| n° 16779 | Fiche technique | 31593 caractères | 31593Temps de lecture estimé : 19 mn | 25/04/15 |
| Résumé: Julia se consacre à ses deux amants. L'un est doux et peu inventif. L'autre, plus brusque et directif, lui fera découvrir l'amour différemment. | ||||
| Critères: fh collègues fépilée rasage fellation cunnilingu anulingus pénétratio portrait | ||||
| Auteur : Predictor18 Envoi mini-message | ||||
| DEBUT de la série | Série : Julia. Chapitre 01 / 06 | Épisode suivant |
Comme à chaque fois, elle se douta de la suite et comme à chaque fois elle ne se trompa pas. Vincent se dégagea de ses bras, l’embrassa sur le front et en la regardant à peine, commença à se rhabiller.
Elle savait que dans 5 minutes, il serait parti en invoquant l’excuse habituelle de devoir aller accompagner son épouse ou un de ses enfants pour de mystérieux rendez-vous médicaux, ou bien alors les conduire pour l’après-midi dans un parc de loisirs dont la promesse d’y aller avait été faite il y a déjà plusieurs semaines.
Ce qu’elle en savait c’est qu’elle resterait seule pour la fin de la journée. Elle ne se plaignait pas car elle avait passé un très bon moment en sa compagnie mais elle aurait tant aimé profiter des moments d’après l’amour. De ces moments où les amants retrouvent la parole, se caressent et ressentent souvent le besoin de recommencer. Qu’importe, elle reprenait son souffle, haletante du plaisir qu’il lui avait donné.
Elle aussi, elle s’était satisfaite de lui. Il s’était répandu en elle en poussant un cri qui l’avait émue.
Vincent, son amant avait 32 ans, il était marié avec deux enfants. Il avait comme qualité d’être discret et comme défaut d’être peu inventif. La discrétion était de mise dans la relation que Julia entretenait avec lui… et avec un autre. La petite ville de province qui l’accueillait ne souffrait de liaisons ni voyantes ni tapageuses. Julia avait connu des hommes qui, par manque de tact, lui avaient fait une réputation de fille volage. Maintenant, tout cela était oublié car elle s’était racheté une conduite en adoptant avec et pour ses amants une discrétion plus que sévère. Voilà la principale qualité qu’elle leur avait demandé d’avoir de façon innée et de développer inlassablement. Le seul défaut de Vincent (pas si important que cela à ses yeux) était le manque d’inventivité. Julia avait été surprise par son goût immodéré pour deux ou trois positions basiques. Elle avait essayé de lui montrer d’autres « variantes » mais il s’était montré quelque peu rétif à ces nouveautés. Alors, pourquoi s’embarrasser de lui ? Car, pétrie des adages de sa grand-mère, elle se remémorait celui qui lui rappelait « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras. »
Elle l’avait pour elle, elle le gardait. Il savait néanmoins bien lui faire l’amour et pour cette raison, elle le gardait.
Il avait presque fini de se rhabiller. Elle espéra qu’il reviendrait dans ses bras pour qu’encore et encore il la fasse défaillir. Elle repoussa le drap qui la couvrait à moitié et langoureusement, se releva à demi mettant en avant sa poitrine. Elle ouvrit quelque peu ses jambes et s’arrangea pour qu’il découvre un peu plus de son intimité. Le charme n’eut pas l’air de faire effet. Cependant, il la regarda tendrement, s’approcha d’elle, et en lui caressant sensuellement un sein, lui répéta une nouvelle fois qu’il devait partir. Tant pis, c’était toujours ça de pris. Un regard et une caresse qu’elle garderait pour elle un peu plus longtemps que les autres.
Un dernier baiser et il quitta le petit appartement en laissant Julia pleine d’amertume.
