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Temps de lecture estimé : 21 mn
20/01/15
Résumé:  Au cours d'une soirée décisive dans sa vie, Alyssa cède à sa tentation profonde de se prostituer. Cette évolution irréversible entraîne un rejet de la part de son petit ami Rudy, et une plongée excitante dans le monde des tapineuses.
Critères:  hh prost parking boitenuit travail voiture hféminisé travesti trans fellation anulingus préservati hdanus init
Auteur : Alyssa  (Transsexuelle de 19 ans)      Envoi mini-message

Série : Une vocation de pute

Chapitre 03
Une soirée décisive

Résumé des épisodes précédents : Alyssa, jeune travesti de dix-huit ans, découvre le plaisir sexuel avec Driss, son boy-friend. La tendance d’Alyssa à se comporter en salope soumise provoque la rupture avec Driss. Alyssa, un peu en dérive et en rupture familiale, s’essaye pour la première fois à la prostitution lors d’une errance nocturne dans Lyon. Elle rencontre alors Rudy qui devient son nouveau petit ami. Il l’accueille chez lui, lui procure un travail. Alyssa peut enfin s’assumer tout le temps en fille, et elle décide de commencer un traitement pour devenir transsexuelle. Cependant, la tentation de se prostituer resurgit, suite à une proposition de Marco, son patron.


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Au cours de la soirée, Rudy vint me rejoindre au vestiaire pour me parler.



Quelques minutes plus tard, je sortis par la porte de service sur le parking ; il était environ minuit. J’étais à la fois bouleversée par la rupture avec Rudy, en plein désarroi face à ma situation matérielle de nouveau très précaire, et tout de même assez persuadée de n’avoir pas triché avec mes sentiments et ma véritable nature. Je redécouvrais sans ménagement que ma vérité était très lourde à porter. Déjà transgenre, j’avais fait pas mal de vide autour de moi, mais afficher ma « vocation » de pute venait de déclencher un nouveau rejet. J’eus aussitôt conscience que mon choix était désormais celui de la marginalité, et que je devrais l’assumer.


Que faire dans l’immédiat ? J’étais vraiment habillée très sexy ce soir, ce qui probablement avait fait basculer à nouveau ma vie en provoquant la proposition de Marco. Je vérifiai le contenu de mon sac et j’y découvris des préservatifs, des mouchoirs en papier, une partie du nécessaire de la parfaite petite pute. Le fait d’avoir révélé à Rudy mon fantasme de tapiner sur les quais du Rhône m’avait comme désinhibée et électrisée, et je me sentais prête à tenter l’expérience. Plutôt que de rester dans le doute, je décidai de plonger de suite dans la nouvelle vie que je venais de choisir. Je saisis mon téléphone au fond de mon sac et j’appelai un taxi.


Le taxi me déposa avenue Leclerc une demi-heure plus tard, à hauteur de la station-service Avia en direction de la halle Tony Garnier. Nous avions croisé une transsexuelle ou un travesti attendant le client de l’autre côté de l’avenue sous un abribus et un autre dans une fourgonnette peu avant la station. La boule au ventre mais très excitée, je me dirigeai vers un autre abribus un peu plus loin en direction du pont Pasteur.

À peine arrivée à l’arrêt de bus, une voiture s’arrêta à ma hauteur et une transsexuelle brune à la silhouette fine et sexy dans une minirobe bleue en descendit, perchée sur ses talons aiguilles. Elle me rejoignit sous l’abribus et m’interrogea aussitôt.



Lana m’entraîna devant le plan affiché dans l’abribus et me localisa les deux parkings discrets où elle emmenait ses clients et me montra le trajet aller-retour.



Le cœur battant, je marchais sur le trottoir pour rejoindre ma place, mes talons claquant dans la nuit. Mes fesses ondulaient, mes seins ballottaient légèrement, offerts aux regards. Je me sentais devenir objet de désir, une tapineuse. J’aimais sentir l’air s’insinuer sous ma jupe. Un frisson de plaisir me prit et réveilla la boule de plaisir au fond du ventre. Bientôt je me postai sous l’abribus Girard-Leclerc indiqué par Lana. L’endroit était légèrement éclairé par les lampadaires ; j’étais une belle de nuit, une silhouette suggestive dans une demi-pénombre. Quelques voitures passèrent sans s’arrêter, certaines ralentissant à ma hauteur. Au bout d’un quart d’heure, une voiture se gara le long de mon trottoir et la vitre se baissa.



