| n° 16242 | Fiche technique | 36993 caractères | 36993Temps de lecture estimé : 21 mn | 17/06/14 corrigé 10/06/21 |
| Résumé: Quand Colombe apparaît, la température monte de quelques degrés encore... Mais qu'a-t-elle donc à se tortiller ainsi ? | ||||
| Critères: fh couple hotel caférestau amour | ||||
| Auteur : Freddysirocco Envoi mini-message | ||||
C’est le grand retour du soleil, une de ces premières journées de printemps dont je raffole. Comme souvent dans ces cas-là, je me suis levé un peu plus tôt, histoire de prendre le temps de siroter un café en terrasse avant de me présenter devant mes élèves. Malgré la fraîcheur matinale encore de rigueur, bien m’en a pris : la brusque hausse des températures annoncée pour l’après-midi a encouragé dames et damoiselles à revoir singulièrement leur garde-robe. C’est un véritable défilé de mode auquel j’assiste. Tapi derrière les grands panneaux en bois annonçant le menu du jour, je ne boude pas mon plaisir. Rares sont les femmes, il est vrai, qui ne suscitent chez moi aucun intérêt.
Il en est toutefois certaines qui, lorsqu’elles apparaissent, me font aisément oublier les autres. Colombe est de celles-là. Du moment où mon regard a accroché sa silhouette, il ne l’a plus lâchée. Elle était encore loin, pourtant, à ce moment-là. Je ne l’avais pas même encore reconnue. Mais il y a des lignes qui ne trompent pas : dos droit, menton haut, chevelure soigneusement ramenée en une haute et élégante queue de cheval, longues jambes gainées de noir ; la classe incarnée. Pas une de ces beautés froides, bourgeoises, non, bien au contraire. Une classe méditerranéenne, chaleureuse, quelque chose de ces Italiennes du Nord, teint mat et cheveux noirs, fières et décidées. Une de ces femmes que d’aucuns qualifieraient de bombe.
Quand je la reconnais enfin, elle vient de traverser la ligne de tram d’un pas sautillant tout à fait charmant et elle se dirige droit vers moi. Soudain, son pas assuré se dérègle, elle chancelle sur ses talons hauts. Elle marque un temps d’arrêt, vérifiant sans doute que personne n’a prêté attention à son petit moment de solitude, puis elle reprend sa marche vers le Café Molière. Sa démarche est désormais beaucoup plus hésitante. À mesure qu’elle se rapproche, je peux voir ses lèvres se pincer comme si elle mettait toute son énergie à contrôler une envie irrépressible.
Je la regarde s’asseoir quelques rangs devant moi, face à l’entrée. Elle porte une tenue chic et choc : petite veste en cuir dépoli cintrée sur un tee-shirt blanc col en V pour le côté classique ; jupe satinée noire zippée pour le côté rock n’roll ; clous d’oreilles orange vifs et escarpins assortis pour le côté pop acidulé. J’adore.
Elle n’a pas remarqué ma présence. Je laisse le serveur passer sa commande puis je me m’approche doucement.
Elle marque un temps d’hésitation, comme si elle peinait à réaliser que c’est à elle que je m’adresse, puis elle se lève et pose sa main sur mon bras.
Elle me fait la bise. Elle sent délicieusement bon, j’ai envie de me perdre dans son cou.
Je bafouille, je parle trop vite, sa présence m’électrise.
La faire culpabiliser… Pas très bon ça. Quel piètre dragueur je fais !
Elle est de nouveau prise de sortes de convulsions. Elle se tortille sur sa chaise, se mord la lèvre inférieure. Ses yeux se révulsent. Bordel, elle est en train de jouir ou quoi ? Le spectacle est terriblement érotique ; sa poitrine bombée d’abord ; ses déhanchements ensuite ; les mouvements incontrôlés de son bassin, enfin, qui font lentement remonter sa jupe sur sa cuisse, laissant deviner au passage le haut d’un bas.
