| n° 17275 | Fiche technique | 38623 caractères | 38623Temps de lecture estimé : 21 mn | 25/02/16 corrigé 07/06/21 |
| Résumé: Julien et Chloé sont amoureux l'un de l'autre. Nous aussi, bien sûr, mais depuis plus longtemps, ce qui fait que nous avons parfois envie de chair fraîche. | ||||
| Critères: fh 2couples hplusag fplusag jeunes couplus collègues essayage lingerie préservati échange journal | ||||
| Auteur : SophieF. Envoi mini-message | ||||
Fin décembre, je venais de mettre fin à une petite aventure avec un garçon qui devenait trop possessif, au point de vouloir que je quitte Olivier.
Olivier et moi n’avons plus besoin de nous mentir quand nous batifolons ailleurs, ce qui nous arrive de temps à autre, comme tout le monde ou presque, mais nous nous racontons tout, ce qui est plus rare.
Début janvier devait arriver au bureau un certain Julien, en stage pour trois mois.
Je me suis amusée à tenir un journal pendant cette période. Le voici.
Lundi 4 janvier
Mignon, en effet, ce Julien. Timide aux yeux bleus, mais bien bâti. Il ne me regarde pas vraiment. J’aurais dû l’installer en face de moi, et pas à côté. Merci madame, bien sûr madame… Je ne peux pas lui demander de m’appeler Sophie, pas encore. La fille l’attend midi et soir. Je les observe par la fenêtre. Ils sont manifestement très amoureux, en effet, ils s’embrassent, se tiennent par les hanches ou par la main. Elle est jolie. Je dis à Olivier qu’il a bon goût. Il me répond qu’il est avec moi.
Mercredi 6 janvier
Pense-t-il à cette fille quand nous faisons l’amour ? Moi, je pense à Julien. Il est si jeune qu’il ne doit pas tout savoir. C’est excitant d’apprendre à un jeune homme quelques gestes amoureux. Oui, amoureux, car il faut que je sois amoureuse pour baiser. Et l’on peut fort bien être amoureuse de plusieurs garçons à la fois, moi du moins.
Vendredi 8 janvier
Il s’apprivoise peu à peu. Il a un adorable sourire. Avec lui, je suis très professionnelle. Il me trouve hyper compétente, mais apparemment pas hyper séduisante. Olivier, que je rejoins aujourd’hui dans son bureau à midi et demi, après le départ de Julien, le regarde par la fenêtre s’en aller avec la fille. Quel cul, murmure-t-il. Mieux que le mien ? Non, mais le mien, il connaît. Elle se prénomme Chloé. Julien a mentionné sur sa fiche qu’il vit maritalement avec elle. Il a vingt ans, elle en a dix-neuf. Chair fraîche pour ogre et ogresse. Nous nous sentons une faim de loup.
Lundi 11 janvier
J’ai laissé mon soutif dans l’armoire. Dans mon bureau surchauffé, je suis en chemisier très décolleté. Je suggère à Julien d’enlever sa veste. Il le fait.
Il la dénoue. Plus tard, je me penche sur la feuille qu’il vient d’imprimer. Il voit mes seins, ne détourne pas les yeux et semble respirer un peu plus vite. En me redressant, je pose une main amicale sur son épaule tiède. Un jour, peut-être, je masserai ces épaules nues. Je le dis à Olivier qui trouve que je ne vais pas assez vite. Quelle impatience ! Il est vrai qu’il n’a personne en ce moment. Moi non plus. Nous n’avions pas cette envie, il y a dix ans. Nous nous suffisions.
Vendredi 15 janvier
Des gens ont dû jaser. Julien sait que nous vivons ensemble, Olivier et moi. Voilà qui ne me facilitera pas la tâche. Il ne faut pas qu’il s’imagine qu’Olivier serait jaloux. C’est pourquoi nous mettons au point un petit scénario, lui et moi.
Lundi 18 janvier
Olivier nous rend visite. Il salue Julien avec cordialité.
Puis il s’adresse à moi :
Et il s’en va. Julien voit encore mes seins. S’il est comme Olivier, il a envie de les caresser, de les sucer, d’en pincer les pointes érigées sous la soie si mince de mon chemisier.
