| n° 16255 | Fiche technique | 29168 caractères | 29168Temps de lecture estimé : 17 mn | 22/06/14 |
| Résumé: Jusque-là, je n'avais pas l'habitude de voyager en première classe. Mais cette première expérience m'a fait découvrir que souvent, l'habit ne fait pas le moine. | ||||
| Critères: fh fplusag inconnu train chantage lingerie fellation cunnilingu pénétratio fsodo | ||||
| Auteur : Fantasio | ||||
Elle n’avait rien à gagner à se comporter comme une bourgeoise méprisante, mais après tout, si l’on choisit de voyager en première, ce n’est pas pour accepter que n’importe quel vagabond vienne s’installer dans son compartiment.
Il se fait que j’étais ce vagabond et que ma barbe de plusieurs semaines, mon jean élimé et mon énorme sac à dos crasseux ne me classaient pas d’emblée parmi les happy few de la première classe. Mais après tout, ce n’était pas de ma faute si mon oncle Fred avait choisi de me faire voyager en première pour terminer mon mois de voyage en Inter-Rail et venir lui rendre une petite visite.
Pour la provoquer, je me suis confortablement installé juste en face d’elle.
À l’époque, il y a près de quarante ans de cela, la liaison Paris-Nice prenait près de neuf heures, ce qui me laissait tout le temps d’observer ma compagne de voyage. Elle devait avoir une trentaine d’années, une dizaine de plus que moi, ce qui de toute évidence, lui donnait le droit de me prendre de haut et de m’ignorer avec dédain, le nez plongé dans son Marie-Claire.
Elle était plutôt jolie avec ses longs cheveux châtain tombant sur ses épaules, encadrant un visage de madone au centre duquel brillaient de grands yeux bruns. Elle portait un chemisier ivoire entrouvert sur une belle poitrine qui s’agitait sensuellement au rythme de sa respiration nerveuse.
De toute évidence, elle n’ignorait pas que je l’observais avec l’attention d’un entomologiste fasciné par un superbe insecte. Mais elle n’avait visiblement aucune envie de m’adresser à nouveau la parole, et pour ce qui me concerne, je n’avais aucune raison d’interrompre mon étude anthropologique de ce magnifique exemplaire de la bourgeoisie.
Elle portait une jupe noire qui couvrait la moitié de ses cuisses enveloppées dans des bas de couleur chair. Ses genoux serrés l’un contre l’autre ne me permettaient pas de m’aventurer entre ses cuisses, mais rien qu’à l’imaginer et sachant que ma ravissante voyageuse en était parfaitement consciente, cela a suffi pour m’agiter les grelots et me réveiller ma libido.
Dix minutes après le départ de train, le contrôleur a ouvert la porte de notre compartiment, pour le plus grand plaisir de ma jolie bourgeoise qui lui a offert son plus grand sourire, certaine que son arrivée marquerait mon prochain départ.
J’ai pêché mon billet dans la poche de mon sac à dos, tandis que ma compagne de voyage fouillait nerveusement dans le sien.
Tandis qu’elle vidait le contenu de son sac sur la banquette en continuant à pester comme une charretière, je n’ai pas pu m’empêcher d’afficher un large sourire, regardant le contrôleur qui commençait à s’impatienter.
À présent, c’est moi qui l’ignorais aussi superbement qu’elle m’avait ignoré quelques minutes plus tôt. Elle regardait nerveusement par la fenêtre, puis dans son sac, puis dans ma direction, espérant que je finisse enfin par m’inquiéter de son sort. Mais, je n’avais aucune intention de voler à son secours, du moins pas avant qu’elle ne s’abaisse à me le demander.
Et il est clair qu’elle le regrettait. Elle aurait été bien moins embarrassée si elle avait dû quémander un service auprès d’un ou d’une voyageuse que l’on retrouve habituellement en première plutôt qu’à un étudiant chevelu et mal rasé. Mais, ce n’était pas mon problème et je me contentais de la regarder comme si je ne comprenais pas ce qu’elle me voulait.
Elle m’a d’abord lancé un regard surpris, comme s’il lui avait fallu près d’une seconde pour comprendre le sens de mes paroles. Puis son visage a viré au rouge et ses grands yeux bruns se sont brusquement éclairés pour se mettre à briller d’un regard assassin.
