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Temps de lecture estimé : 31 mn
02/02/16
Résumé:  Roméo et Flora doivent embaucher un stagiaire. Juliette décide de les espionner. Pour l'instant, rien à signaler ; Juliette, Eloïse et Roméo voient la vie en rose dans une parfaite entente sexuelle à trois.
Critères:  fh ffh fbi couplus grossexe travail voir photofilm facial fellation cunnilingu 69 fgode pénétratio fsodo hgode jouet théatre humour -théâtre
Auteur : Gufti Shank            Envoi mini-message

Série : Roméo et Juliette - Le stagiaire

Chapitre 01 / 06
Espionnage et ménage en rose à trois

Les personnages principaux :


Juliette – Une somptueuse jeune femme.

Cassandra – La meilleure amie de Juliette.

Roméo – Un beau jeune homme, le petit ami de Juliette.

Siriac – Le meilleur ami de Juliette, et le petit ami de Cassandra.

Eloïse – Une superbe jeune femme, qui vit avec Juliette et Roméo.

Flora – Une splendide jeune femme, troublante collègue de travail de Roméo.

Daphné – La sœur de Flora, avec qui elle partage tout.

Adelya, Hernan – Des jeunes gens qui postulent pour un stage dans l’entreprise où travaillent Roméo et Flora.


Les personnages secondaires :


Bud – Un livreur, amant occasionnel de Daphné.

Coline – Un agent immobilier.

Conrad – L’agent d’entretien dans l’entreprise où travaillent Roméo et Flora.

Gertrude – Une jeune femme qui postule pour un stage dans l’entreprise où travaillent Roméo et Flora.

Marcel – Le patron de l’entreprise où travaillent Roméo et Flora.

Raoul – Un ami de Cassandra et Siriac.

Des serveuses, des serveurs, des clients – de bars et de restaurants.

Des jeunes hommes – Amants occasionnels de Flora.






Acte I, scène 1

Lundi 2, 9 h 20

Un bureau

(Roméo, Flora)



(Tous deux sont assis dans de confortables sièges de bureau. Roméo, penché en arrière, parcourt un dossier. Flora, accoudée au bureau, est plongée dans un autre.)



Roméo : Je ne sais pas si on était pareil à dix-huit ans, mais ils manquent un peu d’originalité dans leurs lettres de motivation…

Flora : Hmmm, à dix-huit ans, je pense que j’avais autre chose en tête que réfléchir à la façon d’écrire des lettres de motivation…

Roméo (souriant) : Je suis pas sûr que tu aies jamais eu autre chose en tête, de toute façon…

Flora (se levant) : Oh, Roméo, mais voyons, pour qui me prends-tu ?


(Elle s’approche de lui en ouvrant légèrement son chemisier.)


Roméo (amusé) : Laisse tomber, tu perds ton temps.

Flora : C’est vrai ? Tes bobonnes t’ont épuisé tout le week-end ?

Roméo : Oui, voilà, c’est ça.


(Flora, toujours debout, se penche pour s’appuyer sur le bureau de l’autre côté de Roméo, offrant à ses yeux le décolleté de son chemisier déboutonné.)


Flora : Oh moi c’est pareil ! J’ai passé un week-end extraordinaire ! Si tu savais ! Déjà, vendredi soir, en sortant du boulot, je suis allée m’acheter un nouveau soutien-gorge, regarde…


(En ne se redressant qu’à peine, elle ouvre et baisse franchement son chemisier. Roméo, captivé, déglutit pesamment.)


Flora : Ensuite, j’ai revu une copine d’enfance avec qui on a fait les quatre cents coups quand on était jeune. Et là, tu n’imagineras jamais ce qu’on a fait. On a commencé par…


(On frappe à la porte.)


Flora : Entrez.


(Juliette entre.)


Flora : Oh là là !

Roméo (tirant discrètement sur son pantalon) : Tiens, mais qui voilà… salut, ma puce !

Juliette (froidement) : Bonjour, je ne dérange pas trop ?

Flora : Non, tu tombes bien, je racontais justement à ton homme que je m’étais acheté un nouveau soutien-gorge…

Juliette : Grrrr !

Roméo (se levant pour s’intercaler) : Ne l’écoute pas. Qu’est-ce que tu fais là ?

Juliette : Je suis en récup’ aujourd’hui et demain, tu avais oublié ? Et je voulais juste passer te faire un petit coucou. Mais visiblement, je tombe mal !

Flora : Mais non, qu’est-ce qui te fait croire ça…

Roméo : Bien sûr que non, ma puce, je suis toujours ravi de te voir.

Flora (à part) : Gna gna gna… Pfff !


(Juliette enlace Roméo et le serre contre son corps. Elle se recule soudain.)


Juliette : Mais… j’hallucine !

Roméo : Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ?

Juliette : Il y a qu’au cas où tu ne l’aies pas remarqué, tu as la gaule !


(Flora éclate de rire.)


Roméo : Euh… je…

Flora : Je croyais que vous l’aviez épuisé tout le week-end…


(Juliette lui lance un regard cramoisi.)


Roméo (maladroit) : Mais… c’est… de te voir, là, mon amour…

Flora (amusée) : Prends ta pelle et creuse…


(Juliette fulmine.)


Juliette : En tout cas, hors de question que je te laisse ici dans cet état-là !


(Elle se rapproche de Roméo, le repousse vivement jusqu’à une cloison, puis l’enlace de nouveau et presse son corps contre le sien en l’embrassant à pleine bouche.)


Flora : Ça va ? Je ne vous dérange pas trop ?


(D’une main, Juliette dégrafe le pantalon de Roméo et en extrait son sexe durci.)


Flora : Eh, mais tu vas tout de même pas…


(Sans décoller ses lèvres de celles du jeune homme, Juliette tend une main derrière elle et adresse à Flora un doigt d’honneur.)


Flora : Pfff !


(Juliette s’agenouille aux pieds de Roméo et referme ses lèvres autour de son gland gonflé.)


Flora : J’hallucine !


(Elle sort en claquant la porte.)






Acte I, scène 2

Lundi 2, 9 h 45

Un bureau

(Juliette, Roméo)



(Juliette est appuyée en avant sur un bureau, la jupe relevée ; derrière elle, Roméo, son pantalon baissé, et les mains sur les hanches de la jeune femme, la défonce à toute allure.)



Juliette : Aaaah ! Ouiiii ! Aaaaahh !

Roméo : Chhhut… ne fais pas trop de bruit.

Juliette : Je ne peux pas… hmmmm ! c’est trop bon !


(Flora entre.)


Flora : Pfff, toujours pas fini ? Allez, grouillez-vous, maintenant, faut qu’on bosse !


(Un instant passe. Flora soupire. Puis, affichant peu à peu un sourire malicieux, elle s’approche du couple qui poursuit de s’ébattre comme si elle n’était pas là.)


