| n° 16914 | Fiche technique | 37879 caractères | 37879Temps de lecture estimé : 23 mn | 21/07/15 |
| Résumé: Julia n'a jamais ressenti de plaisir à faire l'amour avec son mari, alors qu'il la trompe. Réussira-t-elle à le quitter pour vivre ? | ||||
| Critères: fh ff fbi extracon piscine fsoumise jalousie vidéox entreseins fellation cunnilingu pénétratio init -initfh -extraconj | ||||
| Auteur : Caval | ||||
| DEBUT de la série | Série : Une femme mariée Chapitre 01 / 02 | Épisode suivant |
Ayant prononcé ces quatre mots, je me retrouve mariée. J’ai 20 ans et je suis vierge. Je me crois amoureuse de Fabien, de cinq ans mon aîné ; cependant je n’ai aucune connaissance de ce qu’est aimer une personne.
La nuit de noces n’a été ni bonne ni mauvaise, comme la plupart, je pense. Nous sommes, Fabien et moi épuisés, tant et si bien que quelques caresses, quelques baisers et nous tombons, non dans les bras l’un de l’autre, mais dans ceux de Morphée. À l’issue de ma première nuit de femme mariée, je suis toujours vierge.
Cela ne dure pas longtemps. Je ne veux pas garder ce pucelage, et mon mari veut rattraper le temps perdu dès la seconde nuit matrimoniale. Il n’a aucun égard pour ma pudeur, m’arrachant mes vêtements. Je me retrouve nue et sans défense devant une personne que je ne connais pas. Ce n’est plus le Fabien que j’aimais. Il s’est mué en un mâle en rut. Il malaxe mes seins avec vigueur et sans précaution, en pince les pointes à me faire mal, puis sa main s’insinue vers mon sexe. Comme je serre les jambes, il les écarte avec force et prend possession de ma vulve en ouvrant mes lèvres intimes avec ses doigts. Sans plus d’égard, il s’enfonce en moi avec sa queue tendue et brise mon hymen. Je pousse un cri sous le coup de la douleur.
Les choses sérieuses, comme il dit, sont pour moi une source de tourments. Cependant, comme dans mon éducation catholique on m’a bien dit « Tu dois te soumettre à la volonté de ton époux », je me soumets. Pourtant, je suis bien consciente qu’une bonne partie des pratiques sexuelles de Fabien ne sont pas « homologuées » par l’Église apostolique et romaine. Depuis, je me suis dit, qui sont-ils ses gens (hommes) d’Église qui nous dictent notre vie intime alors qu’ils ne connaissent rien ni à la vie du couple, ni à la sexualité dans chambres à coucher ?
Je dois donc sucer son sexe, le prendre entre mes seins, me laisser peloter les nichons, trifouiller la chatte, exciter le clitoris, lécher la vulve, pénétrer le vagin. Je n’y prends aucun plaisir. La répugnance de certains de ses actes se mue en habitude, même si le dégoût reste vif. Lorsque son sexe se présente devant mes lèvres, j’ai un sentiment d’abaissement ; et lorsqu’il regarde avec attention ma moule, c’est l’humiliation qui me submerge. Son sexe en moi ne m’apporte rien. Je le sens, mais ne vois pas d’où peut venir la jouissance dont parlent certaines femmes. Je ne suis ni clitoridienne, ni vaginale.
Les paroles qu’il éructe ne font rien pour atténuer mes afflictions et mon malaise :
Le chapelet d’injures qu’il me débite durant l’acte est inépuisable. Le pire, c’est lorsqu’il veut me sodomiser. Il y parvient après plusieurs échecs, et pour moi de terribles souffrances, tant physiques que psychologiques. Physiques : on comprend aisément pourquoi. Psychologiques : car je me demande comment cet homme peut dire qu’il m’aime (car il le dit) alors qu’il trouve plaisir à me faire souffrir et à m’humilier.
Afin de contenter mon mari qui trouve que je ne jouis pas assez sous ses assauts, je me mets à simuler le plaisir dans l’acte sexuel. Pour cela j’imite les actrices pornos qui se font prendre de partout dans les films qu’il m’ordonne de regarder avec lui.