J’ai fait semblant de me replonger dans la lecture de mon roman, la laissant complètement désemparée, ne sachant plus comment s’y prendre pour me convaincre de l’aider.
Ce n’était plus la colère mais l’angoisse qui illuminait ses grands yeux bruns. Elle me regardait comme un petit animal effrayé pris dans le viseur du chasseur. Mais je n’avais pas l’intention de me laisser avoir. Tout cela n’était qu’une façade, une jolie et attendrissante façade, mais rien de plus. Sous ses œillades larmoyantes, je pouvais toujours lire le mépris qu’elle continuait à porter à ce sale type qui l’obligeait à s’humilier devant lui et la forçait à lui demander l’aumône.
Quand le train s’est mis à ralentir, elle a commencé à paniquer, lançant des regards inquiets en direction du couloir où le contrôleur allait bientôt faire son apparition, puis dans la mienne dans l’espoir que j’accepte enfin de la dépanner. Puis, n’y tenant plus, elle a fini par se tourner vers moi pour planter son regard dans le mien.
Cette fois, ce n’était plus une façade. Elle était réellement bouleversée. Ses joues et son front étaient brillants, et une agitation nerveuse secouait sa poitrine. Tandis que le contrôleur attendait devant la porte, elle m’a regardé une dernière fois, avant d’écarter lentement ses cuisses, histoire de me faire comprendre qu’elle était prête à mettre son sort entre mes mains.
Le contrôleur m’a adressé un clin d’œil assez peu discret en quittant le compartiment, tandis que ma délicieuse compagne fulminait littéralement sur sa banquette en m’adressant des regards assassins que je prenais un malin plaisir à ignorer.
J’ai fermé le loquet du compartiment avant de tirer les rideaux donnant sur le couloir.
Elle a pris de longues secondes avant de répondre « Isabelle », sans jamais cesser de me fusiller du regard.
Je n’ai même pas eu besoin de m’approcher de la porte qu’Isabelle avait déjà commencé à défaire les boutons de son chemisier. Pour la première, je me suis dit que le petit stratagème que j’avais improvisé dans le feu de l’action, allait vraisemblablement se concrétiser. J’avais bien conscience que tout cela n’était pas très élégant, mais je n’en avais rien à faire. D’abord, c’est elle qui avait décidé de me traiter comme un moins que rien, et puis, rien ne l’obligeait à se soumettre à mon petit chantage. Alors, je me suis plongé dans la contemplation du fascinant spectacle qui se déroulait devant moi.
La fière Isabelle avait baissé les yeux tandis qu’elle tirait les pans de son chemisier glissés sous la ceinture de sa jupe afin d’en défaire les derniers boutons et de laisser glisser le fin tissu de soie le long de ses épaules et de ses bras. Elle a relevé les yeux pour me regarder d’un air implorant. Dans ces yeux, j’ai cru lire à la fois la honte, la colère mais aussi une pointe d’excitation que je pouvais également deviner à la raideur de ses tétons compressés dans l’enveloppe de dentelle du soutien-gorge semi-transparent qui dévoilait ses larges aréoles et ses jolis tétons raides comme des noyaux d’olive.
Elle attendait peut-être que je lui demande de poursuivre son effeuillage. Mais j’avais été assez clair il me semble. Et pour l’instant, le spectacle de son admirable paire de seins emballée dans son écrin transparent de couleur chair suffisait amplement à mon bonheur. D’autant que ses deux melons menaçaient de s’échapper de leur prison de dentelle à chaque fois qu’Isabelle inspirait profondément.
Elle était visiblement mal à l’aise, mais je n’avais pas l’intention de l’aider à se détendre. En fait, son inconfort faisait partie du plaisir qu’elle était en train de m’offrir. Et lorsque j’ai plongé mes yeux dans les siens, ce n’était pas pour essayer de la rassurer mais plutôt pour lui rappeler qu’elle n’en avait pas encore fini avec son effeuillage.
