| n° 17087 | Fiche technique | 37561 caractères | 37561Temps de lecture estimé : 21 mn | 25/10/15 corrigé 07/06/21 |
| Résumé: Le métier de cheminot est très contraignant, surtout lorsque l'on est conducteur. Mais il y a des restaurants qui ont adapté leurs horaires, pour satisfaire ces clients. | ||||
| Critères: caférestau amour 69 fsodo -amourcach | ||||
| Auteur : Bertrand d Envoi mini-message | ||||
La salle du restaurant résonne du bruit des conversations. Les deux serveuses circulent rapidement entre les tables, les bras chargés de plats. Une jeune femme entre, surprise par toute cette agitation. Elle s’installe à une petite table et tente vainement d’attirer l’attention d’une serveuse. Mais celles-ci, débordées, ne la voient pas. Elle agite son bras levé.
Un homme jeune s’arrête auprès d’elle et lui demande :
Et il disparaît en direction du comptoir. Trente secondes plus tard, il revient avec une assiette de hors d’œuvre et une corbeille de pain.
Quelques instants plus tard il revient avec un second couvert, s’installe. Irène la serveuse passe auprès de leur table et sourit au garçon.
Il attaque le premier plat, tout en examinant la fille. Vingt-cinq ans à peu près, un joli visage avec une bouche mince relevée aux extrémités par un sourire naturel. Et surtout un polo blanc moulant deux seins blottis dans un soutien-gorge noir.
Quand tous les deux ont terminé leur premier plat, il se lève, prend les couverts et file en direction de la cuisine.
C’est pratique d’avoir trouvé un homme comme ça, on est rapidement servie, se dit Chantal d’autant qu’en plus il est vraiment sympa et bel homme. Pas très grand, un mètre soixante-quinze, mais une musculature bien répartie.
Pendant qu’ils dégustent leur second plat, il entreprend de lier conversation.
La salle se vide peu à peu, ils peuvent parler plus calmement.
Quelques instants plus tard il dépose la boisson.
Elle se lève et Adrien voit enfin le bas du corps. Deux longues jambes fines jaillissant d’une courte robe moulante et qui s’épanouissent sur cul bien proportionné. Belle fille, se dit-il, j’aimerais bien nouer des relations un peu plus intimes.
De son côté Chantal estime qu’elle a eu raison de venir ici et surtout la chance de tomber sur un mec aussi sympathique. Demain je le retrouverai, j’espère, nous ferons mieux connaissance et, le cas échéant, je pourrais envisager des rapports plus qu’amicaux.
En rentrant dans la salle le lendemain, elle le cherche du regard. Il est là, assis au même endroit, à leur table. En le rejoignant, elle croise la serveuse qui lui fait un sourire complice. Il se lève et lui recule la chaise, comme un homme bien élevé.
C’est Adrien qui a assuré le service pendant tout le repas. Ils font mieux connaissance. Célibataires tous les deux et heureux de l’être, pas de contrainte. Ils discutent comme un vieux couple d’amis.
Elle lui promet de le retrouver le lendemain à leur table.
Le lendemain, Chantal a quitté rapidement l’agence et a couru vers le restaurant. Un coup d’œil à leur la table, il est là, en train de boire son café.
Le temps qu’elle arrive jusqu’à lui, il termine sa boisson et se lève. Elle tombe dans ses bras pour un baiser très amical.
Il se baisse, prend une grosse sacoche sur le dos et lui dit au revoir.
Chantal a attendu le surlendemain, avec impatience, le retour de son compagnon.
Adrien a la mine un peu fatiguée. Mais c’est quand même avec bonheur qu’il accueille le baiser de sa compagne. Elle l’interroge sur son emploi du temps, son métier. Comme les autres fois, il assure le service.
Ils ont un peu tardé et c’est Irène qui leur apporte le café. Un client pressé la bouscule et quelques gouttes du liquide tombent sur le pantalon blanc, immaculé, de Chantal. La serveuse est désolée et lui dit :
La prenant par la main, il l’entraîne vers une porte dérobée. Ils débouchent dans un couloir.
À l’ouverture de la porte, Chantal est agréablement surprise. Elle s’attendait à une simple chambre mais découvre un joli studio.
Adrien l’attend assis sur son lit. Il aimerait bien être auprès d’elle pour pourvoir la contempler en culotte.
Tout heureux de cette invitation, il rentre en évitant de la regarder afin de ne pas la gêner. Sortant l’appareil, il lui tend derrière son dos.