Mardi 19 janvier
Et voilà. J’ai un peu menti sur mon âge, il fallait bien. Pour le récompenser, je me penche longtemps sur le tableau Excel qu’il vient d’imprimer. Il en réalise un autre, j’estime qu’il a besoin de mes conseils, nos doigts se touchent sur le clavier de son ordi, mon sein gauche pèse sur son épaule droite. Il en est ému, je suppose, car il est bien rouge. Bande-t-il ? Pour le savoir, je l’emmène devant un tableau de statistiques collé au mur. Oui, il bande, ouf !
Je dis cela à Olivier.
Mercredi 20 janvier
Jupe fendue. Finalement, c’est aussi bien qu’il soit à côté et pas en face. Il a une vue imprenable sur ma cuisse droite. Eh bien, il la regarde assez souvent, quand il croit que je ne le vois pas. D’une main discrète, il rectifie la position de sa bite, qui a tendance à grossir. Je la sucerai un jour, elle entrera en moi.
Vendredi 22 janvier
Je fantasme. Il serait assis à ma place, et moi sous le bureau, je jouerais avec sa braguette, écarterais slip, boxer ou caleçon… Il me rendrait ensuite la pareille, aspirerait mon clito alors que je causerais avec un visiteur. Il m’est arrivé de sucer ainsi sous son bureau un Olivier qui s’efforçait de rester impassible. Pour l’instant, c’est Julien que je désire. Serais-je en train d’en tomber vraiment amoureuse ? Mais je fais quand même l’amour avec Olivier, bien sûr, et toujours avec le même plaisir.
Lundi 25 janvier
Ma chatte lui plaira-t-elle ? Celle de Chloé ne doit pas être épilée. Olivier s’impatiente. Il aura Chloé pour la Saint-Valentin, je le lui promets. Il soupire : encore un mois à attendre ! Je rectifie : pas tout à fait. Il chipote, j’aurai Julien avant et lui rien. Si, moi, quand même ! Et il faut bien que j’aie d’abord Julien pour qu’il puisse avoir Chloé ensuite. Il s’incline et me demande si je crois qu’il pourra me voir baiser avec Julien. Pas impossible, si nous sommes tous les quatre dans la même chambre.
Mardi 26 janvier
Il faut que je m’active, si je veux qu’à la Saint-Valentin… Le 29, pot de départ à la retraite du vieux Francis. Je dis à Julien qu’il y est invité, et qu’ensuite il est d’usage de dîner tous ensemble. Olivier me dit que j’aurais dû inviter aussi Chloé. Trop vite ! Il ne va pas se jeter sur cette pauvre fille qui est amoureuse de mon Julien. Mon Julien, j’anticipe un peu bien sûr.
Jeudi 28 janvier
Je l’avertis qu’après le dîner, il est possible que la soirée continue ailleurs, et que je serais très contente s’il… m’y accompagnait. Ce sera avec plaisir, me répond-il. Alors moi :
Je me permets alors de prendre sa main dans la mienne et de la presser bien gentiment. Il ne la retire pas, au contraire, et presse à son tour la mienne. Premier geste de tendresse entre nous. Il est à moi demain ! Olivier est d’accord pour aller dormir ailleurs, évidemment.
Lundi 1er février
Vendredi, je caresse ses cheveux blonds, sa nuque. Il en ronronne presque de plaisir. Je m’assieds juste à côté de lui, devant son écran, et je pose parfois une main sur sa cuisse. Puis je m’enhardis à frôler son bas-ventre.
Je redeviens professionnelle :
Je monte sur l’escabeau. Julien voit mes cuisses en entier, et mon cul que ne cache guère la ficelle du string. Je descends, je lui souris. Il me prend dans ses bras. Premier baiser. Sa langue dans ma bouche, ses mains sur mes seins, puis sur mes fesses. Ma chatte contre sa bite bien bandée. Puis je recule :
Je badine avec l’amour. Vient enfin le soir. Au restau, Francis préside, comme de juste. Il veut que je sois à côté de lui, à sa droite. Nous avons un peu flirté, il y a quelques années. Lui aussi a peloté mes seins et mes fesses, mais les choses en sont restées là, j’étais fidèle à Olivier en ce temps-là, du moins pour l’essentiel. Francis n’a pas été content, il m’a dit que je méritais la fessée.