Elle a laissé échapper un long soupir avant de défaire le bouton de sa jupe et d’en descendre la fermeture éclair. Puis, soulevant brièvement ses fesses de la banquette, elle a fait glisser le vêtement le long de ses cuisses et de ses jambes pour le ramasser avant qu’il ne s’écrase sur le sol.
Je l’étais, mais je n’avais pas l’intention de lui répondre tout de suite. Pour l’instant, tout ce qui m’intéressait c’était de continuer à observer ce superbe corps de femme à moitié nu qui s’offrait devant moi, à m’aveugler de la pâleur de ces cuisses dont les chairs roses brillaient au-dessus des bas retenus par un porte jarretelles, et à imaginer les frémissements de sa petite chatte dissimulée sous le mince voile de dentelle de sa petite culotte.
Elle s’est levée excédée, pour se dresser devant moi avec une furieuse envie de me gifler. Mais en réalisant que son petit abricot était juste sous mon nez et que je pouvais clairement distinguer les chairs roses et brillantes de ses petites lèvres écrasées sous le voile de dentelle, ma jolie bourgeoise s’est brusquement retournée pour m’offrir l’éblouissant spectacle d’une superbe paire de fesses à la rondeur lunaire et entre lesquelles disparaissait l’étroite ficelle du string.
Elle est restée de longues secondes sans bouger, les mains posées sur les hanches, ses longues jambes gainées de soie tremblant de colère autant que d’excitation, me laissant m’enivrer du superbe paysage qui s’offrait à mes yeux ravis.
Son arrogance s’est brusquement effacée et c’est un masque d’angoisse qui est venu couvrir son visage lorsqu’Isabelle s’est retournée, lentement, les mains croisées devant son plus précieux trésor, avant de les en écarter pour dévoiler le petit animal, frémissant tout autant que sa maîtresse.
Elle n’avait plus rien de la bourgeoise méprisante qui m’avait accueilli dans le compartiment une heure plus tôt. Elle ressemblait davantage à une petite fille effrayée devant son proviseur, gardant les yeux baissés sur les appétissantes rondeurs de ses seins, et sur mon visage dressé à quelques centimètres de son petit minou.
Elle devinait parfaitement le spectacle qui s’offrait à mes yeux ravis. Elle savait que sa petite culotte était quasiment transparente, qu’elle me permettait d’observer les frémissements de ses chairs brillantes et d’admirer les larmes de plaisir qui s’en écoulaient bien malgré elle. Et plus je le regardais, plus le petit animal tremblait et pleurait d’émotion.
Sans attendre sa réponse, j’ai glissé deux doigts sous le voile de dentelle, l’attirant vers moi et entraînant par la même occasion le sommet de l’étroit triangle entre ses lèvres humides et débordantes de liqueur. J’étais absorbé par la contemplation de ce superbe coquillage qui tremblait de plaisir au contact de mes doigts, lorsqu’on a frappé à la porte.
C’était effectivement le contrôleur, et tout en restant planté au milieu de la porte entrouverte, je n’ai pas pu m’empêcher de lui laisser observer furtivement le corps tremblant d’Isabelle, debout face à la fenêtre, préférant nous offrir l’adorable tableau de ses fesses plutôt que d’affronter le regard graveleux du contrôleur.
Elle a toussé longuement après les premières gorgées, mais elle n’a pas tardé à apprécier les saveurs tourbées de ce pur malt de quinze ans d’âge. Et au bout d’une heure, nous discutions librement comme deux compagnons de voyage ayant enfin décidé de socialiser, apparemment indifférents au fait que l’une de nous deux ne soit vêtu que de ses sous-vêtements transparents.
Sous l’effet du whisky et de la douce chaleur qui régnait dans le compartiment, Isabelle ne semblait plus du tout embarrassée par son exhibition forcée. Elle se tenait assise en tailleur en face de moi, m’offrant la vision enivrante de sa chatte béante dont les lèvres roses débordaient du mince triangle de dentelle. J’avais bien du mal à suivre la conversation, fasciné que j’étais par les brillances irisées qui scintillaient sous le voile transparent de la petite culotte.
