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Temps de lecture estimé : 26 mn
13/02/15
corrigé 09/06/21
Résumé:  Les rencontres féminines de deux hommes bisexuels vivant en couple ne sont pas si évidentes que cela.
Critères:  fh ff hh hbi jeunes campagne amour
Auteur : Caval      

Série : Je suis bisexuel

Chapitre 05 / 07
Femmes

Résumé des épisodes précédents : Marc et Gérard, bisexuels, ont emménagé dans une maison. Ils ne veulent pas se priver des bonheurs de l’hétérosexualité tout en continuant leurs jeux gays.




Femmes




Des rencontres féminines, Gérard et moi, nous en fîmes.

Mais dès qu’elles constataient que nous étions amants, elles partaient très rapidement. La réflexion était quasiment toujours la même : « Je ne vais pas baiser avec un pédé, tout de même… » Ou encore, plus violemment : « Quoi ? Tu le suces et après ça tu veux m’embrasser ? Mais c’est dégueulasse ! »


Il était très difficile, voire quasiment impossible de leur expliquer que nous étions bisexuels et que nous aimions aussi bien faire l’amour avec une femme qu’entre nous, qu’elles ne devaient pas se sentir trahies par cette pluralité sexuelle. D’autres craignaient de devenir le jouet sexuel de deux hommes pervers. Là encore, les tentatives pour leur expliquer que nos partenaires féminines ne seraient jamais mêlées à nos rapports homosexuels ne les rassuraient pas.

Pourtant, j’ai fait la connaissance de Mireille. Avec elle, les choses allèrent très vite. Je l’invitai au restaurant où elle me dit, alors que nous parlions de tout et de rien :



Dans son appartement, ayant quitté nos vêtements, nous nous écroulâmes sur son lit. Elle était surexcitée, recevant mes caresses et me les rendant au centuple, s’offrant sans pudeur ni retenue. Je lui faisais l’amour avec fougue. Je remarquai qu’elle ne goûtait pas les longs préliminaires doux et savoureux : elle préférait des étreintes brûlantes, un peu sauvages et brutales.



Je fis ce qu’elle demandait avec beaucoup de plaisir et une dose de perversité. Il ne s’agissait pas de sadomasochisme, étant par nature ni masochiste, ni sadique, et étant incapable de frapper une femme (ou même un homme).

Mireille me demanda :



Je n’ai pu m’empêcher de venir caresser cette fourrure. Les poils étaient d’une grande douceur, la fille se shampooinant la foufoune avec une lotion spéciale rendant le buisson doux, luisant, et avec de délicieuses fragrances. Je le sais, puisque nous nous sommes retrouvées en 69.



Je lui fis donc rencontrer Gérard. La soirée que nous passâmes ensemble fut excellente. J’avais à mes côtés une femme pour qui j’éprouvais de l’amour (enfin, une femme pour qui je pouvais éprouver de l’amour, car je n’étais pas encore certain de mes sentiments à ce moment-là) et l’homme que j’aimais.


Lorsque je me suis retrouvé seul avec Mireille, elle s’offrit à moi de façon magnifique, sans retenue. Elle aimait que je prenne possession de son corps, que ce soit ses seins amples et fermes aux larges aréoles, ou bien son sexe à la chatte finement duvetée de poils pubiens mais aux contours des lèvres glabres, apparaissant ainsi encore plus impudique lorsqu’elle ouvrait voluptueusement les jambes, laissant admirer les moindres détails de sa vulve. Je visitais ses chairs de ma bouche, de ma langue, de mes doigts et de mon sexe. Lorsque mon membre fléchissait un peu après plusieurs assauts, elle venait à son secours avec ses mains et sa bouche, donnant des coups de langue bien ajustés sur le gland ou encore en le plaçant entre ses beaux nichons entre lesquels elle le branlait délicieusement.


Je la fis jouir à plusieurs reprises durant cette nuit. Je l’accompagnais dans ces libérations salvatrices. Elle savait que Gérard était tout proche et qu’il ne perdait sans doute rien de nos ébats ; pourtant, cela ne l’empêcha pas de manifester sa jouissance de façon très sonore.


Le lendemain, au réveil, après cette nuit endiablée avec Mireille, je retrouvai Gérard dans la cuisine.



