| n° 16207 | Fiche technique | 33110 caractères | 33110Temps de lecture estimé : 20 mn | 03/06/14 |
| Résumé: Son mari l'a trompée et, comble d'indélicatesse, il meurt sur sa maîtresse. Elle l'apprend. Mais comment se venger d'un mort qu'on a pourtant aimé ? | ||||
| Critères: fh fhh fplusag uniforme voiture vengeance fellation cunnilingu préservati pénétratio sandwich confession | ||||
| Auteur : RobertAnne | ||||
La fraîcheur me saute au visage dès que j’ouvre la porte de la maison. Ce matin, avant de partir, j’ai eu la bonne idée, malgré la pression de cette journée exceptionnelle, de laisser les volets clos et de fermer toutes les ouvertures. Il faut dire que cela fait une semaine que la chaleur est étouffante.
J’en ai d’autant plus de mérite pour m’être habillée de cette façon, mais j’en ai fait un point d’honneur. Les traditions se perdent, mais dans ce petit bout de province, éloigné de tout, il faut respecter certaines règles qui ont disparu ailleurs.
Une veuve se doit de s’habiller en noir, au moins le jour où l’on enterre son mari. J’ai suivi le précepte, et pourtant je ne suis pas du coin et les circonstances étaient particulières. Petit tailleur noir, chemisier blanc et dessous, mais c’est juste un clin d’œil que personne ne peut voir ni comprendre, des dessous qui ne sont pas les miens. De la lingerie noire, mais pas de celles qu’une veuve éplorée devrait porter. Non, dentelle noire, mais style coquin, sexy avec soutien-gorge balconnet qui rehausse les seins et les fait pointer avec culotte-string-ficelle, d’ailleurs un peu trop petite pour moi et qui me rentre dans les fesses.
C’est aussi pour cela que j’ai crevé de chaud tout au long de la cérémonie. Mon chemisier, et je n’en ai pas trouvé un autre, est transparent, ce qui fait que le soutif noir se voit comme le nez au milieu de la figure, surtout avec sa forme si particulière. Alors j’ai dû garder ma veste de tailleur fermée pour éviter les remarques.
Je suis comme cela. J’accepte de souffrir si, dans mon for intérieur je peux exercer ma vengeance. Oh, elle est bien futile cette vengeance, mais au moins elle me console.
Car il m’en a fait voir ce mari que j’ai mis en terre aujourd’hui. « Mis en terre », voilà une expression qui ne veut plus rien dire lorsqu’il s’agit de crémation. J’ai au moins respecté sa volonté, celle de se faire incinérer, qu’il avait lancée une fois, sans se douter que cela viendrait si vite. D’ailleurs, on doit me ramener les cendres dans deux ou trois heures.
Cela fait un an que je m’ennuie comme un rat mort dans cette campagne où Paul, mon mari, est venu nous enterrer au moment de la retraite. Lui est chasseur, pêcheur, cueilleur de champignons et donc à l’aise dans ce Morvan profond. Moi, plutôt citadine et, à soixante ans, j’avais plutôt envie de cinés, de musées, de sorties avec mes copines. Mais, comme c’est lui qui a la plus grosse retraite, j’ai bien été obligée de suivre.
Et encore, ce n’est pas le pire. Monsieur dans cette campagne s’est senti pousser des ailes, des ailes de satyre, de séducteur, de chasseur de nanas en peine, de pécheur de femmes mûres délaissées, de cueilleur de tout ce qui bouge avec deux seins et une chatte. Il faut dire qu’il a de beaux restes, le salaud. Enfin, je veux dire, avait de beaux restes. Mais je lui aurais pardonné s’il avait continué de s’occuper de moi. Mais non, Monsieur vidait ses couilles ailleurs et, à soixante balais bien tassés, la machine ne redémarre plus comme avant.
Et un beau soir, les gendarmes sont venus frapper à ma porte. Un coup de téléphone anonyme les avait prévenus qu’un homme semblait mal en point dans une voiture, au bout d’un chemin de forêt. Il était mort, emporté par une crise cardiaque que le médecin, après autopsie – eh oui, j’ai même eu droit à cela – a déclaré foudroyante. Il était à poil dans sa voiture. J’imagine qu’il est mort en pleine action et j’espère que la pétasse qui était avec lui l’a bien senti passer.
