| n° 16190 | Fiche technique | 18674 caractères | 18674 3005 Temps de lecture estimé : 11 mn |
18/05/14 corrigé 10/06/21 |
| Résumé: Duel intime entre une femme vénale et calculatrice, veuve corrompue aux tendances homos, et une femme mariée et innocente qui va oser l'affronter. Un duel féminin qui va vite déraper. | ||||
| Critères: ff fplusag hotel fsoumise fdomine contrainte jouet | ||||
| Auteur : Nicogarner (Homme marié aimant l'écriture et l'érotisme) | ||||
| Épisode précédent | Série : La Veuve Noire Chapitre 02 / 02 | FIN de la série |
Dans le premier épisode : Afin de sauver son père d’un mariage désastreux et de la ruine, Nadia tente de piéger Lucrèce – lesbienne manipulatrice et dangereuse veuve noire – en la séduisant.
Dans une auberge, aux environs de Chartres, le piège est en place et la vidéo fonctionne…
Nadia veut se dégager mais doit lutter plusieurs secondes pour séparer les mains qui cherchent à dégrafer sa robe. Lucrèce, lui prenant le visage entre ses mains, l’oblige à lever sa tête vers elle. Elle se baisse férocement et pose ses lèvres, chaudes et douces, sur les siennes. Sa langue agile se glisse au fond de sa bouche. Un bref instant, elle s’entortille autour de la sienne, puis se retire en y laissant un goût de fruit exquis. Nadia en reste abasourdie, les jambes tremblantes. Ce bref baiser lui a fait l’effet d’une bombe. Elle ne doit surtout pas y succomber de nouveau.
En luttant, elle tombe à la renverse et s’écroule sur le lit. Volontairement. Maintenant, tous leurs gestes sont filmés. Nadia peut continuer son rôle de femme contrainte et abusée. Un vrai rôle de composition.
Elle se tortille sur elle, démontrant une grande souplesse. Elle est si vive et experte que Nadia a du mal à retrouver ses esprits. Étourdie, elle ne cesse de se tordre et protester, mais avec moins de conviction.
Elle a suffisamment de preuves pour cesser bientôt cette mascarade. Alors que Lucrèce réussit à prendre possession de sa bouche, étouffant ses petits cris de rébellion, elle ondule avec une telle volupté que Nadia perd le sens de la réalité, avec l’impression d’être emportée par un tourbillon trop impétueux pour y résister.
Elle ne réalise même pas que Lucrèce, tout en l’étourdissant de baisers enfiévrés, n’arrête pas de la déshabiller. Tout en se dévêtant elle-même. Une dextérité qui la laisse littéralement désorientée.
Cette femme est une vraie tornade survoltée, un constat dont elle se rend vite compte quand sa patronne, se redressant brièvement, a un gracieux mouvement du buste qui fait glisser son soutien-gorge sur son épaule. Un sein lourd et épais en profite pour jaillir à l’air libre, dardant une grosse pointe insolente. Horriblement gênée, Nadia s’efforce de ne pas regarder autre chose que le visage de Lucrèce, ce qui s’avère impossible quand celle-ci les balance au-dessus d’elle.
Alors, en guise de punition, Nadia se retrouve avec une langue vorace dans la bouche, explorant chaque millimètre de son palais. Haletante, elle n’est pas en mesure de se défiler, et se laisse donc faire.
Première erreur.
Avides l’une de l’autre, les langues se mêlent, s’enroulent, se titillent, dans une sarabande aussi effrénée qu’audacieuse. Nadia n’a même plus conscience de l’embrasser comme elle n’a jamais embrassé quiconque, aucun homme, mari inclus… Un baiser qui enflamme tout son être.
Frémissante de désir, Lucrèce se coule sur elle, pressant voluptueusement les pointes érigées de ses seins contre les siennes. Un contact à la fois subtil et aphrodisiaque, attisant le désir sans l’éteindre, dans une caresse d’un sadisme raffiné. Éperdue, Nadia en goûte pour la première fois ses délicieux tourments, incapable de résister à la tentation de s’y frotter elle aussi, appuyant avec plus de précision ses délicats mamelons contre l’opulente poitrine de sa partenaire. En même temps, cette dernière remonte un genou à l’intérieur de ses cuisses afin de l’obliger à écarter les jambes. C’est ainsi que Nadia se retrouve nue, écartelée et pantelante entre les bras de cette femme. Un dénouement qu’elle n’avait pas prévu. Tous ses beaux projets sont maintenant réduits à néant alors que son abandon est presque total. Presque car, excepté les baisers enflammés qu’elles ont échangés, elle reste passive, n’ayant jamais encore démontré le moindre consentement. Une constatation qui lui redonne un regain d’énergie et de lucidité alors qu’elle se sentait vaincue. Elle peut encore sauver les apparences.
Manifester son désaccord. Et surtout vite réagir avant qu’il ne soit trop tard.
Pourtant, lorsque Lucrèce se penche sur elle et lui offre encore un de ses seins, attirant vers elle son visage pour lui mettre un mamelon dans la bouche, Nadia se met à le téter comme un bébé, se délectant du bout du sein qui grossit entre ses lèvres. Un moment de folie qui, maintenant, a été filmé. Le souvenir du caméscope lui permet de reprendre ses esprits. Bon sang, qu’est-ce qui lui arrive à perdre la tête de cette façon ?
Cela ne lui ressemble pas, elle qui a toujours été si maîtresse de ses actes et de son destin. Si responsable et raisonnable. Pourtant, elle ne montre aucune résistance lorsque Lucrèce, agenouillée devant elle, finit de la déshabiller. Juste des petits gestes indécis et tremblants, ultimes réflexes de pudeur… La voilà nue et frémissante, avec comme seule protection sa culotte, tournée et retournée comme une poupée de chiffon.