Flora (se massant la poitrine) : Faut peut-être que je vous aide un peu…


(Juliette cesse tout soudain de gémir et se redresse pour lancer des yeux noirs à Flora, qui continue de faire mine de se caresser. Roméo, lui, s’agite de plus en plus vivement, et grogne bientôt en se crispant par à-coups tandis qu’il serre plus fort les hanches de sa partenaire.)


Flora : Eh bien voilà… il ne te manquait pas grand-chose, tu vois…

Juliette (se redressant dès que Roméo se détend un peu) : Lâche-moi, que j’aille la tuer !

Roméo : Non, non, non ! Calmez-vous, les filles ! Flora, tu veux bien nous laisser encore deux trois minutes ?

Flora : Tes désirs sont des ordres, très cher…

Juliette : Grrrr !


(Flora s’éloigne et sort. Roméo s’écarte de Juliette ; tous deux se rhabillent à peu près.)


Roméo : Laisse tomber, ne réagis pas à toutes ses provocs, tu sais bien que c’est ce qu’elle espère.


(Il l’embrasse.)


Juliette : Mouais, n’empêche que tu étais dans un drôle d’état, quand je suis arrivée…

Roméo (soupirant) : Bon, je file aux toilettes me débarbouiller un peu. Si Flora revient, essayez de ne pas vous entretuer…


(Il sort. Juliette attend que la porte soit refermée, puis va rapidement l’ouvrir de nouveau et jette un œil à l’extérieur. Elle tire une chaise jusque derrière la porte et la cale pour en bloquer l’ouverture. En hâte, elle revient vers son sac à main qu’elle avait déposé sur un fauteuil, et en sort deux petits objets. Elle glisse une autre chaise jusqu’au pied d’une armoire, et s’en sert pour aller installer l’un des objets sur le dessus du meuble. Elle passe quelques secondes à l’ajuster, puis redescend, et va déposer l’autre objet, apparemment aimanté, sur le dessus d’une des lampes de bureau. Elle fouille encore dans son sac, en sort une télécommande qu’elle manipule quelques secondes en la pointant successivement vers les deux objets avant de la ranger, puis de remettre en place les deux chaises. Un moment s’écoule ; Juliette va-et-vient dans la pièce, jette un œil distraitement à quelques dossiers. Elle regarde de nouveau vers la porte, puis se dirige vers le bureau de Flora. Elle s’accroupit à côté du siège de la jeune femme pour envisager de fouiller dans son sac à main. La porte s’ouvre. Juliette se relève en hâte. Flora entre.)


Flora : Pouah ! Ça sent le fauve, ici !

Juliette (sur la défensive) : Je te préviens que…


(Roméo entre. Juliette s’interrompt.)


Juliette : Bon, je file, bonne fin de journée, travaillez bien !

Roméo : Merci d’être passée, ma puce !

Flora : Gna gna gna…


(Juliette et Roméo s’embrassent.)


Juliette : À ce soir, mon amour !

Roméo : À ce soir !

Juliette (à Flora) : Je te le laisse, maintenant. Il est mieux disposé pour travailler…

Flora : C’est un défi ? Tu penses que je n’arriverai pas à…

Roméo : Elle n’a rien dit de tel ! Allez, break !


(Juliette sort.)


Flora (grommelant) : Elle ne perd rien pour attendre…






Acte I, scène 3

Lundi 2, 10 h 40

Un bureau

(Roméo, Flora)



(Tous deux sont assis du même côté d’un large bureau encombré de nombreux dossiers qu’ils parcourent tour à tour.)



Flora : À mon avis, pas la peine de les passer encore une fois tous en revue. Ces trois-là se détachent nettement du lot, tu ne trouves pas ?

Roméo : Pfff…

Flora : Oh, arrête de bouder ! Franchement, vu ce que vous m’avez infligé ce matin, ta grognasse et toi, c’est moi qui devrais bouder !

Roméo : J’boude pas, c’est juste que ça me saoule déjà de devoir m’occuper d’un stagiaire, alors en plus, perdre du temps à devoir le choisir, ça me gonfle encore plus !

Flora : Justement, ne perdons pas plus de temps. Tu es d’accord pour qu’on reçoive ces trois-là demain en entretien ?

Roméo : Pfff…

Flora : Leurs lettres de motivation sont vraiment les trois meilleures.


(Un silence. Roméo parcourt distraitement les feuillets que lui tend Flora.)


Flora : Adelya, Hernan, et Gertrude. Drôles de prénoms…

Roméo : C’est con qu’ils aient pas mis de photo, on aurait juste choisi la plus jolie et puis voilà !

Flora : Voilà qui ferait plaisir à tes bobonnes…

Roméo : Pfff !

Flora : Hernan, à mon avis, c’est pas une fille. Mais si tu le trouves joli, on pourra le prendre…

Roméo : Pfff…





Acte I, scène 4

Lundi 2, 10 h 45

L’appartement de Juliette et Roméo

(Juliette, Eloïse)



(Les deux jeunes femmes sont assises dans le canapé, un ordinateur devant elles ; elles semblent captivées. On entend le son des voix de Flora et Roméo.)



La voix de Flora : Leurs lettres de motivation sont vraiment les trois meilleures.

Eloïse : J’en reviens pas, c’est vraiment efficace, tes trucs ! Bien joué !

Juliette : Ouais, le son, c’est bien, par contre, j’ai mal posé la caméra, on voit presque rien.

Eloïse : Ben si, on voit bien les seins de Flora…


(Juliette lui lance un regard sombre.)


Juliette : L’important, c’est que s’il se passe quelque chose, on le sache.

Eloïse : Ben avec ce que t’as fait ce matin, il devrait rien se passer aujourd’hui…


(Elle repousse l’ordinateur, puis se tourne et se serre contre Juliette en posant une main sur sa poitrine.)


Juliette : Attends, attends, j’ai comme un pressentiment.

La voix de Flora : Adelya, Hernan, et Gertrude. Drôles de prénoms…

La voix de Roméo : C’est con qu’ils aient pas mis de photo, on aurait juste choisi la plus jolie et puis voilà !

Juliette : Tiens ! Qu’est-ce que je te disais !

La voix de Flora : Voilà qui ferait plaisir à tes bobonnes…

Juliette : Grrrr !

La voix de Roméo : Pfff !

La voix de Flora : Hernan, à mon avis, c’est pas une fille. Mais si tu le trouves joli, on pourra le prendre…

La voix de Roméo : Pfff…


(Un silence.)


Eloïse : Bon, tu es rassurée ? Y a rien de bien grave jusque-là.


(Un silence. Juliette est crispée. Eloïse rabat soudain l’écran de l’ordinateur.)


Juliette : Eh ! Mais…

Eloïse : Allez, on passe à autre chose !


(Elle s’agenouille sur le canapé, à califourchon sur les cuisses de Juliette.)


Juliette : De toute façon, tout est enregistré, je regarderai ça tranquillement plus tard…


(Les deux jeunes femmes s’embrassent à pleine bouche. Eloïse presse sa poitrine contre celle de sa compagne et se trémousse, excitée par les caresses de Juliette qui a glissé une main sous ses fesses.)






