| n° 16269 | Fiche technique | 7896 caractères | 7896Temps de lecture estimé : 5 mn | 25/06/14 |
| Résumé: Un homme offre sa femme à une autre avant de succomber à leurs charmes. | ||||
| Critères: ff ffh couplus confession | ||||
| Auteur : Eric74 Envoi mini-message | ||||
J’aime à me souvenir comment je me suis retrouvé dans cette situation inattendue. Un concours de circonstances dans lequel il me semble n’avoir été qu’un spectateur avant de finir comme un objet de plaisir pour deux femmes fiévreuses.
Quand ma rayonnante épouse Clara m’a parlé de cette collègue, à l’approche directe et sensuelle, j’ai pris ça comme un fantasme qui viendrait alimenter le moteur de ma libido, inévitablement ronronnant après quinze ans de mariage et aucune incartade. Il est plus simple et moins dangereux de se perdre dans l’imagination érotique que de concrétiser un acte sexuel dont le réveil post coït est forcément décevant et problématique. Alors, quand l’initiative vient d’ailleurs, on se laisse porter par sa virilité et on laisse de côté ses remords ou sa culpabilité. C’est exactement ce qui s’est passé.
C’est au retour d’une conférence médicale que Clara m’a parlé d’Annabelle, une collègue médecin qui venait d’arriver dans le même centre hospitalier. « Je voulais te dire que je te trouve très belle, tu dégages vraiment quelque chose de particulier. » Voilà comment la nouvelle arrivante a abordé avec beaucoup d’aplomb ma Clara. Je connais ma femme et son rougissement a prouvé à son interlocutrice qu’elle avait visé juste.
Excité par la tournure que prenait la conversation, j’ai bien sûr voulu en savoir plus :
Elle a alors quitté la pièce me laissant seul avec mon envie de la prendre sur la table là, de suite… J’ai lâché un tendre « Salope », elle a entendu, elle a souri.
Quelques semaines plus tard, après un congrès de médecine sur Nantes, mes deux praticiennes sont venues faire leur débriefing à la maison. Mais j’ai rapidement compris que pour l’audacieuse collègue, Annabelle, le mari était un intrus, pas forcément prévu au programme. Pourtant, je me sentais bien entouré entre ma femme, toujours si glamour avec son pantalon noir et ses talons toujours très hauts, et Annabelle, aussi brune que ma femme, ronde, en jupe fendue, juchée sur de fins talons métallisés. Un régal pour celui qui aime les jambes et surtout la promesse de pensées érotiques pour plusieurs années. Je n’ai jamais été aussi attentif que lors de cette soirée. Chaque mouvement de tête me semblait un indice sexuel, chaque croisement de jambes un appel à l’amour interdit. La soirée avançant, je n’attendais plus rien et je m’imaginais seul avec mon épouse la questionnant sur son ressenti.
Mais voilà, rien ne se passe jamais comme prévu, heureusement. Est-ce l’alcool ou le charme d’une telle situation, je décidai de passer à l’action en laissant le champ libre à cet amour saphique qui, je savais, ne déplaisait pas à ma femme. À quarante ans, elle avait fait le tour de ce qui pouvait encore l’exciter dans la pénétration virile. Alors, quand la main d’Annabelle a fini par ne plus pouvoir se passer de la jambe de ma femme, quand les yeux de Clara ont fini par ne plus faire attention à ma présence, je me suis éclipsé. Un cadeau inattendu que je faisais à cette femme que j’aime tant encore prendre, pénétrer et posséder. Porté par cette chaude atmosphère, j’ai osé aller chercher les quelques sextoys que nous aimons parfois utiliser. Quand je suis revenu avec la boîte bleue, Clara est une nouvelle fois devenue rouge. Silence. Le regard d’Annabelle était intrigué par le contenu. Ses ongles sont venus gratter le couvercle de la boîte posée sur les cuisses de ma femme. La boîte s’est délicatement ouverte, Annabelle a souri ; elle a embrassé ma femme quelque peu surprise. Clara a cherché ma main, je l’ai serrée fort et je me suis levé.
Seul, dehors, sur la terrasse, la chaude nuit de ce début d’été ne laissait filtrer que les bruits furtifs d’une jouissance programmée. Dans mon coin, je me retenais de jouer les voyeurs. Le désir dans mon sexe n’avait jamais été aussi fort. J’aurais voulu voir cette jupe remonter, ces lèvres se mordiller, et ces doigts chercher cette chatte impatiente. J’empêchais mes mains de prendre mon érection, mes yeux de s’ouvrir et je profitais du spectacle sonore qui rimait si bien avec ma proche éjaculation.
C’est à ce moment que tout bascula. La tension du désir était palpable, mais l’absence de bruit me fit craindre le pire et ouvrir rapidement les yeux. Devant moi un corps que je ne connaissais pas, celui d’Annabelle. Porte-jarretelles, bas, chaussures rouges aux redoutables talons aiguilles. Une tenue bien trop sexy pour ne pas y voir une préméditation bienveillante. Alors quoi ? Dois-je parler, accélérer le mouvement ? Avant la parole masculine qui aurait brisé l’instant, c’est la charmante qui a pris à son compte le débat à l’issue fatale.
La violence pornographique de ses propos a redoublé mes ardeurs. J’aurais voulu les baiser toutes les deux ; les sodomiser ; et jouir au fond de leur bouche sans retenue. En vérité, je n’ai rien dit. Je me suis levé comme un gentleman hypocrite et calculateur, je me suis retourné pour apercevoir ma femme dans une position scabreuse, les jambes ouvertes, les talons calés dans le cuir du canapé, un doigt titillant mon fidèle clitoris.
J’ai regardé ces deux corps affolés et un peu maladroits dans la recherche du plaisir optimal. À genoux devant le sexe béant d’Annabelle, Clara a lentement enfoncé notre sextoy en verre pendant que ses doigts écartaient délicatement les plis de ses fesses à la recherche du plaisir anal.
Je me suis approché de ces filles en chaleur, j’ai caressé délicatement la tête de ma femme, j’ai glissé un baiser à notre initiatrice avant de lui glisser un « Merci » sincère et intéressé. Une main est venue se glisser dans mon entrejambe, j’étais dans un autre monde. Sa main, plus précise a saisi ce membre réservé et elle l’a embrassé avant de l’enfouir dans sa bouche. Une douce chaleur m’envahit, j’étais disposé à faire jouir mes amantes et à leur servir d’objet sexuel.
Alors je ne me souviens plus très bien… Pour la première fois, ma femme a gardé ses chaussures selon mes fantasmes fétichistes, pour me satisfaire, et les positions se sont enchaînées en trois dimensions. J’ai goûté à ces chattes humides, des langues ont glissé sur mon sexe et mon anus, j’ai pénétré et même sodomisé cette intruse comme par punition.
Ma femme, surexcitée hurlait son plaisir à chaque coup de langue et doigté d’Annabelle. Quelques « Belle salope » ont fusé, quelques envies sodomites ont été formulées dans une confiance respectueuse inattendue. Petit plaisir de mâle qui se croit dominant, les lèvres tendues vers mon membre en train d’éjaculer m’ont achevé de plaisir. Je n’avais d’yeux que pour Clara, semi lucide, dont mon sperme coulait pour la première fois de sa bouche, tandis qu’une main féminine était enfouie en elle.
Bizarrement cette drôle d’aventure n’a rien changé à nos rapports, encore très conventionnels aujourd’hui. Je rêve de recommencer, mais le charme d’une telle rencontre ne se décrète pas. La provoquer ne serait qu’une version porno sans relief de notre parenthèse érotique.