L’homme dans la voiture était bâti comme un colosse, jeune, la trentaine environ ; une puissance sauvage se dégageait de lui. J’eus l’impression d’être une biche face à un ours.



Je descendis du trottoir et ouvris la portière passager pour m’asseoir à côté de mon premier client, une promesse de plaisir nichée au bas du ventre, avec une sorte de mantra dans la tête qui disait « Ça y est, tu es en train de devenir une pute ! » Je jouis intellectuellement de ce moment, et devinai que je ne pourrais plus jamais m’en passer. Il posa sa main large comme un battoir sur ma cuisse, me faisant frissonner de désir.



Sans trop d’hésitation, je parvins à l’emmener sur l’un des deux parkings que Lana m’avait complaisamment indiqués. De nombreuses voitures étaient garées mais il paraissait désert. Louis – dont j’avais appris le prénom pendant le trajet – après s’être garé alluma le plafonnier et posa à nouveau sa main sur ma cuisse.



Je sentis sa main se crisper un peu sur ma cuisse, preuve d’une force brute sous-jacente me rappelant que j’étais sans défense et à sa merci. Il se ravisa et fouilla dans sa poche en extrayant deux billets de 50 € que je m’empressai de mettre dans mon sac. Aussitôt il sortit de sa voiture, un imposant 4x4, et m’invita à descendre à mon tour pour passer à l’arrière. Il avança au maximum les sièges avant pour agrandir l’espace devant la banquette arrière sur laquelle nous nous installâmes aussitôt. Il s’approcha de nouveau, me souleva du siège comme une plume dans ses bras de colosse et me posa sur ses genoux. Sa main droite me caressa sensuellement les jambes, et de son bras gauche il m’enserra les épaules comme dans un étau.


J’étais un jouet entre ses bras. Je décidai de m’abandonner pour le laisser jouir de mon corps comme il l’entendait et d’apaiser ainsi sa fougue sexuelle (je restais vigilante cependant, ne me sentant pas complètement en sécurité devant tant de frénésie). Il m’embrassa fougueusement, introduisant sa langue ; je répondis à son baiser en enroulant ma langue autour de la sienne. Je sentis sa main droite fouiller sous ma jupe et me retirer le string prestement. Aussitôt fait, et m’embrassant toujours, il prit à pleine main mes couilles et ma petite bite. Il les malaxa tour à tour, sauvage et doux.


Ces caresses traduisaient plus d’avidité que de rudesse, comme un homme assoiffé qui vient de traverser le désert et s’abreuve goulûment à la source. Son bras gauche relâcha son étreinte, lui permettant de venir dégrafer dans mon dos le top en voile et le soutien-gorge en dentelle. Ces vêtements furent retirés tout aussi rapidement. Ses deux larges pognes enfiévrées et gourmandes caressèrent mes seins tandis que ses lèvres descendaient le long de mon cou et de mon épaule gauche. J’étais sous son emprise virile, une petite femelle frémissante et consentante qui commença à gémir sous les caresses. Il le sentit et redoubla d’ardeur, butinant mes seins, titillant les aréoles avec sa langue et mordillant les bouts.


Je commençais à mouiller du cul comme une folle. Sa main droite écarta mes fesses et un de ses doigts s’insinua dans mon tunnel d’amour, me faisant frémir de plaisir. Il me bascula et me retourna, le ventre sur ses genoux, me retira ma jupe et se mit à me peloter le cul, et alternativement à le caresser doucement, ou encore à donner de petites claques. Le plaisir monta en moi, comme chez toutes les femelles dans mon genre qui adorent qu’on leur tripote le cul. Il se pencha vers mes fesses et commença une feuille de rose.



