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n° 17002Fiche technique18259 caractères18259
Temps de lecture estimé : 12 mn
08/09/15
Résumé:  J'ai besoin de chair fraîche, et je vais m'en procurer.
Critères:  fh fplusag inconnu hsoumis fdomine
Auteur : Like a Princess      Envoi mini-message
La chasse



Ce soir, chasse !

J’ai revêtu ma tenue fétiche pour l’exercice : ma jupe noire d’amazone, très ample dont l’ourlet tombe largement sous les genoux, je sais que le mouvement de cette jupe, lorsque je marche, est nettement plus fascinant pour mes proies préférées qu’une mini-jupe vulgaire. D’autant qu’elle retombe sur des bottes en cuir fauve, à bouts pointus avec talons carrés de huit centimètres qui me donnent de la stabilité tout en accentuant le côté chaloupé de ma démarche. Pour le dessus, un sage chemisier en soie grège, juste déboutonné pour laisser soupçonner mon soutien-gorge Chantelle en dentelle rouge.

Maquillage léger avec à peine un peu de fond de teint pour faire ressortir la seule tache de couleur sur moi : mes lèvres incarnat. Je laisse mes cheveux mi-longs libres. Je sais qu’ils vont délicatement virevolter en synchronisme avec les pans de ma jupe.


Je descends dans la cour de mon pavillon en meulière, démarre ma Mini et me dirige vers l’un de mes terrains de chasse favori : Le Cacatoès. Pourquoi ce nom, je n’en ai jamais rien su. Quelques kilomètres de conduite silencieuse, radio éteinte, en me concentrant sur ma conduite dans la nuit tombante, appréciant la raideur de la suspension et le côté ferme de la direction, en connexion directe avec la route et ses irrégularités.

Je me gare dans le parking attenant au bar et je reste quelques minutes dans le noir, immobile, concentrée sur ce qui va suivre. Tout se joue toujours dans les quelques secondes de mon entrée, je ne dois pas me louper.

Je me sens enfin prête. Je m’extrais de mon siège, défroisse ma jupe, rejette mes cheveux en arrière, vérifie une dernière fois ma tenue dans le reflet d’une vitre latérale, me penche pour inspecter mon visage dans le rétroviseur. Je suis partie !


Le Cacatoès est un bar à l’ancienne avec un grand comptoir autour duquel on s’assied sur de grands tabourets. J’ouvre assez brusquement la porte pour être sûre que toutes les personnes présentes dans la salle – celles qui n’ont pas encore trop bu du moins – vont en remarquer le bruit. Je m’arrête sur le pas de la porte, reste ainsi quelques secondes immobile et je fixe un à un les hommes qui se sont retournés. Il y en a toujours trois catégories : ceux qui me renvoient le regard, yeux dans les yeux, pleins de confiance en eux-mêmes et dans la possibilité de me draguer, ceux ou celles qui détournent le regard vers le côté – pour passer à autre chose – et enfin ceux qui baissent le regard. Ce sont ceux-là qui m’intéressent.


La troisième catégorie se limite ce soir à deux individus, un petit bedonnant d’une cinquantaine d’années et un jeune binoclard d’environ trente ans. C’est sur lui que je me focalise. Il lève plusieurs fois le regard et le rebaisse instantanément en voyant que je le regarde moi-même. Timide puisque les yeux baissés, intéressé par moi puisqu’il cherche néanmoins à me regarder. Pas mal finalement le garçon, derrière ses lunettes. Il faut dire que, depuis quelques années, j’ai tendance à trouver pas mal tout garçon de quinze ans de moins que moi. C’est de la chair fraîche et ferme qui sent bon.


Je m’approche et m’accoude au comptoir juste à côté de lui, aucune chaise n’étant libre à cet endroit. Je lui tourne légèrement le dos, mais il ne peut ignorer que c’est lui qui m’intéresse puisque j’aurais pu aller m’asseoir sur un tabouret libre un peu plus loin. Je le laisse mariner quelques minutes et je me tourne vers lui :



Il a du mal à décrocher deux mots de suite mais je me charge de la conversation et le soumets à un interrogatoire serré auquel il répond par une série de « euh » de « oui » et de « non », tout en rougissant la plupart du temps dès que je le titille un peu trop sur lui-même. Il avale deux bières supplémentaires pendant que je savoure mon whisky. Il est un peu parti mais pas trop, c’est le moment pour moi de ferrer. Je lui déclare tout à trac que j’ai envie de lui et lui propose de m’accompagner chez moi. Non, il ne peut pas conduire avec ce qu’il a bu, c’est MOI qui vais le conduire dans MA voiture.


Je le laisse me prendre par la taille et nous nous dirigeons vers ma Mini. Il tente encore, sans trop de conviction, de prendre sa voiture mais je n’ai pas à l’en dissuader avec trop d’insistance, une caresse opportune de ses petites parties lui fait oublier son intention première et il me suit docilement dans mon carrosse.