Comme toutes les maîtresses d’hommes mariés, elle savait qu’elle passait en « seconde position » et qu’il ne fallait pas espérer de relation régulière. Vincent passait une fois par semaine et Julia s’en contentait. Physiquement, il était un assez bel homme. Plus grand de quelques centimètres qu’elle, il avait un corps bien charpenté et surtout des fesses craquantes et un sexe qui, dans les meilleurs moments, avaient des proportions plus qu’honorables. Elle se sentait heureuse de le voir si raide, si imposant. Elle se disait que s’il se mettait dans cet état-là, elle n’y était pas pour rien et sans fausse modestie s’attribuait la paternité de ces érections.
Il y avait aussi Dominique. Lui avait 35 ans, semi-célibataire et amant encore plus empressé auprès d’elle. Avec lui, c’était différent. Sexuellement, il était au « top ». Un corps presque aussi bien que celui de Vincent. Les fesses avaient moins d’attrait et, si son sexe ne brillait pas par sa longueur, il présentait une épaisseur peu commune. À cette qualité il fallait ajouter que son amant était inventif. Même trop, car souvent, elle avait été déroutée par ses demandes incongrues. Avec Dominique ce n’était pas deux ou trois positions mais plus d’une vingtaine qu’il fallait pratiquer au fil des rendez-vous et Julia les avaient trouvées toutes aussi agréables les unes que les autres. De plus, il lui avait demandé des pratiques que Julia avaient du mal à admettre. Peut-être que la réputation dont elle avait souffert il y a quelques années était connue de Dominique et que ce dernier se croyait obligé de demander plus que ce que Julia aurait accepté. Elle se souvenait qu’il lui avait proposé d’aller sur un parking à la périphérie de la ville et de faire l’amour devant d’autres personnes. Également, il lui avait souvent demandé d’aller dans un club libertin en lui promettant autant d’amants qu’elle le voudrait. Elle le croyait accro à des sites pornographiques et lorsqu’ils se retrouvaient elle sentait à sa façon de lui parler et de la caresser qu’une demande spéciale était en cours.
Qu’importe, avec ses deux amants Julia était (presque) heureuse. D’un côté elle souffrait d’une certaine froideur sexuelle de Vincent et de l’autre côté d’un tempérament plus que déraisonné de la part de Dominique.
Elle s’accorda 10 minutes à se remémorer les bons moments avec ses deux amants. Puis, en bonne ménagère rangea un peu la chambre et alla vers la salle de bain pour aller se doucher. Comme à chaque fois, elle fit halte devant la grande psyché placée à l’entrée de la salle d’eau. Elle aimait se mirer nue et, sans complaisance, détaillait son corps. Elle avait passé l’âge de vouloir ressembler à tout prix à une starlette et se trouvait (presque) belle comme elle se voyait. Une poitrine menue mais avec des seins hauts placés. Elle pouvait aisément se passer de soutien-gorge car ils affichaient une fermeté qui, malgré le temps, était plus qu’honorable. Chez elle, dès qu’elle le pouvait, elle s’affranchissait de cet accessoire. À chaque fois qu’elle l’enlevait, elle aimait, pendant quelques instants, caresser ses globes de chair. Elle les aimait tels qu’ils étaient car gros comme des oranges, ils épousaient parfaitement la forme des mains et l’endroit le plus sensible de ceux-ci était leur dessous. Elle trouvait ses seins juste comme il faut. Trop gros, elle aurait dû supporter une poitrine trop envahissante et trop petits elle aurait trouvé cela moins féminin.
Elle voyait le regard des hommes lorsqu’ils croisaient une femme aux formes généreuses. Quelque part, c’était malsain de sentir ces regards les fouiller et d’autre part il y avait un sentiment de désir qui ne pouvait la laisser insensible. Sa poitrine lui appartenait et elle aimait, lorsque ses seins n’étaient plus entravés les sentir vivre et bouger sans retenue. À cet endroit, la moindre caresse commençait à la faire fondre. C’est pour cela qu’elle ne faisait pas trop durer ce moment de détente. Elle se sentait un peu différente des autres femmes car ses aréoles étaient peu marquées et ses tétons étaient peu érectiles. Il avait fallu raisonner ses amants qui, à tout prix, voulaient les triturer. Elle n’en ressentait que peu de plaisir et même, lorsqu’ils se montraient trop insistants, de la douleur. Par contre, avec le temps, elle avait su leur faire comprendre que de simples effleurements ou de tendres succions la rendait heureuse.