Enchanté par cette proposition, il pivote et découvre entièrement les jambes. Son regard s’attarde un peu, ce qui fait sourire sa compagne.
Dans la salle de bain, il a eu une vue partielle du corps. Mais maintenant il peut admirer l’ensemble. Chantal sourit et commence le séchage du vêtement. L’opération terminée, elle le récupère, l’examine satisfaite, mais elle tarde pour l’enfiler. Adrien n’y tient plus, c’est de la provocation. Il s’approche d’elle, saisit sa tête et l’embrasse, sur les lèvres. Il trouve une bouche accueillante qui apprécie cette initiative, qu’au fond d’elle-même elle espérait.
Le couple prolonge longuement le baiser. Lui en profite pour vérifier que les fesses sont bien fermes.
Toutefois, le temps presse, elle doit aller travailler.
Ils sont descendus rapidement et ont rassuré Irène, la tache était effacée.
Chantal rougit, ne sait où se mettre. Mais elle est rassurée quand elle voit les deux autres rire.
L’après-midi a paru long à la jeune fille et à l’heure pile, elle s’est précipitée vers l’entrée. Personne ! Un coup d’œil dans la salle, rien. Alors elle se décide de monter à la chambre. Un coup discret à la porte, pas de réponse. Pourvu qu’il ne soit pas parti. Elle essaie de tourner la poignée et le battant cède. Sans bruit elle entre. Il est bien là, dormant torse nu, à plat ventre, les mains de chaque côté de la tête. Il est magnifique, ses muscles sculptent son dos. Il est trop chou !
Sans bruit, elle se met nue et s’allonge auprès de lui. Elle lui touche involontairement le bras. Il tourne la tête, lève les yeux, surpris mais formidablement heureux.
Il se rapproche, saisit la tête et l’embrasse. Au passage il découvre la nudité de sa compagne. En plus du baiser, il entreprend une exploration complète du corps de son corps.
Et débute le contact amoureux. Les seins, le triangle, les fesses, tout est exploré. Et après toutes ces découvertes, il décide d’en profiter.
Le combat fut long, mais le résultant époustouflant pour les deux adversaires. Allongés côte à côte, ils regardent le plafond, chacun pensant quelle allait être la suite de cette rencontre.
Chantal se redresse d’un bond.
Avec un grand plaisir il l’a vu sa maîtresse se rhabiller. Les fesses et les seins regagnent leurs prisons. Elle a souri en voyant l’intérêt pour le spectacle qu’elle lui donnait. Elle s’est penchée pour un baiser langoureux puis est partie.
Encore émerveillé par ce qui vient de se dérouler, Adrien reste allongé. Tant pis, ce soir il ne descendra pas dîner. Le déroulement de cette aventure, une femme rencontrée au restaurant et qui prend l’initiative cela lui réveille des souvenirs.
C’était… il y a déjà six ans, au début de sa carrière de conducteur.
Depuis sa plus tendre enfance, il avait toujours rêvé de trains. Son père, cheminot lui racontait ses aventures ferroviaires. C’était décidé, il deviendrait conducteur comme lui. Bac techno d’électricien réussi, à dix-huit ans il entrait comme stagiaire. Deux ans après, il était définitivement embauché. Quelques temps plus tard, il passait le concours pour la formation de conducteur. À la fin du stage, il réussit l’examen. Il allait conduire les trains, de marchandises d’abord. Mais il fallait qu’un poste se libère, ou bien accepter une mutation. On lui a proposé cette promotion, mais il fallait partir à cent cinquante kilomètres, dans un autre dépôt.
Il a demandé conseil à son père. Ce dernier lui a conseillé d’accepter. Par contre sa mère, même si elle ne disait rien, voyait son dernier enfant quitter le foyer.
Il a accepté sa mutation.
Adrien a rejoint sa nouvelle résidence. Le premier jour, il s’est présenté au chef de dépôt. Celui-ci le mit entre les mains d’un adjoint pour lui faire visiter les lieux : les locaux techniques, les rotondes où sont garées les locomotives, et surtout la salle de prise de service. Il a vu là, ceux qui seraient désormais ses collègues. Ceux présents ont bien voulu le renseigner, le conseiller. Pour les restaurants, il y en avait deux, qui avaient pour principale clientèle les cheminots. Ils ouvraient très tôt et fermaient tard. Pour l’accueil et la nourriture, ils se valaient. Quant au logement, des cheminots et les retraités dont les enfants étaient partis proposaient des chambres meublées.
À midi, il va déjeuner avec les collègues. La nourriture est bonne, l’endroit sympathique, il décide de s’établir ici. Sur un tableau, des affichettes proposent des logements.
