| n° 16868 | Fiche technique | 7659 caractères | 7659Temps de lecture estimé : 5 mn | 20/06/15 |
| Résumé: Notre expérience, vécue, dans un sauna libertin toulousain. | ||||
| Critères: fh ff sauna exhib | ||||
| Auteur : Cyril (Juste l'envie de partager....) | ||||
Nous voilà réunis, en cette fin de semaine, ce vendredi tant attendu, espéré, réclamé par nos esprits et nos corps affamés de désir, de plaisir et de partage trop longuement attendus.
Sans même un mot, nos regards se croisent, nos bouches se collent, et nos langues se réclament ; elles s’unissent en cette danse unique dont nous seuls avons le secret… Mais tu as froid : il est plus que temps de nous aimer, nous unir en ce lieu qui accueille nos plus intimes ébats que nous exposons – troublant paradoxe – à la vue et au désir de tous.
Rapide passage aux vestiaires ; il n’est pas dans nos prérogatives de cultiver plus longtemps l’attente. Puis en ces instants qui suivent, le couloir sombre, nos blancs peignoirs ; notre seule hâte : les retirer. Le bruit de l’eau bouillonnante du jacuzzi se fait plus présent, comme un appel irrésistible à nos oreilles. Nous nous sommes jusque là à peine frôlés à peine touchés, n’échangeant que quelques mots. La douche. Enfin le bain, ce remous qui caresse nos peaux avides de caresses, de tendresse.
Assis, dos collé au bord du bassin, il ne te faut guère longtemps pour m’enjamber ; je sais, je connais ton désir : combler ce vide que la nature a volontairement laissé en toi et qui m’appelle ; mais cela ne serait que trop vite répondre à nos attentes. Je prends le temps de la caresse. Ma main rejoint mon bas-ventre pour prendre le contrôle de mon sexe ; je le fais aller et venir sur tes lèvres qui se gonflent sous l’effet de ton envie. Je m’attarde sur ta petite perle nacrée qui appelle cette caresse. Je glisse, frôle ce point de ton plaisir : ton corps frissonne, tremble, ton souffle se fait plus court.
Je ne résiste pas, la chaleur de ton ventre m’a trop manqué ; plus qu’un besoin, elle se fait envie, elle me monte à la tête, m’emporte… Je me glisse en toi. Oh, pas d’un coup, pas de geste : au contraire, je prends le temps de caresser l’entrée de ton sexe. Tes mains se posent sur me fesses ; tu m’appelles à toi, me supplies sans mot dire de te combler…
Je m’immisce plus profondément ; chaleur intense, contraction incontrôlée. Plus que de simples caresses sur ma virilité, c’est un savant massage dont tu es seule à avoir le secret. Véritable volonté, ou réponse incontrôlée de ta nature tactile, je ne le saurais sûrement, mais la certitude s’ancre en moi qu’il ne peut y avoir d’union physique plus symbiotique que celle-ci. Nos va-et-vient se font synchrones, mêlant douceur et appel de la nature ; nos mouvements s’accélèrent, nos esprits nous quittent, oubliant l’heure, le lieu, ces cris de plaisir autour de nous des couples qui s’assemblent en une fusion similaire à la nôtre. Leurs cris, leurs souffles et leurs râles disparaissent soudain quand nos corps se tendent en un ultime sursaut.
Nos muscles se détendent, nos consciences reprennent vie. Auprès de nous, d’autres finissent aussi dans un dernier cri libérateur, mais nous n’en avons que faire. Nos bras se glissent, s’enlacent, nous rapprochent ; l’amour après l’amour… Nos regards se croisent, et en une fraction de seconde en disent bien plus long que tous les mots échangés. Inutile d’en ajouter plus : nous sommes là, nous sommes nous.