Acte I, scène 5

Lundi 2, 16 h 10

L’appartement de Juliette et Roméo

(Juliette)



(Juliette est assise dans le canapé, l’ordinateur sur les genoux. Elle clique et glisse la souris à plusieurs reprises.)



La voix de Flora : Oui, Mademoiselle, votre curriculum vitae et votre lettre de motivation nous ont donné envie de vous rencontrer pour un entretien. Que diriez-vous de demain matin ?


(Eloïse entre, épuisée et en sueur.)


Juliette : Salut. Alors ? Ça a été ?

Eloïse : Oui, impec. Ça fait du bien. Et toi ? Toujours à espionner ?

Juliette : Oui, mais il ne se passe rien. Je regarde en accéléré.

Eloïse : À mon avis, tu perds ton temps. Tu aurais dû venir courir avec moi.

Juliette : Tiens, attends, regarde ça !


(Juliette clique sur quelques touches. Eloïse s’approche du canapé.)


La voix de Flora : …d’accord ? Et je compte sur vous pour m’aider à lui donner une bonne leçon.

Une voix masculine : Tout ce que tu veux, ma belle !

Une autre voix masculine : Ouais ! Du moment que tu t’occupes de nous.

Eloïse : J’hallucine !

Juliette : C’est qui, ceux-là ?

Eloïse : J’sais pas, on voit pas bien.

La voix de Flora : Allez, déshabillez-vous, il va bientôt revenir.

Les voix masculines : Ha ha ha !

Juliette : Et ils le font, en plus !

Eloïse : Tu l’as mal foutue, ta caméra, on voit rien !


(Un silence. Eloïse s’assoit. Les jeunes femmes contemplent l’écran avec intérêt.)


Eloïse : Ah bah, si, en fait, j’ai rien dit, on voit un peu…

Juliette : Comment elle fait ça ?!?

Eloïse : Oui, les deux comme ça dans la bouche, c’est étonnant…


(Un silence.)


Eloïse : C’est con qu’on puisse pas diriger la caméra à distance, parce que là, on voit pas ce qu’il lui fait.

Juliette : Ben qu’est-ce que tu crois qu’il lui fait ?

Eloïse : Je sais pas, si ça se trouve, il l’encule, et on voit pas…


(Juliette lui lance un étrange regard.)


Eloïse : Et elle va s’envoyer les deux, là, comme ça ?


(Un silence.)


La voix de Roméo (émanant de l’ordinateur) : Putain, mais j’hallucine !


(Juliette se crispe soudain en l’entendant.)


La voix de Roméo : Flora ! Qu’est-ce tu fous, là ?!

La voix de Flora : Hmme hhan ha hohè ha hyess !

La voix de Roméo : Hein ? On comprend rien, retire au moins ce que t’as dans la bouche !

La voix de Flora : J’te rends la monnaie d’ta pièce !

La voix de Roméo : Tu fais chier, Flora ! On a du boulot !

La voix de Flora : Joins-toi à nous, Roméo ! Quand y en a pour deux, y en a pour trois…


(On entend de l’ordinateur le son d’une porte qui claque.)


Eloïse : Yes ! Il est parti ! Il n’a pas cédé. Tu vois qu’on peut lui faire confiance.

Juliette : Mouais… Je me sentirais quand même mieux s’il trouvait un autre boulot.


(Toutes les deux regardent encore attentivement l’écran. On entend le son mêlé de gémissements plaintifs.)


Juliette : Mais c’est du délire ! Regarde-moi ça !

Eloïse : Oui, c’est pas juste un rôle de composition, elle aime ça, on dirait…


(Un silence.)


Juliette et Eloïse (en même temps, dégoûtées) : Aaah !

Eloïse : Sur les yeux, c’est un peu dégueulasse !

Juliette : En tout cas, en voilà un qui est rapide…

Eloïse (se levant) : Bon, tu la regardes finir l’autre, ou bien tu viens avec moi sous la douche ?


(Juliette la regarde en souriant, puis referme l’écran et se lève. Les deux jeunes femmes s’éloignent vers une porte en commençant de se dévêtir.)





Acte I, scène 6

Lundi 2, 19 h 40

L’appartement de Juliette et Roméo

(Juliette)



(Juliette va-et-vient en culotte dans la pièce, dressant la table pour le dîner. Sa poitrine se balance à chaque mouvement. Eloïse est allongée nue dans le canapé, inerte.)



Juliette : Tu veux un truc à boire ?

Eloïse (d’une voix rauque et pâteuse) : Ouais, pourquoi pas. Ça va peut-être me requinquer…


(Un silence. En se penchant pour ajuster des couverts, Juliette fait choir un verre d’un coup de sein. Elle rigole.)


Eloïse : N’importe quoi ! Je sais pas ce qui t’arrive, aujourd’hui, mais t’es à fond !


(La porte d’entrée s’ouvre. Roméo entre.)


Roméo : Salut les filles !

Juliette : Ah, enfin !

Eloïse : Oui, viens vite ! Je sais pas ce qu’elle a, mais depuis ce matin, elle a le feu aux fesses, j’arrive plus à suivre…


(Juliette se précipite sur Roméo pour l’étreindre et l’embrasser. Elle se frotte contre son corps avec suggestion. Eloïse se lève du canapé et ramasse ses vêtements éparpillés dans la pièce pendant que Juliette et Roméo se caressent toujours plus intensément.)


Eloïse : Je vais à la douche.

Juliette (décollant ses lèvres de celles de Roméo et désignant des yeux son entrejambe) : Tu n’en veux pas un peu ?

Eloïse : Non, c’est bon, ça va aller, là…

Juliette : Eh ben tant mieux !


(Elle se retourne pour s’appuyer le dos contre un mur, et attire Roméo contre elle. Il se penche pour lui dévorer les seins un moment, puis s’agenouille à ses pieds, baisse et retire sa culotte, et plonge le visage entre ses cuisses. Juliette se trémousse aussitôt à la mesure des caresses de son amant. On entend l’eau couler dans la salle de bains.)


Roméo : Alors comme ça t’as le feu aux fesses ? C’est ton petit jeu de ce matin qui t’a excitée comme ça ?

Juliette : Oh j’ai trop envie de toi ! Fais-moi jouir avec ta grosse queue !


(Roméo plonge à nouveau son visage entre les cuisses de Juliette.)


Juliette : Non ! Ce n’est pas de ça que j’ai envie ! Eloïse m’a déjà léchée toute la journée !


(Elle le tire par les cheveux pour le faire se relever, puis baisse son pantalon et son caleçon, et referme une main sur son sexe tendu pour le guider jusqu’au sien. Elle gémit longuement tandis qu’il la pénètre. Leur corps-à-corps, endiablé des coups de bassin qu’assène vivement Roméo, ne dure que deux ou trois minutes au bout desquelles Juliette se crispe en hurlant par saccades dans une série de spasmes impétueux.)


La voix d’Eloïse (provenant d’une pièce voisine) : Ça va ? Tu t’es fait mal ?