Une semaine après, il s’installait chez un couple, le mari cheminot retraité. Sa chambre est indépendante. Elle avait été aménagée par le propriétaire qui faisait les trois-huit afin qu’il puisse se reposer tranquille et ne pas déranger lors des prises ou retour de service.
L’ambiance au restaurant est très sympathique. Les serveuses connaissent tous les clients. Elles ont, elles aussi, des horaires décalés, ne sont plus très jeunes, mais expérimentées. Toutefois, il y en a une assez jolie, qui n’a guère plus de la trentaine. Claire est souriante, mais aucun homme n’ose se permettre un geste déplacé.
Adrien apprécie ce genre d’établissement. On peut y venir entre six heures du matin et minuit. Et surtout manger à toute heure, il y a toujours un repas disponible ou un casse-croûte prêt à emporter.
Bien qu’elle ait une dizaine d’années de plus que lui, Il admire Claire. Bien proportionnée, une poitrine qui semble ferme et un cul à faire rêver.
En dehors des heures normales, les clients mangent seul et souvent c’est elle qui sert, ses collègues prenant un peu de repos.
Un après-midi, elle vient lui présenter le menu. Elle s’assied en face de lui, attendant qu’il ait fait son choix.
Là-dessus, elle part chercher mon dessert. Je décide de tenter ma chance, nous sommes seuls et ne serais pas la risée de la salle.
À son retour, je fais le geste interdit, me préparant à recevoir le flan sur la tête. Mais aucune réaction. Elle se retourne et me regarde en souriant.
Elle m’a tutoyé. Je ne l’ai jamais entendu le faire, envers aucun client.
Elle me pose un baiser rapide sur les lèvres et disparaît.
J’ai fait une touche. Certes elle est plus âgée que moi, mais qu’importe, comme elle tient à la discrétion.
Le lendemain, au déjeuner elle sert, sans me regarder particulièrement. Moi aussi je reste discret, et pourtant ce n’est pas l’envie de la contempler qui me manque.
Le soir je l’attends discrètement derrière le pilier du portail. Comme elle passe devant moi, je l’attire à l’abri des regards. D’entrée, un baiser. J’ai une certaine expérience, mais jamais je n’en avais connu de pareil.
Fort heureusement, que j’ai une entrée indépendante. Mon logeur ne nous a pas vus, il aurait compris nos intentions, mais Claire veut rester discrète.
Malgré notre impatience, nous prenons le temps pour nous dépouiller. De sa robe simple, je vois jaillir un corps voluptueux. Il n’y a pas d’autres mots. Elle n’est pas belle, pas mince, c’est beaucoup mieux que tout ça.
Nous prenons notre temps pour nous connaître, nous voir, nous goûter. Ses seins n’ont pas, certes, la fermeté de ceux d’une gamine, et c’est meilleur. Lorsque j’aspire ses fraises, je ressens un immense plaisir à noyer mon visage dans ces coussins moelleux. Puis je me laisse glisser jusqu’à sa fourche. Il y a là un duvet délicieusement parfumé, peut-être par le bouton que je caresse. Elle gémit doucement, et ce n’est pas de douleur.
Prenant l’initiative, elle pivote et nous apprécions chacun le sexe de l’autre. Quand je sens les prémices du plaisir, je la redresse et m’enfonce dans un tunnel ruisselant.
Et nous nous aimons, longuement, somptueusement, chacun réglant la cadence sur les réactions de l’autre. Et enfin le feu d’artifice final.
Allongés, nous nous regardons, chacun trouvant dans le regard de son partenaire la félicité qu’il vient d’éprouver.
Elle s’est levée, habillée, m’a adressé un signe de la main puis est sortie. Pas de baiser langoureux, nous venions simplement de prendre un moment de plaisir. Pas de rendez-vous, nous ne connaissons pas le service qui nous sera attribué.
Au restaurant, nous conservons une attitude normale. Simplement, lorsque je suis libre, je dis aux collègues à table lorsque Claire passe à proximité « Vivement demain, je suis de repos ». D’un signe de tête, lorsqu’elle est assez loin, elle me répond oui ou non, sans me regarder.
Pendant plusieurs semaines nous nous sommes retrouvés. À chaque rencontre, c’était de formidables étreintes. Nos corps étaient faits l’un pour l’autre, mais pas nos sentiments.