Elle s’est relevée en riant, dégrafant son soutien pour libérer ses magnifiques melons pointant fièrement leurs longs tétons dans ma direction. Puis, sans attendre, elle a fait glisser la petite culotte le long de ses longues jambes soyeuses pour la ramasser à ses pieds et me la lancer au visage en éclatant de rire.
Jamais de ma jeune vie d’adulte je ne m’étais senti aussi fier de moi. J’étais parvenu à conquérir cette femme magnifique qui quelques heures plutôt me snobait du haut de sa soi-disant supériorité de nantie et qui à présent, était prête à s’offrir à moi sans aucune retenue.
Un long frisson m’a parcouru le corps en découvrant ses yeux brillants et son sourire coquin. Ce n’était plus moi qui menais la danse, mais ma belle bourgeoise qui, sans que je ne m’en sois vraiment rendu compte, s’était soudain transformée en tigresse affamée.
J’ai fait passer mon tee-shirt par-dessus la tête, pour lui offrir la vision d’un torse musclé par la pratique intensive du rugby.
Alors qu’elle s’apprêtait à s’agenouiller entre mes jambes largement écartées, on a une nouvelle fois frappé à la porte.
Elle m’a lancé un regard étonné avant d’éclater de rire. Alors que je pensais la surprendre, la choquer, lui rappeler que c’était encore moi qui menais le jeu, c’est moi qui ai été surpris par sa réaction. J’avais du mal à croire que la pimbêche coincée ait aussi rapidement céder sa place à cette femme libérée et insouciante qui est allée ouvrir la porte du compartiment uniquement vêtue de ses bas et de son porte-jarretelles.
Son apparente indifférence, contrastait avec le visage rougissant du contrôleur qui, devant l’émouvant spectacle du corps dénudé d’Isabelle, semblait avoir bien du mal à retrouver ses esprits.
Nous avons ri durant de longues secondes comme des gamins ravis de leur plaisanterie. Puis, Isabelle est revenue s’agenouiller entre mes cuisses, pour défaire la ceinture et les boutons de mon jean, et libérer ma queue raide comme la justice.
C’était ce qu’on appelle une question rhétorique, et je ne connais pas un seul homme qui aurait été assez fou pour y répondre négativement. J’avais toujours du mal à y croire, et pourtant ma belle bourgeoise était en train de m’administrer une fellation digne d’une star du X. Et si ma queue n’avait pas tout à fait les proportions habituelles du genre, Isabelle semblait la trouver à son goût, accompagnant les va-et-vient de ses lèvres et de sa langue, du ballet de ses doigts glissés entre ses cuisses.
D’un bond, elle s’est retrouvée allongée sur la banquette, une jambe relevée contre le dossier et l’autre tendue dans ma direction, caressant ma queue dressée de son pied gainé de soie. J’ai attendu de longues secondes, profitant de ses délicieuses caresses, plongeant mon regard dans ses yeux brillants tandis qu’elle me provoquait en faisant sensuellement glisser ses doigts le long des chairs brillantes de sa petite chatte.
L’espace d’un instant, je me suis demandé si je ne m’étais pas totalement trompé sur cette créature envoûtante qui me regardait en souriant, m’invitant à venir déguster les savoureuses liqueurs qui inondaient son appétissant coquillage.
Mais cela n’avait aucune importance. Seul comptait cet abricot juteux au cœur duquel j’ai fini par plonger ma langue avec gourmandise. Ce n’était pas mon premier broute-minou, mais les fruits à peine mûrs des filles de mon âge n’avaient rien à voir avec les saveurs subtiles qui s’échappaient de ce magnifique et qui m’inondaient la bouche au rythme des spasmes de plaisir traversant son corps.
Visiblement, Isabelle aimait qu’on lui dévore la chatte. Ses doigts glissés dans mes cheveux, elle pressait mon visage contre son con débordant, poussant de longs gémissements à chaque fois qu’une nouvelle vague de plaisir venait l’emporter. Si le contrôleur était passé dans le couloir à ce moment-là, il n’aurait pas eu besoin de se poser trop de questions quant aux intentions de ma compagne de voyage.
Elle a fini par me repousser, à bout de souffle, épuisée par ses orgasmes successifs, avant de partir dans un long éclat de rire auquel je n’ai pas pu résister. Je lui ai versé un verre de whisky qu’elle a avalé cul sec en me mettant au défi de l’imiter. Décidément, ma ravissante bourgeoise n’en finissait pas de m’étonner.