J’étais étrangement fière de moi : j’étais une bonne petite pute qui ne se néglige pas et offrait une bonne qualité de service. Il excita mon œillet avec sa langue et continua à me caresser les fesses, les cuisses et le dos avec ses mains avides de sensations. Ce client était un tactile qui aimait jouir de la douceur d’une peau, apprécier les rondeurs féminines à pleines mains ou du bout des doigts. Il ôta sa chemise ; j’en profitai pour me mettre à genoux sur le siège passager et défaire sa ceinture. Il retira prestement son pantalon et son slip, libérant une bite déjà en érection, d’une taille impressionnante. Mon premier client état monté comme un âne, et mon cul allait s’en souvenir longtemps !


Je m’appliquai à lui mettre le préservatif et enchaînai par une turlutte d’enfer pendant que ses mains continuaient à se rassasier de sensations, me caressant partout, me palpant, fouillant mes parties intimes. Mes mains, aux ongles longs et vernis de rouge, paraissaient minuscules en enserrant son mastard, et ma bouche était déformée par le gabarit de son sexe. Ma fierté de petite pute débutante me motiva à vouloir le pomper de manière irréprochable malgré la difficulté. Je m’acharnai à engloutir cette montagne de chair dressée, veillant à rester au bord de l’étouffement pour ne pas interrompre la fellation par une toux intempestive. Je ne pus m’empêcher à cet instant d’être de nouveau contente de moi et de mon petit savoir-faire.


Après quelques minutes de fellation, il s’allongea sur la couchette et me demanda de m’empaler sur son sexe dressé. Heureusement que Lana m’avait donné du lubrifiant avec lequel je préparai ma chatte de transsexuelle et en enduisis sa verge dressée, sinon la pénétration eût été très douloureuse. J’enjambai son corps de colosse, moi petite liane poids plume, et présentai mon œillet déjà béant à l’aplomb de sa verge dressée. En tortillant des fesses, j’essayai de faciliter une lente pénétration un peu douloureuse mais qui me procura immédiatement la sensation de combler un manque. Son sexe me remplissait, honorait ma féminité et reconnaissait en moi la petite midinette que j’avais toujours été.


Cette sensation leva mes dernières inhibitions et je me déchaînai, montant et descendant, empalée sur son mât turgescent. Régulièrement, entre deux chevauchées, je me penchais sur lui, caressant son torse puissant avec mes petits seins ; il en profita pour m’embrasser et envahir ma bouche dans un baiser torride. Nous avons eu une jouissance forte quasiment en même temps ; il éjacula puissamment comme un taureau en rut, accompagné par de violents soubresauts qui provoquèrent chez moi un orgasme anal où j’eus la sensation de fondre de plaisir. Nous restâmes un instant lovés l’un contre l’autre, épuisés de plaisir, puis je me retirai lentement.


M’asseyant du bout des fesses sur le rebord encore libre de la banquette, je lui retirai délicatement la capote et sortis de mon sac des lingettes avec lesquelles je nettoyai consciencieusement le sexe de mon client. Pour finir, comme une petite chatte faisant sa toilette, sous le regard attendri et goguenard de mon client, je me pliai en deux la tête entre les jambes pour rafraîchir et éliminer toute trace suspecte de ma chatte de transsexuelle.



Il me caressa une dernière fois les fesses pendant que je me rhabillais et je lui lançai en retour un clin d’œil complice et mutin. Avant de sortir de l’arrière de la voiture pour revenir à l’avant, je déposai un petit bisou sur ses lèvres et lui dis :



De retour sur l’avenue, nous sommes passés devant l’abribus où se trouvait Lana, le dos appuyé contre la paroi, alanguie et cambrée, sa poitrine voluptueuse saillant de sa minirobe, la peau laiteuse et nacrée, la taille fine, ses jambes nues à la musculature fine de gazelle en équilibre sur des sandales à talons aiguilles. La pute impudique, incendiaire, l’objet même de la transgression. Cette vision me fascinait comme à chaque fois ; ce monde de la nuit où les désirs refoulés peuvent s’exprimer m’électrisait, et j’en faisais désormais partie. Je me sentis comblée. Je fis un petit signe joyeux à Lana au passage, qui me répondit avec son pouce levé et approbateur.