Mais, le pire, c’est que les gendarmes, n’avaient pas fait le ménage dans la voiture lorsque j’ai pu la récupérer. Et dedans, j’ai trouvé ses fringues, des capotes vierges et une usagée avec, j’imagine, sa sauce dedans. Le pire, c’est que j’ai trouvé un slip et un soutif. La nana a eu tellement peur qu’elle est repartie sans sa lingerie. Vous comprenez pourquoi je porte ce type de sous-vêtements ? Ce sont les siens. Je sais, c’est glauque, mais c’est ma vengeance. Je veux que de là-haut, il puisse me voir porter les derniers dessous qu’il a vus.
Salaud. Salaud. Salaud. Et pourtant, nous avons eu de bons moments et je t’ai aimé… Mais c’est une autre histoire.
Je m’effondre dans un fauteuil après avoir enlevé cette satanée veste. Son whisky favori traîne encore à portée de main. J’attrape la bouteille.
Et je m’envoie deux rasades.
Je fais la maligne, la méchante, la veuve joyeuse, mais je n’en mène pas large. La nostalgie arrive, les larmes suivent, je noie mon chagrin dans l’alcool. Veuve joyeuse et alcoolique. Parfait tableau.
J’ai dû m’endormir, des rêves peuplés de femmes qui défilent dans cette satané voiture, de seins blancs, de chattes poilues et du sexe que j’ai tant aimé et que j’aurais voulu sentir encore se glisser en moi, devant, derrière, entre mes lèvres.
Je sais que je suis réveillée, mais refuse d’ouvrir les yeux, troublée par ce que j’ai rêvé, et surtout de toute cette tension accumulée. Je glisse ma main sous ma jupe, passe la barrière symbolique de ce string qui m’écrase la chatte et me caresse doucement, découvrant ma fente humide et mon bouton bien en fleur.
Je sursaute, ouvre les yeux. Un grand gaillard est à quelques pas, la poignée de la porte encore dans une main, une boîte dans l’autre.
Je me lève, tire sur ma jupe pour reprendre de la contenance. Un espoir. Peut-être n’a-t-il rien vu, encore ébloui par le soleil en entrant dans cette pièce sombre.
L’urne. Merde. J’avais oublié. Les cendres ! Il me ramène les cendres. C’était prévu, je n’ai juste pas vu le temps passer. Je le reconnais, c’est le chef du groupe. Ils étaient cinq, cinq « croque-morts ». Grands, dignes, sérieux, de vrais pros.
Il s’exécute.
Il m’a vue en train de me caresser, c’est sûr. Merde.
Mais après tout, je suis chez moi et je n’ai de comptes à rendre à personne.
Et sans attendre sa réponse, je vais chercher deux verres.
Il sourit.
Mon interlocuteur semble gêné de ses aveux. Il ne me regarde pas dans les yeux, son regard est fuyant. Merde, j’ai complètement oublié. Mon chemisier transparent. Le soutif de l’infirmière qui doit gonfler mes seins. Je ne vais tout de même pas lui avouer cette vengeance tordue.
Non, je fais mieux, je détourne son regard. Il me suffit de légèrement écarter les cuisses, ses yeux sont des radars à la poursuite d’une cible improbable.
Il semble revenir à lui.
Il s’arrête, conscient qu’il a peut-être été trop loin. Je l’aide.
Nous rions.
La femme est belle, un peu comme vous, mais plus provocante dans sa robe noire qui la moule. Je me laisse faire. Elle défait ma ceinture, descend pantalon et slip et me fait le pompier de ma vie. Pour vous le lieu peut paraître étrange mais pour moi, c’est un environnement quotidien. Elle me suce si bien que très vite, excusez-moi de ma vulgarité, je lui rince les amygdales et elle ne se prive pas de bien me boire.
Je pense que c’est terminé mais elle enlève sa robe, elle ne porte rien dessous, et me demande d’appeler un collègue. Plus tard, je saurai que le couple était un couple échangiste et que le mari avait écrit sur son testament ce genre de vœu post mortem. Mais manifestement la femme exécute sans rechigner. À l’arrivée de mon collègue, je ne vous dis pas sa tête en découvrant le spectacle. Elle lui dit :
À l’époque, nous avions un jeune stagiaire. Il ne s’est pas fait prier, d’autant que la femme lui tendait une capote et lui tournait le dos. En deux secondes il était en elle. Le plus étonnant c’est qu’elle parlait à son mari pendant qu’il la baisait. Et « il est puissant », et « tu serais content », et « il va me faite jouir », etc.