Si elle continuait son examen, en descendant un peu elle trouvait un ventre quasiment plat, des jambes qui à défaut de n’être pas interminables n’étaient, pour elle, pas trop courtes, des cuisses bien dessinées et, au milieu de tout cela, un sexe à la toison rase mais fournie. Elle aimait ses poils pubiens. Elle entretenait sa pilosité en faisant attention qu’elle ne déborde pas trop et la taillait assez ras pour éviter d’en faire une forêt vierge. Elle ne comprenait pas la mode qui voulait que les poils soient rasés. Pour elle, il en fallait. Cela faisait partie de sa personne et ne souffrait pas de discussion.
Dominique, dans le chapitre des demandes particulières, lui avait demandé de s’épiler entièrement. Malgré son peu d’enthousiasme et ne voulant pas le décevoir au début de leur relation elle s’était laissée aller à cela. Elle avait pris rendez-vous chez une esthéticienne de la ville voisine afin de ne pas être reconnue et, avec gêne, avait expliqué qu’elle désirait être épilée entièrement. La jeune femme qui s’était occupée d’elle l’avait fait déshabiller et, comme chez le gynéco, elle avait dû se trouver dans une position qui avait duré bien plus longtemps. En plus du manque de confort, il avait fallu exposer son intimité à une parfaite inconnue et souffrir pendant de longues minutes. Que cela lui en avait coûté ! L’esthéticienne avait ressenti son trouble et lui avait asséné des paroles toutes faites : « Entre femmes, il ne doit pas y avoir de gêne. » Julia n’avait pas trop apprécié de se présenter de cette façon. Ensuite, elle l’avait fait mettre sur le ventre en lui relevant les fesses. Il fallait bien lui enlever tous les poils de la région anale. Se trouver ainsi lui avait fait éprouver une gêne immense. Souvent, elle se demandait ce que savent les hommes de ce que ressentent les femmes dans ces moments. Dominique, à la vue de son sexe imberbe avait trouvé la vision plus qu’excitante.
Elle avait cédé à une exigence de Dominique et s’était juré – pour celle-là – de ne plus céder à ce caprice ! Elle ne pouvait nier que de voir son pubis rasé avait quelque chose d’excitant pour les hommes et devait s’avouer qu’elle aussi avait apprécié cette douceur et surtout la vue de son intimité totalement visible et que plus aucun rempart ne protégeait. Au début, plus d’une fois, avec un petit miroir elle aimait se contempler. Par la suite, il avait fallu endurer l’épreuve de la repousse de sa toison et cela avait été des moments pénibles durant quelques semaines. Elle aimait ses poils. Ils étaient châtains et juste assez fournis pour que l’entrée de son vagin soit perceptible. Elle se retourna, vit ses fesses qui n’avaient rien de particulier… si ce n’est qu’elle et ses amants les trouvaient jolies. Elle se cambra en avant et, vue de derrière, la toison qui ornait son sexe devenait plus visible. Avec une main, elle écarta une de ses fesses et cela lui permit dévoiler un peu plus d’elle et de son anus si étroit. Vues sous cet angle ses grandes lèvres s’entrouvraient et son intimité encore luisante de son plaisir se devinait.