Les deux grands plaisirs que j’ai, ce sont les naissances de mes deux fils. Le premier est né dix mois après notre mariage, le second trois ans plus tard. J’ai le bonheur d’être mère. C’est magnifique de porter un enfant pendant neuf mois, le mettre au monde, puis l’allaiter encore quelques mois. J’ai un contentement supplémentaire puisque mon mari, à partir du troisième mois de grossesse jusqu’au sevrage ne me touche plus. Mais c’est tout à fait secondaire.
***
Cela fait 18 ans que je suis mariée avec Fabien ; j’ai 38 ans, lui en a 43. Mon fils aîné a 17 ans, et le second 14. Je suis une mère de famille responsable et sérieuse, toujours soumise aux caprices de mon époux. Je n’ai jamais pensé à le quitter. Je me dis « Que ferais-je sans homme à la maison ? Mes fils ont besoin de leur père. »
Et puis il y a eu ce jour de juin.
Je rentre à la maison. Je me dirige vers notre chambre pour me changer, et c’est en traversant le couloir que j’entends du bruit qui parvient de la chambre d’amis. Intriguée, j’ouvre la porte. C’est un choc : mon mari nu, le sexe dressé devant le visage de Murielle, une amie, tout aussi nue que lui à l’exception d’un porte-jarretelles.
Je la prends par le colbac d’une main, je la gifle de l’autre. Elle tombe sur le sol. Ne lui laissant pas le temps de se relever, je la traîne jusqu’à l’extérieur de l’appartement.
Je claque la porte, laissant Murielle nue dans la cage d’escalier. Mon mari reste sur le lit, la queue pendante. Il me dit :
Trop bonne (on peut remplacer le « b » par un « c »), je ramasse les fripes de cette fille que je prenais pour une copine et je les jette sur le palier où elle est comme une idiote, tentant de cacher avec ses mains sa nudité à un public inexistant. Je retourne vers mon mari qui a noué une serviette autour de la taille pour faire disparaître sa nudité.
Fabien ne dit rien. Son silence est lourd de sens, même s’il se reprend rapidement.
Je vais dans notre chambre, saisis ses costumes, ses chemises (que j’ai lavées et repassées avec amour) et balance tout dans la chambre qui lui est assignée. Je m’enferme. Je dois me calmer. Il y a plusieurs idées qui me passent dans la tête : retrouver une attitude sereine pour les enfants qui vont revenir de l’école, ne pas céder aux atermoiements de mon mari. Finalement, je gère la tension palpable de cette soirée, faisant comme si rien ne s’était passé.
Pourtant, la nuit est sans sommeil. Dois-je quitter cet homme que je n’ai jamais véritablement aimé et que je n’aime plus du tout ? Mais pour faire quoi ? Me retrouver seule au monde, même si ma copine Nina me dit « Belle comme tu es, tu ne resteras jamais seule. » Dois-je dire à mes enfants que je vais quitter leur père ? Auquel cas je devrai me tenir à cette décision sans faiblir. Suis-je assez forte pour interdire la chambre conjugale à mon mari ? Je suis incapable d’évaluer mon degré de résistance.
Je me dis aussi que je suis peut-être à la racine du déboire qui tombe sur moi. Si mon mari cherche le plaisir avec d’autres femmes, n’est-ce pas, justement, parce que je suis incapable de lui en donner ? « Je pourrais peut-être renverser la situation et accepter de meilleure grâce ses assauts virils, même si je n’y prends pas de plaisir… »
Je discute longuement avec Fabien. Je finis par établir un pacte avec lui : il promet de ne plus me tromper ; en contrepartie, je lui assure de me rendre plus disponible à ses attentes, notamment en matière sexuelle. J’accepte donc les déduits imposés par mon mari. Je ne refuse rien, même les pratiques que je trouve avilissantes, voire répugnantes.
Au moment où elle prononce ces paroles, nous nous trouvons dans les vestiaires de la piscine. Nous partageons toujours la même cabine pour nous déshabiller, nous sécher et remettre nos vêtements. Entre filles, nous n’éprouvons aucune pudeur l’une vis-à-vis de l’autre ; il l’y a bien longtemps que nous ne tournons plus pour nous déshabiller et que nous restons la foufoune à l’air et les nichons dressés l’une en face de l’autre, à discuter aussi naturellement que si nous étions habillées. Je n’ai jamais été attirée par elle, et elle n’a jamais semblé regarder mon corps autrement que celui d’une copine dans un vestiaire. Tout au plus, quelquefois elle a attiré mon attention sur ses seins un peu lourds qui pendent trop à son goût ou m’a questionnée sur mon choix de préserver ma chatte au naturel sans autre épilation que celle dite du maillot, elle qui n’a gardé que peu de poils dessinant un cœur au-dessus de ses lèvres glabres. Mais cette fois-ci, je sens que son regard me détaille des pieds à la tête.