Derrière elle le garçon revient déjà avec un thé fumant.
Elle reprend tant bien que mal le contrôle d’elle-même et farfouille dans son sac à la recherche de monnaie. Son décolleté est magnifique et s’accentue encore quand elle doit se pencher pour ramasser les pièces qui lui ont échappé. Elle le fait exprès ou quoi ? Le jeune homme à mes côté n’en perd pas une miette : entre le galbe de ses seins et celui de ses cuisses, il a l’embarras du choix !
Quand elle se relève, elle semble avoir complètement repris ses esprits – c’est moi désormais qui perd les miens. Elle arbore même un petit sourire en coin qui en dit long : à mon avis, mon début d’érection ne lui a pas échappé… De mon habitude de porter des jeans serrés me vient celle de difficilement pouvoir masquer mes émotions !
Son regard est plein de défi à présent. Il me pénètre de plein fouet, me vrille les yeux, atteint mon bulbe rachidien ! Le sang me bat les tempes, me monte à la tête puis redescend à tout berzingue. Je suis tétanisé et pourtant je ne me suis jamais senti aussi vivant. Ma pression artérielle est au max. Pas besoin de prendre mon pouls, je sais qu’il est là, plus rapide que jamais. Je ne respire plus, je halète ! Et surtout, j’ai une trique d’enfer ! Quel con d’avoir mis mon fute le plus ajusté, je vais l’exploser si elle continue à me fixer comme ça !
Cela fait plusieurs minutes qu’on n’a plus desserré les dents, ni elle, ni moi. Elle me jauge, c’est clair. Qu’est-ce qu’elle a derrière la tête ? J’ai le sentiment d’être à sa merci, comme si de chasseur j’étais devenu sa proie. Drôle d’impression bientôt balayée par une nouvelle série de spasmes : son buste s’arque sous l’effet de la surprise, son cou s’allonge, son corps n’est plus que tension. Tout cela ne risque pas d’arranger mon état d’excitation avancé, d’autant qu’elle multiplie les efforts pour ne pas lâcher mon regard. Elle se mord les lèvres jusqu’au sang et je vois ses mains se crisper à l’extrême, ses ongles qui s’enfoncent dans ses cuisses. Aguicheuse l’instant d’avant, la prunelle de ses jolis yeux verts s’est dilatée mais elle ne cille pas. Pas question de battre en retraite. Elle sait que j’ai mordu à l’hameçon, qu’elle peut faire de moi ce qu’elle veut, pas question pour elle de me laisser reprendre la main.
Elle laisse passer la tempête, reprend son souffle et ses esprits en sirotant son thé fumant. Elle ne me quitte pas des yeux, comme si elle me jaugeait. Finalement elle repose sa tasse, se lève, fait quelques pas, se retourne vers moi.
Je la suis sans hésiter. Elle marche vite, semble nerveuse. Elle hésite un temps sur le chemin à suivre avant de prendre celui du musée où elle travaille. Un peu plus loin, elle oblique dans une de ces petites ruelles héritées du moyen-âge qui serpentent au cœur de la vieille ville. Elle a de nouveau accéléré le rythme, elle regarde sa montre. Je la laisse prendre quelques mètres d’avance, envoûté que je suis par ses longues jambes gainées de noir et par le bruit que produisent ses talons sur les grandes dalles neuves qui ont remplacé les pavés d’autrefois.
Au bout d’une ou deux minutes, elle s’arrête pour m’attendre puis m’entraîne sans ménagement dans le renfoncement d’un bâtiment massif en pierre de taille. Nous nous retrouvons au milieu de conteneurs de poubelles dont dépassent des morceaux de carton. Je suis à peu près sûr que nous nous trouvons au niveau de l’arrière-cour du musée. Si quelqu’un la trouve ici, elle est mal…
Elle jette un dernier regard dans la ruelle, puis me plaque contre un mur. Elle glisse aussitôt une main avide entre mes jambes et ordonne ce que je n’osais espérer :
Elle me tend une capote. Je jette un dernier coup d’œil inquiet aux alentours : je suis clairement plus voyeur qu’exhibitionniste et cette histoire me rend un brin nerveux. Pas question de renoncer cependant, il est des offres qui ne se refusent pas.