« Assez de narcissisme, à la douche et continuons notre journée. » Voilà ce qu’elle se dit en se mettant sous le jet d’eau chaude. Elle en profita pour faire sa grande toilette en commençant par un shampoing et laissa longtemps l’eau couler sur son corps. Elle aimait la tiédeur de ce contact. Elle pouvait rester immobile plusieurs minutes sous le jet en laissant son esprit vagabonder. Elle fit une toilette minutieuse et à l’issue, après être sortie de la cabine de douche et s’être essuyée, prit son petit miroir de poche, dirigea le faisceau d’une lampe d’appoint sur son intimité et regarda son sexe. C’est toujours avec autant d’étonnement qu’elle se demandait comment les hommes pouvaient faire des folies pour la possession de cet étalage de chairs.
De son intimité, elle ne voyait que des grandes lèvres qui enrobaient des chairs sensibles et toujours exacerbées. Délicatement, elle ouvrit le passage à travers celles-ci pour s’immiscer encore plus et forcer avec un doigt le passage à l’entrée de son vagin. Qu’il était doux de sentir ce doigt pénétrer. Moins d’une heure auparavant, ce n’était pas un doigt qui avait forcé le passage mais le sexe de Vincent. « Forcé » est un bien grand mot car Julia l’avait accueilli du mieux qu’elle pouvait. Son doigt ressortit légèrement humide. Son intimité était toujours lubrifiée de façon bien agréable. Elle pensait que Dame Nature avait tout fait pour qu’elle soit en mesure d’accueillir de la façon la plus courtoise qu’il soit tous les sexes qui passeraient à sa portée. Son doigt alla vers son anus et ne fit que l’effleurer. Néanmoins, elle écarta les fesses et fit une rapide inspection de son pourtour. Elle n’aimait pas trop cet endroit et, pour elle, la sexualité ne pouvait emprunter ce chemin. Elle en tirait un peu de gêne et imputait cela à une éducation rigoriste où les choses du sexe étaient, sinon cachées, du moins tues. Sur ce sujet, Julia aurait aimé échanger avec d’autres femmes mais aucune, parmi ses relations, n’avaient le degré d’intimité nécessaire à l’évocation de ces sujets. Fille unique, elle ne pouvait même pas avoir le secours d’une sœur pour évoquer tout cela.
À l’issue, après s’être légèrement vêtue elle s’accorda une pause dans sa cuisine où après s’être préparé une tisane, elle se remémora le début de la matinée.
Vincent l’avait appelée la veille en lui faisant savoir qu’il pouvait se libérer pour cette matinée. Bien évidemment, elle lui avait dit « oui » mais, depuis quelque temps, leurs rendez-vous étaient trop souvent pris au dernier moment. Encore une chose qui, quelque part, la faisait souffrir car la passion des premières fois s’étiolait au fur et à mesure des rencontres ainsi programmées.
Vincent était venu avec des croissants. Julia l’avait accueillie en tenue à peine négligée. Les premières fois Julia mettait des dessous sexy sous un peignoir et même plus d’une fois, entièrement nue lui ouvrait la porte de l’appartement en prenant garde qu’aucun opportun ne soit présent dans le couloir au moment où Vincent rentrait chez elle. Là aussi, la magie ne prenait plus. Il commençait par un baiser fougueux et Julia sentait en l’étreignant qu’il présentait un début d’érection. Elle lui préparait un café contente de savoir qu’elle était ainsi désirée. Elle aimait le serrer dans ses bras et l’embrasser goulûment. Lui de son côté, n’était pas en reste. Déjà ses mains partaient vers sa poitrine. Il aimait lorsqu’elle ne portait pas de soutien-gorge et que ses seins étaient libérés. Il en prenait possession à travers le mince tissu qui les recouvrait. Julia aimait ces premiers moments. Il savait la caresser et ses seins le lui rendaient bien car, par eux, de bien doux signaux partaient en direction de son bas-ventre et elle se sentait fondre.