Mireille vint nous rejoindre dans la cuisine en petite nuisette presque transparente, laissant apparaître les aréoles de ses seins et lui arrivant au ras de la foufoune ; en dessous, elle ne portait pas de culotte. Gérard regardait Mireille du coin de l’œil. Comme je lui fis les gros yeux, il me dit discrètement :



Nous étions à la fin du mois de mai et nous avions installé dans notre jardin, sans aucun vis-à-vis, une piscine hors de terre. Avec Gérard, nous pratiquions habituellement le naturisme, aussi nous plongeâmes dans l’eau sans maillot. Mireille arriva sur le bord de l’eau ; elle portait un bikini jaune canari du plus bel effet. Sans plus de manières, elle enleva le haut, libérant sa belle poitrine. Elle ne garda qu’un string minuscule qui laissait ses charmantes fesses visibles et couvrait seulement, par un simple triangle, son pubis.

« Putain, pensais-je, qu’elle est belle ainsi… Gérard doit penser la même chose que moi en la voyant ainsi quasiment à poil. D’autant plus qu’elle fait tout pour se faire admirer. »



Nous avons quitté la piscine sous l’œil de la jeune femme qui ne détourna pas le regard, observant ma queue, mais également celle de Gérard.



Nous eûmes le plaisir d’admirer cette belle fille qui déambulait dans cette tenue minimaliste sans aucune gêne. Cela provoqua chez nous, les garçons, des gonflements de nos verges que Mireille ne manqua pas de voir. Pourtant elle ne dit rien, tout en se rinçant l’œil de ce spectacle phallique ou priapique. Comment ne pas être excité lorsqu’on la voyait enduire son corps de crème solaire, insistant sur l’intérieur de ses cuisses en ouvrant largement les jambes, ses mains remontant jusqu’à l’aine, là où le slip de bain dissimulait sa chatte et se malaxant les seins plus que de raison ?

Après cette journée de bronzette, Mireille me dit :



Je voulus mettre un bémol à son enthousiasme en lui disant :



Elle sortit de son sac deux numéros d’Union et un godemiché de belle taille.



Je rejoignis mon amant dans la chambre qui abritait habituellement nos ébats. Nous ne faisions jamais l’amour dans nos propres chambres, même en l’absence de femmes, mais toujours « en terrain neutre » comme nous disions. La présence de Mireille toute proche ne devait rien changer à nos pratiques et nos habitudes.


J’ai joui sous les assauts de Gérard, et lui-même n’eut pas à se plaindre des divins traitements que je lui fis subir. Après l’avoir sodomisé et déversé mon foutre dans son anus bien habitué à mes introductions, nous nous sommes allongés l’un à côté de l’autre pour récupérer : un calme qui ressemblait à l’œil du cyclone après le tumulte et précédant la tempête. Nous nous regardions, le sourire aux lèvres, nos doigts se posaient sur le corps de l’autre. Moi, j’avais les yeux rivés sur sa verge alanguie qui me donnait tant de plaisir. Il n’y avait rien de libidineux dans cet instant, seulement une infinie tendresse. C’est dans ces moments que je ressentais le mieux l’amour que j’avais pour mon compagnon se basant sur trois éléments : l’engagement, l’intimité et la passion.


L’engagement, c’était la volonté chez moi de cultiver les sentiments que j’avais envers mon partenaire ; il avait grandi progressivement et ne cessait de croître.

L’intimité, c’était cette volonté d’être proche l’un de l’autre, une volonté d’être en connexion avec celui qui partageait ma vie et bien plus que mon lit.

La passion se matérialisait dans l’attrait que j’avais pour lui, attirance physique qui entraînait naturellement le désir charnel. Cette passion avait été faussée au début par la présence de Stéphanie dans notre relation ; mais depuis nos retrouvailles, elle s’était stabilisée sans s’éroder sur l’écueil de l’habitude.

J’étais amoureux de Gérard ; en aucun cas il ne s’agissait d’une attirance passagère. Comme Gérard éprouvait les mêmes sentiments que moi, nous pensions que la personne qui nous séparerait n’était pas encore née.


Je venais de poser ma main sur le sexe de Gérard, sans le branler, lorsque la porte de la chambre s’ouvrit :



Effarés, nous vîmes Mireille entrer dans notre chambre, totalement nue, voulant apparemment profiter de deux mâles. Nous restions médusés ; et comme si nous n’avions pas bien compris le message, elle ajouta :



Gérard me regarda, inquiet. Je me levai, pris par la main la jeune femme au corps exceptionnel et l’entraînai vers la chambre que j’occupais avec elle. Il fallut alors lui expliquer que nous voyions, Gérard de moi, les choses sous un autre angle.