Je la regarde glisser sa culotte le long de ses bas. Elle manque s’étaler en passant le petit bout d’étoffe noire autour de son talon droit et doit se raccrocher de justesse à mon bras. J’approche la main pour lui flatter le bas-ventre, mais elle m’arrête.
Sa main droite plonge entre ses cuisses et elle en extirpe un petit objet rond qui rejoint aussitôt sa culotte au fond de son sac. Tout cela va très vite mais j’ai tout de même le temps de reconnaître l’objet en question : un œuf vibrant ! Voilà l’explication de ses spasmes et de son désir aussi soudain qu’impérieux !
J’ai profité de cette courte interruption pour dégrafer mon pantalon.
Elle soupire d’aise et s’agenouille à mes pieds. Aussitôt, ma queue se redresse fièrement et disparaît lentement mais sûrement entre ses lèvres visiblement expertes. Elle répète ce doux va-et-vient plusieurs fois, puis joue un peu de sa langue sur mon gland. Les regards qu’elle me lance sont délicieusement espiègles. Elle se fait visiblement une joie de partager ces quelques instants de folie avec moi avant de commencer véritablement sa journée. Soudain, elle resserre l’étreinte de ses lèvres et de sa main autour de ma bite et commence à m’aspirer furieusement, comme si sa vie en dépendait, comme si le but était de me faire jouir le plus rapidement possible. Elle sent bien d’ailleurs qu’à ce rythme-là je ne vais pas tenir longtemps. Sa bouche émet un drôle de son quand elle expulse enfin mon zob. Ça la fait rire, elle recommence. Une fois. Deux fois. J’en profite alors pour déchirer l’enveloppe de plastique autour de la capote, fébrilement, puis je la lui tends. Elle essaie de me l’enfiler mais je dois lui venir en aide. Putain de latex à la con !
Je parviens finalement au bout de mes peines. Colombe me tourne le dos, se colle contre le mur et me donne à voir une croupe irréelle. Sa cambrure naturelle s’est encore accentuée. Tout cela est à la fois magnifique et follement excitant. Nos yeux se croisent furtivement, pour la dernière fois ce matin-là.
Mais ses fesses sont trop belles pour être prises instantanément. Je ne résiste pas à la tentation : je m’agenouille à mon tour pour me perdre quelques instants entre ces deux globes à la chair incroyablement ferme. L’odeur de son con détrempé m’enivre. Je ne m’attarde pas, pas le temps. Dommage.
Je me relève très vite. La tête me tourne un peu, j’ai des petites étoiles devant les yeux. Cela ne m’empêche pas de l’enfiler sans plus de préliminaires. Lentement, délicatement, mais le plus profondément possible. Elle émet un râle de contentement – à moins qu’il ne soit de soulagement. Je réitère l’opération plusieurs fois, en me retirant complètement avant de la prendre à nouveau jusqu’à la garde. Sa chatte est brûlante et elle me l’offre sans retenue, son bassin accompagne mes mouvements comme pour les amplifier encore. Petit à petit mon va-et-vient s’accélère – sa respiration aussi. Puis, n’y tenant plus, je me mets à l’ouvrager frénétiquement, je la culbute sans ménagement à présent, presque brutalement, ce qui ne me ressemble pas vraiment. J’enroule ma main dans ses cheveux et je tire légèrement en arrière, ce qui lui arrache un petit cri de surprise et augmente encore, si cela était possible, la cambrure de ses reins. Je la sens tendue au maximum sur ses talons aiguilles. Je regrette un instant de la brusquer ainsi, mais elle se met bientôt à m’encourager verbalement. Les mots sont crus mais pas vulgaires, comme si elle tenait à conserver un minimum de distinction dans cet instant bestial. Curieusement, je note que son vouvoiement m’excite.
