| n° 17021 | Fiche technique | 9694 caractères | 9694Temps de lecture estimé : 6 mn | 15/09/15 |
| Résumé: L'amorce de cette histoire est certes banale, mais je me suis évertué à sublimer ce récit qui, je l'espère, en fera saliver plus d'un. | ||||
| Critères: fh jeunes copains fépilée vacances piscine amour massage cunnilingu pénétratio confession nostalgie -regrets | ||||
| Auteur : Elana (Gilles Elana) | ||||
Il était une fille qui m’aimait bien et que j’ai repoussée. Nous suivions le même cursus à la fac, et elle avait coutume de se rapprocher de moi pendant les cours, de coller son épaule tout contre la mienne.
Je sentais la chaleur de son épaule à travers son vêtement. Parfois, ses doigts effleuraient ma main, une mèche de ses cheveux me caressait l’oreille, son souffle s’égarait contre mon cou. Je soupçonnais une motivation licencieuse à ce comportement, mais la demoiselle ne m’intéressait guère, aussi ne lui proposais-je jamais de visiter ma chambre d’étudiant.
Elle avait de longs, très longs, si longs cheveux noirs ! Et des formes pleines et entières que tout homme aurait rêvé de recueillir au creux de ses mains. Son corps était un appel à la luxure et sa démarche transpirait la féminité. Ils étaient nombreux, sans doute, ceux qui auraient voulu la serrer dans leurs bras, mais la jeune femme semblait avoir jeté son dévolu sur le seul homme qui ne voulait pas d’elle.
Elle finit toutefois par se lasser d’attendre. Aujourd’hui je l’ai perdue de vue ; je ne sais ce qu’elle fait ni avec qui elle le fait, et je regrette de n’avoir su saisir ma chance, car son souvenir est revenu me hanter au cours de mes nuits d’insomnie et je ne peux trouver le repos qu’en m’imaginant lové contre l’ardeur de son désir.
Dans mon rêve érotique qui se répète chaque nuit, je suis allongé à son côté, le long d’un transat, au pourtour de sa piscine occupant tout le jardin de sa maison du Sud de la France. Elle est étendue sur le ventre, recouverte d’un maillot deux pièces d’un noir d’ébène. Le soleil brûle nos peaux avec de plus en plus d’insistance, et j’entends mon amie me supplier de lui passer un peu de crème solaire…
Émergeant à peine de ma léthargie, je me lève docilement, prêt à obtempérer aux ordres qu’elle me donnera.
Je décide de commencer par ses jambes que l’été a déjà commencé à dorer. Je dépose précautionneusement un peu de baume du haut de ses cuisses jusqu’au bas de ses mollets. Quelque peu hésitant, les premières phalanges de ma dextre entrent en contact avec sa cuisse droite. Ma main finit d’épouser la forme de sa chair et j’entame le massage. Je procède lentement. Une jambe à la fois. Je m’attarde sur le revers de son genou, descends tranquillement jusqu’à sa cheville aussi frêle que celle d’une enfant, m’occupe de son talon et de sa voûte plantaire. Elle gigote, rigole et gémit quelque peu au moment où je titille ses orteils. Je masse son autre jambe avec tout autant d’application, et je sens ma verge se dresser, tendre mon maillot comme la voile d’un grand mât. Je prie pour qu’elle ne remarque pas le trouble qui m’affecte.
Mes mains s’en vont caresser ses hanches, passent sous la ficelle latérale de son maillot sans faire de détour par ses fesses d’une pâleur laiteuse. Mon amie tend les bras derrière son dos et dégrafe la fâcheuse pièce de tissu qui abrite sa poitrine, m’invitant ainsi à remonter le cours de mes caresses.
Je ne me soucie plus de savoir si je dois rajouter de la crème, je suis subjugué par l’érotisme, obnubilé par la douceur de cette peau que réchauffe le soleil. La question semble d’ailleurs aussi peu intéresser mon amie que moi ; elle succombe et se livre aveuglément au plaisir des sens. Pour nous, il n’y a plus ni piscine, ni maison, ni saison ; il n’y a que notre luxure qui ne tardera pas à éclore et à révéler l’éclat de ses pétales impudiques.
Mes mains enlacent sa nuque comme les serres d’un rapace saisissent sa proie insouciante. Mes pouces dénouent ses cervicales, mes doigts s’aventurent dans son cou. Je prends soin de masser ses tempes et les lobes de ses oreilles tandis que son front reste sagement posé sur la couche qui reçoit son corps indolent. Je descends le long de son dos, suivant le tracé parfait de ses vertèbres, tourne autour des fossettes ponctuant ses reins, remonte furieusement jusqu’à ses épaules, palpe ses bras qu’elle garde tout contre ses flancs ; ses flancs que je rêve désormais de chatouiller. Mes doigts s’insinuent jusqu’à ses aisselles moites et, progressivement, j’accède enfin à cette poitrine fantasmée, écrasée sous le poids de mon amie perdue dans ses rêves.