Quand il a eu terminé, elle m’a demandé d’appeler le suivant. Lui, c’est par le « cul », excusez-moi du langage, qu’il l’a prise. Toujours les mêmes conversations avec son mari, à la fois dérangeantes mais aussi excitantes.
Puis elle m’a fait appeler les deux derniers et eux, ils ont eu droit à la totale. Ils l’ont prise par le con et par le cul et je ne suis pas certain que son mari ait tout compris quand elle à jouit, coincée entre mes deux gars, surtout que John, vous le connaissez, c’est le noir et il était à la cérémonie tout à l’heure, est très bien monté.
Je change complètement de sujet.
Il hésite mais répond.
Il ne se prive pas de regarder mes seins et vers mes cuisses. Son regard me trouble, moi la vieille de soixante balais, flattée qu’un jeunot de trente ans me mate en douce. Il a l’air un peu parti, moi aussi d’ailleurs.
Il rit.
D’un seul coup il fait une chaleur insoutenable dans la pièce. Il me regarde avec une lueur dans le regard. Il ajoute :
Je ne sais pas ce qui m’a pris mais je le fais. Je glisse la main dans ma culotte après avoir tiré sur la robe et j’y retrouve ma chatte trempée. Mes caresses me donnent du plaisir, mais surtout j’aime ce voyeur en face de moi. Cela m’excite. À part mon mari, personne depuis des lustres, n’a assisté à ma jouissance et le regard de ce garçon lance des ondes chargées de sexe.
Il me rejoint. Ses mains sont d’une dextérité surprenante et en un rien de temps, je me retrouve assise sur la table avec le visage du garçon entre les cuisses.
Que c’est bon de se faire lécher. Paul avait oublié ce chemin. Il n’est pas loin pourtant. L’urne est juste derrière moi, je pourrais presque la prendre.
Mais j’ai autre chose à faire. Apprécier la façon dont ce garçon déguste ma minette et lape comme un chiot tout ce qui s’écoule. Il se débrouille bien, joue de la bouche pour téter mon bouton, glisse un doigt dans ma fente et l’agite, lèche tous le long n’hésitant pas à s’aventurer vers mon petit trou. Ma forêt ne le rebute pas. Les femmes du coin ont peut-être gardé ce côté naturel des grandes futaies du Morvan. Moi, j’ai abandonné mon intimité en friche depuis des mois, faute de visiteur.
C’est bon, bon… De mon côté je me caresse les seins, tirant et roulant mes tétons. Il y a une éternité que je ne m’étais pas sentie si bien.
Il se relève, attrape une capote dans sa poche, se la glisse sur la verge, cette verge bien droite, décalottée, splendide. Il est debout face à moi, presque timide. De la main j’attire son visage et l’embrasse à pleine bouche. J’y découvre le goût oublié des sucs de mon intimité, une langue, d’abord timide, puis partant en bataille avec la mienne.
Aussi, je sens sa queue contre mon ventre, frottant sur mon pubis. Je l’attrape et la flatte un moment, juste pour le plaisir de la sentir si ferme et dure. Lorsque je la guide vers ma fente, il lui suffit d’une poussée pour qu’elle passe entre mes petites lèvres et plonge dans le rose de mon vagin.
Je gémis de plaisir alors qu’il est déjà en moi et que son ventre touche le mien. Sa bouche est un bâillon qui étouffe mes cris. Chaque poussée est une joie, chaque retrait une attente. Il me baise lentement, lentement, avec respect, et c’est bon. Très bon, mais j’ai envie qu’il me bourre plus fort. Je veux sentir son mandrin explorer des régions abandonnées depuis longtemps.
J’ose quitter ses lèvres et lui demander :
Il ne se le fait pas dire deux fois et alors, je sens toute sa force retenue avant et je ne suis plus qu’un pantin entre ses mains. Je m’effondre sous la violence, m’allongeant et m’égratignant le dos sur l’urne, petite vengeance de mon défunt époux. Je m’agrippe de mon mieux. Il s’enfonce maintenant dans un pot de crème tellement je coule de plaisir.
Je jouis, véritable décharge électrique qui me tétanise. Mais lui ne s’arrête pas. Une deuxième fois le plaisir arrive, moins fort, mais plus long, plus doux, plus délicat.
Enfin mon baiseur donne des signes de précipitation.
Il s’extirpe de ma chatte, y laissant un grand vide. J’attrape sa queue brillante mais je bataille avec le latex qui étouffe le sexe gonflé. Enfin, la verge respire. Deux, trois petites branlettes et il gicle son jus que je dirige sur moi, éclaboussant ma poitrine et mon ventre de cette liqueur d’homme, à la fois épaisse et liquide mais d’une blancheur de crème fraîche.
