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n° 16752Fiche technique45201 caractères45201
Temps de lecture estimé : 27 mn
12/04/15
Résumé:  Enfin papa. Paul est fier de pouvoir montrer à tous ce bébé que sa femme et lui ont eu tant de mal à faire. "Mauvaises langues, passez votre chemin !"
Critères:  fh fhh couplus inconnu vacances amour trans fellation préservati pénétratio sandwich hsodo confession
Auteur : Viona  (Ma vérité est multiple.)      
L'ADN ne ment pas

Je reconnais que je suis taquin, du genre qui cherche à provoquer un peu pour voir la réaction des autres. C’est toujours étonnant de les voir réagir lorsque quelqu’un annonce une évidence qui n’est pas la leur.

Ce soir-là, la conversation tournait autour du long chemin que les femmes ont encore à parcourir pour être pleinement considérées comme les égales des hommes. Je crois que c’est Brigitte, notre hôtesse, qui m’a fourni la base de ma provoc.



Tout le monde rit de cette boutade.



À nouveau tout le monde rit. L’ambiance est toujours agréable dans nos soirées entre amis. On ne se prend pas au sérieux.



Brigitte me tance :



Je continue :



C’est le mari de Brigitte qui s’y colle. Il continue :



J’adore ce silence qui prouve que j’ai perturbé leurs idées qu’ils croyaient définitives. J’insiste un peu pour parler des études qui montrent que les techniques modernes utilisées par la médecine afin d’améliorer les traitements révèlent quelquefois que le papa n’est pas le papa biologique.

Drames dans les familles.



C’est Brigitte qui décide de mettre un terme à ma provoc. Elle me connaît bien et sait reconnaître depuis longtemps lorsque je pousse le bouchon un peu loin et qu’il est temps de ramener la ligne.

Tous les regards se tournent vers ma femme, curieux d’entendre sa répartie qui se voudra conciliante du grand dadais que je m’efforce de rester. Mais tous, nous la découvrons blanche comme un linge. Déjà certains doivent penser que mon discours a peut-être un fondement personnel, car Lydia est enceinte de plus de huit mois.



Je sais ce que vous pensez : ce mec va se faire prendre à son propre jeu ; en réalité, il va nous apprendre que cet enfant n’est pas de lui. Ou bien c’est sa femme qui va lui avouer. Peut-être qu’elle va accoucher d’un bébé noir, ou asiatique, ou bien qu’il va ressembler à un de leurs amis.

Vous vous fourrez le doigt dans l’œil. Ce n’est pas possible. Ne rêvez pas !


Comment j’en suis si sûr ? Après tout, je ne suis pas collé aux basques de mon épouse et vous imaginez qu’elle pourrait avoir un amant.

Non et non. Impossible. Je n’affirme pas que Lydia n’ait pas eu d’amants, mais j’en doute. En tout cas, une chose est certaine : le bébé est de moi. 100 %. En réalité, 50%. Les autres 50% proviennent de sa maman.

Pourquoi ?


Parce que nous avons eu toutes les peines du monde pour faire cet enfant. Mes spermatozoïdes sont peu nombreux et fainéants. Le toubib a aussi regardé du côté de nos ADN. On a découvert que j’étais porteur sain d’une maladie « à la con » que je pouvais transmettre avec un risque de 5 sur 10. Je dois reconnaître que Lydia a été parfaite et ne s’est jamais plainte d’avoir épousé un mec à problème. Mais la vie nous a tout de même souri. On a mis 11 mois pour fabriquer la petite merveille que nous attendions. Inutile de dire la pression ! Et puis, lorsqu’il a été possible de tester l’ADN du bébé, nous avons eu la bonne surprise qu’il ne soit pas porteur de cette maladie.


Vous voyez, l’ADN ne peut pas mentir. Cet enfant est de moi. Nos dossiers médicaux en sont la preuve. Les résultats d’ADN sont d’ailleurs de pures merveilles de traits de couleurs, de chiffres et de courbes. Ils mériteraient d’être mis en tableau et affichés comme des œuvres d’art.