Je retrouvai bientôt le bitume, le cœur léger et décidée à tapiner jusqu’au bout de la nuit. Elle allait être encore assez longue car il n’était encore que 1 h 30 du matin. Je rejoignis ma place sur le trottoir bordant l’avenue sous l’abribus. Une voiture avec deux hommes à bord s’arrêta. À peine arrivée, l’un d’eux m’interrogea :



Il jeta un coup d’œil à son copain qui hocha la tête silencieusement, et il me répondit :



L’attitude agressive et méprisante de l’homme qui s’adressait à moi et la perspective d’être enfermée avec ces deux types dans une remorque m’inquiéta et je préférai renoncer à la passe. Je répliquai aussitôt, essayant d’avoir l’air assuré :



Le cœur battant la chamade, je m’éloignai aussitôt de la voiture, retournant au fond de l’abribus, lorsque l’un des deux cracha son venin :



La voiture redémarra et j’éprouvai le besoin de m’asseoir quelques instants sur le blanc car j’avais les jambes en coton après cette brusque montée d’adrénaline. Le risque d’agression est inhérent à la prostitution de rue, mais j’avais eu assez de flair pour sentir le coup fourré, et de sang-froid pour adopter l’attitude de retrait adéquate. Assez vite, je repris la position debout propre aux tapineuses de rue car la boule de plaisir au bas du ventre était encore vivace ; elle clamait qu’elle en voulait encore. Je sortis cependant mon baladeur pour écouter Because the night de Patti Smith car j’avais besoin d’entendre la voix rauque et sensuelle de la chanteuse des années 70, et surtout les paroles sublimes de cette chanson qui collent parfaitement à la tapineuse que je suis devenue :


Because the night belongs to lovers, because the night belongs to lust, because the night belongs to lovers, because the night belongs to us (parce que la nuit appartient aux amants, parce que la nuit appartient à la luxure, parce que la nuit appartient aux amants, parce que la nuit nous appartient). À peine la chanson se termina-t-elle qu’une voiture s’arrêta à nouveau à ma hauteur.



Un peu plus tard, nous étions assis sur la banquette arrière de sa voiture garée sur l’un des parkings qui est la nuit le théâtre des passes réalisées par les putes transsexuelles du quartier. Je demandai au client en utilisant la phrase rituelle des prostituées :



L’homme d’environ 35 ans était un blond aux cheveux très courts habillé d’un débardeur dévoilant des bras très musclé et couvrant à peine un abdomen proéminent de buveur de bière. Il s’allongea sur la banquette, les jambes repliées. Je déboutonnai sa braguette et retirai successivement son pantalon et son caleçon. Je m’agenouillai entre ses jambes et, à dix centimètres de mon visage, la bête était là, encore au repos.


Mes atouts physiques, pourtant bien mis en valeur, n’ont même pas entraîné un début d’érection ; j’étais un peu vexée. Son pénis était tout flasque, fripé, il reposait assez lamentablement sur ses testicules. Un défi à relever pour la pute que je voulais devenir. Je pris sa verge délicatement, l’entourant de ma petite main aux ongles longs et rouges et commençai à la masturber. Lorsque je sentis qu’elle commençait à grossir légèrement dans ma main, je pris une grande goulée d’air, j’ouvris le plus grand possible mes mâchoires et j’enfournai sa bite et ses couilles intégralement.


Je me retrouvai le nez planté dans son pubis, les poils venant chatouiller mes narines. L’odeur était musquée et excitante. La bouche remplie, je m’efforçai de respirer par le nez et j’attendis. La chaleur de la cavité produisit progressivement son effet : son sexe se rigidifia de plus en plus et se déploya tandis que je lui massais doucement les couilles en lui titillant la base du scrotum avec mes ongles de petite chatte. Rapidement, je fus obligée de libérer les couilles sous la pression, et mes lèvres rouge vif se resserrèrent à la base de la hampe.


Ma tête se redressa en suivant le mouvement de sa verge, ce qui me permit de placer son gland à l’entrée de ma gorge. Il continua à grossir en avançant dans l’œsophage. Pour provoquer une érection complète, je commençai à faire jouer ma langue qui caressa le cylindre de chair par le dessous. La réaction fut immédiate : le gland avança dans mon gosier distendu par le diamètre qui augmenta également. Il était à sa taille maximale.