Je garde sa bite entre mes doigts, la laissant se détendre lentement pour l’abandonner enfin, entre ses cuisses.
Nous méritons bien une goutte de whisky. Je pense alors que je suis irresponsable de faire boire cet homme alors qu’il est en voiture. Je vais lui dire, mais au moment où j’ouvre la bouche, un coup de klaxon retentit.
C’est la première pensée qui me vient à l’esprit et qui me rassure. La deuxième est qu’heureusement l’homme ne soit pas venu pour nous surprendre.
Une idée folle me traverse l’esprit. Je la chasse. Elle revient, se développe. Je la chasse à nouveau. On dirait un combat entre deux esprits, le sage et le démon.
Il me regarde.
Dire « oui » est peut-être au-dessus de mes forces, aussi je hoche la tête.
Lorsqu’il entre et nous découvre, John sourit, même pas surpris. Je me demande s’il n’est pas venu aux nouvelles, ne voyant pas son collègue revenir, et qu’il nous a vus en pleine action.
Mon amant s’est assis dans un fauteuil, me laissant le champ libre. Il est vraiment baraqué, c’est vrai, maintenant que John est juste à côté de moi. Car je me suis approchée, consciente que si je n’agis pas tout de suite, sans vraiment réfléchir, je vais reculer.
Je fais alors, ce que toute femme qui en a rêvé ou fantasmé sans jamais oser le faire, ou n’a pas eu l’occasion de le faire, je déshabille cet homme en costume sombre que la chaleur n’a pas semblé atteindre.
Moi, la femme mûre, nue, encore marquée par les traces de sperme de mon amant, j’enlève la veste, dénoue le nœud de cravate parfaitement symétrique et attaque la chemise. Chaque bouton est un plaisir. Chaque centimètre de peau ainsi libéré me laisse découvrir ce torse musclé et sombre, de ce noir qui tranche avec la blancheur de la chemise et mes mains qui partent à la découverte.
Voilà, tous les boutons sont défaits, même ceux des poignets. Il ne me reste qu’à tirer la chemise pour la sortir du pantalon et, en m’approchant presqu’au contact, je glisse les mains sur ses épaules, partant du cou jusqu’aux biceps pour pousser la chemise qui tombe au sol.
John ne bouge pas, ne dit rien. J’imagine que je ne suis pas la première à le dénuder ainsi. Les femmes doivent se bousculer.
J’hésite un instant mais mes mains décident pour moi. Elles viennent flatter ces pectoraux d’athlète ou je découvre des tétons très marqués, presque aussi développés que chez une femme.
Je fais alors ce que jamais je n’ai fait de ma vie, je viens sucer ces deux pointes comme un homme ou une femme vient téter ceux d’une femme.
Il frémit. Je suis heureuse d’avoir réveillé cette statue de muscles en jouant sur sa partie de féminité.
Le reste se fait naturellement. Comme je bataille avec sa ceinture, c’est lui qui défait la boucle, me laissant le plaisir de continuer. Le pantalon lui tombe sur les chevilles. Pour le shorty, qui moule maintenant la récompense de mes efforts, je dois utiliser les deux mains afin de le tirer vers le bas sans blesser le mât qui en sort.
Il bande et j’en suis fière. En me baissant pour faire glisser le slip jusqu’aux chevilles, mon visage se retrouve face à un objet de rêve. La vieille que je suis fait bander ce garçon comme j’ai fait bander son collègue. Je ne connais pas de meilleur élixir pour une femme de mon âge, qui plus est, vient de perdre son mari, même si elle ne lui a pas pardonné ses nombreux coups de canif au contrat de fidélité.
Si je suis responsable de l’érection, c’est la nature qui a fait ce membre si beau et imposant. J’ai lu si souvent des récits de femmes ayant eu des aventures avec des hommes de couleur et qui vantaient leur vigueur et leur queue toujours dressée, que j’en avais rêvé. Rêvé, j’imagine comme beaucoup de femmes mûres que leur mari néglige, ou petitement monté, ou « bandant mou » et qui n’osent pas passer le pas de l’adultère et encore moins d’essayer avec ces hommes d’un autre continent.
