| n° 16921 | Fiche technique | 11501 caractères | 11501Temps de lecture estimé : 7 mn | 23/07/15 |
| Résumé: Un homme, dont une relation adultère longue, intense et torride vient de se terminer, se retrouve par hasard devant l'hôtel qui abrita leur première nuit. Il se souvient. | ||||
| Critères: fh hotel cunnilingu pénétratio yeuxbandés nostalgie -regrets | ||||
| Auteur : Hunky Dory | ||||
C’était un de ses derniers déplacements professionnels et il n’avait pas du tout prévu cette situation impromptue, cette rencontre avec un passé récent dont l’issue l’avait dévasté au point de l’emmener loin dans la recherche destructrice.
Tout lui revint en un instant, et il fut surpris de ressentir dans le même temps une légère fulgurance de désir qui accompagna la désormais constante douleur qui affectait son corps après l’avoir marqué.
La confrontation violente avec la chimie frelatée et le défi physique ne l’avait pas laissé indemne. Il n’en concevait pas de dépit, car les traces visibles qu’il hébergeait racontaient à sa place une histoire qu’il n’avait pu faire partager.
Il leur suffirait d’approcher sa peau et elles sauraient…
Mais là, devant cet hôtel de la Part Dieu qui jouxte la gare, c’est à avant qu’il pensait.
Avant qu’elle ne décide que les deux derniers jours qu’ils passeraient ensemble serviraient d’extinction torride à la fusion permanente de leurs esprits et de leurs sens.
Avant que ses derniers mots à elle n’aient raison de ses fous espoirs à lui, cachés derrière l’apparente certitude de ses choix.
Avant qu’elle ne lui dise qu’il n’était jamais entré dans sa vie, qu’elle se passerait plus facilement de lui que de son collègue de travail, que les sites de rencontre – son addiction à elle – lui permettraient de passer à autre chose. Autre chose… Pas quelqu’un d’autre : autre chose.
Elle était malheureuse, amoureuse, triste de ne pouvoir vivre avec lui puisqu’avec sa retraite venait son départ de Paris ; alors il ne lui en voulait pas, mais ces mots le dévastèrent pour longtemps.
Mais avant…
Cette fusion, justement, il l’avait expérimentée pour leur première nuit partagée en cet hôtel qui en fut le théâtre. L’un et l’autre étaient en déplacement professionnel. Il avait réservé la chambre, et de retour de Toulouse, il lui avait dit qu’il la rejoindrait.
Le trajet en taxi depuis l’aéroport lui avait semblé interminable, mais en même temps il l’imaginait. Il espérait que, comme pour lui, son désir montait et qu’il pourrait dès en arrivant le percevoir.
C’était un de leurs jeux favoris depuis le début de leur liaison que de s’exprimer sur leurs désirs respectifs, entretenus à distance par téléphone, Bouygues et SFR réunis. Il lui racontait des histoires, la provoquait ; elle lui disait son impatience et le renseignait sur le tissu de sa culotte pour qu’il en évalue les vertus absorbantes. Combien de fois s’était-il précipité pour soulever sa robe alors qu’elle sortait de son bureau – et qu’ils s’étaient longuement appelés auparavant – pour apprécier l’étendue sombre de son humidité sur l’étoffe soyeuse ?
Elle n’était pas en reste, elle qui posait délicatement mais fermement ses mains sur son entrejambe, se déclarant émue par toute rigidité perçue.
Il se faisait une joie de cette nuit qu’ils volaient à leurs vies respectives, savait qu’elle était dans le même état d’esprit mais qu’elle en attendait tellement qu’elle se protégeait d’une éventuelle déception en déclarant « On verra en situation… »
C’était sa phrase, « On verra en situation… »
Lorsqu’il arriva dans la chambre, pas un bruit ne lui parvint, au point qu’il en conçut une pointe d’inquiétude, cette inquiétude qui l’étreignait souvent, lui qui se savait trop intermittent pour la protéger et qui l’amusait, elle, en même temps que cela la ravissait.