J’ai ri, bêtement. Par la suite nous avons échangé parfois quelques regards complices, mais il ne me touchait plus, j’étais à Olivier. Olivier qui est ce soir entre deux minettes du bureau. Il dormira chez l’une d’elles. Je me demande laquelle. Je parie sur la rouquine. L’autre, il l’a déjà eue. Francis me murmure à l’oreille :
Il a sûrement baisé pas mal de filles du bureau. Certaines sont ravies d’être fessées, sous un prétexte quelconque. Je ne détesterais pas, je crois. Après, il console par de petits bisous sur les fesses rouges, on me l’a dit.
Il porte les deux mains à sa poitrine :
Il se rengorge.
Elle ne s’appelle pas Amélie, mais Francis montre qu’il a des lettres. Je le soupçonne d’écrire en cachette des histoires salaces… Oui, un jour j’irai chez lui. Il me fessera parce que j’aurai trop attendu.
Je me tourne vers Julien qui est à ma droite et qui boude. Jaloux de Francis ? Ma main sur sa cuisse le rassure bien vite. Et revient à mon esprit un de mes fantasmes. La table serait recouverte d’une large nappe blanche tombant sur les genoux des convives. Je serais sous la table, j’irais d’un pantalon à l’autre, j’ouvrirais les braguettes…
Ce pourrait être Julien qui serait sous la table, il écarterait mes cuisses, mon string et les lèvres de ma chatte, il y glisserait sa langue. Puis il irait voir ailleurs, ce serait atroce, je serais folle de jalousie, mais je mouillerais comme jamais.
Le dîner prend fin. Il est arrivé à Francis de passer une main sur ma cuisse, et même un peu plus haut. Je l’ai laissé faire, bien sûr. Pratique, cette jupe fendue… J’ai raisonnablement bu. Julien un peu trop. Ça l’a rendu plus hardi, il a aventuré un doigt dans ma chatte, j’ai bien aimé. Il a léché ce doigt ensuite, en me regardant dans les yeux. Francis l’avait fait juste avant. Heureusement que leurs doigts ne s’y sont pas rencontrés !
Départ en boîte, pour ceux qui veulent. J’ai ma Clio, j’emmène Julien. Il est encore tôt, il n’y a pas grand monde, nous prenons une table et une bouteille de champagne. Olivier est avec sa rouquine. Ils se mettent à danser. Nous aussi. Quand nous retournons à notre table, nous y trouvons deux autres couples.
Ils sont mignons comme tout. Bien jeunes encore… Je rêve. Un animateur un peu vulgaire raconterait quelques histoires cochonnes, puis inviterait les jeunes et jolies filles ici présentes à monter sur scène et à gagner une bouteille de champagne en dévoilant leurs charmes. Les garçons mettraient la blonde qui est en face de moi au défi d’y aller :
Elle irait, se déhancherait au son d’une musique qui se voudrait lascive. Ôterait son t-shirt et son soutif noir, laisserait tomber sa jupe. L’animateur demanderait s’il peut toucher et sans attendre l’autorisation palperait seins et fesses. Puis annoncerait que pour une seconde bouteille de champagne, il faut enlever aussi la culotte ou le string. La blonde regarderait son copain et se mettrait toute nue, un projecteur éclairant alors violemment sa chatte. Poilue ou épilée ? La mienne est épilée, à la demande d’Olivier. Elle a plu aux spectateurs, un jour de juillet, il y a quelques années, quand j’ai gagné les deux bouteilles d’un mauvais champagne. L’animateur aurait bien voulu coucher avec moi, ensuite, mais ses grosses mains poilues sur mes seins et ma chatte ne m’avaient pas donné envie de lui.
Plaira-t-elle à Julien, ma chatte ? Il ne sera pas surpris de ne pas y trouver de toison, son doigt le lui a fait comprendre tout à l’heure.