En tout cas, moi, j’en ai une juste là. À portée de main. À portée de bouche. À portée de…
Elle a un goût fort et prononcé. Pas désagréable mais résultat d’une journée de travail et de chaleur. Pendant que ma langue teste par petites touches la variété de la texture, du gland totalement dégagé de toute protection à la hampe plus rude et granulée, je mesure de mes mains la taille de l’engin. Paul et même mon amant de tout à l’heure peuvent aller se rhabiller. Ça, c’est de la queue, de la vraie bite de mâle, de celle dont les femmes, de la jeune fille, à la vieille en maison de retraite rêvent ou en ont rêvé.
Je m’applique, essayant de faire de mon mieux. Je ne suis pas une experte en fellation. Mon mari me l’a assez dit et c’est peut-être pour cela qu’il a cherché des gorges plus accueillantes. Mais tout de même, John semble apprécier mes caresses.
De toute façon j’ai un autre dessein pour lui. D’un œil je constate que mon premier amant, je ne connais même pas son prénom, quelle pute je fais, montre une vigueur déployée.
Alors je me lève, attrape le paquet de capotes, et en un mot les invite :
Magie du sexe, les deux hommes sont derrière moi. Nous traversons la cuisine et lorsque j’ouvre la porte je vois leur surprise. Le garage : « pourquoi elle nous emmène dans le garage ? » doivent-ils penser.
La voiture est là. J’ouvre la porte arrière. L’arrière se confond avec le coffre, les sièges ayant été enlevé, par mon mari, depuis longtemps. Pour ses galipettes sans doute. Pour ranger son matériel de chasse ou de pêche, selon ses dires.
La couverture qui recouvre le sol vient d’être nettoyée. Pas de risque de trouver des taches suspectes.
Les deux hommes ont compris mon intention. D’autres qu’eux auraient été choqués de ce lieu, mais ils sont « blindés ».
Il entre et je le suis. Je l’aide à s’allonger. Sa verge est encore tendue mais elle mérite une petite piqûre de rappel. Je le prends en bouche.
À partir de maintenant tout ce que je fais, tout ce que je pense, va être sous le regard de mon mari, Paul qui est parmi nous. Enfin, c’est que j’espère. Je veux qu’il voie et qu’il ressente ce que moi j’ai ressenti de ses trahisons et, la pire de toute, mourir sur sa maîtresse, sa queue dans un vagin étranger, alors que moi, je l’attendais à la maison.
La queue noire au gland rose sombre redevient la bite de rêve. Je la flatte encore, forçant ma gorge pour en recevoir le plus long possible, un morceau d’une taille que je n’ai jamais pu accueillir. La vengeance est un aphrodisiaque bien puissant et j’y trouve même du plaisir, d’envelopper ce bâton avec ma langue et l’enduire de toute la salive que ma bouche sécrète.
Mais je l’abandonne un instant, juste ce qu’il faut pour venir chevaucher ma monture noire, enjambant les cuisses de l’homme pour amener ma chatte face à son pubis. C’est lui qui tient le mandrin vertical, obélisque de chair dont je recouvre le pyramidion non pas avec de l’or céleste, mais de fin plastique qui va nous protéger sans altérer nos sensations.
Les premiers centimètres sont du pur plaisir, le gland ouvrant le passage dans un vagin déjà bien impatient de se faire prendre. Je continue de descendre sur la tige maintenant libre de tout soutien et qui ne se dresse plus que grâce à sa raideur, reposant sur sa base et découvrant par le haut ma grotte intime.
Il est gros et long mais c’est un bonheur que de m’enfiler dessus. J’apprécie chaque seconde et j’espère que toi aussi, mon cher mari. C’est la première fois que tu vois ta femme avec la queue d’un autre, et reconnais que le jeu en vaut la chandelle. Cette chandelle noire me brûle avec délice, ouvrant des régions que ta queue maritale n’a jamais pu découvrir.
Ma vengeance est peut-être dure pour toi mais elle est, ô combien, douce et j’ai le regret furtif d’avoir été une femme fidèle alors que j’aurais pu connaître ce bonheur avant.
Voilà, je me la suis mise bien profond, comme on peut lire dans certaines revues que tu laissais traîner dans ton atelier. Ces lectures t’ont peut-être échauffé le sang mais moi, c’est ma chatte qu’il faut refroidir. Je me brûle de l’intérieur. Je n’ai qu’une envie, me baiser avec le mandrin.
Monter, descendre, voilà un exercice que tout le monde adore faire dans ces conditions. Je ne suis pas différente des autres et je m’y applique, toute entière tournée vers mon propre plaisir. Mais je sais que derrière moi, un autre animal piaffe d’impatience. Je tourne la tête et l’invite dans un langage si cru que ma mère doit s’en retourner dans sa tombe.