Un soir alors que nous sommes proches du plaisir, elle se dégage, se retourne, saisit mon sexe et le dirige vers un endroit inhabituel. Je la regarde surpris, elle m’avait demandé de ne pas la prendre par là. Elle opine de la tête, me dit : « Vas-y doucement ».
Je lui obéis, ai eu un peu de difficulté, mais rapidement m’enfonce dans un boyau tout neuf. Je n’ai jamais pratiqué ce genre d’exercice, mais je le trouve merveilleux.
À la fin de notre union, elle dit :
Pendant une longue période nous avons continué nos rencontres, toujours avec autant de plaisir.
Un jour arrivant pour déjeuner, je perçois une atmosphère étrange. Le gars sur lequel elle avait déversé l’assiette de soupe, est debout sur une chaise.
Atterré, je me planque dans un coin. Quand elle va entrer, ça lui sera atroce. Je me glisse dans la cuisine, pour la prévenir. Mais elle n’y est pas. Le cuisinier me glisse un morceau de papier dans la main et me fait signe de partir.
À cause de moi elle va avoir des ennuis.
Je reviens dans ma chambre afin de lire ce message.
« Adrien
Hier au soir, l’autre con que j’avais arrosé de soupe m’a surprise. Il m’a crié qu’il le dirait à tous. Voulant éviter le scandale, je suis allée voir le patron. Je lui ai expliqué la situation. Il a compris mon désarroi et m’a conseillé de démissionner, il n’en parlerait à personne.
D’autre part il m’a dit qu’il comprendrait très bien que tu changes de restaurant afin de ne pas t’attirer des ennuis.
Je pars donc, nous ne reverrons jamais plus. J’ai passé avec toi la plus belle période de ma vie. Je t’en remercie.
Claire »
J’ai tout perdu. Une maîtresse extraordinaire et surtout une amie formidable. Nous nous étions dit que nous ne nous aimions pas. Mais maintenant elle me manque terriblement et je crois que c’est plus que de l’attirance sexuelle et de l’amitié. Je crois tout simplement que je l’aimais bien.
J’ai changé de restaurant comme elle me le conseillait. Au nouveau restaurant, un cheminot partant en promotion, libérait une chambre dans l’établissement. J’ai demandé si je pouvais l’occuper. J’ai quitté la chambre chez le retraité.
J’étais installé, tranquille jusqu’à maintenant, jusqu’à l’arrivée de Chantal qui a bouleversé ma vie.
Elle m’a dit qu’elle avait mis son père au courant de notre liaison. Depuis, elle reste de plus en plus souvent la nuit quand je ne suis pas de service. Je viens de me rendre compte que, elle, je l’aime vraiment.
Un soir, nous venions de partager une étreinte particulièrement torride. Blottie contre moi, pour la première fois je lui ai dit que je l’aimais et voulait qu’elle partage ma vie, notre vie. Sur l’instant elle n’a rien dit. Mais sur mon torse j’ai senti couler des larmes.
Tellement heureuse qu’elle m’a prévenu que le lendemain soir elle rentrerait dans sa famille afin de leur annoncer la bonne nouvelle.
Elle m’avait un peu parlé des siens, mais je n’y avais pas accordé beaucoup d’attention. Outre son père, il y avait son petit frère qui poursuit ses études et sa belle-mère.
Désormais, nous faisons souvent l’amour. Mais après, souvent nous échangeons nos rêves sur notre vie de futur couple. Ses parents lui ont indiqué qu’ils aimeraient bien me connaître, et nous ont invités pour mon prochain week-end de repos.
À la fois, je désirais et redoutait cette rencontre. Chantal se moquait gentiment de moi. Mais c’était un engagement et je ne connaissais pas sa famille.
Rapidement nous arrivons dans son patelin. Elle me guide vers la maison familiale. C’est une jolie bâtisse bien entretenue. Immédiatement je vois un immense jeune homme se précipiter vers Chantal. Cette dernière l’embrasse, puis me désignant :
Il s’avance vers moi en souriant, me tend franchement la main.
Un homme d’une soixantaine d’année est devant la porte et me regarde en souriant.
Je lui tends la main et suis pris dans un étau. Voilà une franche poignée, je sens que nous nous entendrons.
Nous grimpons trois marches, la porte s’ouvre et apparaît une femme souriante. Je crois défaillir. Devant moi, Claire ! Je reste sans un mot.
Et nous échangeons nos baisers d’une manière tout à fait amicale. Quand je pense au dernier patin que je lui ai roulé !
Nous nous retrouvons autour de la table familiale. Claire fait le service, refuse l’aide de Chantal. En me servant elle se colle à moi, m’indiquant qu’elle ne m’a pas oublié.
