degré de subtilité que ma prétention avait occulté.



Je cherche la faille dans sa combine. Le risque est plus grand qu’elle ne le pense, et sa partie de jambes en l’air pourrait vite se transformer en cauchemar, et foutre en l’air ses projets d’avenir. Mais d’un autre côté… son plan m’excite à mort. Et elle l’a très bien compris d’ailleurs. Elle ôte son manteau, enfin sûre de pouvoir rester, et laisse apparaître une robe courte, moulante, à manches longues, gris souris, puis dénoue son écharpe sous laquelle se dissimulait un autre de ses colliers de chienne (avec anneau pour celui-ci).



Elle est mignonne ; elle pense à tout.



Sur ces mots, je pousse la table du salon pour dégager l’espace, et la saisit d’un doigt par l’anneau du collier. Je la fais mettre debout, et la place au centre du carré. Puis je prends mon temps, tourne autour, l’examinant comme un matériau brut à dégrossir, cherchant l’inspiration dans ses courbes. Son look de bourgeoise chagasse suscite l’outrage et l’envie d’irrespect… Je sais ce que je vais faire.



Je la saisis à la gorge ;



Pendant qu’elle se déchausse, je vais chercher un vieux drap au fond de mon armoire, et découpe de longues bandes de cinq centimètres de large environ, sous son regard dubitatif. Elle comprend évidemment où je veux en venir, et hésite entre l’idée qu’elle s’était faite et l’excitation de ce que je lui promets.



Une fois en position, j’attache ses poignets à ses chevilles, soigneusement et fermement, avec mes bandes découpées. Puis je la saisis par les pieds et la bascule en arrière. La voilà dos à plat, la tête un peu cassée par le dossier, jambes écartées/pliées et bras tendus en l’air, totalement à ma merci. Je flatte son entrejambe, le presse, et la regarde frémir de cette position follement indécente. Je bafoue sa beauté avec délice et en découvre une autre, plus sauvage.


Tu peux me faire tout ce que tu veux. Absolument tout. La phrase de Manon résonne dans mon cerveau, accélère mon souffle, attise mon vice. Laure me regarde, perverse. Elle se délecte de mes émotions qui font fondre mon masque. Sa respiration est forte pendant que je presse à pleine main sa chatte encore prisonnière. J’ai tout pouvoir sur elle, et ce sentiment de puissance est comme un shoot qui dilue ma raison.


Je me redresse et me dirige vers mon bureau. Il ne me faut que quelques secondes pour trouver ce que je cherche au milieu de mon bordel. Lorsque je reviens me mettre à genoux devant son cul en offrande, c’est pour faire jaillir, dans un coup de poignet, la lame de mon vieux cran d’arrêt. Le claquement sec la fait tressaillir, mais le défi dans ses yeux ne cède pas. C’est un cran d’arrêt de pacotille, mais il fera l’affaire. Un petit trou près de la couture de l’entrejambe et je déchire en grand son collant, libérant son cul et le haut de son ventre. Pour le tanga, pas le choix. Je promène la pointe quelques instants sur sa peau de rouquine, et je coupe, de chaque côté, au niveau des hanches. Si elle n’a rien dit pour le collant, elle se rebelle pour sa lingerie fine. Question de principe sans doute.



Elle a raison… Pour la faire taire, je lui fourre dans la bouche sans grand ménagement.



Elle ne râle plus. Faut dire qu’elle est facile à calmer. Deux doigts dans la chatte suffisent. Je suis rentré facilement, comme d’habitude. Je cherche son point G quelques instants et ressors mes doigts de son vagin qui reste ouvert. La position est affolante, grisante, et sans même réfléchir je plonge, happé, bouche ouverte sur ce fruit juteux. Je suis vorace. Ma langue est intrusive et passe du vagin à l’anus, cherchant à s’enfoncer toujours plus loin. Je l’entends gémir la bouche pleine, et vois ses yeux de folle braqués sur ma bouche. Pendant que je lui mange le cul, je prends conscience que le SM, le bondage, tous ces trucs de domination ne sont pas pour moi. Ils ne sont pas pour moi, parce que justement, je ne sais pas me dominer. Je finis toujours par partir en live, emporté par mon appétit, guidé par mes pulsions. Je suis mauvais joueur et les règles, les codes, m’emmerdent vite. J’ai besoin de ne pas savoir où je vais.


Mes doigts viennent en renfort de ma langue et emplissent l’orifice resté libre. Bon prince, je la libère de son tanga avant qu’elle ne s’étouffe avec. Aussitôt elle lâche, la bouche baveuse ;



Pour enfoncer, j’enfonce ; je suis en butée. Alors, je prends un peu de recul et lui fais le salut de Spock : Deux doigts dans la chatte et les deux autres dans l’anus. La main et l’avant-bras alignés, j’augmente la cadence en m’écriant :



Mais je ne suis pas sûr qu’elle comprenne ma blague. Elle gémit sous les coups, et plus elle gémit, plus j’accélère. Je veux qu’elle jouisse vite, avant la crampe ! Elle se tortille, cherche de l’air, et s’abandonne rapidement dans une longue plainte émouvante.


Pendant qu’elle récupère les yeux fermés, je caresse délicatement le contour de son sexe rougi, promène mes doigts sur son ventre, embrasse ses fesses avec l’envie de mordre. Est-elle rassasiée ? Bien sûr que non ! Les yeux toujours clos, elle réclame ;



Après une grande respiration au-dessus de sa chatte, je me lève et me déshabille. Je surprends son regard sur ma queue et sa langue sur sa lèvre supérieure. Frimeur, je me place debout face à elle, jambes légèrement écartées, et me branle doucement en admirant ses orifices.