Je me penche alors sur elle, laissant mon bassin embrasser sa chute de reins, et lui susurre doucement à l’oreille, la léchant presque :
La petite s’exécute, comme assujettie à mon pouvoir, dépendante de ma volonté lubrique. Elle se tourne avec paresse, les yeux mi-clos, m’implorant presque de ne pas lui faire de mal tandis que sa bouche resplendit d’un sourire avide de mon sexe. Je me demande alors comment un si joli visage peut refléter à la fois la candeur et la corruption.
Pour la première fois, mes lèvres entrent en contact avec sa peau. Je commence par déposer un baiser chaste sur son front. Je devine ses paupières se fermer sous mon emprise. J’embrasse ses pommettes, ses joues, son menton. Ma bouche descend sur sa gorge. La demoiselle gémit, referme brusquement ses mains sur mon dos ; je sens ses ongles pénétrer mon épiderme. Je me libère de son étreinte et lui commande d’attendre ; le moment de consommer notre union n’est pas encore venu.
Quoique son haut soit détaché, elle a pris grand soin de le ramener sur ses charmes au moment de se retourner, aussi la vue de sa poitrine m’est-elle toujours inaccessible.
Mes mains effleurent son ventre, saisissent férocement ses hanches, mes doigts jouent avec son nombril à l’intérieur duquel je voudrais glisser le bout de ma langue.
Je n’ai pourtant pas oublié cette poitrine que je désire plus ardemment à mesure qu’elle m’est dissimulée sous un bout d’étoffe. Il me faut goûter ces mamelons que je vois pointer sous le tissu. Je veux les sentir rouler sous la langue, frissonner entre mes dents. Ces seins, il me faut les palper !
Mes outils de travail remontent tranquillement jusqu’à ce que mes paumes entrent en contact avec ces deux masses graisseuses que je recueille entre mes doigts agiles. Je saisis son haut entre mes dents et le jette au loin, là où il ne pourra plus m’incommoder. Mon index se rapproche dangereusement du mamelon en traçant des cercles concentriques tout autour de lui. Alors que ma phalange s’apprête à l’exciter, mes lèvres viennent le baiser, le sucer.
Pendant que ma bouche s’occupe de la poitrine de mon amie, mes doigts redescendent en direction de ses hanches, passent par dessous l’élastique de sa culotte de bain, contournent son mont de Vénus. J’entends ma partenaire haleter. Elle voudrait précipiter les choses, mais je suis son seul maître, aussi devra-t-elle attendre le moment où je déciderai de l’honorer.
Je prends le temps d’abaisser cette culotte, de laisser mes ongles racler la peau délicate de ses longues jambes charnues. Son con, impatient d’accueillir son équivalent masculin, rutile de désir. Soucieux d’étirer le plaisir et son attente, je caresse d’abord le pubis imberbe, descends dans le sillon de l’aine avant d’effleurer les grandes lèvres du bout des doigts. Tout à l’entrée de son royaume interdit, je récolte un peu de ses sécrétions vaginales et entreprends de caresser ce clitoris dardé vers le ciel. Son bassin ne tarde pas à tressauter, ses jambes à se contracter, et j’entends mon amie pousser des râles de plaisir. N’y tenant plus, elle saisit mon visage et entend le diriger vers son entrejambe. Pour la première fois, je me laisse commander.
Son sexe est l’oasis attendant fébrilement la venue du voyageur éreinté. Je m’y abreuve, je m’y baigne, et j’en ressors en proie à tous les transports de la passion. Son odeur intime a éveillé en moi un désir bestial que rien ne peut tempérer. Elle n’a pas besoin de me supplier d’achever ces préliminaires qui ont peut-être trop duré ; je lui impose mon désir auquel elle répond par ses cris de plaisir. Ses jambes, refermées autour de mon bassin, me retiennent prisonnier. Mon visage est tout au-dessus du sien ; je respire son haleine, plonge mes lèvres dans son cou, dans le creux de sa clavicule.
Nous avons attendu trop longtemps. Le plaisir, trop intense, déchire nos corps à jamais unis. Nous voudrions tous deux que notre étreinte s’achève rapidement, en une apothéose assourdissante, en une cataracte de sperme et de cyprine, mais je tiens bon ; jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus.
Dans mon fantasme il n’est pas de maladie vénérienne, pas de sida, pas de grossesse non désirée, alors j’éjacule au fond du ventre de mon amie, et, transporté par ma jouissance, j’entends s’ouvrir le col de son utérus, disposé à recueillir précieusement ma liqueur. Mon amie soupire d’exultation, et les parois de son vagin se contractent en un dernier spasme suçant mon gland, avalant une dernière goutte de semence.
Mon amie ! Mon amour perdu ! Tu m’agaçais lorsque tu étais près de moi, tu m’es chère depuis que nos vies se sont séparées. Ne nous reverrons-nous jamais plus ?