Je passe ma main sous son tee-shirt, lui caresse délicatement le ventre. Sa peau est tellement douce que cela me calme un peu. Je voudrais remonter jusqu’à ses seins, lui arracher son soutien-gorge pour les malaxer furieusement, mais je ne perds pas de vue que nous devons faire vite, qu’on peut être surpris à n’importe quel moment… Ahhh ! Je sens que ça vient ! Mes mains se crispent sur ses hanches, mes mouvements se font plus nerveux, mon sexe s’éternise au fond du sien comme s’il voulait la transpercer. Je la plaque toujours un peu plus contre le mur en béton, nos gémissements s’entremêlent. J’explose et puis je fonds en elle.
La fraîcheur de l’ombre matinale me procure, j’en ai soudain conscience, une chair de poule dont je n’avais cure jusqu’alors.
Je finis de me vider de quelques nerveux coups de reins tandis que je la sens à présent flageoler sur ses jambes. La tête me tourne à nouveau. J’ai faim ! Je la sens qui cherche à se dégager de mon corps devenu pesant. Je me retire délicatement. Je suis bêtement content de moi tandis que je m’applique à retirer le préservatif. Performance, performance… Mais le temps de remonter mon jean et ma jolie partenaire a disparu. Envolée, Colombe !
Comme je le lui avouerai plus tard, le coup est rude.
Je suis encore ailleurs, là-bas, avec elle, quand je me présente en cours, un peu hagard, moins d’une heure plus tard. Mes élèves doivent me trouver bien revêche chaque fois que je descends de mon nuage…
Les choses reprennent cependant progressivement leur cours normal. Ce n’est qu’en rallumant mon téléphone au moment de regagner ma voiture que Colombe étend de nouveau ses ailes sur moi.
« Serai en terrasse vers 17 h. »
Le message n’est pas signé mais c’est inutile. Mon cœur se met à battre la chamade ! Il est 16 h 30 : j’ai juste le temps de ne pas la faire attendre.
Quand j’arrive Place du Théâtre, elle est déjà là. Elle s’est réinstallée à la même table. Un signe.
Son sourire est radieux. Le mien ne doit pas être mal non plus ! Sous l’effet du soleil, elle a tombé la veste et j’ai du mal à détacher mon regard de ses épaules nues. J’ai envie de couvrir sa peau ambrée de mes baisers, d’y mordre un peu aussi. Du coup, la conversation a du mal à prendre. Nous sommes comme deux lycéens qui se retrouvent après les cours, qui se tournent autour, qui savent qu’ils se plaisent et se le sont déjà prouvé (et comment !) mais qui n’osent pas se l’avouer ouvertement.
Qu’elle est belle ! Elle porte sous son débardeur un soutien-gorge jaune dont la dentelle affleure légèrement. Je suis en train de me noyer dans son décolleté quand soudain sa poitrine se gonfle, ses reins se creusent, sa respiration devient saccadée : l’œuf fait à nouveau des siennes pour mon plus grand bonheur !
Au bout d’une minute ou deux, elle rouvre les yeux et secoue la tête pour reprendre ses esprits. Je lui demande si c’était bien.
Elle sourit. Un sourire magnifique, vraiment.
Elle dit mon prénom de façon très posée, comme si elle jouait avec.
Je regarde autour de nous. Contrairement à ce matin, nous ne sommes pas seuls en terrasse et la place devant nous est désormais traversée par une foule assez dense.
Quand je pose à nouveau mon regard sur elle, elle fait nonchalamment glisser son smartphone vers moi.
« Accro à l’œuf ? »
Devant mon regard circonspect, la jeune femme vient se coller contre moi, épaule contre épaule, cuisse contre cuisse. Elle parcourt le clavier de l’appareil de ses longs doigts apparemment experts. Ses ongles sont recouvert d’un vernis rose fuchsia, une couleur que j’affectionne particulièrement. À l’annulaire de sa main gauche, une alliance sobre et élégante, comme elle, étincelle. Comme elle.