(Elle déboule en hâte, dégoulinante, et assiste amusée à la fin de l’orgasme bruyant de la jeune femme, qui finit par s’effondrer dans les bras de son partenaire. Celui-ci, sans se retirer, la saisit sous les fesses et la soulève pour la déposer doucement sur le canapé. Il s’allonge alors par-dessus la jeune femme, puis assène bientôt quelques lents mouvements de bassin qui la font à nouveau gémir.)


Eloïse : Bon, quitte à être là…


(Elle s’avance jusqu’au canapé et, écartant quelque peu le buste de Roméo, vient s’agenouiller au-dessus du visage de Juliette, une cuisse de chaque côté de sa tête. Elle s’incline en arrière, et commence bientôt à se dandiner du bassin. Roméo se contorsionne pour embrasser ses seins.)


Eloïse (à Roméo, entre deux gémissements) : Tu… hmmm… tu gardes un peu de force pour moaaaah ?


(Elle savoure encore un peu les caresses de ses partenaires, puis se penche en avant, et repousse Roméo, le forçant à se retirer du corps de Juliette.)


Eloïse : Allez, à moi, maintenant ! Fais le tour !


(Roméo sourit tandis qu’elle s’allonge tête-bêche au-dessus du corps de Juliette et enfouit son visage entre ses cuisses. Il descend du canapé pour contourner ses partenaires et y revenir s’agenouiller derrière Eloïse, que Juliette continue de lécher. Frôlant les joues, le nez et les lèvres de cette dernière, il guide son gland jusqu’à l’entrée du sexe de la jeune femme, puis s’enfonce d’un trait profondément en elle, lui arrachant une longue plainte. Il alterne un moment des va-et-vient entre la vulve d’Eloïse et la bouche de Juliette. Tous trois gémissent et se trémoussent au rythme de leurs caresses réciproques.)


Juliette : Hmmm ! Ça ruisselle comme jamais !


(D’une main, elle écarte la verge luisante de Roméo et la guide pour la frotter plus haut le long de la raie d’Eloïse ; de l’autre, elle enfonce sans ménagement trois doigts dans sa fente, les y agite un court instant, puis les remonte pour les substituer à la queue tendue contre l’anus de la jeune femme qu’elle caresse un moment. Recommençant la manœuvre, elle enfonce bientôt un doigt, puis deux, entre les fesses d’Eloïse, qui n’a pas cessé de la lécher.)


Juliette : Elle est prête, vas-y, défonce-lui son petit cul !


(Roméo presse son gland contre l’arrière-train de la jeune femme. Aidé par les caresses de son autre partenaire, il entre peu à peu en elle, doucement. Juliette reprend son cunnilingus, et passe une main entre leurs deux corps pour aller peloter sa poitrine, et l’autre au-dessus de sa tête pour masser les testicules de Roméo. Eloïse couine et geint de plus en plus fort à mesure que le jeune homme accélère ses coups de boutoir. La bouche de Juliette, plaquée contre sa vulve, ne tarde pas à la faire jouir dans un grand cri spasmodique ; et son orgasme provoque celui de Roméo qui se retire pour se masturber et éjaculer en grognant quelques jets sur la raie d’Eloïse et quelques autres sur le visage et la bouche de Juliette.)


Eloïse (s’effondrant sur le corps de Juliette) : Ouaaaaah !

Juliette : Ououh ! Tu m’écrabouilles !


(En voulant se dégager, elle bascule Eloïse qui essaie de se rattraper, mais tombe bruyamment du canapé.)


Eloïse (se relevant) : Oh, merde ! Tu fais chier ! Tu pourrais me laisser savourer ! Et puis j’aurais pu me faire mal !

Juliette : Désolée…

Eloïse : Déjà que vous m’enculez alors que j’ai rien demandé…

Roméo : En tout cas, vous jouissez vite, l’une et l’autre…

Juliette : C’est parce que tu nous as manqué.

Eloïse (regardant le sexe de Roméo) : Mais toi aussi, tu as bien la gouache… C’est ta collègue salope qui t’a excité comme ça ?


(Juliette lui lance un regard noir.)


Eloïse (amusée) : Bon, allez, je retourne à la douche.

Roméo : Fais vite, je crois qu’on en a tous besoin.


(Elle sort.)


Juliette : Eh bien, réponds !

Roméo : Quoi ?

Juliette : Réponds, c’est la salope de ton boulot qui t’a excité comme ça ?

Roméo : Pfff ! Mais vous me faites chier ! C’est toi, c’est vous, qui m’avez excité comme ça ! À me sauter dessus dès que j’arrive…

Juliette : Et elle ?

Roméo : Quoi, elle ?

Juliette : Devine !

Roméo : Ben avec ce que t’as fait ce matin, elle a été chiante toute la journée ! Elle a fait un sketch en se tapant deux mecs dans le bureau, pour m’empêcher de bosser.

Juliette (faussement étonnée) : Ah bon ? Deux mecs ? La salope !

Roméo : Honnêtement, quand je te vois, des fois, je me demande qui est la plus salope des deux…

Juliette : Bien sûr !

Juliette : Et tu as résisté ?

Roméo : Ben évidemment ! J’ai fait comme elle, je suis parti ! Et j’ai attendu dans le couloir, jusqu’à ce que je la voie ressortir avec du sperme plein la gueule…


(Un silence. On entend l’eau couler dans la douche.)


Roméo : Mais… honnêtement, je comprends que tu veuilles, euh… marquer ton territoire, mais… je ne sais pas si…

Juliette : Si quoi ? Tu veux que je te laisse tranquille à ton boulot pour baiser l’autre truie chaque fois qu’elle a le cul en feu ?

Roméo : Non, tu sais très bien que c’est pas ça. Simplement, je ne sais pas si c’est une bonne idée d’avoir voulu provoquer Flora de la sorte. Ça va faire l’effet inverse de celui que tu espérais, à mon avis.

Juliette (se levant) : On verra bien.


(Elle s’éloigne vers la porte de la salle de bains.)


Juliette (fort, à Eloïse) : Tu as bientôt fini ?

La voix d’Eloïse : Entre, c’est ouvert.


(Juliette sort vers la salle de bains. Roméo soupire. Il ramasse les vêtements éparpillés puis remet un peu d’ordre dans la pièce. On entend la sonnerie d’un téléphone. Roméo va fouiller dans une poche de sa veste, en sort un téléphone et décroche.)


Roméo (au téléphone) : Salut. … … Et elle a rappelé ? … Donc c’est tout bon pour demain ? … Bien, impec ! … Oui, tu as bien fait. … Il faudra qu’on revoie peut-être un peu leurs dossiers, mais en une demi-heure maxi, ça devrait être bon.


(La porte de la salle de bains s’ouvre ; un flot de vapeur en jaillit. Eloïse entre, en peignoir.)


Eloïse : C’est qui ?

Roméo (au téléphone) : De toute façon, il faudra qu’on leur donne une réponse dès demain, puisque le stagiaire est censé commencer en fin de semaine.