Un peu plus tard, Nina m’avoue qu’elle n’a pas quitté son inclination pour les filles, même si elle garde une préférence manifeste pour les hommes :
***
Notre couple ne va pas bien. J’ai proposé à mon mari, pour le retenir, de faire un troisième enfant. Il m’a répondu : « Si tu as envie de te faire chier avec un troisième marmot, je te le fais, mais ne compte pas sur moi pour m’occuper de lui. » J’ai compris que l’enfant supplémentaire ne serait pas le ciment de notre union ; ce serait plutôt le contraire.
On tente le tout pour le tout : des vacances sans les enfants. Nous voilà partis dans le sud de la France, dans la Drôme des collines. Mon mari, du genre sportif, m’entraîne à crapahuter avec lui sur les nombreux chemins de randonnée. Ces escapades quotidiennes m’épuisent, cependant je suis prête à tout pour faire rejaillir en lui le désir et l’amour. Cela semble fonctionner : le troisième jour, au moment de pique-niquer, nous nous éloignons du chemin. S’étale devant nous un paysage admirable avec d’un côté les imposantes falaises du Vercors et de l’autre le cirque de la forêt de Saou, telle deux énormes vaisseaux sortant de terre. Le déjeuner avalé, Fabien se fait badin.
Il retire ses vêtements : short, caleçon, chaussettes. Il est aussi nu qu’à sa naissance, à l’exception qu’il bande. Je dois avouer que l’homme qui j’ai épousé est beau. C’est d’ailleurs cette beauté qui m’a séduite chez lui, bien qu’avant le mariage je ne l’aie vu qu’habillé. Je n’ai pas le temps de réagir, car il est sur moi et dégrafe mon soutien-gorge, libérant ma poitrine. Il s’en empare, me lèche les pointes, malaxe la chair, la mordille. Ces caresses me font de l’effet immédiatement. C’est si rare que, malgré la crainte que nous soyons découverts, je le laisse faire. Il n’est pas long à s’attaquer à mon short qui se retrouve avec la culotte à mes pieds. Mon corps est tout chaud, et dans mon ventre, c’est comme des papillons qui s’agitent. Fabien caresse mes cuisses. Il me regarde dans les yeux pour guetter le trouble qui s’insinue en moi. Je saisis sa queue.
Il remonte sa main vers mon sexe, me caresse doucement. Lorsqu’il s’y prend ainsi, je peux éprouver du plaisir, aussi j’écarte les jambes. Il passe sa langue sur les pourtours de ma vulve, à l’intérieur de mon coquillage, et lorsqu’il s’empare de mon clitoris, je ne peux retenir un feulement. « Pourquoi ne s’y prend-il jamais de cette façon pour me faire l’amour ? Il est pourtant capable de me donner du plaisir. »
Il me doigte, me frotte, et comme je continue à gémir, il introduit un ou deux doigts dans mon sexe. Je sens qu’il les fait tournoyer en moi.
C’est alors qu’il arrête d’être doux et tendre. Il me saute sans ménagement, me secoue comme un vulgaire morceau de viande. Même mon boucher est plus délicat avec ses gigots. Il me pistonne avec violence. Je suis son objet. Heureusement, cela ne dure pas longtemps : il éjacule en moi, se laisse tomber sur le flanc et s’endort, tel un gros beauf. Moi, couchée sur le dos, totalement nue, offerte, je pleure silencieusement. Je ne me soucie même plus de la possible apparition de voyeurs, alors que j’ai les jambes ouvertes et que du sperme s’écoule de mon vagin tuméfié.
Le lendemain, je le laisse partir seul pour marcher dans la montagne. Je n’ai pas le cœur à l’accompagner et me faire une nouvelle fois baiser comme une « gourgandine », comme il dit parfois gentiment avant de me traiter de « pute » et de « chienne ».