Sur l’écran, je lis :
« Hello Colombe, remember me ?
Elias »
Son visage est très proche du mien. Je ne sais ce que je préfère de ses grands yeux verts, de ses légères fossettes ou de ses fines lèvres carmin.
Elle s’amuse visiblement de se sentir ainsi dévisagée. J’ai très envie de l’embrasser. Elle aussi, je le sens bien. J’adore cette tension qui existe quand le désir est là, qu’il monte toujours plus haut, mais qu’on ne peut le satisfaire immédiatement.
« Joli décolleté. »
Elle ne quitte plus ce sourire malicieux qui me plait tant.
Elle baisse de nouveau les yeux sur son portable.
« Tu mettrais tes escarpins roses demain ? »
« J’aime quand tu t’attaches les cheveux. »
Je la vois qui cherche dans le répertoire des « messages envoyés ».
« Elle te plaît ma jupe fendue ? »
« Demain journée sans culotte ! »
Je ne peux pas m’empêcher de lui demander si elle a obéi. Le vieux fantasme de la femme sans sous-vêtements… Elle ne répond pas mais s’empourpre instantanément.
Elle sursaute et se mord à nouveau la lèvre, preuve que le petit objet fait son office. J’attends qu’elle se ressaisisse.
Je l’interromps.
À mon tour de sourire.
En disant cela, elle passe très explicitement une langue gourmande sur ses lèvres. Un léger frisson me parcourt l’échine.
Je me laisse glisser au fond de ma chaise, amusé.
« C’était bien avec ce type à l’arrière du musée ?
La prochaine fois invite-le à l’hôtel… »
Et sur le message suivant :
« Jaloux, moi ? Voyeur plutôt. Très excitant votre petit numéro. »
Et enfin :
« Finalement le revoilà ton bel inconnu.
Si le corps vous en dit,
Je vous ai réservé une suite à mon nom à 18 h au Palace. »
Elle est hilare devant ma mine ébahie.
Elle trépigne presque d’excitation. Ça la rend encore plus désirable, si c’était possible. Waouh ! Je voudrais la croquer sur place, elle l’a bien senti :
Elle n’attend pas ma réponse mais, à vrai dire, c’est avec un certain soulagement que je la regarde s’éloigner. La tension était devenue trop forte, il fallait qu’on se sépare, que je retrouve mes esprits. Je suis tout de même sa fine silhouette jusqu’à ce qu’elle disparaisse enfin dans une rue attenante.
J’ai une demi-heure à tuer. Je fais exprès de traîner un peu chez mon disquaire favori, histoire de penser à autre chose et de ne pas paraître trop impatient. En réalité, je ne parviens pas à me concentrer sur le contenu des bacs de CD : impossible de ne pas penser à Colombe et de détacher mon regard de ma montre.
Quand j’arrive devant le prestigieux établissement de la place Leclerc, il est déjà 18 h 15. Cela me fait tout drôle de pénétrer dans le hall de cette vénérable institution. Tout ce marbre, tous ces miroirs, ces tapis de velours ! En temps habituel je ne me serais pas senti trop à l’aise, mais à circonstances particulières… Colombe vaut bien un tel nid !
Je m’avance vers le réceptionniste.
Son visage inexpressif se barre aussitôt d’un large sourire entendu.
Parvenu devant la porte marquée du numéro 501, j’attends que le garçon s’éloigne un peu en feignant de remettre de l’ordre dans une tenue qui n’en a pas besoin, je respire un grand coup puis je frappe. Il ne faut que quelques instants pour que la porte se déverrouille. Je me glisse à l’intérieur sans attendre qu’on m’y invite. Je découvre une suite magnifique. Bien que les rideaux aient été tirés, une belle luminosité inonde la pièce. Deux mains se posent sur mes épaules.