Ensuite, tout allait très vite. Chacun se déshabillait et le plus souvent Julia aimait jouer avec le sexe de Vincent. Le prendre en main était son acte de possession. Elle aimait sentir sa chaleur dans sa paume et surtout le voir encore et encore grossir. Très vite, elle le picorait de petits baisers. Elle adorait l’avoir à quelques centimètres de son visage et l’imaginait déjà lui emplissant la bouche. La respiration de Vincent changeait car il adorait ce que faisait Julia et savait que dans quelques secondes elle le prendrait complètement en bouche et sa langue ferait des miracles. Cela faisait partie du cérémonial. Autant Vincent appréciait cela qu’elle, Julia, se sentait autant femme que maîtresse en lui rendant ce vibrant hommage. Elle aimait lorsque sa bouche était emplie de toute sa virilité et qu’elle pouvait passer sa langue sur le gland qu’elle décalottait au maximum. Elle savait se retirer et prendre les testicules à pleine bouche et délicatement les malaxer avec ses dents. Elle aimait aussi titiller son anus avec sa langue. Elle s’était surprise à vouloir forcer avec sa langue ce passage si étroit. Vincent, un jour, lui avait confié que jamais que ce soit son épouse ou d’autres « bonnes fortunes » ne lui avaient donné autant de plaisir en faisant une fellation. Julia aimait le plaisir de Vincent dont elle tirait son propre plaisir. Elle savait que bientôt, lui aussi la caresserait et investirait son intimité. Elle demandait peu, comptant sur son amant pour lui faire découvrir d’autres horizons. Ce qui, malheureusement avec lui, ne se faisait guère.
Néanmoins, elle aimait ce qu’elle faisait et elle aimait ce qu’il lui faisait. Au bout de 2 minutes, Vincent demandait grâce et se proposait de lui rendre la pareille. À regret sa bouche le libérait et son amant prenait la conduite des opérations. Lui aussi aimait lui donner du plaisir avec sa bouche. Il vénérait ses fesses et ne commençait pas sans les avoir caressées. Julia s’était mise sur le ventre et déjà Vincent passait le plus doucement possible sur celles-ci une main pleine de douceur. Il ne tarissait pas d’éloges sur son postérieur et aimait en faire le tour. Julia aimait ce moment-là où elle se laissait aller. Vincent avait de réelles dispositions pour caresser les femmes. Imperceptiblement, ses jambes s’ouvraient. Vincent profitait de cette occasion pour, par de lents mouvements de va-et-vient, explorer son anus et l’entrée de son vagin.
Elle n’aimait pas qu’il approche avec ses doigts trop près de son anus. Elle était rétive à toute intrusion et se bloquait instantanément lorsque le doigt inquisiteur de Vincent se posait sur sa rosette. Par contre, comme lui, elle adorait le contact de la langue à cet endroit si précis. Sachant, qu’avec cet appendice il ne pourrait forcer le passage, elle s’en remettait à de bien douces caresses. Il en profitait, toujours avec sa langue, pour explorer l’entrée du vagin. Là, il recueillait l’émanation du désir de Julia. Elle lubrifiait de plus en plus et sa liqueur (car Vincent considérait cela comme de la liqueur) était d’un goût un peu poivré. Il aimait s’en délecter et échanger avec Julia des baisers profonds. Elle aimait retrouver dans sa salive le goût de son intimité. En temps normal, il ne lui serait pas venu à l’idée de s’en régaler mais l’excitation aidant, elle appréciait cet état de fait.
Ce fut elle qui, à son tour, demanda grâce et comprit que Vincent était trop excité. Elle le connaissait très bien et savait que sa jouissance n’allait pas tarder si elle demandait à être pénétrée. Elle reprit en bouche le sexe de Vincent et lui dit qu’il pouvait, s’il le voulait, jouir sans retenue dans celle-ci. Ce fut le déclic, rapidement, elle sentit qu’il se tendait et d’un seul coup de longs jets chauds remplirent sa bouche. Depuis peu, elle acceptait cette pratique qui avec Vincent était basée sur la confiance et l’acceptation. Lorsqu’elle était bien excitée, elle se proposait à cette pratique et avait constaté que la jouissance de son amant était beaucoup plus forte en ces moments-là. Puisque son plaisir était là, elle ne voulait pas le frustrer. Néanmoins, elle continua à le lécher tout en laissant sa semence s’échapper de sa bouche et couler sur son ventre. Vincent cria de bonheur et de plaisir. Julia avala cependant quelques gouttes dont elle trouvait le goût un peu aigre.