Je n’ai pas eu besoin de répondre, mon visage défait était suffisamment explicite. Je me serais volontiers botté le cul si j’en avais été capable. Je me trouvais face à la femme la plus désirable qu’il m’ait été donné de rencontrer et qui était prête à me laisser visiter son enivrant paradis, et le con que j’étais n’avait même pensé à se munir d’un préservatif ! Elle a éclaté de rire et j’ai bien cru que mon incroyable aventure allait se terminer abruptement.
Il n’y avait aucune chance que l’iceberg qui m’avait accueilli dans le compartiment quelques heures plus tôt se ballade avec des capotes dans son sac, et pourtant c’est bien ce qu’Isabelle a fini par extraire de sa besace en poussant un « ta daaa… » triomphal. Dès cet instant, j’ai compris que je m’étais foutrement trompé sur la personnalité de ma partenaire.
Je ne contrôlais plus rien. C’est elle qui conduisait le bal, m’entraînant aux quatre coins du compartiment pour s’empaler sur ma queue dans des positions toujours plus acrobatiques. J’étais au paradis et je ne pouvais penser qu’à une chose : tenir, tenir le plus longtemps possible pour que cette incroyable soirée ne s’arrête jamais.
Mon affolante partenaire savait comment s’y prendre, interrompant nos ébats lorsque le tensiomètre de ma queue virait au rouge, m’invitant à partager un verre de whisky en parlant de tout et de rien, avant de remettre une nouvelle fois le couvert. À un moment, elle s’est accroupie sur la tablette pour passer la tête par la fenêtre grand ouverte et crier dans la nuit tandis que je m’appliquais à lui limer la chatte en faisant claquer mon bassin contre ses admirables fesses.
Je n’en croyais pas mes oreilles. Ma bourgeoise s’exprimait comme une magnifique salope dont le corps brûlant réclamait sa pitance. J’ai glissé deux doigts dans sa chatte inondée avant de les poser, brillants de liqueur, sur la petite rondelle sombre de son cul. Trente secondes plus tard, c’est ma queue qui disparaissait dans l’étroit fourreau, accompagnée par les gémissements extatiques de ma partenaire, qui résonnaient dans la nuit noire accompagnés des sifflements du train. Des spasmes de plus en plus intenses lui traversaient le corps, contractant ses muscles autour de ma queue. Et malgré tous mes efforts, je n’ai pas résisté longtemps et j’ai fini par exploser dans le boyau soyeux de son cul.
C’était fini. Isabelle s’est laissée glisser sur la couchette pour s’endormir presqu’aussitôt. J’ai posé une couverture sur son corps brûlant et je me suis couché sur la couchette d’en face avant de m’endormir à mon tour, l’esprit enivré des images de ma belle.
Je me suis réveillé une heure avant d’arriver à Nice pour découvrir que ma ravissante bourgeoise avait disparu, tout comme son sac et ses vêtements. L’espace d’une seconde, j’ai imaginé qu’elle était partie aux toilettes, mais lorsque j’ai découvert le petit mot épinglé sur mon sac, j’ai compris qu’elle avait quitté le train.
« Mon cher Pierre, merci pour cet agréable voyage et aussi pour avoir payé mon billet. Ah, je me suis aussi permis de prendre cent francs dans ton portefeuille. Avec le prix du billet, cela correspond à peu près au tarif pour passer une nuit en ma compagnie. Mais cela les valait, vous ne trouvez pas ? À la prochaine fois… j’espère. »
Elle avait posé un sensuel baiser rouge au bas du petit mot en guise de signature, et malgré la tristesse de l’avoir perdue et le dépit d’avoir été berné, je n’ai pas pu m’empêcher de rire en admirant la manière avec laquelle elle avait su profiter de ma naïveté.
Je n’ai plus jamais revu Isabelle, pour autant que ç’ait été son nom. Mais depuis, lorsque je prends le train, je ne voyage plus qu’en première dans l’espoir qu’un jour, nos chemins se croiseront à nouveau.