Les courses faites, je retourne dans notre gîte. Lorsque j’entre, je constate tout de suite que Fabien est rentré : je retrouve ses fringues en boule, le short ici, les chaussettes là, le caleçon à l’autre bout. « Qu’est-ce qu’il a foutu ? Et c’est quoi, ça ? » Je ramasse un tissu rouge en boule qui s’avère être une robe légère, même très légère, très échancrée et très courte. Elle ne doit pas cacher grand-chose. Je prends du bout des doigts l’objet du délit et me précipite dans la chambre. Ce que je vois me laisse sans voix. Ce que j’entends également.
Les partenaires en pleine action ne se sont pas aperçus de ma présence. La fille pousse un cri de jouissance. Elle est jeune, très jeune – vingt ans au maximum – et très chaude, apparemment. Fabien pousse un long râle qui indique qu’il vient de jouir en elle. C’est un poignard qui me transperce le cœur. Je vois comme dans un film d’épouvante sortir son arme meurtrière du con de la fille qui se pâme d’aise. Je la vois bien, couchée sur le dos, cuisses ouvertes, vulve ouverte et dégoulinante de cyprine. Elle a une grosse poitrine aux aréoles larges et aux pointes érigées, un ventre plat, une chatte totalement épilée. Je remarque qu’elle est particulièrement callipyge lorsqu’elle se retourne. Mais ma surprise est encore plus grande lorsque je contacte que mon mari vient de baiser avec cette fille sans préservatif : sa queue en couverte de sécrétions féminines mêlées à son sperme, et du conduit de la fille, ce sont les deux fluides qui coulent. Lui qui m’avait juré après chacune de ses incartades d’avoir baisé couvert, tant il redoutait les MST.
Alors que la fille est sur le point d’avaler la bite baveuse, je pousse un rugissement qui fait enfin réagir les deux protagonistes.
Je ne réponds pas, lance la robe en travers la figure de la fille qui rigole. Je claque la porte et sors. Je prends la voiture et m’éloigne du gîte. Je reviens à 22 heures ; mon mari est là qui attend. Je ne porte aucune attention à lui et rassemble mes affaires.
***
Encore une fois je suis trop conne : j’accepte de cohabiter avec lui. Par contre, je lui interdis l’accès au lit conjugal. Il doit se contenter de la chambre d’amis. La situation de me trouver face à lui chaque soir m’ennuie, et plus le temps passe, plus je rentre tard. Je m’absente sans but, allant au cinéma pour passer quelques heures, jusqu’au jour où je vais chez Nina, ma meilleure copine. Je lui dis tout de suite :
Nina commence à me déshabiller tout en me couvrant le corps de petits baisers. M’ôtant mon chemisier, elle pose ses lèvres sur mon ventre et mes épaules. Dénudant mes seins, elle les baisote. En baissant mon pantalon et mon slip, elle dépose un baiser sur ma toison à quelques centimètres de ma vulve et couvre de poutous mes fesses. Tout en me mettant nue, elle se déshabille. Dans la tenue d’Ève, nous nous enlaçons étroitement. Elle me pousse sur le lit et vient embrasser mes seins avec une douceur que je ne connais que trop peu. Elle s’applique à titiller mes mamelons, les faisant s’ériger à l’extrême. Mes nichons deviennent si tendus qu’ils me font mal, mais c’est une douleur particulièrement jouissive. Elle continue de me caresser les seins tout en descendant le long de mon ventre.
J’ai les jambes écartées, comme chez mon gynéco, le sexe béant et dégoulinant. Je suis effrayée d’une telle impudeur ; pourtant, pour rien au monde je ne voudrais interrompre ce moment. Elle pose la bouche sur le haut de mes cuisses. Sa bouche remonte tout doucement vers mon sexe, y déposant des baisers. Je suis secouée par un orgasme. Elle me laisse retomber sur terre pour repartir à l’assaut de ma vulve après une pause. Elle entreprend de me lécher. Elle alterne de grands coups de langue qui me transpercent et de petits coups comme un chat lapant une écuelle de lait. Mon intimité est trempée, et Nina boit ma mouille. Elle s’empare de mon clitoris, caresse mes lèvres, introduit un doigt en moi. Je halète, je râle, je grogne, mon corps se convulse. Je tiens la tête de Nina pour qu’elle aille plus loin en moi. Mon esprit est envahi de mille images, les plus dépravées des films pornos que mon mari m’a contrainte à regarder avec lui.
Une vague de plaisir me submerge. Je pense que j’ai hurlé, que mon corps s’est raidi, que je me suis tétanisée. Je pense, car mon esprit disparaît dans le néant.