C’est vrai que je m’en fous. Je prends un malin plaisir à promener mon gland le long de sa fente jusqu’à son anus sur lequel j’insiste avant de remonter. Elle ne proteste plus, suspendue par le doute sur mes intentions. Je glisse sur ses orifices, faisant mine de m’enfoncer à chaque passage. Pic, nique, douille… Je surveille ses réactions, essaie de lire ses pensées. Elle prend plaisir à mon petit jeu, et je la sens céder. Alors je me positionne à l’entrée de son cul sous son regard muet, et comme qui ne dit rien consent, m’enfonce d’une longue traite jusqu’à la garde. Elle la sent passer, malgré mes préliminaires. Les sourcils plissés, la bouche en plainte, partagé entre douleur et plaisir, elle conclut dans un soulagement :



Elle me fait rire. Alors, toujours bon prince, je l’encule doucement, les yeux dans les yeux. La position n’est pas des plus confortables mais le spectacle que nous nous donnons vaut l’effort. J’accélère. Mais très vite, cette fascination dans son regard, me rend complètement dingue, et m’oblige à revoir mes prétentions à la baisse pour ne pas jouir trop vite.


J’aimerais la traiter de pute, de chienne, de salope, pour exulter et faire redescendre la pression, mais les mots ne sortent pas. Alors, avant la limite, je me retire d’un coup sans prévenir et la laisse ouverte aux deux bouts, étonnée et frustrée.


Je me relève, la bite à la main, le regard fiévreux devant ce cadeau lubrique mal déballé. Son indécence est totale. Sa crudité m’inspire, et je sors l’appareil photo pour l’immortaliser plein cadre. Cette fois, elle se laisse prendre, complice. Puis, pour la rassurer, je lui dis :



La salope ! Elle en veut encore.



Je m’éclipse quelques instants et reviens avec le gode-ceinture de Manon dans une main. Laure écarquille les yeux devant la taille de l’objet et semble vraiment craindre pour son cul maintenant. Mais sa curiosité l’emporte :



Il y a une pointe de jalousie dans sa question, qu’elle tente d’occulter et qui me fait doucement sourire. Et c’est comme ça depuis la première fois où je lui ai parlé de Manon. Serait-elle jalouse parce que je ne la baise pas ? Parce que je ne lui cède pas ? Jalouse du respect qu’elle imagine que je lui porte ? Jalouse de notre jeu de séduction qui s’éternise ? Les gens sont si compliqués parfois…



Elle accepte avec une facilité déconcertante le gode que j’utilise comme une arme blanche, et que j’enfonce et ressors complètement de sa chatte, dans un bruit humide, limite obscène. J’y vais fort et vite, et me demande quelles sont ses limites, tout en sentant les miennes se dissoudre devant le spectacle cru de sa chair avide. Avide, c’est le mot, et je me sens aspiré, prêt à tout pour la satisfaire. Je pourrais lui mettre mon poing si elle me le demandait.


En attendant, je lui présente le gode devant la bouche, et la regarde tendre le cou comme un oisillon affamé pour essayer de le sucer. Je joue à le soustraire à sa langue tendue, puis, encore plus bon prince, lui cède sa récompense. Elle se délecte comme toujours de son jus en gémissant. Quelle magnifique salope !



Évidemment, ça rentre tout seul, et je ne me sens pas à l’étroit. Du coup, je cherche à stimuler son point G en la pénétrant de haut en bas, et lorsque je sens monter la jouissance, je l’aligne dans l’axe du canapé, la tête contre l’accoudoir, et reprends la profondeur en me vautrant sur elle de tout mon poids. Elle est coincée, et accompagne à peine mes coups. Le coït est bref mais tout en puissance, et je me déverse en elle, foudroyée, la bouche ouverte collée à l’accoudoir, sous ses « oui » d’encouragement et de satisfaction.


Nos respirations s’atténuent doucement, et le silence n’est plus troublé que par les bruits lointains de la rue. Je me sens extrêmement bien, à la fois léger et lourd sur son corps encore entravé. Je voudrais rester en elle, ne plus en sortir et m’endormir, mais…



Je me redresse d’un coup et lui demande d’attendre. Je fonce à la salle de bain, reviens avec une petite serviette que je glisse sous son cul, puis attrape l’appareil photo et lui dis :



Ce qu’elle fait sans aucune pudeur. Les clichés sont crus et obscènes. J’imagine son mec tomber dessus. Le choc, dans un premier temps. Puis la curiosité qui précède la fascination, et le désir, ensuite, tôt ou tard, d’être acteur ou voyeur direct… ou le rejet total, et le dégoût. Quel drôle de jeu…


Une fois détachée, Laure se précipite dans la salle de bain pour évacuer le trop-plein, comme elle dit. Quelques minutes plus tard, elle ressort fraîche comme aux premières minutes de son arrivée. Évidemment, sous sa robe, sa chatte prend l’air en grand, mais elle a déjà la parade. Ce sera une surprise un peu coquine pour son homme, pour pimenter d’un peu de poivre la routine de leurs retrouvailles. Elle pense qu’il sera excité et heureux de la trouver si osée, si provocante. Je la crois sans mal.


Avant de me quitter, elle me dit merci, me promet de me raconter en détail le résultat de son perfide stratagème et m’embrasse tendrement sur la joue. Tendrement. Une dimension tellement en décalage avec ce que je crois d’elle que j’en suis ému. C’est une drôle de fille Laure. Dure dans l’impact des corps. Brûlante dans sa passion du vice. Amorale vertueuse, et tendre comme de la chair…


Et merde ! Je m’attache… Encore.