Les vieux amortisseurs de la voiture transmettent son approche. Je m’allonge sur John, le visage contre sa poitrine où j’y retrouve ses tétons tentateurs.
Mais pour l’instant c’est mon cul qui se rappelle à moi. Mon petit trou que je sens humide de la salive que l’homme y étale en glissant un doigt pour l’assouplir. Il est doux mon futur enculeur. J’aime la façon délicate dont il s’essaie à en ouvrir l’orifice un peu plus, poussant un deuxième doigt dès que le premier s’ennuie. Il peut y aller sans crainte. Mon cul a depuis longtemps perdu sa virginité. Paul s’y est tout de suite intéressé et je ne compte plus les fois où il m’a enculée ou engodée avec souvent ma chatte prise en même temps. Je ne me suis jamais plainte de ce traitement. J’aimais cela, mieux : j’en redemandais.
Tu entends, mon coureur de mari, j’aimais cela. Mais bien sûr tu le savais. Tu savais que j’aimais que tu me prennes par les deux trous. J’adorais sentir ta queue dans mon cul qui bataillait avec le gros godemiché en bois poli que tu m’y avais mis. Alors pourquoi aller en voir d’autres. Tu sais, j’aurais accepté que tu me ramènes une de ces femmes à la maison pour la baiser devant moi. Au moins, j’en aurais profité. Peut-être qu’une m’aurait initiée aux plaisirs lesbiens. Et pourquoi pas un couple. Tu étais jaloux à ce point ? Nous aurions pu profiter ensemble et peut être que tu serais encore avec moi, alors que là…
Oui, là ce n’est pas ton sexe qui pousse à la porte, force le passage que le sphincter refuse alors qu’il a pourtant si souvent cédé.
Ce n’est pas ton sexe qui avance en catimini mais qui bientôt rencontre un locataire déjà en place et qui ne compte pas céder le moindre espace. Ils bataillent et je le sens au plus profond de ma chair, mais chacun y met du sien. Doucement les négociations avancent, avec quelquefois des reculades ou des intimidations, mais en fin de compte, la paix est signée. Je suis prise du con et du cul, et c’est bon ces deux bites qui me remplissent et me bourrent, avançant toujours un peu plus à chaque fois, dilatant mes orifices et me faisant jouir.
Elles vivent en moi. Elles palpitent dans mes entrailles. John me tord les tétons et moi je suce les siens, échange de bons procédés.
Je ruisselle d’un liquide accumulé pendant tout ce temps et la jouissance succède à la jouissance.
Mes deux amants s’activent, bataillant chacun pour me baiser et apporter sa part de plaisir. Deux hommes, ce n’est pas deux fois plus de plaisir, c’est dix fois plus.
Je me sens femme, belle, désirable et heureuse de sentir ces deux garçons jouir, John dans sa capote mais mon enculeur sur mes reins, souillant le dos après avoir souillé mon ventre.
Nous nous séparons, chacun cherche un espace pour s’allonger. Nous sommes silencieux.
Mes yeux ne voient pas le toit de cette voiture, ils voient plus haut, à travers le toit de la maison, ils voient le ciel ou toi Paul, tu dois attendre ton tour pour le paradis. Certainement que le Juge t’a puni d’une période de purgatoire, pour tes infidélités mais aussi peut-être pour quelques autres bêtises.
Nous sommes quittes. Je viens d’effacer ton ardoise de la plus délicieuse des façons. N’est-ce pas ?
Reconnais que j’ai bien fait les choses.
Mais d’une certaine façon, je veux te remercier. Sans ton départ précipité et dans les conditions que je viens d’oublier, je n’aurais pas découvert ces plaisirs. Et le plus beau, le plus gratifiant et dont je suis le plus fière c’est celui d’avoir réussi d’attirer ces deux hommes, jeunes et virils.
J’entrevois plein de perspectives. La femelle qui sommeillait en moi a sonné à la porte. Cette femme-là va profiter un maximum de la vie, des hommes et pourquoi pas des femmes. Il faut bien essayer pour savoir si on aime.
La seule incertitude est :
Vais-je rester dans cette maison et « chasser » tout ce qui bouge avec le risque de vite épuiser le gibier du coin ? Ou vais-je partir pour revenir en ville, retrouver mes amies, les dévergonder et visiter tous les endroits où je pourrai tester et tester encore mon pouvoir de séduction ?