Mireille me fit la gueule. Je restai avec elle toute la nuit sans même essayer de la toucher.


Le lendemain matin, elle reprit ses affaires et me demanda de la déposer à la gare la plus proche. Ce que je fis. Je ne la revis plus jamais.



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J’ai rencontré par la suite une autre femme, Annie. Je fus tout de suite séduit par la spontanéité de la jeune femme. Je tentai de flirter avec elle et l’invitai à prendre un verre, mais j’ai déchanté rapidement lorsqu’elle m’a avoué :



Cela ne m’empêcha pas de sympathiser avec Annie. Je lui avouai que pour ma part j’étais bisexuel. Cette franchise réciproque nous rapprocha, et accompagné de Gérard nous avons rencontré ce couple de lesbiennes, jusqu’à en faire des amies proches.

Annie se sentait épanouie sexuellement et vivait son saphisme parfaitement bien. Elle racontait son parcours sans gêne à condition qu’elle soit en confiance avec son auditoire. J’avais la chance d’être parmi celui-ci :


À l’âge de 18 ans, alors que les copines parlaient autour de moi de mecs, de baisers sur la bouche, je me demandais si je n’étais pas anormale, n’ayant aucune attirance pour les garçons. D’autant plus que parfois j’éprouvais pour mes amies une étrange inclination, même parfois de la tentation lorsqu’on était en petite tenue dans les vestiaires où l’on se changeait avant et après le sport.


Un jour que je couchais chez l’une d’elle, par exemple, je l’ai vue dans la glace de la salle de bain où je me brossais les dents, se déshabiller. Comme elle prenait tout son temps avant de mettre sa chemise de nuit, j’ai pu discrètement l’observer : son corps était magnifique, à la fois fin et ayant des formes là où il fallait. J’ai vraiment flashé sur elle. Nous dormions dans le même lit comme deux copines, sans arrière-pensées. Aussi, pour éviter que mes doigts viennent se balader sur les beautés voilées par sa fine chemise, avec les pointes de ses seins qui se devinaient sous l’étoffe, la toison brune de son pubis, la rondeur de ses hanches, j’ai placé mes mains sous mes fesses.


Et puis un jour, alors que mon frère et mes parents s’étaient absentés, je me suis retrouvée avec la petite amie de mon frère qui avait 20 ans. On a parlé de tout et de rien ; petit à petit, la discussion a dévié sur les garçons. Elle me parlait de mon frère, me disant qu’elle était contente de l’avoir rencontré, car contrairement à beaucoup d’hommes, il était à son écoute.


  • — Lorsqu’on baise, j’ai l’impression qu’il comprend ce que je ressens ; il ne me laisse jamais en plan sur le bord du chemin en éjaculant avant que j’aie joui. Et puis, il est super-bien bâti, tu le sais bien, tu as déjà dû le voir à poil, non ?
  • — Oui… Enfin, c’est mon frère.
  • — Oh, ça n’empêche pas. Moi, mon frère, il a un très bel engin, long et épais, et lorsqu’on est tous les deux dans la salle de bain, je ne me gêne pas pour observer son zob, surtout lorsqu’il a la gaule le matin au réveil… Rien que pour le plaisir des yeux. Car jamais il ne me viendrait à l’esprit de tâter sa panoplie. Lui non plus, même s’il reluque sa frangine, il n’a jamais tenté de faire reluire l’argenterie, seulement une fois, alors qu’on avait un peu trop bu, il s’est amusé avec Athos et Porthos… Mes nichons, quoi.

Elle a dû comprendre la gêne que ses paroles provoquaient en moi. Naturellement, j’avais déjà vu mon frère dans la tenue de sa naissance, mais n’éprouvant aucune attirance pour les hommes, je ne m’étais jamais intéressée à sa nudité. Au contraire, je trouvais son machin assez peu ragoûtant et même particulièrement obscène lorsqu’il était en érection.


  • — Tu préfères le corps des filles ? m’a-t-elle demandé.

Je ne savais pas quoi dire, je devais être rouge comme une pivoine. Alors elle a continué :


  • — Tu sais que les filles font parfois l’amour ensemble ?
  • — Oui ! ai-je répondu timidement.
  • — Voudrais-tu essayer ?