Il était temps de passer à la vraie fellation. Mes lèvres remontèrent en glissant lentement le long de la bite, et lorsqu’il ne resta que son gland dans ma bouche j’aspirai goulûment en creusant mes joues. Le gland coulissa en suivant les mouvements d’aspiration, ma langue le léchant en même temps. Puis je plongeai entre ses cuisses, gobant entièrement son pénis, et je recommençai l’opération plusieurs fois. Mon client avait l’air d’apprécier le traitement, à entendre les gémissements qu’il poussait.


Je décidai de me dégager et sa bite se dressa devant moi, bien droite, bien dure. Comme on déguste un esquimau, je la léchai de bas en haut, étalant ma langue bien à plat pour la recouvrir de salive. Elle était maintenant luisante, et j’entrepris d’exciter le gland que je sais être la partie la plus sensible. Je le dévorai des lèvres, lui donnant de petites caresses du bout de ma langue, titillant le méat pour ensuite y introduire le bout de ma langue.


La saveur des premières perles de sperme me confirma que j’étais sur la bonne voie. Il s’agissait de maintenir la pression ; aussi j’avalai encore le paquet, mais la tête penchée sur le côté cette fois. Ainsi, son sexe heurta l’intérieur élastique de ma joue et je pus enrouler ma langue autour de sa hampe. Le coulissement reprit, doublé de mon fourreau lingual pendant que je continuais à lui masser activement les couilles avec ma main droite.


Le moment était venu d’aborder la dernière phase. Je me repositionnai pour continuer mes allers et retours avec ma bouche, mais plus profond, jusqu’au fond de ma gorge désormais. Sa verge passa et repassa sur ma langue, et j’accélérai progressivement le rythme jusqu’à un pistonnage enragé. Ma bouche s’était transformée en vagin, mes lèvres venaient percuter son bas-ventre à chaque pénétration. J’entendis des halètements de plus en plus rapides, je sentis sa bite palpiter, et quand il poussa enfin un cri rauque je resserrai les lèvres le plus possible.


Le premier jet de sperme vint buter contre mon palais et je l’avalai avec gourmandise, comme une récompense. J’accompagnai chaque giclée d’une succion bien sonore, conservant la semence en bouche. Le liquide séminal gonfla mes joues ; j’en perdis un peu qui s’écoula par la commissure des lèvres. Je parvins à en déglutir la plus grande partie à petites gorgées. C’était bon, sucré, crémeux. Je pompai puissamment pour recueillir les dernières gouttes. C’était terminé : je pus libérer sa bite. Je me redressai et le fixai droit dans les yeux, un filet de sperme pendant à mon menton.



Je rejoignis mon client à l’avant de la voiture et il redémarra rapidement pour me ramener à mon abribus. Je profitai du miroir de courtoisie côté passager pour m’apprêter et me remaquiller pour la fin de la nuit. J’essayai sans succès d’engager une conversation avec lui. L’indifférence assez flagrante de cet homme à mon égard avant et après la fellation alors qu’il ne me paraissait pourtant pas vraiment timide m’interrogeait.


Je supposai qu’il n’exprimait ni sentiments, ni empathie, ni désir envers moi. Il ne m’a d’ailleurs même pas touchée, à l’inverse de Louis, mon premier client dont les mains et les lèvres étaient avides de contacts charnels. Il était venu pour obtenir une simple fellation contre une rémunération, et ce fut un échange commercial qui devait, pour lui, se limiter strictement à la prestation négociée.


Les paroles de Rudy, plus tôt dans la soirée, à ce propos me revinrent. J’ai été réduite au rôle de pompeuse ; une simple machine aurait peut-être pu le faire. J’étais cependant assez contente de ma petite compétence de suceuse qui m’a valu tout de même un petit compliment à la fin. J’étais confrontée, dès ma première nuit, aux réalités du job de pute mais je découvrais aussi que l’envie très vivace au fond de moi de tapiner l’emportait largement.


Nous passâmes devant l’abribus de Lana, désert à cet instant ; je frissonnai en l’imaginant baisée fiévreusement par un client. De nouveau à mon poste, je réalisai que le fait d’être payée participait à mon plaisir et à mon envie. J’étais intrinsèquement une pute !