| n° 16407 | Fiche technique | 7991 caractères | 7991Temps de lecture estimé : 6 mn | 17/09/14 |
| Résumé: Un après-midi où des amis deviennent amants sous l'emprise d'une folle envie. | ||||
| Critères: fh extracon | ||||
| Auteur : Seb de Rennes Envoi mini-message | ||||
Une image inattendue apparait sur mon smartphone : l’adorable petit minou glabre d’Émilie, pénétré d’un vibro bleu. C’est la première fois qu’elle m’envoie une image aussi impudique et ça m’excite au plus haut point.
Me voilà prenant la route en direction de chez Émilie. La circulation est fluide. Je ne cesse de penser à cette femme rencontrée il y a presque sept ans et qui au fil des années est devenue ma meilleure amie, celle à qui je raconte tout, celle qui ne me cache rien, jusqu’à ses expériences de sexe à trois, avec ses amants à l’hôtel ou dans un club échangiste. Elle m’a ouvert une partie de son cœur, comme je lui ai ouvert une partie du mien. Nous sommes sans doute un peu amoureux, mais pas au point d’aller plus loin. Nos vies communes nous conviennent et nous avons toujours résisté à l’attirance charnelle qui nous lie. Mais aujourd’hui, nous craquons, l’un comme l’autre. Ce qui devait arriver arrive au moment où je m’y attendais le moins.
Je suis sur le parking lorsqu’un texto d’Émilie me demande de patienter. J’attends de ses nouvelles fébrilement. Mes mains sont moites et le temps n’avance pas. Régulièrement mon sexe se tend et j’essaye de me contrôler pour ne pas craquer.
Je redémarre et je me demande toujours si je ne fais pas une connerie. Cinq minutes plus tard, me voici sur place. Je me gare. J’entre. L’escalier quatre à quatre et enfin cette porte. Pas de bruit, je tapote. Enfin un peu de mouvement dans l’appartement. Elle ouvre.
Mes yeux s’émerveillent comme à chaque fois sur cette femme que je désire. Elle porte une simple robe noire. La pièce est très peu éclairée. Elle ferme doucement la porte et enfin nous nous embrassons. Sept années d’attente en un seul baiser. Une explosion de désir. Nos mains explorent nos corps.
Sa robe est légère en cette période estivale et comme je le supposais elle ne porte que ça. Mes mains remontent le long de sa cuisse pour soulever le tissu et caresser les fesses que je suivais du regard quand elle me quittait lors de nos déjeuners épisodiques. Sa peau est douce et je ne me lasse pas de laisser mes mains errer sur ses globes et dans le sillon qui les sépare. Ses mains passent sous ma chemise, remontent le long de mon dos. Nos lèvres ne se quittent que pour permettre un regard entre nous deux. Enfin !
Doucement, sans se désenlacer, elle m’amène vers le canapé. Elle s’y assoit, s’y allonge. Nos lèvres sont toujours soudées par le désir qui nous mène. Ma main gauche descend vers son ventre, son sexe. Mes doigts commencent à la caresser doucement. Comme je pouvais me douter après sa photo, elle est humide de désir. Un doigt la pénètre, puis deux. De ses mains, elle essaye tant bien que mal de me déshabiller et de m’enlever ce pantacourt devenu trop encombrant. Après quelques contorsions, je suis nu et sa main saisit mon sexe dressé. Elle m’amène au-dessus d’elle. Sans la pénétrer, je m’allonge sur elle, tendu au plus possible. Nos sexes se frottent, s’excitent, s’attisent. Nos lèvres et nos langues continuent à se chercher, à se goûter.
Après l’ajout de la petite protection nécessaire, nous reprenons nos jeux et je m’introduis tout naturellement en elle. Je la sens m’attirer, m’aspirer dans son antre, que j’aille au plus fond possible. Ses mains se posent sur mes fesses et cherchent encore à m’emmener plus loin. Elle commence à crier son plaisir. Je joue avec elle. Je la pénètre plus ou moins loin selon mon envie ou la sienne, je ne sais plus. Je sens son plaisir monter en même temps que le mien. Elle me veut tellement que je n’en peux plus et au moment où je craque, elle jouit de façon sonore. Nous crions ensemble d’un plaisir partagé.
Je m’allonge sur elle, encore en elle. Elle me prend dans ses bras fins et nous nous embrassons encore. Après quelques minutes, je descends mes lèvres vers ses seins. Je les suçote l’un après l’autre. Elle me caresse les cheveux doucement. Mes mains descendent sous ses fesses. Petit à petit, je me rapproche de son sexe et ma langue touche enfin son intimité humide de nos jeux. Ma langue, ma bouche envahissent son entrejambe. Mon nez se repait de ses effluves. Quelle odeur agréable, enivrante. Elle commence à feuler doucement. Je la vois fermer les yeux. Ses mains prennent les miennes et les serrent à m’en faire mal. Je dégage ma main gauche et mets un doigt puis deux en elle. Je sens sa jouissance monter. Son sexe se contracte autour de mes doigts. Dix minutes de ce petit jeu l’amènent à un nouvel orgasme.
Elle ouvre les yeux, me regarde. Il n’est même plus la peine de se parler, nous savons. Elle se lève. Sa robe retombe sur elle. Elle se dirige vers la fenêtre et prend une cigarette. Je la suis du regard, profite de ses formes à peine dissimulées dans cette robe qui flotte sur elle. Je regarde l’heure. Il est temps, malheureusement. Aucun d’entre nous ne veut arrêter ce moment, mais nous savons qu’il n’y a pas d’autre solution.
Je me rhabille. Elle me rejoint, me repousse sur le canapé, s’assoit sur moi et m’embrasse avec passion. Ses mains passent sous ma chemise, me caressent les seins, essaient de me l’enlever. Elle me bloque littéralement avec tout son corps. Mes mains caressent ses cuisses, remontent sous sa robe, passent sur ses fesses, entre elles, remontent le long de son dos puis redescendent sur jambes. Mais il est temps. Le contrat entre nous était clair et je ne peux y déroger. Lentement et à contrecœur, je la soulève et la dépose à côté de moi.
Je l’embrasse tendrement sur les lèvres. Je me retourne une dernière fois avant de passer le seuil. Nos regards se croisent. Je ferme la porte.