J’en mourais d’envie. Elle a dû le sentir et s’est approchée de moi, m’a touché les seins. Comme je restais passive, elle est venue effleurer ma chatte sous ma jupe, elle a écarté l’élastique de mon slip pour caresser les poils de mon pubis. Elle m’a déshabillée : je me suis retrouvée totalement nue devant elle sans la moindre défense, un peu honteuse, mais prête à tout pour que cette fille de cinq ans mon aînée me fasse l’amour comme j’en rêvais depuis plus d’un an.


Elle s’est déshabillée également. Elle avait un corps superbe avec deux beaux nichons, surtout par rapport aux minuscules mandarines qui poussaient si lentement sur mon torse. Elle a embrassé mes mamelons, les a tétés jusqu’à ce que les pointes se dressent.

Elle m’a présenté ses deux beaux globes et m’a dit :


  • — Prends-les en main, caresse-les. Embrasse les pointes.

Je me suis exécutée avec un bonheur immense : je pouvais enfin caresser un corps féminin.


Puis elle est venue lécher ma petite chatte. Comme c’est agréable de se faire lécher par une langue experte ! Elle a même léché mon petit cul et y a enfoncé un doigt. J’ai été traversée par un frisson, ou plutôt une décharge électrique qui m’a vrillé le corps des pieds à la tête. C’était sans commune mesure avec ce que je pouvais ressentir lorsque je me branlais, même sous la douche avec le jet collé sur mon sexe.


Quand je lui ai rendu la pareille, ce fut une surprise de voir que sa chatte était totalement imberbe. Pour la première fois je découvrais un sexe féminin autre que le mien. J’avais déjà détaillé ma vulve dans une glace placée entre mes jambes ; pourtant, voir le sexe de cette fille à quelques centimètres de mon visage, c’était totalement différent, comme si je découvrais une chose qui m’était inconnue.


Nous avons terminé nos jeux juste à temps : mes parents revenaient. S’ils nous avaient découvertes toutes les deux à poil et dans des postures saphiques, le choc aurait été cataclysmique. Ils devaient ignorer mes préférences sexuelles.


  • — J’aime les hommes et aussi les femmes, m’a avoué ma partenaire, mais ton frère ignore que j’aime faire l’amour avec des filles. Il faut garder le silence.

Je lui ai juré de ne le dire à personne.


Par la suite, j’ai eu l’occasion de faire à nouveau l’amour avec elle deux ou trois fois avant qu’elle ne se sépare de mon frère. J’ai rencontré d’autres filles lesbiennes, mais c’étaient des liaisons sans lendemain entre celles qui veulent seulement « essayer pour voir comment c’est » et celles qui vont de fille en fille sans s’attacher, seulement pour des plans cul ou un plan à trois avec leur mec. Et cela ne m’intéresse pas du tout.




Colette aussi évoqua son parcours :


J’ai été mariée pendant plus de 15 ans et j’ai donné naissance à deux enfants en vivant une sexualité exclusivement fixée sur l’hétérosexualité. Je n’avais jamais été attirée par les femmes. Avec le temps, mon couple est allé à la dérive. Nous pensions, le père de mes enfants et moi, que tout n’était peut-être pas perdu et nous sommes partis en vacances dans le Sud au bord de la mer, sans les enfants, histoire de nous retrouver.


Nous avions réservé une chambre dans un gîte. Lorsque nous sommes arrivés, Annie – que nous ne connaissions pas – était déjà installée dans le gîte. Elle occupait la chambre à côté de la nôtre. Ce n’était pas l’idéal, car je n’étais pas encline à faire l’amour alors qu’on pouvait entendre nos ébats. Cela me bloquait. Or c’était le but, pouvoir revivre une nouvelle idylle qui passait notamment par la sexualité exigeante de mon conjoint.


Un jour, le père de mes enfants a décidé d’aller faire un tour en Espagne avec le propriétaire du gîte, si bien que je me suis retrouvée seule avec Annie. Nous nous sommes installées dans sa chambre en discutant de tout et de rien, totalement détendues, l’une comme l’autre en bikini à cause de la chaleur. J’ai remarqué qu’elle posait souvent son regard sur moi, détaillant mes cuisses, mon ventre, la rondeur de mes seins. Elle y mettait tant d’insistance que j’ai fini par ressentir une sensation inconnue : voir une femme regarder mon corps comme l’aurait fait un homme.