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Elle



Paul est en admiration devant notre enfant. Il la caresse des yeux en attendant patiemment qu’elle finisse de se nourrir à la source de la vie. Mon téton est devenu une fontaine, et j’ai bien peur que seule ma fille vienne s’y abreuver pendant un certain temps. Je n’existe plus. Il n’a d’yeux que pour elle. Pensez, un enfant, une fille, en plus libérée du fardeau de cette maladie qui aurait pu lui pourrir la vie…

Oh, je sais combien il m’est reconnaissant de lui avoir fait ce cadeau. Il est si heureux d’avoir pu commander à ses spermatozoïdes de venir féconder mon ovule que Crésus est un mendiant à côté.

Il est si attendrissant. Je l’aime tant. Je sais qu’il m’aime aussi si fort, si fort… Un mari, maintenant un père.


Nous l’avons méritée, cette enfant. Si pour certains, il suffit de baiser une fois pour procréer, pour nous cela a été un peu plus compliqué. Je crois que nous avons tout essayé. Pendant des mois, c’était une obsession.

Finie, la fellation qui se terminait par sa crème dans ma bouche.

Finie, la sodomie.

Il fallait se concentrer sur le principal et oublier le décor, les à-côtés, les chichis. Trente-deux positions ! Je me demande si nous n’en avons pas inventé de nouvelles pour que ces putains de « fainéants » veuillent bien ramer vers l’ovule qui bâillait en les attendant.


Le toubib a bien compris que nous étions si stressés, si concentrés, que nous ne pouvions qu’échouer. Dans un premier temps, il nous a conseillé de reprendre nos habitudes. Si la verge de Paul a retrouvé des orifices un peu négligés et si notre plaisir est revenu, cela n’a pas suffi.

« Partez en vacances ! Faites la fête. Lâchez-vous » : voilà l’ordonnance du toubib. Il a même ajouté : « Je nierai avoir dit cela, mais fumez si c’est votre trip, buvez si cela vous permet de retrouver la spontanéité. Vous aurez tout le temps de vous purgez de ces excès après la conception. »



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Lui



Un toubib qui vous dit de vous lâcher, même de boire et de fumer un joint, je ne savais pas que cela existait. En fait, son conseil tombait avec des vacances à prendre, une quinzaine en juin. Brigitte et son mari nous ont proposé leur petite maison au bord de l’océan, dans un village sympa.

Le mois de juin est un mois calme. Pas d’enfants, que des couples âgés ou comme nous. Tout de suite on a trouvé nos marques dans un café, qui faisait un peu dancing le soir. Lydia adore danser ; moi un peu moins, mais elle sait ce qu’il faut faire pour m’attirer. En général, on finit la danse dans le petit bois d’à côté et on baise dans la joie. Rien ne vaut de prendre sa femme alors qu’elle s’appuie contre un arbre en vous proposant sa croupe, la robe remontée à la taille. Elle aime bien le côté un peu brutal, poussée sans ménagement, ne prenant même pas le temps de baisser la culotte pour l’envahir d’un seul coup. La coquine est humide et moi je bande depuis un moment, le moment où elle se frotte honteusement à moi sur la piste à peine éclairée.

Ce soir, il y a peu de monde. À peine quelques tables. Pas bien loin, un autre couple dans nos âges, les autres relevant de Mathusalem.



Les femmes aiment bien marquer leur territoire, aussi elle se charge de m’embrasser pour bien montrer à l’autre que je suis « en main ». J’adore ces moments de petite jalousie qui montrent tout notre attachement.



En effet, la femme fait les quelques pas qui la séparent de notre table. Je me redresse, fier comme Artaban. Ce n’est pas tous les jours qu’une femme, à part la mienne, me demande à danser. Je croise le regard de son mari qui suit le cheminement.



Elle est belle, d’une beauté sensuelle. Son chemisier laisse deviner deux beaux seins, mais sagement. Juste comme si c’était impossible de les masquer. La jupe est à l’avenant : courte, mais sans excès. Le problème, c’est que l’invitation ne m’est pas adressée, mais à Lydia. C’est Lydia qu’elle invite.

Je ne sais pas lequel de nous deux est le plus surpris, mais dans le regard que nous échangeons, je dois afficher un certain dépit alors que celui de ma femme est vraiment de surprise.