Je me retourne. Colombe n’est plus vêtue que d’un minuscule déguisement de soubrette. Ses yeux rient de sa fantaisie.
Je voudrais me jeter sur elle mais je trouve encore la force de patienter pour profiter du spectacle qu’elle m’offre. Je la dévore des yeux. Elle est délicieuse à se trémousser ainsi sur la pointe des pieds, les mains jointes dans le dos. Elle se mordille sa lèvre inférieure comme pour implorer mon assentiment.
Elle se tourne pour m’exhiber son dos nu et sa jupette ultra-courte. Elle veut sans aucun doute finir de me rendre fou. Si devant son tablier masquait franchement son entrejambe, il n’en est plus rien vu de derrière. Le dessin de ses fesses apparaît très nettement sous un léger voile noir peinant à atteindre les cuisses.
Je viens me coller contre son dos. J’agrippe ses hanches, je viens coller mon bassin tout contre elle, de sorte qu’elle sente bien l’effet qu’elle me fait. Mes mains commencent à caresser son ventre tandis que je couvre son cou et ses épaules de dizaines de petits baisers.
Je la fais pivoter dans mes bras et nous nous embrassons d’abord tendrement, bientôt goulûment. Nos mains ont entamé un incessant ballet, avides du corps de l’autre. Elle me déshabille nerveusement avant qu’à mon tour je fasse glisser son déguisement sur la moquette de la chambre. Nous restons debout encore un moment à nous entre-dévorer avant que je la guide jusqu’au lit sans que nos lèvres ne se quittent. Je la fais basculer. Je suis sur elle mais elle se tortille jusqu’au milieu de la couche où je la rejoins aussitôt. Je la couvre de baisers, en m’attardant particulièrement dans les creux de son cou, de sa poitrine, de ses hanches, de son pubis. Elle se débat un peu, aimerait bien que je cesse d’éviter les parties les plus érogènes de son anatomie, mais c’est ma façon de faire monter le désir d’un cran supplémentaire.
Finalement elle me renverse, saisit mon sexe à pleine main et l’enfourche sans ménagement. Elle m’entraîne au plus profond d’elle-même, conforte son assise, se repaît d’être enfin remplie. Elle a jeté sa tête en arrière et j’admire un instant son abondante chevelure brune et ses seins majestueux. Je ne peux m’empêcher de les recouvrir de mes mains. Juste à la bonne taille !
Cette caresse délicate lui rappelle que je suis là, que je ne suis pas qu’une queue fièrement dressée. Elle pose ses mains de chaque côté de ma tête et, me défiant du regard, commence tout doucement à se déhancher. Je lui pince les tétons ce qui lui extirpe un petit cri. En réponse, elle commence à coulisser le long de mon sexe. Je la sens qui dégouline. Elle accélère. Encore. Elle se fait presque violente, assenant les coups de reins fébrilement jusqu’à me faire mal. Délicieusement mal. Je sens maintenant la sève qui monte. Pas déjà !
Réagissant juste à temps, je la soulève et la retourne. La voilà ma merci, les poignets coincés sous mes mains, la pression de mon bassin sur le sien l’empêchant de remuer. Elle essaie tout de même.
Je desserre mon étreinte. Je recommence mon petit jeu de tout à l’heure. Cou, poitrine, hanches, pubis. Je remonte. Cette fois mes lèvres effleurent son nombril. Son ventre est tendre et musclé à la fois, je l’explore longuement. Puis ses seins, dans lesquels cette fois je me perds franchement. Je titille ses tétons, le gauche, puis le droit, pas de jaloux ! Elle gémit doucement. Je descends à nouveau. Son ventre, sa taille, la courbe de ses fesses, que je remonte jusqu’à son pubis. Elle implore.