La conversation roule sur toutes sortes de sujets. Je réponds mécaniquement, confirmant mon intention de nous marier. Derrière le dos du papa, Claire ou Roseline, sourit ironiquement. Un peu perdu dans mes pensées, je suis la conversation de loin. Chantal s’en aperçoit et m’excuse :
Je la suis dans l’escalier, je ne peux m’empêcher d’admirer ses jambes. Elle ouvre la porte de la chambre et entre. Je la suis, la porte claque derrière moi, la clé tourne dans la serrure. Immédiatement je me colle contre celle que j’ai tant aimée. Un long baiser puis nous nous séparons en souriant.
Elle est repartie rapidement. J’ai ôté mes chaussures et me suis allongé tout habillé. Longtemps j’ai réfléchi, calculé comment nous allions nous sortir de cette situation. Je fais l’amour à Claire, puis à Chantal, je ne sais plus à laquelle.
Une main se pose sur mon épaule
Nous faisons mieux connaissance. Pierre, le père de Chantal approche de la retraite, il espère bientôt serrer dans ses bras ses petits-enfants. Hervé est en fac. Puis nous faisons la visite de la maison, des pièces annexes. Le garage, l’atelier avec les outils rangés parfaitement sur un tableau, on sent l’homme ordonné, le bricoleur méthodique.
Avec la maman de Chantal, ils avaient acheté cette maison assez ancienne et défraîchie. C’est lui qui l’a remise en état. Comme me l’a dit Chantal, c’est une famille unie et heureuse, je ne puis détruire ce bonheur.
L’appareil me paraît en bon état, aucune panne électronique. Il a seulement besoin d’une mise à jour et surtout d’un nettoyage complet. Il y environ une demi-heure de travail.
Nous sommes allés retrouver Roseline qui finissait de mettre de l’ordre. Pierre lui a demandé si elle pourrait se libérer le lendemain. Aucun problème, on lui devait des heures. Il lui a dit alors que je viendrai réparer l’ordinateur. Elle a paru surprise puis a approuvé avec un sourire en coin.
Pendant tout le voyage de retour, Chantal n’a pas cessé de me dire que j’avais fait une impression terrible à la famille. Et surtout son frère était très content, en particulier que je puisse le dépanner. Cette nuit-là, elle m’a remercié d’une manière formidable et j’ai fait de mon mieux. Mais ce n’était pas elle que j’avais dans les bras, mais sa belle-mère.
Le lendemain matin, j’ai fait le nécessaire pour arriver chez la belle-famille quand tout le monde serait parti. Je n’ai pas eu le temps d’appuyer sur la sonnette, la porte s’ouvrait déjà. Dès que la porte a été refermée, sans même échanger un mot, nous avons échangé un baiser torride. Puis elle m’a dit :
Dès la porte ouverte, je me précipite sur elle pour la déshabiller. Elle ouvre sa robe, elle est nue dessous.
Nous réalisons toutes les caresses que nous connaissons. Je suis excité à l’extrême. Je veux terminer notre union. Elle se met à quatre pattes et me présente l’entrée interdite. Je pénètre lentement, dans le boyau. C’est délicieux et je réfrène mon ardeur. Je lui caresse le bouton, lui saisis le sein de l’autre main.
C’est elle qui me demande de terminer. Nous éclatons simultanément et je me vide en elle.
Allongés côte à côte, nous nous regardons en souriant. Pas de mot, comment exprimer la joie d’être réunis, mais avec un très gros problème, comment nous retrouver ?
Elle part en cuisine et moi à l’ordinateur. Une demi-heure après, je vais la rejoindre, j’ai terminé mon travail. Pendant qu’elle cuisine, à chaque passage je lui prodigue une caresse.
Elle s’arrête, déboutonne et quitte son vêtement.
Nous avons déjeuné puis sommes allés faire une sieste merveilleuse.
Je suis bien dans cette famille. J’ai l’amitié de Pierre et d’Hervé. Quant à Claire, je ne pourrai jamais l’appeler autrement, j’ai l’impression de tromper son mari, nos rencontres sont rares mais ardentes.
La date de notre mariage est fixée. Chantal est folle de joie, elle s’éclate à tout préparer. Je lui ai demandé si je pouvais enterrer ma vie de garçon. Elle a souri et m’a donné son autorisation. Elle se doute que je vais sûrement la tromper, mais que ce sera la dernière fois. Elle se trompe, je ne baiserai aucune fille, je passerai la nuit en famille dans mon domaine réservé.