Il lui fit remonter son visage vers lui et l’embrassa goulûment. Un jour, il lui avait dit que si elle avalait le sperme, il pouvait faire l’effort, lui aussi, d’en goûter un peu lors de ces baisers. Il sentait le goût de son sperme mais ne s’imaginait pas qu’une femme puisse trouver du plaisir pour en avaler autant lors d’une éjaculation.
Après ces doux instants, Vincent avait besoin de reprendre des forces. Il était conscient que Julia avait été bien excitée et que tout le plaisir avait été pour lui. À chaque fois, il lui demandait 15 minutes de « répit ». Elle aimait aussi ces moments si particuliers où lui, était ivre de lassitude et elle toujours autant excitée. Si sa morale ne le lui interdisait pas, elle se serait caressée à côté de lui et aurait aussi connu un moment de plaisir. Mais de cela, peut-être en pensée mais pas en acte en sa présence. Cette pratique lui était réservée dans la stricte intimité. Moments si particuliers où elle remettait en scène ces ébats passés. Alors, sa main, au lieu d’aller vers son corps se posa sur le ventre de Vincent. Elle se fit douce et curieuse et tout naturellement, alla se poser sur ce qui, tout à l’heure, s’était montré triomphant. Elle savait qu’avec de bonnes pratiques et un art consommé de la patience, le délai pourrait être ramené à quelques minutes.
Sa main descendit directement flatter ses testicules. Elle était toujours surprise des changements qui s’opéraient à cet endroit. Tantôt, la peau se durcissait et ils devenaient durs et tantôt, comme à ce moment, ils devenaient doux et volumineux. Avec plaisir, elle les tritura, restant sensible à Vincent, qui redoutait une pression trop forte source de bien des douleurs. Ses doigts descendirent un peu plus bas et allèrent flatter le pourtour de son anus. Vincent ne s’y opposa pas car insensiblement il écarta les cuisses, et releva son bassin pour libérer l’accès. Julia l’enviait. Elle aussi aurait aimé manifester plus d’enthousiasme lorsque l’on caresse cet endroit. Au bout de quelques secondes, la respiration de Vincent changea. Elle s’aperçut que son sexe imperceptiblement se redressait. Elle abandonna ses caresses et engloutit avec sa bouche la promesse du plaisir. Sentir cette chose vivre et prendre corps en elle l’excita au plus haut point. Elle connaissait Vincent et savait que maintenant, la première excitation passée il pourrait se consacrer au plaisir de Julia.
Malgré son peu d’inventivité, c’était un bon amant qui voulait avant tout la rendre heureuse sexuellement. Pour l’instant, elle se régalait à lécher son gland et à le masturber en même temps. Naturellement, tout en étant couchée à côté de lui, elle avait écarté ses jambes en grand. Elle se sentait trempée et savait que les draps garderaient trace de son excitation. Pour l’instant, elle savourait encore et encore ce sexe qui lui appartenait et qui dans quelques minutes la rendrait heureuse. Vincent savait que les prochains moments appartiendraient à Julia. Il plaça sa main sur l’entrejambe de Julia et sans surprise, constata la moiteur qui y régnait. Elle poussa un petit gémissement et essaya de s’empaler sur les doigts qui venaient à sa rencontre. Vincent, par jeu, se dérobait et elle ne put qu’y frotter son pubis pour arracher quelques instants de volupté.