Ma remarque a au moins l’avantage de cacher mon dépit et déclencher un sourire avec une répartie de l’inconnue :



Lydia ne peut qu’accepter, et les voici parties sur la piste. Un peu plus loin l’homme, maintenant seul à sa table, me fait un signe de connivence.

Il est difficile de suivre les couples qui dansent. Je sais par expérience que le responsable sait jouer sur les éclairages. C’est normalement lumineux vers les tables, mais à mesure que l’on va vers le fond on a l’impression que les ampoules grillées ne sont pas remplacées afin de conserver une zone où tout est permis. Je connais bien cette partie. C’est là que Lydia m’entraîne pour me convaincre à la danse.

C’est seulement après deux slows que ma femme réapparaît. Rose, écarlate.



Elle s’assied et me prend à témoin.



Mettre un mot sur une action fait souvent cet effet.



Ma surprise est totale lorsque Lydia confirme, sans même se rendre compte, que cette drague par une femme ne la laisse pas indifférente. Mais qui, homme ou femme, resterait insensible à ce genre d’hommage ?



Et lâchement je l’abandonne à sa conquête. Je ne suis pas inquiet. Lydia danse avec une femme. Même si elle colle un peu, c’est une femme, pas un mec.

Dehors il fait doux. La circulation est minimale. Fumer, même une simple clope, est un pur bonheur. Sans faire de pub – sauf les drogues que je refuse – l’alcool, un joint, à défaut du tabac, et c’est le bonheur. Je déguste ma cigarette tranquillement installé sur un siège.



Il n’attend même pas que je lui réponde.



Pourquoi je me sens obligé de préciser « Ma femme. » ?



« Waouh, il a des lettres ! » ne puis-je m’empêcher de penser.



Mais en disant cela, je sens bien que la situation n’est pas normale.



Voilà une conversation qui sort de l’ordinaire.



La surprise et l’incompréhension me coupent la parole.



Il me tend un papier sur lequel est notée une adresse. Déjà il me laisse, alors que tant de questions se précipitent. Mais en réfléchissant, la réponse est simple : non, je n’ai pas rêvé, même si l’alcool me trouble. Ce mec vient bien de me proposer une partie à quatre. Pas une partie de cartes, mais de sexe. C’est un libertin. Lui et sa femme sont des libertins, des échangistes. On en parle partout, mais je n’en avais jamais rencontrés.

Troublé, je rentre dans le bar. Lydia vient juste de terminer sa danse. Elle paraît moins perturbée. Je l’invite sur la piste pour enchaîner. Tout étonnée, elle me suit.



Lydia m’affirme cela comme si c’était parfaitement naturel. Elle continue :



Que dire à ces confidences ? Un long moment, la musique s’empare des danseurs.



Je m’étonne de cette question.



Lydia se colle littéralement à moi. Son haleine sent l’alcool. Il faut dire que nous avons pas mal éclusé. Elle me parle à l’oreille, forçant sa voix pour l’habiller de confidence.



C’est comme un aveu. Je m’arrête de danser et me sépare de son corps. Il fait très sombre, mais je peux voir son visage. Nous sommes face à face, chacun cherchant la vérité dans les yeux de l’autre.

Je reprends :



Pourquoi je ne suis pas vraiment étonné d’entendre Lydia parler ainsi ? Dans notre couple, c’est presque toujours elle la plus audacieuse, que ce soit dans la vie courante ou dans l’intimité. Lorsque je l’ai rencontrée, elle ne m’a pas caché qu’elle avait eu une vie sexuelle bien remplie avant moi. Cela ne m’a pas dérangé, au contraire… Je ne me voyais pas comme certains, préférer une innocente ou une inexpérimentée. Au moins, nous nous choisissions en toute connaissance de cause avec chacun son passé.



De retour à notre table, les autres sont partis mais je montre le papier que m’a donné l’homme. Lydia est soudain réticente.



La voix de la sagesse.



Voilà ce que je propose.