Lorsque les bouts de ses doigts se sont posés sur ma peau, je n’ai pas osé bouger. Elle a remonté le long de ma jambe, et lorsqu’elle est arrivée à l’élastique du maillot, elle l’a soulevé un peu pour y glisser à l’intérieur une main. Elle a commencé à me caresser la chatte. Non seulement je ne l’ai pas arrêtée, mais en plus je l’ai incitée à continuer en écartant un peu les jambes. Ça me faisait un bien fou.


Elle a fait descendre la culotte de mon maillot et a commencé à me masser le mont de Vénus en faisant des ronds, puis mes lèvres vaginales de haut en bas. Ces attouchements m’ont fait frissonner et j’ai senti dans mon ventre une forte chaleur m’irradier. Lorsqu’elle a atteint mon petit bouton, j’ai lâché un gémissement de plaisir. Moi, qui un instant avant n’avais pas le commencement du début d’un soupçon que je puisse être si proche d’une femme, j’avais sa main qui explorait mon minou et elle me faisait jouir. Pourtant, sans que je réfléchisse, sans le vouloir, lorsqu’elle tenta de me pénétrer avec ses doigts, j’ai refermé brutalement les cuisses.

Dans l’instant qui a suivi, j’ai craint qu’elle veuille tout arrêter. Car finalement, j’avais terriblement envie qu’Annie me fasse l’amour. Elle se montra compréhensive et renouvela ses caresses, respectant mon soudain tabou en disant :


  • — Ne t’inquiète pas, je vais y aller tout doucement, à ton rythme.

J’avais fermé les yeux. Lorsque je les ai rouverts, elle se trouvait à cheval au-dessus de moi. Elle avait quitté son maillot, pressant son pubis sur une de mes cuisses et me laissant admirer sa belle poitrine de jeune femme. Je n’ai pas pu résister : j’ai pris en main ses seins – mon Dieu, qu’ils étaient doux et fermes ! – ses mamelons durcissant sous mes doigts. Elle est venue m’embrasser sur les lèvres. Dès son second baiser, je lui ai ouvert ma bouche. Nous avons échangé nos salives et emmêlé nos langues. C’était magnifique ; je retrouvais comme une madeleine de Proust des sensations que je n’avais pas connues depuis l’adolescence. Ses baisers sont descendus sur mon cou, le haut de mes nichons, se rapprochant doucement des pointes érigées de mes seins. Ses baisers sur mes aréoles brunes et sensibles m’ont rapidement arraché des petits cris. Mon sexe était trempé de mouille et je sentais l’humidité du sien couler le long de ma cuisse.


J’ai senti la main d’Annie sur mon mont de Vénus. J’étais alors prête à tout, je ne voulais plus rien lui interdire, m’ouvrir totalement sans tabou. Elle a électrisé mon clitoris et, sans plus attendre, est arrivée à l’entrée de mon vagin où elle a inséré un doigt qu’elle a fait tournoyer à l’intérieur. J’ai eu un premier orgasme. Après, je ne sais plus très bien comment Annie a fait pour me faire atteindre d’autres feux d’artifice avec sa langue titillant et dessinant mes lèvres intimes, ses doigts pénétrant mon vagin, sa main massant ma vulve, sa bouche aspirant mon clito.

À un moment elle est remontée vers ma bouche, m’a donné un baiser. J’ai senti sur la langue un goût étrange. J’ai réalisé alors que c’était mon jus intime. Jamais je n’avais goûté à mes sécrétions. Elle m’invita à venir déguster sa vulve, et c’est avec plaisir que j’ai plongé entre ses jambes.


Avec le père de mes enfants, on est rentré à Paris. Ces vacances n’avaient pas débouché sur une réconciliation ; au contraire, nos rapports étaient de plus en plus tendus. Annie m’a ouvert les yeux. Je savais que cet homme m’avait trompée et j’avais la connerie de croire qu’il était devenu fidèle. Je lui avais même proposé de faire un troisième enfant. C’était une bêtise. Elle m’a aussi fait comprendre le but de cette escapade en Espagne : il y était allé pour voir les putes dans les bordels qui fleurissent près de la frontière pour que les Français profitent des services sexuels tarifés en toute tranquillité.