Eloïse (amusée, fort vers la porte de la salle de bains toujours ouverte) : Juliette, vite ! C’est Flora !


(Roméo, agacé, lui adresse de grands gestes lui signifiant de se taire. Juliette entre en trombe, nue et dégoulinante.)


Juliette : Hein ?

Roméo (au téléphone) : Ok, impec. Il faut que je te laisse, à demain, bonne soirée !


(Il raccroche et regarde en soupirant Juliette, puis tous les deux regardent en soupirant Eloïse, qui rigole franchement.)


Roméo : Putain, Eloïse, tu fais chier !

Juliette : Ouais, tu fais chier !

Eloïse : C’est vrai. Mais fallait pas m’enculer !


(Juliette soupire encore en retournant vers la salle de bains. Roméo repose son téléphone.)


Eloïse : D’ailleurs, je vous préviens, ce soir, je vous encule. Tous les deux.


(Elle sort vers la chambre, et Juliette vers la salle de bains. Roméo s’y dirige à son tour. )


Roméo (à Juliette) : J’peux venir ?

La voix de Juliette : Non !


(Il soupire, puis se dirige en direction de la chambre.)


Roméo (à Eloïse) : J’peux venir ?

La voix d’Eloïse : Non, cinq minutes, je m’habille.

Roméo (fort) : Bon, ben puisque c’est ça, je vais rappeler Flora…

La voix de Juliette et la voix d’Eloïse (en même temps) : Non, c’est bon, viens !


(En ricanant, Roméo sort vers la chambre, puis revient avec des affaires propres, et sort vers la salle de bains. Eloïse entre, et va préparer trois verres d’apéritif. Juliette entre, en peignoir, puis sort vers la chambre. Eloïse s’assoit dans le canapé, un verre à la main. Le téléphone de Roméo sonne. Eloïse décroche.)


Eloïse (au téléphone) : Allô ? … Non, c’est Eloïse. … Non, je peux pas te le passer, il est sous la douche. … Ben après ce qu’on vient de faire tous les trois, il en a bien besoin, oui.


(Juliette entre.)


Juliette : C’est qui ?


(Eloïse, amusée, écarte le téléphone de son oreille et appuie sur une touche.)


La voix de Flora (du téléphone) : …tout cas, j’espère que vous avez réussi à calmer ta copine, parce que si tu avais vu ce qu’elle m’a f…

Juliette (fort) : Je t’emmerde !

La voix de Flora : Ah bah tout le monde est là ! J’ai bien fait d’appeler…


(Roméo entre, nu et dégoulinant.)


Roméo : Putain, mais qu’est-ce que vous faites ?

Eloïse (amusée, au téléphone) : Et avec tes deux mecs, c’était bon ?

Roméo (s’avançant vers les jeunes femmes) : Donnez-moi ce téléphone !


(Eloïse s’éloigne en hâte de Roméo.)


Eloïse : Le sperme, sur les yeux, ça pique pas trop ?

La voix de Flora : Hein ? Mais comment…


(Juliette se mordille la lèvre et adresse un geste lui intimant de se taire.)


Roméo (à Juliette) : Mais comment elle sait ça ? Je t’en ai parlé quand elle était sous la douche…

Eloïse (à Roméo, posant une main sur le téléphone) : Ben, je suis pas sourde, hein…

La voix de Flora : Bon, ça y est, tu t’es bien amusée, tu peux me passer Roméo ?

Eloïse (au téléphone) : Non. De toute façon, il ne veut plus baiser avec toi. Et ce soir, je vais l’enculer, il te racontera ça demain, d’accord ?


(Juliette pouffe. Roméo fulmine.)


Eloïse (au téléphone, d’une gentille voix de standardiste) : Mais puis-je prendre un message ?


(Roméo réussit finalement à reprendre le téléphone des mains d’Eloïse.)


Roméo : Allô ! Flora ?

La voix de Flora : Ah ça y est, t’as réussi à virer ta grognasse ?

Eloïse (fort, mais toujours sur le même ton) : Je t’emmerde !


(Roméo éloigne un instant le téléphone pour ôter le haut-parleur, puis sort vers la chambre.)


Juliette : Depuis qu’il est rentré, elle a déjà appelé deux fois !

Eloïse : Faudrait blacklister son numéro. Dans le magasin où t’as acheté ton micro et ta caméra, ils sauront bien faire ça.

Juliette (désignant la chambre) : Chhhut ! Tais-toi ! T’as déjà failli gaffer avec l’autre truie au téléphone.

Eloïse : En même temps, peut-être que si on…


(Roméo entre. Elle s’interrompt.)


Roméo : Peut-être que si on quoi ?

Eloïse (allant s’asseoir sur le canapé) : Peut-être que si on lui faisait boire de l’arsenic…

Juliette : Qu’est-ce qu’elle voulait encore, cette fois-ci ?

Roméo : Mais rien, c’est pour demain, on doit embaucher un stagiaire.

Eloïse (saisissant son verre d’apéritif) : Un stagiaire ?

Roméo (en allant s’asseoir à son tour) : Un ou une, n’importe.

Juliette (les rejoignant) : Ben non, pas n’importe. J’aimerais autant que ce soit un stagiaire.

Roméo : Eh bien, là-dessus, vous êtes du même avis que Flora…

Eloïse : Prenez-en un beau avec une grosse bite, comme ça elle te foutra peut-être la paix…

Roméo : Ça va donner, l’entretien d’embauche. « Bonjour, Monsieur, vous voulez bien vous dévêtir ? »

Eloïse : Bah, laisse faire Flora, elle maîtrise…

Juliette : C’est toi qui vas t’en occuper, du stagiaire ?

Eloïse (souriant) : Ou de la stagiaire ?

Roméo : Pfff…

Eloïse : J’imagine que si c’est un stagiaire, ce sera plutôt Flora, et que si c’est une stagiaire, tu te dévoueras…


(La sonnette de l’appartement retentit.)


Roméo : Vous attendez du monde ?

Eloïse (se levant, à Juliette) : Si c’est Flora, je la bute ?


(Elle s’éloigne vers la porte d’entrée, toujours son verre à la main.)


Juliette : Vu qu’aucun d’entre nous n’attend qui que ce soit, ce doit être Siriac…

Eloïse (ouvrant la porte) : Gagné !


(Siriac entre. Eloïse lui fait la bise.)


Siriac : Hmmm, tu sens bon ! Et ton apéro aussi… Salut les amoureux.

Roméo : Salut.

Juliette : Salut Siriac. Ça va ?

Siriac : Ça va, et toi ?


(Il s’avance jusqu’au canapé et embrasse aussi Juliette.)


Siriac : Hmmm, toi aussi, tu sens bon !

Juliette (souriant) : Merci.

Roméo : Et moi, je pue ?


(Siriac sourit en lui serrant la main.)


Siriac : Laissez-moi deviner, vous sortez de la douche, c’est ça ?