Le trajet se passe en silence, je sens qu’il ose à peine respirer et qu’il me dévisage avec un mélange de perplexité et d’espoir, se demandent ce qui a bien pu lui arriver pour tomber sur une personne comme moi. Je le conforte dans son étonnement en lui posant une main sur le genou et en lui caressant la cuisse. Il se risque à tenter la réciproque, mais je lui assène une petite tape sur sa main baladeuse :



Arrivés dans la cour de ma maison, nous sortons de la voiture et je l’embrasse en lui enserrant la taille et en lui caressant les fesses :



Puis je lui défais bientôt sa ceinture, son pantalon tombe sur ses chaussures. Correctement membré sans plus, malgré l’érection qu’il a développée. Je pose un petit bisou sur ses bijoux et lui demande de me suivre à l’intérieur. Il remonte son pantalon et me suis sans même s’être reboutonné.


Je l’entraîne dans le séjour, l’enserre dans mes bras, l’embrasse d’un baiser profond facilité par mes talons qui me mettent exactement à sa hauteur, à peine un peu plus haut même. Nous nous explorons les amygdales, nous serrons l’un contre l’autre, nous déhanchons pour frotter nos corps. J’en suis toute chose, c’est bon la chair fraîche.


Je poursuis son effeuillage, goûte au passage d’un suçotement un membre visiblement très coopératif, m’enlève moi-même mes habits et très vite, nous nous retrouvons sur le tapis pour une étreinte sauvage. À peine le temps de lui glisser un petit capuchon que j’ai pris au passage dans la tabatière ancienne sur le coffre du salon et je le laisse venir sur moi pour un coït en missionnaire propre à le rassurer dans son statut de mâle. Mais cela le rassure tellement qu’il ne peut se retenir longtemps et le voilà qui beugle comme un veau après à peine quelques va-et-vient.



Il tente de s’excuser platement, tout penaud et me sort les excuses qui lui semblent les plus propres à se justifier et à désarmer ma colère : « Tu es tellement excitante, je n’ai pu résister, tu es si douce, si belle… » Tout juste s’il ne me sort pas que je suis « bonne ». Mais je le regarde froidement :



Désirant sans doute rompre la glace et trouver un prétexte pour échapper à sa honte, il me demande où sont les toilettes. Je l’accompagne, ouvre la porte des cabinets, soulève l’abattant et, par jeu, je lui propose de la lui tenir. Je me colle contre lui, mes seins écrasés contre son dos et lui tiens sa bistouquette au-dessus de la cuvette en effectuant subrepticement un lent va-et-vient. Naturellement – et c’était le but de la manœuvre – il se crispe et n’arrive pas à pisser.



Au bout de quelque temps, j’entends son jet contre la faïence. Je m’avance pour enserrer son visage de ma poitrine en lui caressant les cheveux.



Et je le prends par la main pour l’amener dans ma chambre. C’est une grande pièce que j’ai tapissée d’un papier vieux-rose soutenu. Mon lit est un lit ancien à barreaux de cuivre mais dont la literie, elle, a été complètement refaite avec un matelas très confortable. Je pousse le bouton du variateur pour juste nous plonger dans une pénombre propice aux ébats.

Je le pousse gentiment pour le faire basculer sur le dos et je me couche sur lui, tête contre tête, enserrant son visage de mes cheveux :



Je lui explique de façon pédagogique toute l’étendue de ma frustration, le fait qu’il m’est fortement redevable et qu’il doit maintenant se rattraper. Puisqu’il n’est pas capable de se tenir, je vais prendre les choses en mains.



Je prends un flacon de gel de massage à l’ylang-ylang, je m’en enduis la poitrine et le ventre et je me mets à glisser et ramper sur son torse. Le frottement délicieux de mes tétons sur son corps à peine poilu, la sensation de glisse de l’huile, l’odeur puissante et voluptueuse de fleur m’envahissent, je me sens partir vers d’autres rivages… Et patatras, ses mains viennent tout gâcher en investissant mes fesses.



Et j’entreprends de lui attacher les mains aux barreaux qui constituent ma tête de lit avec deux foulards en soie que je garde à cette fin sous mon oreiller. Il se laisse faire sans problème. J’adore ces injonctions contradictoires, je lui demande de se comporter en homme et je lui fais faire tout le contraire en le mettant à ma merci, totalement impuissant. Ce procédé est d’une redoutable efficacité : demandez à un mâle de se comporter en homme en lui enjoignant dans la même phrase d’adopter une posture contraire ; il ne retiendra que le premier membre de la phrase et obtempérera au second.


Je reprends l’exercice et bientôt m’avance vers son visage pour qu’il me suce les tétons. C’est une posture tout à fait délicieuse : je glisse alternativement mes nénés dans sa bouche et il me suce et m’aspire les tétins, je suis toute chamboulée du bas-ventre et je dois couler tant je sens l’humidité envahir ma petite chatte en manque. Je prolonge l’exercice longtemps et lorsqu’il renâcle ou lorsqu’il est un peu trop présent avec ses dents, je lui pince sévèrement le téton que je puis atteindre avec ma main libre. Bien sûr, il pourrait se venger, d’autant que mes bouts de seins si sensibles sont à la portée de ses dents. Mais je sais que j’ai pris l’ascendant sur lui et qu’il ne s’y risquera pas. Et, mieux, la délicieuse sensation d’un possible danger ne fait qu’accentuer mon plaisir.