Revenant à moi, je me sens bien, libérée, absolument zen. Nina m’embrasse partout sur le dos, me dispensant mille caresses.
Elle s’est mise sur le dos et elle a ouvert les cuisses. Alors je tente de reproduire sur elle les baisers et les caresses qu’elle m’a prodigués. Je suis très malhabile ; pourtant Nina semble apprécier mes traitements.
Mon mari, constatant que je m’échappe un peu plus chaque jour, s’exclame :
Je préfère ne pas répondre à cette attaque. Je n’aurais jamais le cran de lui dire « J’ai couché avec Nina. » Et puis de toute façon, sa préoccupation est de savoir s’il y a un autre homme. Ce n’est pas le cas. Mais s’il apprenait que sa femme a fait l’amour avec une femme, je crois qu’il péterait les plombs. Alors je lui réponds perfidement :
***
William m’emmène dans un endroit charmant, en pleine campagne, dans un lieu loin de tout. Il s’agit d’une sorte de petit château qui lui vient de sa famille. Combien de femmes a-t-il menées ici ? Sans doute beaucoup, mais je n’en ai cure. Je sais comment les choses vont se passer : il va me sauter, et je vais l’accepter. Les autres détails m’importent peu. William est un gentleman ; je suis certaine qu’il n’est pas de ces hommes à violer leur conquête pour assouvir leurs vils instincts. Du moins je l’espère et m’en convaincs. Pour autant, je ne suis pas ici pour jouer les prudes, et il est trop tard pour lui dire « Non, pas ce soir. »
Nous arrivons le vendredi soir ; le crépuscule s’étend sur les champs à l’entour, et une légère brume s’élève. Il gare la voiture dans la cour, descend, toujours très courtois m’ouvre la portière. Puis il me fait entrer dans le lieu. Le hall est décoré de trophées de chasse et de peintures. Dans la cuisine sont disposées des victuailles.
Je goûte à quelques-uns des mets proposés ; cependant mes pensées sont ailleurs. Les plaisirs de la bouche sont une chose ; je sais que tout à l’heure c’est un tout autre art que va déployer cet homme élégant et attrayant.
La chambre est, elle aussi, décorée de tableaux représentant pour la plupart des scènes érotiques tirées de la mythologie : Aphrodite d’une beauté sublime offrant à Pâris, nu et magnifique, la plus belle des mortelles, Hélène qui ne voile rien de son corps. Je reconnais la belle et chaste Artémis découverte par Actéon alors qu’elle prend un bain avec ses compagnes chasseresses. Il y a aussi l’enlèvement de Psyché par Cupidon. Or, ne suis-je pas Psyché, comme elle emportée jusqu’à une merveilleuse vallée, dans un magnifique palais où je découvre un savoureux festin qui m’attend ? Un mystérieux personnage dont elle ne doit pas chercher à connaître l’identité la rejoint chaque nuit. La jeune femme apprécie grandement les étreintes et les mots doux que lui prodigue son amant. Rien ne manque au bonheur de Psyché. Mais elle perd son amant le jour où elle cherche à découvrir son visage.
Il m’enlève mes vêtements avec une grande lenteur ; ma robe tombe à terre. Il me félicite pour les ravissants dessous que j’ai choisis : un ensemble sexy et moderne qui me fait femme et qui ne peut qu’attiser le désir de mon partenaire. Il dégrafe mon soutien-gorge de dentelle souple et confortable avec des bonnets à balconnets qui arrondissent ma poitrine, décoré de quelques nœuds de satin bleu. Au lieu de le faire tomber au sol, il accompagne le tissu sur mes seins d’une sensuelle caresse. Il défait les quatre jarretelles, m’enlève mes bas en lissant mes jambes, puis il défait le porte-jarretelles. Enfin il ne me reste plus qu’un string assorti au reste de mes dessous. Il me l’enlève, me caressant les fesses et parcourant mon pubis en enfouissant ses doigts dans ma toison.
Je suis nue devant lui. Contre toute attente, je ne ressens pas la pudeur que je redoutais ; plutôt un sentiment de satisfaction. Surtout lorsqu’il me regarde. Comme l’examen se prolonge, je lui demande :
Il se déshabille devant moi. Je ne peux détacher mon regard de son corps qui se révèle à moi. Il est sublime. « Il est bien plus beau nu qu’habillé… », ne puis-je m’empêcher de penser. Ce n’est pas un athlète, mais il a un corps très bien proportionné, avec des membres musclés, un ventre sans embonpoint, un torse large sans beaucoup de poils. Il est agréable à regarder. Lorsqu’il retire son boxer, apparaît sa verge légèrement gonflée. Sans m’en rendre compte, je fixe ce sexe qui – c’est bien la première fois – m’attire tout de suite.