Un des garçons veut danser avec moi. Pourquoi pas ? Julien ira bien avec une des filles. On se trémousse, puis vient un slow. Julien est resté à notre table, tout seul. Le garçon me serre de près, me touche les fesses, veut même m’embrasser. Je le repousse. J’ai trop peur que Julien s’en aille. Je le rejoins. Il me reproche d’avoir dansé avec ce type. Je tente de me justifier :
Il hausse les épaules.
Aïe, il va falloir faire attention. Sera jaloux et possessif, lui aussi, Julien… Encore un slow, la lumière se fait parcimonieuse.
Je pose dans la Clio une main de propriétaire sur son bas-ventre. Il ne bande pas ! Je démarre. J’arrête la voiture devant notre 18 de la rue Sainte-Opportune.
Nous prenons l’ascenseur. Julien ne tente pas de m’embrasser. Nous entrons. Je lui montre le canapé. Je m’y assieds à côté de lui. J’appuie la tête sur son épaule.
Il avale sa salive.
Je déboutonne un peu sa chemise et caresse sa poitrine. Ses petits tétons roulent sous mes doigts. Qu’est-ce qu’il attend pour s’occuper des miens ? Voilà, il s’y met enfin, après avoir écarté les pans de mon corsage. Puis vient un baiser fort agréable, poitrine nue contre poitrine nue.
Nous voilà dans la chambre. Les draps sont propres, je les ai changés ce matin. J’ai enlevé les lanières bleues qui permettent à Olivier de me clouer parfois sur le lit, écartelée et aveuglée, à la disposition d’amateurs de passage, comme il dit. Mais il n’en fait jamais venir.
Julien n’en finit pas de se déshabiller. Je comprends pourquoi. Il ne bande pas. Ça leur arrive. Ce n’est pas grave.
Il est nu et flasque. Je vais y mettre bon ordre. Le jet contre sa poitrine que je savonne. Puis vient le tour de ses couilles et de sa bite que j’ai plaisir à savonner également, à prendre en mains puis en bouche. Voilà, il bande. Je lui tends une serviette de toilette. Nous sommes vite secs. Pas moi, dans ma chatte. Direction le lit. Julien n’a pas de préservatif. Il y en a ici, Olivier prévoit toujours tout.
Il m’obéit. Je suis allongée sur le dos, j’attends son bon plaisir. Il caresse mes seins, y porte les lèvres. Puis écarte des doigts les lèvres de ma chatte et entre en moi sans autre forme de procès. Il jouit très vite, trop vite. Il va falloir remettre ça, mais nous avons tout le temps, toute la nuit.
Non. Il faut qu’il rejoigne Chloé. Bien sûr. Post coïtum animal triste ? Avec Olivier, ça se passe mieux.
Il va retrouver sa Chloé, grand bien lui fasse ! Olivier ne viendra que demain, avec sur lui l’odeur de la rouquine. La mienne sur Julien alarmera peut-être Chloé, s’il la réveille. À moins qu’il prenne une autre douche.
Samedi, Olivier, qui rentre peu avant midi :
Je raconte. Il rit :
Dimanche tout à fait satisfaisant, Olivier et moi nous passons des heures délicieuses au lit. Bien que nous n’en utilisions pas entre nous, évidemment, il a vérifié qu’il manquait un préservatif. Il pourrait me faire confiance. Moi je ne doute jamais de lui. Me prendrait-il pour une faible femme ?
Ce matin au bureau, j’ai encore ma jupe fendue et pas de soutif. Julien :
Je ris :
Mauvaise langue, va ! Quand on ne sait pas s’en servir… Ce garçon fait l’impasse sur les préliminaires, il a grand tort. Chloé appréciera Olivier. Julien croit devoir se justifier :
À 18 heures, Julien s’inquiète :
Nous nous dirigeons vers elle. Moi :
J’ai chantonné la dernière phrase. Ils doivent connaître, il y a eu une rétrospective Piaf récemment à la télé.
Et je lui applique une grosse bise sur chaque joue.