Mes fesses réclament maintenant leur dû. Je change de position en effectuant un virage de 180° en m’accroupissant sur son visage et me laisse aller en lui enserrant la face. Il manque de s’étouffer et effectue des soubresauts qui ne sont pas pour me déplaire : son nez agace plaisamment la région comprise entre mon minou et mon petit trou, je sens des piles électriques lancer des ondes dans tout mon corps et je pars dans une vertigineuse ascension vers un dix-septième ciel – le septième étant trop bas pour correspondre à mes sensations.

Il doit étouffer là en dessous. Je me penche en avant pour le libérer un peu et je le récompense en prenant sa queue dans ma bouche. Le traitement précédent n’a pas dû lui déplaire, il était d’une belle raideur et il ne tarde pas à gémir alors que la petite bête tressaute bientôt entre mes lèvres. Prudence !



Je le plante là et quitte la chambre pour aller me rafraîchir tandis qu’il marine attaché dans la pénombre. Je bois un verre d’eau, ouvre la fenêtre du salon pour sentir l’air frais. Dans le silence de la nuit, je savoure, en regardant le ciel étoilé, les moments intenses que je viens de vivre. Mais je suis obligée de revenir à la réalité, les liens de mon captif sont fragiles, si je ne reviens pas bien vite, il est capable de se libérer.

De fait, il commence à renâcler et m’accueille en protestant :



J’entreprends de l’embrasser partout en commençant par les pieds et le bas des jambes et lorsque j’atteins le dessus des cuisses, sa flamberge est déjà au vent. Je remonte le long de son torse et termine couchée de tout mon long sur son corps. Je défais alors les foulards – heureusement, la soie est glissante car les nœuds se sont serrés – et j’en prends un que je lui passe autour du cou pour lui soulever la nuque. Je le fixe dans les yeux et lui demande :



Je me dégage de lui et me mets à quatre pattes au bord du lit, cambrant au maximum mes reins pour m’offrir effectivement comme une chienne en chaleur. À froid, j’ai du mal avec cette animalité qui me prend – qui nous prend tous, nous soi-disant êtres pensant supérieurs – lorsque le sexe domine l’esprit ; mais là je me laisse aller comme une bête livrée à ses instincts. Et que c’est bon ! Il me laboure bien vite avec sa queue dans de vigoureux va-et-vient qui font claquer son ventre sur mes fesses. Je suis ouverte, béante, gluante et bientôt hurlante. Dieu que c’est bon !


Il s’écroule sur moi en hurlant à son tour et nous nous effondrons sur le lit, moites et pantelants. Nous restons sans parler pendant de longues minutes, perdus chacun dans nos retours sur Terre respectifs. Je suis dans mes pensées, les mains jointes entre mes cuisses, repliée en moi-même et je reprends peu à peu mon esprit, lui tournant le dos, les fesses collées contre son flanc.


Lorsqu’il commence à remuer, je me retourne sur le dos, regardant le plafond et je lui dis :



Il me regarde d’un air ahuri ; il s’attendait sans doute, l’innocent, à s’installer pour finir la nuit dans mon lit. Je le détrompe fermement et sans ambiguïté en lui annonçant qu’il doit retourner chez lui et que je n’ai pas l’intention de le ramener en voiture à cette heure tardive. Je m’amuse avec un :



Il ne sait pas lire dans mes yeux si je me moque ou pas. Et j’attrape mon iPhone pour appeler le premier numéro de taxi qui figure dans mes favoris.


Une dizaine de minutes et un petit whisky plus tard, le taxi l’emporte, non sans qu’il ait essayé de m’extorquer mon numéro de portable et qu’il ait demandé à me revoir. « Cours toujours ! » me dis-je ; il est hors de question que je remette ça avec lui un jour. Encore, si j’avais gardé le contrôle de la situation jusqu’au bout et que je ne m’étais pas mise en situation de me faire baiser par lui, on aurait pu voir… J’ai comme cela un certain nombre de coups qui ne demandent qu’à accourir au premier appel. Mais là, avec ce qui s’est passé, il serait capable de croire qu’il pourrait prendre l’initiative ; je l’imagine très bien revenir en me regardant d’un air de mâle protecteur…


Après avoir refermé la porte, je reste un moment pensive dans l’entrée, plantée devant le miroir cruel qui s’y trouve. Le miracle de la chasse est terminé. Je suis épuisée, le tain me renvoie l’image de mon visage de femme d’âge maintenant un peu mûr. Je lisse mes pattes d’oie au coin des yeux, je me redresse pour mettre en avant ma poitrine, mais la fatigue est là…


Pourquoi faut-il, comme pour toute drogue, que la descente soit si dure ? Pourquoi faut-il, malgré cela, que je ne puisse me retenir de recommencer ? Je reste ainsi de longues minutes à méditer sur moi-même. « Tu n’en trouveras pas éternellement, des petits jeunes. Il va falloir que tu songes à te caser, ma vieille… » me dis-je comme à chaque fois.


Mais que la chair fraîche est bonne !