Le couple accepte. Ils ont compris que c’est notre première fois. Tout naturellement, l’homme me dit de ne pas m’inquiéter, que Camille et lui sauront employer la bonne méthode pour finir de convaincre Lydia. S’ils savaient… La réalité, c’est que je dois plus angoisser que ma femme. Pour moi, c’est une première. Pour elle, je n’en suis pas si sûr, bien qu’elle ne m’ait jamais fait de confidences sur son « avant ».


D’ailleurs, en arrivant nous retrouvons une maîtresse de maison qui a même découvert du champagne dans la réserve de nos amis et qui l’a placé dans le congélateur. Elle s’est changée et maquillée. La perfide !

Si la situation est étrange, rien ne le fait apparaître. Nous buvons et bavardons comme entre amis. La bouteille est vite descendue et je vais chercher la seconde avant que le congélateur ne la transforme en un bloc de glace.


En revenant de la cuisine avec le champagne, j’ai la surprise de découvrir que Camille est en train de rouler une pelle à ma Lydia. En silence, je rejoins Laurent sur le canapé, et tout en ouvrant la bouteille je ne quitte pas des yeux le couple en face. Lydia se laisse faire, petite chose entre les mains d’une maîtresse envahissante. Son regard croise le mien ; j’y lis l’interrogation et j’essaie de la rassurer d’un sourire. Sa partenaire l’abandonne un instant pour reprendre sa coupe de champagne, et la conversation reprend comme si rien ne s’était passé.

Je n’ose bouger. Je me souviens des conseils de Laurent : « Ne faites rien. Laissez-nous tout organiser. » Lydia me questionne du regard, mais je fais l’homme qui sait et qui assure. Je ne sais si c’est pour que je la rassure ou si elle vérifie que je n’ai pas changé d’avis.


Camille reprend son jeu de séduction. Elle prend Lydia par la main pour la faire lever et entreprendre un corps-à-corps où mon épouse n’est toujours qu’une poupée entre les mains qui la caressent et une bouche gourmande qui fouille la sienne. Les deux femmes sont de la même taille, seins contre seins, pubis contre pubis.

Laurent se penche vers moi et me dit :



Lui aussi a remarqué que ma femme, même si elle ne repousse pas Camille, ne cesse de regarder dans notre direction. Pour être rassurée ? Pour vérifier que je ne suis pas trop perturbé ?

Trois pas, et je transforme notre salon en une zone d’ombre qui s’éclaircit un peu lorsque nos yeux s’habituent. Il a raison : tout semble plus diffus et intime. Je redeviens un spectateur attentif, guettant chaque mouvement des deux corps qui se frottent. Enfin, je vois les mains de Lydia accepter de se détacher des épaules de son amie pour aller se poser sur ses hanches. Il me semble aussi que le baiser est plus intense, que les visages bougent, signe de langues qui bataillent.


Depuis longtemps Camille caresse le corps de ma femme, et c’est sans surprise que je vois sa robe se détacher, d’abord des épaules, puis glisser jusqu’au sol sans que les deux femmes ne se séparent vraiment. Elle ne laisse pas Lydia reprendre son souffle et s’attaque à la lingerie. Ma femme s’est changée avant notre arrivée. La robe bien sûr, mais surtout ses sous-vêtements. Elle a abandonné la lingerie confortable pour des dessous plus affriolants. J’y vois l’accord tacite de ce qui ne peut manquer de se produire.


La bataille est gagnée : ma femme est nue, poussée contre le fauteuil par sa maîtresse ; et alors qu’elle s’y installe, Camille fait tomber chemisier et jupe. Je peux voir cette poitrine de rêve, lobes parfaits, gros mais pourtant fermes, portant fièrement une féminité magnifique. Il est évident que la chirurgie a fait son œuvre sur cette femme et lui donne des attributs de déesse.

La seconde suivante je n’ai plus que le spectacle de Camille penchée entre les jambes de ma femme.


Une croupe charnue dont la raie cache le fin tissu de la culotte. Des hanches que je me retiens de ne pas aller prendre à pleines mains. Des épaules rondes, et surtout une chevelure qui ondule au rythme de la tête qui s’active. Une tête qui disparaît entre les cuisses de ma douce Lydia. Ma douce femme que la pénombre a libérée. Les cuisses sont largement ouvertes pour offrir sa féminité.