Mardi 2 février
Reproches attendus de Julien. Chloé n’est pas convaincue du tout, bien au contraire. Mes bisous en les quittant, et pourquoi avoir dit qu’Olivier et moi, toute la nuit…
C’était plutôt pour lui faire envie, à cette Chloé, un peu frigide. Elle pensera qu’avec Olivier l’herbe serait plus verte. Dans l’après-midi, archives. Escabeau. Julien veut absolument m’embrasser. Je le laisse faire. Il veut me tripoter.
Nous regagnons mon bureau. Je lui montre que j’ai envie de lui, mais que je me domine à grand-peine. Facile : soupirs énamourés, doux sourires navrés, regards tristes… et baiser sur les lèvres quand nous nous quittons, le soir.
Olivier est content. Pour lui ça roule, Raoul.
Il me tend son portable. Le numéro de Tiphaine est en mémoire. Forcément.
Mercredi 3 février
Ce matin :
À midi, il déjeune avec Chloé, comme d’habitude. À 14 heures, il est au bureau. Un quart d’heure après, le temps d’être certains que Chloé est repartie, nous nous rendons à pied dans la boutique de Tiphaine. Lingerie pour dames. Tiphaine regarde Julien avec intérêt et me fait un clin d’œil. Elle apprécie, j’ai bon goût. Me tend la clé de l’appart, situé au-dessus de la boutique. Nous y montons. Je referme la porte à clé, pour rassurer Julien. Tiphaine, qui pense à tout, elle aussi, a déposé une bouteille de champagne et deux flûtes sur la table basse de son salon.
La suite se passe… correctement, sans plus. Il ne faut pas attendre de Julien les excentricités qu’on se permet quand on se connaît depuis des années, mais nous faisons l’amour avec tendresse et plaisir. Il va trop vite la première fois, mais une petite demi-heure après, il est plus résistant et je jouis de manière enfin satisfaisante. J’avais plusieurs préservatifs. La suite se passe en gentils mignotages, il ne se lasse pas d’explorer mon corps, et moi le sien.
Je raconte à Olivier.
Jeudi 4 février
C’était prévu. Elle a dû faire tintin la nuit dernière.
Samedi 6 février
Hier, Chloé nous rejoint à 18 h 45. Elle avait pour consigne de monter et pas de nous attendre dans la rue. Voyant que Julien est seul avec moi dans mon bureau, elle fronce les sourcils. J’emmène tout le monde dans ma Clio. Olivier est à côté de moi, Chloé et Julien derrière.
Julien fait semblant de découvrir l’appart. Faux jeton, va ! Champagne. Je prépare le repas, Olivier m’aide, comme d’habitude, il aime bien faire la cuisine. Je crie depuis la cuisine :
Dîner normal, amical. Olivier est bienveillant, il dit que le stage de Julien se passe bien, qu’il travaille avec conscience et efficacité.
Je confirme. Nous apprenons que Chloé est inscrite à la fac de lettres, non loin du bureau, ce qui lui permet de déjeuner avec Julien, dans un snack voisin. Ses parents la subventionnent. Nous devisons agréablement dans le salon. Sur le canapé, Olivier me prend fréquemment dans ses bras et nous échangeons force baisers. Julien et Chloé, qui se tiennent très correctement, eux, ne veulent pas que nous les reconduisions, ils n’habitent pas très loin. Je le savais.
Olivier pense avoir correctement joué la comédie. Je m’indigne, il a donc fait semblant d’être amoureux de moi ? Il réplique que je sais très bien qu’il peut m’aimer et avoir d’envie d’une jolie fille, comme moi d’un joli garçon. J’opine, comme dit l’autre.
Lundi 8 février
Cette semaine, pas question d’après-midi libre. Julien doit tirer la langue. La langue ! Je me rattraperai plus tard. Olivier semble sûr de son affaire. On verra bien.
Jeudi 11 février
La Saint-Valentin, c’est dimanche. Mais Olivier me dit que ça se souhaite la veille.
Un scénario est mis au point.
Samedi 13 février
Ils seront ici dans une heure.
Hier après-midi :
Il croit que c’est pour baiser, mais il se trompe. Nous restons dans la boutique.