Je dépose un baiser sur l’aine puis je découvre ses cuisses, charnues mais fermes. Je souffle dans le creux de son genou. Elle relève complètement les jambes, comme une invitation. Ne résistant plus, je plonge soudain entre les lèvres béantes de son sexe. Je la dévore et je la bois, ma langue remonte jusqu’à son clitoris avec lequel je fais connaissance en douceur. Il est incroyablement bandé et très sensible. Je continue à l’agacer gentiment tandis que deux de mes doigts s’immiscent dans la chaleur humide de son con. Ils gagnent sans peine la paroi interne du pubis qu’ils caressent doucement, tout en exerçant une pression de plus en plus forte. Mon mouvement circulaire ne tarde pas à provoquer des soubresauts chez ma partenaire. Je relève un peu la tête. Elle s’est emparée de ses seins qu’elle malaxe avec ardeur, la tête dodelinant de droite et de gauche, les yeux révulsés. J’accélère l’action conjuguée de ma langue et de mes doigts. De petits jets d’un liquide tiède m’aspergent le bas du visage. Ça y est, elle part. Je ne la laisse pas en paix, je poursuis mon action. Elle me supplie.
J’introduis délicatement le pouce de ma main gauche entre ses fesses tout en restant bien concentré sur ma partition. Cette petite musique à trois temps à l’heur de la combler. Elle crie à présent son plaisir, je dois redoubler d’efforts pour maîtriser les mouvements inconsidérés de son bassin. Je finis par abandonner son clitoris pour la laisser respirer un peu. Elle hurle mais je ne cède pas sur le reste. Mes mains continuent de fouiller fébrilement son intimité.
Je la laisse enfin s’échapper. Elle se recroqueville sur le coussin de la tête de lit.
Elle rit, d’un beau rire essoufflé.
Je l’attrape par les chevilles et je la tire jusqu’au bord du lit. Elle rit et proteste en même temps. Je descends de notre confortable baisodrome et fais passer ses jambes de chaque côté de ma tête. Mon gland va-et-vient doucement le long de sa fente rougie par ce que je viens de lui faire subir.
Se redressant avec peine, elle m’attrape les tétons qu’elle brutalise, un sourire enjôleur aux lèvres. Ce sont là de délicieux sévices, auxquels je n’ai jamais su résister. Je plonge en elle et je pars dans un râle rauque interminable.
***
C’est la porte de la douche qui me réveille. J’entrouvre péniblement les yeux, juste assez pour contempler Alexandra. Elle enroule ses longs cheveux mouillés dans une serviette éponge aux couleurs de l’hôtel. J’adore observer ma femme à la dérobée, elle n’est jamais plus belle qu’au naturel. J’aime la perfection de ses seins quand elle tient ses bras en l’air, le fuselage de ses cuisses, le creux de ses reins et, quoi qu’elle en dise, le léger renflement de son ventre qu’elle met tant de peine à combattre quand bien même je lui assure que je la préfère avec, tant pour ce qu’il est, une adorable rondeur, que pour ce qu’il représente, le temps qui passe ensemble et ses grossesses qui nous valent de si merveilleux enfants…
Comme elle me connaît par cœur elle a tôt fait de sentir que je suis réveillé.
Elle s’adosse contre le chambranle de la porte.
Jean, c’est un type qui a partagé nos jeux pendant un temps, il y a quelques mois. C’est lui qui a préféré mettre le holà, il devenait accro à ma femme, ce que je comprends aisément. Alex, elle, est persuadée qu’il s’est lassé. J’ai beau lui assurer qu’un jour ou l’autre il nous rappellera, elle continue de douter.
Elle vient se lover contre moi. Elle minaude.
Son smartphone vibre sur ma table de chevet.
J’attrape l’appareil. Ce que j’y lis me laisse pantois.
« Salut les amoureux. Une petite place pour moi ? »
Le numéro m’est inconnu mais le message est signé :
« Elias »
Je lève les yeux sur une Alex hilare. Au même moment, quelqu’un frappe trois coups à la porte.