Je connais ce petit pincement des lèvres, ce plissement des yeux et ces petits souffles qui accompagnent son plaisir. Je voudrais m’approcher pour mieux profiter du spectacle mais n’ose pas, de peur de détruire l’ambiance. Pourtant Laurent se lève. Je le vois faire sauter ses habits, sans un bruit et se rasseoir. D’un geste, il m’invite à faire comme lui. Quelques secondes plus tard, je libère ma verge déjà bien tendue par le spectacle et le rejoins sur le canapé.

Les femmes s’activent. Lydia gémit.


Soudain une main rampe sur mon bas-ventre et vient se saisir de ma verge dure. C’est mon voisin qui explore mon dard. Quelle étrange situation… Jamais un homme ne m’a branlé. Ce n’est pas désagréable. Mais peut-être attend-il que je fasse comme lui ? J’ose avancer une main. Elle rencontre un ventre plat, descend à la recherche d’un sexe que je ne découvre que mollement alangui, sans la vigueur que je m’attendais à trouver. Le spectacle des femmes ne lui a pas encore apporté l’excitation nécessaire. Il doit être familier de ce genre de situation.


Bien vite, je sens que le membre réagit à mon contact. Le serpent semble ramper sur le ventre. Il se déploie lentement. Enfin la verge durcit et ma main peut s’emparer d’un bâton d’homme.

Lydia crie son plaisir. Elle semble hystérique des caresses de sa maîtresse. On dit, et c’est normal, les femmes expertes pour apporter la jouissance à une consœur. Combien de fois, dans une autre vie – sa vie avant notre rencontre – Lydia a-t-elle déjà joué à ce jeu ? Elle semble si libre, malgré ses retenues, pour ne pas avoir connu pareille expérience.


Mais le spectacle a changé. Les femmes nous regardent, nous les hommes qui nous caressons la queue. On dirait des louves qui approchent de leur proie. Elles n’ont même pas besoin de se concerter : chacune se dirige vers son envie. Les voilà devant nous, nues et divines. Camille ne garde que son string qui lui laisse une part de secret. Lydia ne cache rien. Moi, je sais tout d’elle. Chaque millimètre entre ses cuisses est un territoire que j’ai exploré maintes et maintes fois. Mais c’est Laurent qui en est le destinataire. Elle est face à lui et se baisse pour aller rencontrer la bite que je continue machinalement de caresser.


D’une certaine façon, cela reste dans la famille. Ce que l’homme libère, c’est la femme qui s’en empare. La coquine a pris la relève. Plus besoin d’une main pour maintenir la queue de Laurent. Les lèvres de Lydia se chargent de prendre la suite. La coquine sait ce qu’il faut faire. Mais moi, je n’ai pas à me plaindre de la bouche de Camille qui vient de se charger de mon mandrin et me rappelle à l’ordre.


Elles sont toutes les deux agenouillées devant nous, nos queues dans la bouche. Qui ne rêverait d’un tel spectacle ? La jalousie n’est pas dans l’échange, mais peut-être dans l’inquiétude que votre suceuse soit la meilleure. Bien sûr, je connais les talents de Lydia. Encore une fois, dès notre rencontre, du moins dès qu’elle a compris que je l’aimais autant qu’elle m’aimait, elle m’a montré ses talents et son expérience. Mais c’est surtout son envie et sa gourmandise pour tout ce qui touche au sexe qui la rendent si « bonne ».


Maintenant Laurent se déplace, et c’est au tour de Lydia de se retrouver allongée à côté de moi. C’est tout naturellement que l’homme met une capote et s’installe entre les cuisses largement ouvertes. Il pousse son dard dans la minette généreusement lubrifiée par Camille. Lydia me regarde. Elle me sourit. Mais ne peut retenir un soupir lorsque la bite l’envahit. C’est délicieusement pervers. Je suis excité au-delà de toute limite. Heureusement, ma suceuse arrête et c’est à mon tour de me retrouver « protégé ».

L’invitation est évidente et je me lève pour lui céder ma place.