Eloïse : On ne peut rien te cacher, dis-moi…

Siriac : Vous venez de baiser, c’est ça ? Tous les trois ?


(En soupirant, il se laisse choir dans le canapé à la place qu’occupait Eloïse.)


Juliette : C’est pas beau, la jalousie…

Siriac (à Juliette) : Vous voulez toujours pas nous prêter Eloïse pour quelques jours ?


(Eloïse s’approche silencieusement du canapé, derrière Siriac, et renverse tout son verre d’apéritif sur sa tête. Il sursaute en hurlant.)


Siriac (se relevant en hâte) : Ah mais putain arrête ! Je déconnais !

Roméo (ricanant) : Quel gâchis !

Juliette (ricanant) : Il y a des torchons dans la cuisine…

Eloïse (fulminant) : Non, tu déconnais pas ! Je te connais trop bien !


(Siriac sort vers la cuisine en ruisselant des cheveux, et revient aussitôt, emmaillotant un torchon autour de sa tête.)


Eloïse : Ce soir je dois enculer Juliette et Roméo, donc ce ne sera pas possible. Mais demain, si vous voulez…

Juliette : Euh…

Roméo : Je…


(Siriac écarquille à tout va des yeux incrédules. Eloïse, amusée, sort vers la cuisine.)


Siriac (tout bas) : C’est vrai ?

Roméo (tout bas) : Euh… quel bout ?

Siriac (tout bas) : Ben… tout.

Juliette (fort) : Mais non, rien de tout ça n’est vrai !

La voix d’Eloïse (de la cuisine) : C’est ce qu’on va voir !


(Elle revient, un sourire aux lèvres, et s’approche du canapé, derrière les trois jeunes gens. S’appuyant sur le dossier, elle se penche, amenant son visage entre ceux de Juliette et Roméo.)


Eloïse (malicieuse) : Soit c’est l’un, soit c’est l’autre…

Juliette : Hein ?!?

Roméo : Mais tu vas pas bien !?!

Eloïse : Fallait pas m’enculer…

Siriac : Attendez, attendez, doucement, on récapitule pour voir si j’ai bien compris. Soit vous acceptez de vous laisser enculer par Eloïse, soit elle vient passer quelques jours avec nous ? C’est bien ça ?


(Un silence. Eloïse sourit.)


Siriac (sentencieux) : Juliette, Roméo, mes amis, vous savez certainement comme moi que la sodomie est un vilain péché, et que vous risquez l’excommunication. Ne cédez pas. Nous n’abîmerons pas Eloïse…


(Juliette sourit.)


Roméo : Bon, pas d’affolement, nous trouverons peut-être un terrain d’entente d’ici là…

Juliette (à Siriac) : Comment va Cassandra ?

Siriac (rêvassant en contemplant Eloïse) : Très bien, elle sera ravie, j’en suis sûr…

Juliette : Mouais, moi j’en suis moins sûre…

Eloïse : Hmm, allez savoir…


(Juliette et Roméo la regardent avec inquiétude. Siriac est presque en transe.)


Eloïse : Mais je vais le lui demander…


(Elle s’éloigne pour saisir un téléphone sur lequel elle tapote deux ou trois fois.)


Juliette : Eh mais, arrête !

Roméo : T’es devenue folle ou quoi !


(Ils se lèvent en hâte pour se précipiter vers elle.)


Siriac : Ne vous inquiétez pas, on y fera attention…







Acte I, scène 7

Lundi 2, 21 h 50

L’appartement de Juliette et Roméo

(Juliette, Eloïse)



(Les jeunes femmes, en peignoir, achèvent de dîner. On entend des bruits de vaisselle provenir d’une pièce voisine.)


Juliette (fort) : En tout cas, je te préviens, tu choisis un stagiaire !


(On entend Roméo soupirer fort.)


Eloïse : Oui, sinon, nous aussi on prend un stagiaire…

La voix de Roméo (de la cuisine) : Remarque, comme ça il courra après Flora et je n’aurai pas à m’en occuper.

Eloïse (rêvassant, à voix basse) : Un beau jeune homme de dix-huit ans… ça ne te tente pas, Juliette ?

Juliette : Eh bien, peut-être que si Roméo prend une stagiaire, ça me tentera, oui…


(Roméo entre, provenant de la cuisine. Il n’est vêtu que d’un tablier de cuisine. Eloïse et Juliette le dévorent des yeux quand il s’approche pour débarrasser les derniers restes du repas.)


Eloïse : Hmmm, j’adore !


(Elle lui gifle les fesses. Roméo sursaute, puis soupire. Juliette rigole.)


Roméo : Bon, ça y est, j’ai satisfait votre désir, tout le monde a bien ri. Vous voulez bien que je me rhabille, maintenant, parce que je commence vraiment à me les geler…

Eloïse : Ah non ! Maintenant on va passer aux choses sérieuses…


(Elle se lève et sort vers la chambre.)


Juliette : Mais c’est vrai que j’aime bien quand tu nous sers dans cette tenue. Tu voudras bien recommencer ?


(Alors qu’il est toujours penché pour passer un coup d’éponge sur la table, elle lui embrasse le torse et dirige une main entre ses jambes, relevant légèrement son tablier.)


Juliette : Hmmm, et toi aussi, on dirait que tu aimes bien…

Roméo : Euh… non, ce doit être le froid…


(Elle le caresse un instant. On entend des affaires s’effondrer dans un grand bruit.)


La voix d’Eloïse : Oh, merde ! J’ai tout fait tomber, Juliette…

Roméo (inquiet) : Tout quoi ?

Juliette (souriant) : J’ai peur de deviner…

La voix d’Eloïse : Je rangerai tout à l’heure.


(Eloïse revient, nue, tenant d’une main une petite fiole, et achevant de l’autre de boucler l’attache d’un très gros gode-ceinturon dont elle s’est équipée. Juliette et Roméo écarquillent des yeux immenses.)


Roméo (affolé) : Oh non !

Eloïse : Vous le reconnaissez ? C’est mon cadeau d’anniversaire d’il y a quelques années…

Juliette : Ben tu m’étonnes qu’on le reconnaît… un engin de cette taille…

Roméo : Non, c’est mort ! Pas un truc aussi gros !

Eloïse : Comme tu voudras, mon Roméo. Je suis sûre que ça ravira Siriac…


(Eloïse verse une bonne partie du contenu huileux de sa fiole sur le dessus de sa verge factice, et l’étale partout autour en la masturbant avec provocation.)


Roméo (à Juliette) : Euh… écoute, Siriac et Cassandra sont des amis, peut-être qu’on devrait effectivement leur prêter Eloïse…

Juliette (souriant) : Ne dis pas de conneries. Et puis moi je crois que ça m’exciterait de la voir t’enculer…

Roméo : Oui mais pas avec ça !

Eloïse : À voir comment ton tablier se déforme, on pourrait pourtant jurer que ça t’excite aussi…

Roméo : Euh… je… ce doit être le froid…


(Juliette, amusée, sourit encore.)