Il n’avait pas quitté son imperméable quand il la vit allongée dans la pénombre, en travers du lit, son casque sur les oreilles. Il n’eut pas le temps de s’interroger sur le point de savoir si elle dormait qu’elle se relevait et se jetait à son cou en un baiser torride, profond, long, où leurs langues se cherchaient, se mélangeaient, en même temps que leurs corps se pressaient.
Doucement, ils caressèrent leurs nuques comme pour apaiser la fougue de leur baiser.
Elle ôta sa cravate d’un geste impatient puis déboutonna les trois premiers boutons de sa chemise avant de glisser son visage dans la toison de son torse. Elle resta ainsi un long moment au cours duquel ils ne bougèrent pas avant qu’elle ne s’écarte légèrement, juste pour lui sourire. L’éclat de ce sourire le transperça de douceur en même temps qu’il le fit vibrer.
Il avait très envie d’elle et se savait très dur, mais il ne voulait rien brusquer, et goûter d’eux chaque instant.
Elle repoussa les manches de son imperméable pour le lui ôter et ne voulut aucune aide. Douce mais impatiente, elle n’y parvint pas aussi vite qu’elle l’avait envisagé, mais s’en affranchit tout de même avant – sans transition – de déboutonner les derniers boutons de sa chemise et d’en ôter les pans de son pantalon de costume. Son torse ainsi libéré, elle entreprit d’y promener longuement et lentement tantôt le bout de ses doigts, tantôt le plat de sa main qu’elle conduisait de haut en bas et de bas en haut, s’arrêtant soit au-dessus de sa toison pubienne, soit aux confins de ses tétons qu’elle n’effleurerait pas tout de suite tant elle savait, à sa grande surprise, l’effet que cela lui faisait.
Ils étaient restés debout au milieu de la chambre, et cette douceur qu’elle lui prodiguait dans la douce torpeur d’un moment de transition après une journée professionnelle dense le paralysait un peu malgré l’état de son désir. Alors doucement, il la repoussa légèrement, et avec une extrême tendresse la fit s’allonger sur le lit, sur le ventre, en même temps qu’il éteignit toute les lumières de la chambre pour ne laisser subsister que le rai lumineux venu de la salle de bain.
Puis, ayant gardé son pantalon mais retiré totalement sa chemise, il la chevaucha, se pencha et déposa de nombreux doux baisers sur sa nuque avant de relever délicatement sa tête et de l’entourer de sa cravate comme un bandeau, la rendant ainsi aveugle.
On verra en situation…
Elle l’encouragea d’un petit gémissement de curiosité lorsque l’ayant ainsi affublée de ce bandeau improvisé, il reposa sa tête sur l’oreiller et se retira pour se mettre debout derrière elle. Il attendit un moment ainsi sans bouger, se contentant d’envisager de sa voix grave différentes possibilités au fort potentiel érotique.
Elle lui dit qu’à ce rythme, elle finirait par faire usage de ses doigts.
Elle avait à peine fini sa phrase qu’il relevait le bas de sa robe sur ses jambes gainées de bas qui laissaient apparaître la blancheur du haut de ses cuisses. Il l’invita à les écarter, ce qu’elle fit de bonne grâce, pour observer l’état de sa culotte. Vert foncé, celle-ci n’était plus qu’humidité, ne laissant rien deviner de sa fente ni de la raie de ses fesses.
Sans ménagement, il arracha la culotte et la força à s’écarter encore avant d’introduire sa langue en elle. Juteuse à souhait, elle dégoulinait sur sa bouche en même temps qu’elle gémissait de plus en plus fort. Elle releva ses hanches pour aller au-devant de sa langue. Lorsqu’elle se mit à genoux pour lui offrir la béance et la longueur de sa chatte et qu’il en fit un excellent usage en titillant son bouton, elle jouit bruyamment laissant les spasmes prendre le contrôle d’elle même.