La voici allongée à côté de ma femme que son amant travaille doucement. Tous deux nous regardent. Camille a conservé sa culotte qui moule son pubis, accentuant ses formes que je vais bientôt découvrir. Je tire sur le tissu, aidé par la femme qui soulève ses reins. Mais dire que la surprise est totale est un euphémisme : ce n’est pas une fente délicate que je découvre, mais un sexe d’homme. Je vais me réveiller de ce rêve érotique si particulier. Mais non, pire : lorsque je regarde autour de moi, je vois bien que le couple à côté me regarde. Bien sûr… Que je suis con : Lydia savait ! Elle a dû se rendre compte de la supercherie pendant qu’elle dansait.


La salope, elle sourit de sa blague. Il faut dire que je dois avoir l’air demeuré avec cette surprise. Que faire ? Crier au scandale et me ridiculiser, moi le mec qui affiche sa liberté de penser ? Qu’est-ce qu’elle attend de moi ?

Je comprends lorsque je vois la main de Lydia aller s’emparer du sexe de la… du… je veux dire de Camille. Je regarde cette femme si belle, si sensuelle, si féminine et que la nature a pourvue d’un sexe masculin. Cela doit être difficile à gérer, cette double personnalité ! À moins que ce soit le contraire : avoir deux personnalités sexuelles et pouvoir en profiter, cumuler tous les plaisirs.


Pour l’instant, c’est la main féminine de ma femme qui déclenche l’érection de la verge du mâle. Mine de rien, la nature ne s’est pas moquée de lui. C’est une belle queue, bien droite, presque lisse qu’il présente. Mais Lydia cesse ses caresses. Elle ne fait plus que maintenir la verge éloignée du ventre, presque dressée. Un peu comme je fais, moi, pour qu’elle puisse m’emboucher lorsque je veux qu’elle me suce.

Son regard parle autant que son geste. Elle voudrait que…

Laurent regarde aussi.


Mes lèvres touchent pour la première fois le bout d’un gland, découvrant cette douceur et la peau si fine qui semble si fragile. J’y découvre la fameuse goutte que tous les hommes sécrètent dès qu’ils sont excités. Goût anodin, sans saveur, ni odeur.

Je m’essaie à avaler la pointe. C’est facile. Je m’amuse à la lécher, bouche fermée. Je n’ai même pas besoin de réfléchir à ce que je dois faire. C’est tout naturel et un brin excitant.

Si je ne peux pas l’avaler, au moins je peux le sucer et le lécher. Étrangement, la queue est lisse, uniquement marquée par la base du gland. La hampe est une tige bien droite avec une peau légèrement granuleuse mais sans plus. Même les bourses sont lisses. Je les imagine, machines à produire du sperme.

Mes caresses sont appréciées par la shemale. Je sens bien que sa queue réagit à chacun de mes léchages.



Elle se courbe un peu plus, faisant monter son anus pour me le proposer. La raie semble délicate tant la chair est lisse et rose. La femme place ses mains si menues sur les lobes musclés. Elle écarte doucement les chairs et je vois, littéralement hypnotisé par tant d’audace, son doigt qu’elle vient de mouiller de salive montrer puis entrer dans la corolle sombre et totalement fermée du petit cul de cette shemale.

Un, deux allers-retours et l’anus s’assouplit. Un geste sans équivoque qu’elle accompagne en soulevant les cuisses pour en faciliter l’accès.


Je n’hésite même plus. Ce sera une première fois. Je vais enculer un mec.

Je ne suis même pas étonné de retrouver ma queue en totale érection alors que je la dirige vers l’ombre. La tête chercheuse du ballon de la capote passe la frontière et disparaît. C’est un peu comme dans ce feuilleton américain où une porte ondulante donne accès à d’autres planètes. Petit à petit ma queue suit et passe dans l’autre galaxie. C’est un monde avec un soleil qui chauffe comme le nôtre. Il fait chaud, humide, et je glisse, glisse, entraîné au fin fond de l’espace.

Ouf. Mon ventre rencontre les couilles de Camille. Mes couilles viennent battre ses fesses.

À côté, nous les intéressons moins. Ils ont repris leur danse sacrée.