Elle me présente quatre cartons dans lesquels se trouvent d’adorables sous-vêtements très sexy.
Nous rentrons dans une des cabines de la boutique. Je suis vite toute nue.
Je me rhabille, nous sortons de la cabine.
Nous retournons dans la cabine. Même jeu : « mais non Julien, pas ici, pas maintenant, n’insiste pas voyons, demain soir, demain soir »…
Mini-slip imitation léopard. Boxer en résille, un autre en dentelle. String.
Elle fait voir.
J’en choisis deux, affriolantes en diable.
Coup de sonnette. Les voilà.
Lundi 15 février
Samedi, repas au champagne. Plus tard :
Julien prend Chloé dans ses bras, en me regardant tristement.
Les Blues pour flirter. Nous aimons bien, Olivier et moi.
Nous voici au milieu du salon.
Une seule applique, lointaine, éclaire à peine le salon. Julien et Chloé nous rejoignent. Puis nous changeons de partenaire à ma demande. Julien est ravi, ça se voit. Olivier danse tout à fait correctement. Pas de main sur les fesses de Chloé, mais un corps à corps affirmé, ventre contre ventre. Chloé ne se dégage pas. Elle a constaté que Julien m’embrassait sur les lèvres quand il croyait qu’elle ne pouvait pas le voir. Nous rechangeons de partenaire, à plusieurs reprises. Chloé ne se colle pas contre le corps de Julien, elle boude. Le CD est terminé. Pleine lumière dans le salon.
J’ôte mon corsage. Chloé voit bien que Julien ne ferme pas les yeux. Je mets le soutif. Il soutient, comme son nom l’indique, bien que ce ne soit pas vraiment nécessaire pour moi, mais ne cache rien des tétons.
Ils voient donc mes fesses. J’enfile la petite culotte en dentelle rouge et noire et je me retourne.
Chloé va-t-elle s’en aller, furieuse ?
Il lui donne le carton. Elle l’ouvre. Elle pourrait le refermer et tenter de dire à Julien qu’il est temps pour eux de s’en aller. Elle le regarde, et voit qu’il ne me quitte pas des yeux.
C’est gagné ! Elle ne nous tourne même pas le dos, et rageusement enlève chemisier et soutien-gorge trop classique, pour mettre celui que lui offre Olivier. Il ressemble au mien et dégage, lui aussi, les tétons. Il soutient, ce qui est utile chez elle.
Elle enlève jupe et slip, pour enfiler une petite culotte en dentelle rouge et noire, identique à la mienne. C’est à moi de déclencher la suite.
Shorty noir pour Olivier :
Olivier se déshabille en vitesse, il bande de fort belle manière. Il n’est jamais gêné de le montrer à une fille, ou à plusieurs. Mais il enfile quand même le shorty, à regret peut-être. Chloé le lui enlèvera bien !
Julien hésite. J’insiste :
Un chien de ma chienne pour Olivier, qui n’avait pas besoin de dire ça à Chloé !
Voilà. La suite s’est passée comme prévu. Lit conjugal pour Julien et moi, mais cette fois, Julien n’est pas gêné du tout. Olivier est avec Chloé dans la chambre d’amis.
À Chloé j’avais dit, en lui montrant nos deux mâles en rut :
Elle n’a pas dit non. Nous l’avons entendue gémir et même parfois crier, au cours de la nuit. Julien a compris que Chloé n’est pas frigide, quand on sait s’y prendre. Je lui ai appris à se servir de sa langue et à prendre son temps. C’était un service à leur rendre, à ces deux-là.
Nous avons passé tout le dimanche ensemble, les garçons en kimono et nous en nuisette. Olivier a fait l’amour avec moi, dans l’après-midi. Julien et Chloé nous regardaient, mais ensuite ils ont baisé ensemble, comme ils sont partis ensemble, le soir venu. Pas de gaîté de cœur, nous a-t-il semblé. Nous avons donc promis de les inviter souvent.
Lundi matin, Olivier a installé Julien dans l’ancien bureau de Francis, où se trouvent la rouquine et une autre fille.