De retour à Paris, il n’a pas été long à demander le divorce et à partir avec une jeune qui n’avait qu’un but : lui vider les bourses (dans tous les sens du terme). Ce qu’il ignorait, c’est que j’avais découvert la jouissance sans avoir besoin de lui. C’était pour moi comme une nouvelle naissance. Je n’avais qu’un seul remords : être restée trop longtemps avec lui et avoir perdu mon temps.

Lorsqu’il a dégagé le parquet, Annie est venue s’installer chez moi. Et, miracle, avec mes enfants les rapports ont été tout de suite excellents. Si bien qu’ils n’ont pas été choqués que je refasse si vite ma vie avec une femme.


Une question me brûlait les lèvres :



Les deux filles parlaient très librement de leur sexualité. Elles aimaient la stimulation des tétons, les cunnilingus, les anulingus, et échangeaient de délicieux et exquis baisers. Les frottements faisaient aussi partie de leur arsenal vers la recherche du plaisir.



Elle n’avait pas tort, car c’était déjà plus ou moins le cas.



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Un jour, Annie me dit :



Je restai interdit devant cette demande venant d’une lesbienne.



Lorsque j’en parlai à Gérard, il me dit :



J’acceptai donc la requête que m’avait faite Annie.

Lorsque nous nous sommes retrouvés dans la chambre, les choses me parurent moins aisées que dans mon esprit. J’avais devant moi une lesbienne pure et dure, et ma mission n’était ni de la convertir à l’hétérosexualité, ni de la faire jouir ; juste jouer le rôle de géniteur. Annie ne se déshabilla pas complètement ; elle enleva sa jupe et retira sa culotte, gardant le haut de sa tenue. J’eus devant mes yeux une vulve dodue totalement glabre, comme celle d’une nymphette prépubère, ce qui ne constitue pas pour moi un fantasme, bien au contraire.



Je sais que dans quelques religions, comme certains intégristes juifs, les couples arrivent à avoir des rapports sexuels « purs », la femme portant une tenue la couvrant totalement, à l’exception d’une ouverture au niveau de l’entrée de son vagin. Ces gens ne copulent que dans le but de se reproduire. Or, ici, même si Annie m’en montrait un peu plus, l’attitude n’avait rien d’érotique.

Je devais copuler dans le seul but de la reproduction ; ce qui ne m’était jamais arrivé.


Je ne tenais pas une forme extraordinaire et mon sexe avait du mal à se tendre ; il était juste gonflé. Même ma pratique du yoga qui me permettait d’influer sur mon état physique n’était d’aucun secours.



Sans fausse pudeur ni aucune gêne, elle prit ma queue du bout des doigts et commença à la masturber avec délicatesse et tendresse. J’ai tout de suite apprécié ses gestes. J’aurais bien voulu moi aussi la caresser, cependant je sentais bien que la jeune femme ne serait pas disposée à recevoir mes attouchements.

Tout en s’occupant de mon membre, elle me parlait :



Je me branlai vigoureusement avant de la pénétrer doucement. Elle ne bougeait pratiquement pas. Ne pouvant compter que sur moi pour faire monter ma sève, je fis aller et venir mon sexe dans son vagin. Je sentis en moi ma liqueur venir alors que cela faisait moins de deux minutes que je la chevauchais. Dans toute autre situation, j’aurais refoulé cette jouissance précipitée, mais là je n’en fis rien. Je m’enfonçai au maximum dans son vagin et je déposai mon sperme dans sa matrice, puis me retirai.

Elle ne perdit pas de temps. Elle se leva, se rhabilla alors que je restais allongé sur le dos, la queue pantelante. Elle vint me déposer un chaste bisou sur la joue en me disant :




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Je ne garde pas un souvenir impérissable de cet épisode au niveau de ma satisfaction sexuelle. Mais le plaisir d’Annie et le mien n’avaient rien à faire dans cette histoire. Mon seul grand bonheur, c’est qu’Annie accoucha, neuf mois plus tard, d’un garçon.



J’en devins le parrain, et Colette en fut naturellement la marraine. Je vis avec ravissement le bébé vorace accroché au sein de sa mère, celui que je n’avais pas même effleuré. Il avait plus de chance que moi. Je prenais une revanche : comme elle donnait le sein devant nous, je pouvais contempler les belles rondeurs dévoilées.



À suivre