Presque à regret elle abandonna la fellation et s’en alla sur lui. Elle adorait ces premiers instants où les jambes bien écartées, elle s’empalait sur son sexe. Son vagin accueillait en un instant cet intrus qui la remplissait entièrement. Cette sensation était unique et ne durait que quelques secondes. Elle aurait aimé que cela dure encore et encore pour se sentir remplie de tout ce qu’elle aimait dans Vincent qui la regardait dans les yeux et dont elle voyait son bonheur à lui et son bonheur à elle. Outre la sensation de plénitude elle aimait aussi entendre le bruit des deux corps qui se rencontraient. Il y avait comme un clapotis signe que Julia lubrifiait. Vincent l’embrassait à pleine bouche et accompagnait avec ses mains les mouvements du bassin. Elle aimait quand, en même temps, il lui écartait les fesses. Au début, il essayait en même temps d’introduire un doigt dans son anus mais elle lui avait fait comprendre que cela gâchait tout. Il s’était raisonné à de timides effleurements de cette zone. Julia en avait pris l’habitude et il n’y avait plus de réticence de sa part sachant qu’il n’irait pas plus loin que les limites qu’elle avait fixées. Elle aimait ce respect qu’il témoignait envers elle.
Julia était heureuse. Heureuse du moment qu’elle vivait, empalée sur son amant. Elle sentait l’humidité sourdre de son sexe et imaginait son reflet dans une glace et contemplant ainsi son derrière ouvert et le sexe de Vincent entrer et sortir d’elle. Sa pudeur, en cet instant avait laissé abattre beaucoup de barrières. Elle cheminait vers le plaisir. Elle savait que Vincent l’attendrait patiemment et ferait tout pour qu’elle jouisse à son tour. Les mouvements de son bassin sur le ventre de Vincent sollicitaient le haut de son pubis et, à chaque fois, son clitoris s’en trouvait exacerbé. C’est comme cela qu’elle atteignait doucement son plaisir. Vincent lui demanda de le sucer encore une fois. Avec un peu de regret elle se libéra de son sexe et le reprit en bouche. Il était trempé et luisant de son désir. Sa vigueur était toujours la même et à sa base, les poils étaient mêlés par ses sécrétions. Elle reprit le sexe de Vincent en bouche. Le goût de son intimité la surprenait à chaque fois. Au bout de quelques secondes, toujours aussi excitée et frustrée de ne pas continuer son chemin vers le plaisir, elle changea de position et se présenta de dos à Vincent. Elle oublia un peu son plaisir pour celui de son amant en s’empalant une nouvelle fois sur lui en lui présentant son derrière. Cette position était pour Julia un peu inconfortable car elle devait prendre appui sur les jambes de Vincent et l’angle de pénétration de son sexe faisait pression sur les parois de son vagin. De plus, son clitoris était moins sollicité.
Qu’importe, elle savait que cette position était la préférée de Vincent, il pouvait ainsi voir son sexe entrer et sortir d’elle. En même temps, il ne se privait pas de lui écarter les fesses pour jouir encore plus du spectacle. Julia aimait aussi ce moment car elle était presque écartelée et offrait à la vue de son amant le meilleur d’elle-même. Dans le feu de l’action et en manque de sensations elle ne prit appui que sur une main et de l’autre devenue libre la dirigea vers son entrejambe. Elle effleura la tige durcie de Vincent et massa les testicules. Un grognement lui répondit et cela n’avait rien d’inamical.
Néanmoins, à la recherche de son plaisir, sa main remonta vers son clitoris et elle apposa doucement des doigts à son alentour et le massa du mieux qu’elle le put. Il avait changé de volume et les attouchements qu’elle lui prodiguait étaient sensationnels. De cette façon, elle sentait que son orgasme arrivait à grands pas. Elle voulait être en communion avec Vincent et se libéra de cette position pour revenir à la précédente qui avait pour mérite d’être plus confortable et plus jouissive. Elle réussit à se retrouver face à Vincent sans que son sexe n’ait quitté son doux fourreau. Elle se rallongea sur lui et à sa respiration et ses déhanchements, Vincent comprit qu’elle n’allait pas tarder à jouir. Chez elle, le plaisir n’était jamais simulé car elle fondait en larmes au moment de l’orgasme. Vincent comprit que cela venait tout doucement et l’embrassait à pleine bouche.