William m’entraîne vers le grand lit à baldaquin. Il vient m’embrasser tout en caressant mes seins gonflés de désir. Il s’amuse à les baiser, à les caresser avec beaucoup de douceur, tout en prenant son temps. Il titille les pointes, les mordille, s’amuse avec les tétons. C’est très plaisant et j’y trouve presque autant de plaisir qu’avec Nina. Lorsqu’il atteint ma vulve, je ne peux réprimer un feulement de plaisir. Jamais on n’est venu fouiller mon intimité de cette façon : il y a de la douceur, de la sensualité ; de la vigueur aussi, une sorte de fermeté qui fait que je suis la chose de cet homme. Pourtant, cette soumission est cette fois-ci terriblement jouissive. Mes lèvres vaginales sont parcourues, mon clitoris est excité, mon sexe est pénétré d’un ou plusieurs doigts. Le cunnilingus qu’il effectue est formidable. Je m’entends dire, presque malgré moi :
C’est ce que je fais avec plaisir, avec désir. Je ne me reconnais plus : j’apprécie de baiser avec cet homme que je connais à peine, cet homme que je n’aime pas, même si j’apprécie beaucoup son physique. Il bande fermement ; sa queue dont j’avais aimé la physionomie lorsqu’elle était juste gonflée m’apparaît comme une colonne impressionnante, tant en longueur qu’en grosseur. Je suce, sans pouvoir enfoncer le dard dans ma bouche ; seul le gland passe mes lèvres. Alors je lèche, allant de la base du pieu jusqu’à frein, finissant en circonvolutions sur le gland, puis je gobe ses bourses.
Il frotte son gland contre mes lèvres intimes comme s’il cherchait l’entrée de mon con, mais en fait cela lui permet d’exciter un peu plus mon clitoris avec sa queue avant l’estocade. Il entre en moi avec douceur, mais ma chatte est si lubrifiée qu’il n’a aucune peine à progresser. C’est lorsqu’il commence des va-et-vient que j’ai la révélation. Une révélation que je ne peux garder pour moi seule :
Il me retourne pour continuer sa pénétration en levrette ; ma jouissance est de plus en plus grande. Il rentre tout son sexe en moi, et ce n’est que du bonheur pour moi. Il accélère le mouvement, je me sens partir : je jouis, je pars dans l’espace. « J’ai eu un orgasme avec un homme ! » Mais William continue de me limer, et lui aussi finit par obtenir la jouissance totale en éjaculant dans mon antre. Nous avions tout deux fait des tests pour pouvoir baiser sans avoir besoin de se protéger avec des préservatifs.
Après avoir déchargé en moi, je le vois approcher une verge beaucoup moins vigoureuse de mon visage. Je comprends ce qu’il attend de moi. C’est une chose que je n’ai jamais admise. Sucer une verge, oui, mais elle devait être nickel. Mais là, je n’hésite pas : je m’empare du membre viril et je le suce, je le lèche, je le nettoie de toute trace de sperme et de cyprine. J’avale même ce que je recueille, sans dégoût et de bonne grâce.
Grâce à mes efforts, William reprend vite quelques forces. Et c’est ainsi qu’il me fait une seconde fois l’amour, avec plus de vigueur, plus de force, mais l’étreinte est si brûlante qu’une nouvelle vague de plaisir m’envahit.
***
***
Lorsque je rentre chez moi le dimanche, mon mari me fait une scène :
Je suis montée dans ma chambre, laissant mon mari pantois, incapable de dire un seul mot. En définitive, il était persuadé que jamais je ne me donnerais à un autre homme. Il tombait des nues.
***
Inutile de dire que le divorce s’est assez mal passé, même s’il m’arrive de revoir mon ex-mari dans l’intérêt des enfants. Je leur ai d’ailleurs dit : « Si un jour je vous dis que je me remets avec votre père, vous pouvez m’abattre. »
Quant à lui, je sais qu’il ne m’appelle pas « mon ex-épouse », mais « la mère de mes enfants ».
Il me faut vivre, à présent.
À suivre