Eloïse (à Juliette) : Ne te réjouis pas trop vite, tu vas y passer aussi…

Juliette (cessant de sourire) : Eh mais je ne t’ai pas enculée, moi !

Eloïse : Oh, le cœur y était quand même… Bon, si quelqu’un a besoin de faire un lavement, c’est peut-être le moment…


(Juliette et Roméo se regardent avec un brin d’inquiétude. Eloïse s’approche de Roméo et fait mine de le contourner.)


Roméo (les yeux fixés sur le gode qui se balance tandis qu’elle s’avance) : Euh…


(Eloïse adresse un clin d’œil à Juliette ; celle-ci, de nouveau souriante, replonge sa main entre les jambes de Roméo, soulevant son tablier.)


Juliette (amusée) : Vas-y, je le tiens !

Roméo : Mais… je…

Juliette : Et je confirme que ça l’excite bien…


(On la devine le masturber sous le tablier. Eloïse passe derrière lui et, avant d’abandonner la petite fiole sur la table, en verse sur ses doigts une grande quantité de lubrifiant, qu’elle étale ensuite avec application entre les fesses de Roméo.)


Roméo : Putain, c’est froid ! Moi qui grelottais déjà…

Eloïse : T’inquiète pas, je vais te réchauffer…


(Roméo se crispe soudain en poussant un gémissement. Juliette ne le lâche pas et questionne Eloïse des yeux.)


Eloïse : Deux doigts d’un coup. Encore deux, et je pourrai réfléchir à te mettre ma bite…


(Elle agite un instant sa main entre ses fesses. Roméo se cambre encore.)


Eloïse : Un troisième. Ça te plaît ?


(Il soupire et gémit encore.)


Roméo : Non… je…

Eloïse : Non ?


(Elle retire sa main. Un silence. Roméo soupire.)


Roméo (d’une toute petite voix) : Si, vas-y, continue…


(Eloïse et Juliette sourient.)


Eloïse : Comment ? Je n’ai rien entendu !

Roméo (plus fort) : Continue ! Continuez !


(Juliette ouvre son peignoir, s’agenouille devant Roméo et écarte son tablier, dévoilant complètement son sexe tendu à bloc.)


Eloïse (chuchotant à l’oreille de Roméo) : Allez, dis-le… Dis ce que tu veux que je te fasse…

Roméo : Encule-moi…


(Pendant que Juliette dévore la verge de Roméo, Eloïse frotte de nouveau ses doigts entre ses fesses, puis dirige et presse bientôt le gros gland factice contre son anus.)


Eloïse (chuchotant) : Allez, pousse, écarte, laisse-moi entrer…


(Juliette, la bouche toujours fermée sur le sexe de Roméo, passe ses deux mains autour des hanches du jeune homme et les plaque sur ses globes fessiers, les écartant pour laisser passage à la tête du gode qu’Eloïse continue de pousser doucement du bassin.)


Roméo : Aaaahh !


(Eloïse, satisfaite, commence de lents va-et-vient qui arrachent tous des gémissements à sa proie. Juliette s’affaire vivement sur la verge tendue, et au bout d’à peine deux minutes de ce traitement, Roméo éclate dans un long hurlement ; convulsant presque, il crie à plusieurs reprises en se libérant dans la bouche de sa compagne, tandis que l’autre jeune femme continue de le sodomiser.)


Eloïse (chuchotant) : Hmmm… il faut croire que ça t’a plu…


(Juliette se retire bientôt, et se relève en maintenant la bouche soigneusement fermée. Elle regarde alternativement Roméo et Eloïse avec un sourire malicieux.)


Eloïse (amusée, d’une voix enfantine) : Pour qui celle-làààà ?


(Juliette pouffe en crachotant un peu de sperme qu’elle récupère d’un geste sur son menton. Elle se précipite alors pour embrasser Roméo, stupéfait et encore pas remis de son orgasme, et plaque simultanément sa main sur la bouche d’Eloïse, lui enfonçant les doigts avec lesquels elle a récupéré le sperme sur son visage.)


Roméo (se libérant d’Eloïse et se dégageant de l’étreinte de Juliette) : Ouaaah, putain, vous êtes vraiment salopes !


(Il se laisse choir sur une chaise en s’essuyant la bouche.)


Eloïse (innocente) : Tu n’aimes pas ?

Roméo : J’ai jamais vu ça ! Je crois que même Fl…


(Il s’interrompt. Juliette lui adresse un regard lourd.)


Roméo : Euh…

Juliette (agacée) : Faut vraiment que tu nous compares à ta morue de service ?

Eloïse (singeant Roméo) : Mais tu ne comprends pas, ma chérie, il s’agissait d’un compliment…

Juliette : Fais voir ton gode, je vais l’enculer encore un peu jusqu’à ce qu’il comprenne que…

Eloïse (l’interrompant) : Bien essayé, mais c’est niet ! C’est ton tour, maintenant…


(Elle s’éloigne vers la salle de bains sous les regards étonnés de Juliette et les ricanements de Roméo.)


Eloïse : Je vais nettoyer un peu tout ça et je reviens…


(Elle sort.)


La voix d’Eloïse : Prépare-la, Roméo, j’arrive tout de suite.


(Juliette et Roméo se regardent en exprimant divers sentiments partagés.)


Roméo : Excuse-moi, ma puce.


(Il se relève et s’approche d’elle, pose une main sur sa taille sous son peignoir entrouvert.)


Roméo : Tout ça ne t’a pas excitée ?

Juliette : Si, jusqu’à ce que tu parles de l’autre emmerdeuse, ça allait…

Roméo : Je suis désolé, sincèrement.


(Un silence. Il lui caresse les fesses.)


Roméo (souriant) : Mais c’est vrai que dans ma tête, c’était un compliment…


(Eloïse revient, toujours nue et ceinturée de l’énorme sexe factice qui pointe en avant et se balance à chacun de ses pas.)


Eloïse : Il n’y a plus beaucoup de lubrifiant, il va falloir que tu lui lèches soigneusement le cul, Roméo…


(Elle marche jusqu’à un guéridon où elle arrache une fiche d’un bloc et y griffonne en hâte quelques notes.)


Eloïse : Voilà, j’ai marqué pour la prochaine liste : lubrifiant. Si vous pensez à autre chose, vous l’écrirez…


(Sous les yeux mi-stupéfaits mi-amusés de ses compagnons, Eloïse revient tout près d’eux.)


Eloïse : Tu es mignon, dans ton petit tablier.


(Juliette pouffe, Roméo soupire.)


Eloïse : Allez, enlève-le. Et maintenant que je t’ai enculé, tu vas me sucer !


(Roméo souffle bruyamment.)


Eloïse (désignant son gode) : Ne t’inquiète pas, tu peux y aller, il est tout propre…


(Roméo renâcle.)