Bien vite le canapé bouge sous nos assauts. Chaque queue se propulse et envahit la grotte de nos femmes. Vagin et cul sont traités de la même façon. Camille se branle pendant que je lui laboure les reins. Bien vite je ne fais plus attention à Lydia et Laurent. Seuls les gémissements de ma femme me rappellent qu’à côté, c’est elle que se fait baiser. Lorsqu’elle jouit, ses cris de bonheur participent aux miens.

Alors que Camille crache sa purée épaisse sur son ventre en giclées gluantes, je me retire, arrachant le préservatif souillé et lui balance la mienne comme pour participer au concours « C’est moi qui jute le plus loin ».

Je suis épuisé. Épuisé physiquement et nerveusement par cette double initiation. Je ne fais même pas attention aux traînées de sperme qui viennent s’étaler sur mon corps alors que je m’allonge sur ma partenaire.

J’adore le regard pervers que Lydia me jette !



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Elle



Une semaine après nos vacances, je suis tombée enceinte. J’ai attendu quelques jours pour l’annoncer à Paul. Inutile de dire notre joie ! Le médecin avait raison, il fallait nous relaxer. C’est vrai qu’on avait fait très fort. Bien que nous n’en ayons jamais parlé, je sais exactement quand Paul a mis la petite graine. Un moment particulier où la nature décide de faire son travail.


Je ne reviens pas sur le moment, magique, où Paul découvre que Camille est une shemale. Ni le moment où il s’est efforcé de la sucer puis de la baiser par le cul. Il y a des moments comme cela dans la vie où tout est surréaliste.

Cette petite partie à quatre m’a rappelé quelques soirées avant que je rencontre mon mari. On ne peut pas dire que j’ai la nostalgie de cette époque ; Paul est un amant parfait, mais tout de même on ne peut pas faire à deux ce qui se construit à trois ou quatre.

Voir mon petit chéri enculer « grave » la Camille alors que Laurent me bourre, est ce que j’appelle un « grand moment ». Je ne pensais pas être si excitée par ce spectacle. Un seul regret, mais la sécurité l’interdisait, c’est qu’on utilise des capotes. Sentir la crème vous envahir est un des moments les plus forts. Tant pis !


Mais cette première partie ne m’avait pas vraiment rassasiée. J’avais envie de plus. Il faut dire que j’étais bien alcoolisée, mais aussi que certaines pratiques d’avant Paul me manquaient.

Après la jouissance, il y a toujours un moment de flottement. Les hommes surtout. Pour les réveiller un peu, je me suis arrangée pour que Laurent suce mon mari. Après tout, ce n’était que juste retour des choses. Ce spectacle a réveillé tout le monde.


J’ai fait installer Laurent sur le canapé et je suis venue me prendre sur lui. Mais pas longtemps, juste ce qu’il faut pour que la température remonte dans la pièce. Ensuite, j’ai fait plus fort. En lui tournant le dos, je suis venue me faire prendre le cul sur lui. Mon mari et Camille avaient une vue parfaitement dégagée sur la scène, et de voir leur queue tendue m’excitait encore plus.

Lorsque j’ai tendu la main vers Paul, il a tout de suite compris mon désir. À la maison, on joue avec un sextoy pendant qu’il me baise. Ici, le sextoy est vivant et bien dans mes reins. En mettant mes cuisses bien en appui, je livrais ma chatte aux regards – mais surtout à la bite – de mon chéri. Il a tout de suite trouvé la bonne position et sa queue est venue prendre sa place. « Putain, que c’est bon de se faire prendre par deux hommes ! »

Pendant un moment, ses coups de reins sont ceux du mari qui veut montrer sa suprématie, mais il se calme pour me prendre calmement. La position est fatigante, mais ô combien agréable.


Je suis maintenant assise sur la queue de Laurent, calée en moi et même bloquée par celle de Paul. C’est bon ! Trop bon. Camille nous regarde, la queue tendue. C’est vraiment une image étonnante que ce corps de femme d’où pointe un dard qui semble incongru.

Laquelle de nous deux a eu l’idée ? Un regard ? Un songe ? Un fantasme ?