Il profita de son temps de retour au calme pour d’abord ôter son pantalon et se mettre nu, puis pour lui ôter son bandeau avant de s’allonger sur le dos à côté d’elle. Elle se lova contre lui, laissant sa main droite aller vers son pubis où elle aimait s’attarder, la paume de sa main dans ses poils et son dos sous sa queue. Elle vit l’état dans lequel elle était et l’effleura sur toute sa longueur avant de l’enserrer pour la sentir vibrante et chaude.
Il n’en pouvait plus. Elle vint sur lui, lentement, doucement, dans la position d’Andromaque. Elle frottait sur lui sa fente inondée et chaude avec une telle douceur qu’il sentait sur sa peau sensible la forme de ses lèvres. La sensation était telle qu’il savait qu’il ne tiendrait pas longtemps avant de lui faire don de son fluide. Les premières alertes avaient gagné son périnée et il commençait à avoir du mal à se maîtriser quand une main experte empoigna sa garde, la durcissant encore mais l’empêchant de jouir.
Il ôta la robe, qu’elle portait toujours, puis de sa main gauche libéra ses seins de son soutien-gorge. Ceux-ci prirent leurs aises juste au-dessus de sa bouche, dans un mouvement rythmé par ses hanches à elle. Quand il emprisonna ses tétons à tour de rôle dans sa bouche, se délectant de leur dureté granuleuse, elle lâcha la base de sa queue et l’emprisonna en elle.
Il jouit à l’entrée d’elle et ils mélangèrent leurs fluides dans un cri. Agitée de spasmes, elle laissa sa jouissance l’emporter et ses hanches poursuivre par réflexe leurs mouvements avant de l’écraser de toute sa légèreté.
Elle mit un long moment à retrouver son souffle et un calme qu’il n’osait troubler. Aussi fut-il surpris lorsqu’elle se souleva légèrement pour passer sa main sous son ventre et ses doigts sur son sexe, où sa viscosité à lui s’était posée. Puis, ayant enduit son doigt, elle le mit dans sa bouche à lui et l’embrassa goulûment. Il en conçut beaucoup de plaisir, tant il était séduit par l’idée que le mélange de leurs fluides ne fût pas seulement localisé.
Ils s’embrassèrent longuement, très longuement avant qu’apaisés, le corps moelleux et moite, ils ne se posent côte à côte sur le lit.
Il ne se lassait pas de regarder son corps, son ventre plat, ses hanches marquées, ses seins fermes et dardés. Il voulait qu’elle se repose, mais s’amusait de sa réceptivité lorsqu’il effleurait le creux de ses hanches, et surtout le sillon qui séparait chacune de ses fesses du haut de ses cuisses.
Elle se réjouissait d’un lâcher-prise dont elle disait qu’elle l’avait peu connu, mais que l’attention méticuleuse qu’il lui portait ainsi qu’à son corps générait.
Il parcourut son corps de sa langue et de sa bouche, s’attardant sur ses fesses, le bout de ses seins et sa nuque, mais aussi dans sa toison, sculptée mais non rasée par une tondeuse habile.
Le temps avait passé et la faim les gagnait. Ils décidèrent d’aller au bar boire un cocktail et manger un morceau. Elle lui fit le plaisir de revêtir une petite robe noire qu’il aimait beaucoup, mais il l’arrêta avant qu’elle n’eût remis une culotte.
La perspective de gagner le bar à la lumière tamisée depuis le sol et aux sofas cosy qu’elle avait aperçu en arrivant, pour y manger un morceau, la séduisit. Elle ne l’autorisa de son côté à ne remettre que son pantalon, sans sous-vêtement, refermant elle-même – non sans investigation manuelle de sécurité – le vêtement sur sa nudité poisseuse.
Ils allaient faire un usage terriblement sensuel de ces ingrédients…