Eloïse (d’un ton bien plus froid) : En même temps, à nous parler de l’autre conne, tu viens de nous pourrir une belle excitation. Alors si tu veux te rattraper…


(Roméo blatère. Juliette s’approche pour lui murmurer tout bas quelque chose à l’oreille. Il soupire une fois encore, puis s’agenouille et entreprend maladroitement de sucer le gros gland factice. Juliette pose ses mains sur ses cheveux et accompagne tous ses mouvements, le guidant pour l’encourager à l’accueillir profondément dans sa bouche. Eloïse a glissé une main sous le peignoir de Juliette et lui caresse les fesses.)


Eloïse : Hmm, Roméo, tout ça m’excite bien, mais maintenant tu vas aller lécher Juliette.


(Juliette ouvre complètement son peignoir et le laisse tomber à ses pieds, puis s’appuie en arrière sur la table et relève une cuisse. Roméo, toujours à genoux, se décale pour venir la lécher. Elle gémit lorsque sa langue atteint sa vulve. Eloïse, souriante, les regarde faire quelques secondes.)


Eloïse : Ce n’est pas là qu’il faut la lécher ! De ce côté-ci, je n’aurai aucun problème à entrer : je l’entends ruisseler d’ici…


(Elle tire une chaise, s’y assoit, puis saisit la main de Juliette et l’attire vers elle. Juliette savoure encore un court instant les caresses buccales de Roméo avant de s’avancer vers Eloïse. Elle l’enjambe tandis que celle-ci retient levé son attribut factice, et s’y empale bientôt lentement en gémissant. Roméo, toujours agenouillé, attend que la jeune femme se soit habituée à la taille de l’engin qui l’emplit, puis s’approche derrière elle à quatre pattes, et vient plaquer son visage entre ses fesses. Juliette gémit de plus en plus fort, et se déhanche à un rythme croissant, bientôt tellement vite que Roméo n’arrive que difficilement à lui lécher l’anus. Il finit par se redresser.)


Eloïse : Elle est prête ?

Roméo : Je n’y arrive pas, elle bouge trop vite…

Eloïse : Hmmm, faudrait quand même pas qu’elle jouisse trop rapidement, non plus…


(Profitant d’un ample va-et-vient un peu moins puissant de Juliette, elle parvient à s’extraire de son corps, et sa partenaire s’agite encore une seconde avant de s’immobiliser et de se taire. Elle la fait se relever, et la guide pour qu’elle s’appuie légèrement penchée en avant sur la table. Derrière elle, Roméo reprend ses caresses, le visage enfoui dans ses globes fessiers. Juliette soupire plus doucement en savourant les yeux mi-clos.)


Eloïse : Allez, prépare-la comme il faut, je veux pouvoir entrer là aussi facilement que de l’autre côté.


(Elle se saisit de nouveau de la fiole posée sur la table et en verse tout le contenu restant sur le dessus de son épais sextoy, l’étalant ensuite tout autour. Puis elle écarte Roméo en le tirant par les cheveux, glisse ses doigts encore ruisselants de lubrifiant contre l’arrière-train de Juliette, et les enfonce sans ménagement dans son anus. La jeune femme gémit en agitant le bassin. Roméo se relève et va s’asseoir plus loin, pour savourer la scène.)


Eloïse : Bon, tu as l’air prêt…


(Elle se recule suffisamment pour laisser passer son gode qu’elle relève pointé entre les globes de sa partenaire, et presse lentement son bassin en avant. D’une main, elle guide la verge artificielle, de l’autre, elle tente d’écarter les fesses de Juliette, qui pousse soudain un gémissement rauque et fort lorsqu’elle se fait pénétrer.)


Eloïse : Voilà… On y est…


(Juliette glisse une main entre ses cuisses, et couine de plus en plus à mesure qu’Eloïse va-et-vient dans son arrière-train.)


Eloïse : Roméo, viens me baiser !


(L’interpellé regarde tristement en direction de son sexe désespérément mou.)


Roméo : Ben… c’est pas que je veux pas, mais…

Eloïse (déçue) : Oh, sois imaginatif, alors ! Trouve une solution !


(Il soupire en se levant, et va chercher son téléphone, qu’il porte à son oreille en souriant. Les deux jeunes femmes ne font pas du tout attention à lui ; Eloïse sodomise vivement Juliette en lui pétrissant les seins, et celle-ci se caresse le clitoris.)


Roméo : Allô, Siriac ?


(Eloïse s’immobilise aussitôt. Roméo ricane.)


Eloïse : Une autre solution ! Va voir dans la chambre, par exemple…


(Elle reprend ses déhanchements. Roméo repose son téléphone et sort en direction de la chambre.)


La voix de Roméo (couvrant les plaintes de Juliette) : Ouach ! Je pensais pas que vous en aviez autant…


(Il revient quelques secondes plus tard avec deux godes dans chaque main. Eloïse ricane malgré elle, et les gémissements de Juliette s’accroissent.)


Roméo (à Eloïse) : Lequel tu veux ?

Eloïse : J’sais pas. Juliette ? Lequel tu veux ?

Juliette : Hmmmm ! Aaaaah !

Eloïse : Tiens, file-moi le rouge et enfile-moi le rose.


(Il s’exécute, donne l’un à Eloïse, en pose un autre, et se saisit des deux restants. Pendant que la jeune femme dirige le sien vers l’entrejambe de Juliette, il entreprend de la pénétrer avec un second, et lui enfonce le troisième dans la bouche. Toutes les deux gémissent et se trémoussent quelques minutes de plus en plus fort, avant de jouir bruyamment presque en même temps. Juliette s’effondre complètement sur la table devant elle, ses gros seins comprimés sous son corps. Le gode que manipulait Eloïse tombe sur le sol où il roule un instant. Roméo retire ceux qu’il tenait, et Eloïse, tout doucement, s’écarte de Juliette et la libère en lui arrachant une dernière plainte.)


Roméo : Ouah ! Eh ben, vous êtes de sacrées salopes !


(Juliette se redresse et le regarde attentivement, attendant de voir s’il ajoute quelque chose. Il sourit, puis va l’embrasser. Eloïse se traîne jusqu’au guéridon pour aller saisir son téléphone, sous les yeux étonnés de ses amants, puis le porte à son oreille.)


Eloïse : Allô, Siriac ?

Juliette : Non, c’est bon, c’est fini, là…

Eloïse : Oui, c’est pour te dire que finalement, je les ai bien enculés tous les deux…

Juliette et Roméo (en même temps) : Eh mais arrête !

Eloïse : Comment tu dis ? Dommage ?


(Juliette soupire et se traîne vers la salle de bains.)


Eloïse : Ah oui, ils ont adoré, surtout Roméo ; tiens je te le passe, il va te raconter…


(Elle appuie sur une touche et l’on entend sortir du téléphone la voix de Siriac qui rit à gorge déployée. Elle tend l’appareil à Roméo avec un grand sourire.)


Roméo : Ça va, t’es contente ?

Eloïse : Oui, assez.


(Il prend le téléphone et s’assoit en soupirant, tandis qu’Eloïse, toujours équipée de son gode-ceinturon, sort vers la salle de bains.)




À suivre…