Toujours est-il que j’attire mon mari à moi, le bloquant de mes bras alors que Camille commence à lui caresser les fesses. Au début, c’est juste deux mains qui palpent les muscles noués par la position. Mais je sens bien que ces mains font plus, car le corps de mon mari frémit. Bientôt je vois Camille disparaître pour, j’imagine, aller jouer avec la raie et le petit trou.

Paul n’est pas innocent devant ces caresses. Il m’arrive de lui faire aussi une feuille de rose avant que je lui glisse un doigt ou un petit gode dans le cul. C’est le deal. Lui aussi doit accepter ces caresses si moi je les lui accorde.


Maintenant, mes bras font plus que l’enlacer. Mes mains ont glissé sur ses fesses et les écartent pour en dégager le petit trou. Camille se redresse et s’approche. Moi, je ne vois qu’un visage angélique, une chevelure blonde, des seins de rêve ; mais plus bas, plus bas c’est une autre réalité.

Soudain, la pression de Paul se fait forte.



Mais c’est déjà fini. Camille est entrée et le cul de mon mari s’est ouvert sous la puissance de l’assaut. Je ne suis pas inquiète : le petit trou de Paul a déjà connu le cheminement d’un gode bien aussi gros que la fine queue de son enculeuse.


Camille s’est installée. Maintenant, elle bouge doucement, et comme sa queue coulisse sans trop de résistance, elle accélère. Paul semble troublé par ce qu’il ressent. C’est une chose de se faire enfiler par de la silicone ; c’en est une autre de sentir dans ses reins cette tige chaude qui vit et palpite. Mais Camille accélère et se laisse aller. Bientôt Paul est poussé encore plus vers moi, et moi vers Laurent. Chaque poussée de l’une est transmise, amplifiée aux autres.

Camille est la cheville ouvrière de notre quatuor. Enfin je veux dire une cheville qui se vrille dans mon chéri. Mon chéri que je découvre étrangement lointain, entièrement concentré sur ce qu’il doit ressentir. Pourtant je suis bien placée pour savoir combien son enculeuse l’excite. La queue de Paul gonfle, gonfle et se transforme en un tison brûlant.


Waouh, il jouit ! Il jouit sans signe avant-coureur, alors que d’habitude je peux sentir la semence arriver. Ma grotte est noyée de sa crème qui brûle tout sur son passage. Chaque poussée de Camille déclenche un jet de foutre.

Enfin il s’effondre tout contre moi, et c’est un enfant que je serre dans mes bras. Pourtant Camille continue jusqu’à ce qu’il décharge aussi, mais lui dans sa capote.


Je reste seule avec Laurent qui n’a pas bronché. Je n’ai plus envie de me faire prendre de façon si crue. J’ai besoin d’un peu de tendresse. Laurent le comprend. Il change de capote et vient sur moi pour me baiser avec délicatesse. J’ai mon plaisir, et c’est seulement après que mon amant jouit, restant un long moment en moi avant de ressortir épuisé.


Je sais que notre bébé a été conçu ce soir-là. Je sais même à quel moment. Celui où Paul s’est déchargé avec tant d’ardeur alors que Camille l’enculait profond. Rien ne vaut la compétition, même non voulue, pour que la nature fasse son devoir et perpétue l’espèce.



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PS de Lydia : la vérité toute crue.



Je n’ai pas menti. Notre bébé a bien été conçu ce soir-là. J’en ai la preuve. Une preuve irréfutable.



Voilà ce que me dit le toubib après l’analyse de l’ADN de mon bébé.



C’est ma réflexion à la découverte de ce bonheur.



Il doit voir sur mon visage que ce qu’il me dit est du chinois pour moi. Il reprend :



Mais comment est-ce possible ? Je n’ai pas couché avec un autre. La seule fois, c’était pendant les vacances et on avait mis des capotes. Sans lui donner tous les détails, j’explique que j’ai eu une aventure avec l’assentiment de Paul, mais que nous étions protégés.



Que dois-je faire ?

Dire à Paul que ce n’est pas lui le père ? Comment va-t-il réagir ?

Ne pas le lui dire ? En regardant bien le rapport d’analyse du test ADN de notre bébé, rien n’est écrit concernant la paternité. Juste l’absence des marqueurs de cette maladie…

Après tout, d’une certaine façon c’est lui le père.