Cela commença par une plainte, puis des gémissements et d’un seul coup il vit ses larmes couler et ses mouvements de plus en plus saccadés furent accompagnés de sanglots. La voilà, la jouissance de Julia, toute en émotion et en abandon. Vincent, qui se retenait se laissa aussi aller et presque en même temps, éjacula en poussant lui aussi de longs cris. Il se vidait en elle et ne pouvait réprimer des tremblements tellement sa jouissance était forte. Pendant quelques instants les cris emplirent la chambre. Ensuite, les deux corps épuisés se calmèrent et tout en restant l’un dans l’autre ils échangèrent de longs baisers. Julia était en sueur et son visage était trempé par ses larmes. Vincent la caressait tendrement en passant ses mains sur son dos et sur sa poitrine. Elle frissonnait et de temps en temps elle avait encore quelques petits hoquets de sanglots.
Malgré la douceur dans la pièce, il rabattit la couette sur eux. Elle s’excusa auprès de Vincent de s’être laissée aller comme cela. Il ne voulut pas de ses excuses lui disant que son plaisir se montrait tel quel et qu’il n’y avait pas à en rougir ni à s’en excuser.
Voilà ce qu’elle aimait dans Vincent. Sa façon à lui de lui faire l’amour, sa patience et sa tolérance. Il était un amant attentif à ses besoins et Julia savait qu’à chaque fois qu’elle se donnait à lui, elle aurait son plaisir. Avec Vincent, pas de demandes particulières. Une relation toute simple où leurs sentiments à défaut d’être marqués et sincères évoluaient vers une douce complicité.
Vincent se confiait peu sur sa vraie vie de couple. Marié depuis 8 ans, il avait trouvé en Julia une maîtresse qui le contentait et lui donnait un peu plus que ce que son épouse lui dispensait. Elle ne voulait pas savoir ce que sa rivale faisait – ou ne faisait pas – à son amant. Son manque d’inventivité était peu de chose à côté du plaisir qu’il lui donnait. Moins elle en savait sur Vincent, mieux elle s’affranchissait d’une relation trop passionnelle. Ils se fréquentaient depuis près de 18 mois. Il habitait à une douzaine de kilomètres de chez elle et de façon régulière se présentait souvent le samedi matin chez elle.
Mais Julia avait aussi une seconde vie. Elle avait besoin d’un peu plus et avait trouvé en Dominique le complément à une relation plus aboutie. Elle n’avait jamais imaginé qu’un jour, à deux hommes elle se donnerait. Si elle faisait un retour en arrière, elle se disait que rien ne l’avait prédisposée à adopter une telle conduite. Elle venait d’emménager dans ce grand bourg à la périphérie de Poitiers. Sa société dont le siège était à Paris avait délocalisé une partie de ses services administratifs sur la région Poitou. Avec les aides financières pour préparer cette mobilité, elle avait pu s’installer en province et quitter la vie grouillante de la capitale. À Paris, elle avait eu quelques aventures avec des membres de son entreprise. N’ayant de comptes à rendre à personne elle avait eu néanmoins quelques soucis à se défaire des importuns qui, ayant eu ses faveurs une fois, se sentaient obligés d’en vouloir un peu plus. Certains de ceux-là avaient, eux aussi, émigré sur Poitiers et n’avaient pas tardé à colporter sur elle des faits qui, dans l’absolu, n’étaient pas inexacts mais ne souffraient pas de publicité tapageuse. Quelques amants d’un soir ou d’une semaine s’étaient pressés à sa porte et, comme dans toute ville moyenne de province, tout cela était scruté et commenté.
Voilà ce qu’était la relation de Julia avec son amant Vincent. Avec Dominique c’était différent mais cela est une autre histoire.