Puis, moment de relaxation : nous nous laissons glisser dans l’eau bouillonnante. Nos silences se brisent, revenant à la réalité du moment, du lieu. Mais la sensualité des lieux, les ébats des couples qui nous entourent ne laissent pas nos sens indifférents bien longtemps. Assise sur ce petit bord, les bulles parcourant tes reins, tes jambes s’ouvrent à nouveau, m’appelant à rejoindre leur sommet. Je me laisse guider, me colle à toi, me plaque tendrement et fermement à ton corps. À nouveau nos sexes s’embrassent, s’unissent et s’embrasent. Je me glisse en toi, me laisse gagner par ta chaleur. De lents va-et-vient conjugués au présent, des caresses de ma bouche sur ton cou…
Nous l’avons tout juste remarquée s’installer à côté de nous. Proche ; trop proche ? Cette troublante dame, objet de bien des désirs refoulés, nous la connaissons ; je sais ton attirance pour elle, et pourtant tu t’y refuses, dernier sursaut de timidité ou d’orgueil : c’est notre union que tu veux, et je la comprends et l’assume. Mais dans l’élan de notre union charnelle, cette envie de voir d’autres mains, d’autres lèvres que les miennes glisser sur ton corps se fait plus précise encore.
Imperceptiblement, mais avec une volonté tout appliquée, je nous glisse doucement vers la désirée inconnue. Ma main qui s’égare sur sa cuisse est un appel ; elle n’y résiste pas : au contraire, je sens sa jambe frôler la tienne. L’idée de cette caresse m’emporte ; ma main remonte doucement vers son intimité, écarte avec douceur ses lèvres à la recherche de la marque évidente de son plaisir… Je la caresse, la paume de ma main posée sur sa toison, mes doigts agiles en elle. Son bassin vient à la rencontre de ce tactile échange.
Elle s’approche de toi, de tes seins ; elle te caresse elle aussi, te transmettant par là-même le plaisir que je lui offre, ne faisant qu’augmenter le nôtre. Puis avec une infinie tendresse, sa bouche se pose sur ton sein. J’imagine sa langue tournoyer autour de ton mamelon tendu, s’en jouant, l’aspirant, l’enserrant en ses lèvres. Il ne me faut malheureusement guère longtemps pour – sous l’effet de cette sensuelle scène – me libérer en toi. Mais voilà pour moi l’occasion de me libérer un peu de ma position, pour t’offrir un peu plus à cette inconnue, et offrir à ton sein gauche la caresse que je suppose qu’elle octroie à son jumeau. Je me décale un peu donc, laissant ton corps à ses caresses, comme une offrande ; tu n’es que soupirs, plaisir. La tête rejetée en arrière, tu te donnes entièrement, sans retenue cette fois.
Quelques sursauts de plaisir.
Sous mes yeux, le temps semble suspendu, ton corps entre les bras de cette femme. Puis à ton tour, tu te rapproches d’elle, de son corps, de sa poitrine. Tes lèvres se posent sur son sein ; tu lui rends enfin la caresse qu’elle t’avait donnée. Je vous regarde ainsi, un instant, distant ; je grave en moi cette image, qui quelques instants plus tôt m’aurait parue inimaginable. Puis irrésistiblement, je suis moi aussi attiré par la tendresse qu’il émane de vous, et m’approchant ma bouche découvre son téton érigé.
Je l’embrasse, le tète à mon tour, mon regard porté sur toi et ton ouvrage ; nous offrons avec délicatesse toute notre tendresse et notre douceur à cette femme. Sous nos caresses, son corps ondule, sa respiration se fait plus rapide ; de longs soupirs d’aise, de sa bouche ouverte s’échappent sans qu’elle ne puisse apparemment en avoir le moindre contrôle. Nos bras s’enlacent, nos corps se rapprochent, nous sommes, nous plus elle, en cette union si souvent évoquée mais bien peu osée.
Puis un dernier instant son corps se tend ; elle jouit sous nos attentions. Quelques regards échangés, un "merci" fuse de nos bouches… Nous revoilà l’un contre l’autre. Nos lèvres s’unissent comme pour s’assurer que nous sommes bien nôtres.
Mais tu es là, je suis là, et l’union – une fois encore – de nos corps scelle notre amour.
Nos corps et nos envies reprennent leurs droits ; toi, moi, nous…