Sans savoir comment, elle se retrouve sur le ventre, avec cette diablesse qui s’active derrière elle, dévorant tout sur son passage, des fesses à sa nuque. Manipulée, docile, elle se sent vidée de toute conscience. Lucrèce la retourne comme une crêpe, la remettant sur le dos et, tout en lui léchant les hanches, tire sur l’élastique de sa culotte pour la glisser le long de ses jambes. Un geste si vif que Nadia ne peut que pousser un gémissement de protestation.
Déjà, Lucrèce est sur elle, se grisant de sa peau, son odeur, embrassant et aspirant chaque parcelle de son corps.
Nadia n’en peut plus, incapable de retrouver ses esprits. La bouche de cette démone descend déjà, vive et active, humecte son nombril, le léchant voracement. Non, cela suffit ! Un sursaut de lucidité lui permet de se reprendre. Elle ne va pas continuer à être le jouet impuissant de cette lesbienne en chaleur ! Cela va trop loin, surtout que cela ne sert plus à rien alors qu’elle a joué et perdu ! Autant arrêter maintenant les dégâts ! Elle ne va tout de même pas la laisser lui faire un cunnilingus, la caresse la plus intime qui soit, que son mari a osé lui prodiguer après trois mois de relations. Elle la saisit alors par les cheveux, l’obligeant à relever la tête, pour affronter son regard et affirmer d’une voix à peine audible :
Une phrase prononcée avec tout le dégoût dont elle est capable. Mais qui n’atteint pas son objectif. Indifférente, Lucrèce lui saisit les mains, les maintient fermement sur les draps et replonge sa tête vers le bas-ventre.
Soudain, elle sent un souffle chaud sur son clitoris. Affolée par ce qui va s’ensuivre, elle se tortille en essayant de serrer les cuisses. Une ultime frayeur face à ce contact lesbien.
Elle a dit non, mais a cessé de résister, emportée par une fulgurante sensation. Cette caresse inédite lui fait perdre pied. Elle se laisse aller en arrière, s’allonge, se crispe, les mains agrippées aux draps, se tord de plaisir. La bouche et les doigts de Lucrèce continuent leurs mouvements endiablés dans son sexe. Nadia ne résiste plus, elle a même posé ses mains sur les cheveux de son amante, comme pour lui demander de rester. Elle a tout oublié, son piège, le caméscope qui filme, dans un état proche de l’hystérie où toute lucidité s’est brisée en mille morceaux. Elle ne vit que pour ce cunnilingus qui est le plus savant et divin qu’elle n’ait jamais connu.
La langue descend à la rencontre des doigts, s’y mêle, remonte vers le clitoris qui ne cesse de grossir, que Lucrèce fait rouler sous sa langue, puis repart vers l’orée du vagin, toujours investi par une main agile. Elle sent trembler les jambes de Nadia alors que le bassin se colle vers les doigts et la bouche qui l’honorent.
Nadia pousse une sorte de râle puis roule sur le lit saccagé, le regard chaviré. Sur le côté, elle présente ses fesses, dos cambré…
Impitoyable, Lucrèce s’acharne entre ses jambes largement écartées, de plus en plus vite, essayant de soutenir le rythme de la secrétaire qui agite les reins de façon frénétique. C’est elle qui mène la danse, possédée par une faim insatiable qui la fait délirer. Lucrèce est aux anges. Sous les airs timides de la jeune femme un peu trop sage, une bête sauvage sommeillait. Et c’est Lucrèce qui vient de réveiller l’animal. Pour son plus grand plaisir. Jamais elle n’a rencontré de partenaire aussi excitante et désirable, alliant innocence et perversité. Une perle rare dont elle tient à exploiter le potentiel érotique jusqu’à ses dernières limites. Aussi elle ne cesse de s’agiter lorsque Nadia est terrassée par son deuxième orgasme, encore plus dévastateur. Insensible à ses suppliques, elle active son va-et-vient, ne lui laissant aucun répit. Elle voit ses efforts récompensés lorsque Nadia est éblouie par un orgasme presque simultané.
Celle-ci prend appui sur ses talons et se cambre en vibrant comme la corde d’un arc, hoquetant de plaisir.
Ses yeux embués d’un désir sans nom reflètent une grande stupeur, comme abasourdis par ce qui lui arrive. Des larmes coulent sur son visage. Honte et plaisir. Culpabilité et incompréhension. Le débat éternel entre la raison et la passion. Les tempes bourdonnantes, la gorge sèche, elle se sent chavirer. La pièce tournoie tout autour d’elle. Trop d’émotions… Trop d’incertitudes…
Sans force, elle reste immobile. Inconsciente que sa partenaire vient de bondir hors du lit, courant jusqu’à sa chambre, indifférente à l’idée de croiser une personne dans le couloir. Ce moment de répit permet à Nadia de sortir de sa torpeur. Elle doit réagir, tout arrêter. Elle a commis suffisamment d’erreurs, un égarement qu’elle ne se pardonnera jamais. À cet instant, elle sent une présence dans la chambre, lève la tête et écarquille les yeux de surprise. Lucrèce vient de réapparaître, tournoyant sur le carrelage de la chambre comme une apparition divine, avec un mouvement de ses pieds si rapides que cela semblait flou et irréel. Si aérienne que Nadia a du mal à la suivre des yeux. Et, lorsqu’elle se penche vers elle, Nadia comprend alors ce qui lui semblait irréel et illogique.
Une aberration de la nature… Autour de sa taille, une ceinture en cuir l’enserre et, devant, pointant tel un trophée victorieux, un godemichet se dresse dans toute son indécence. Le ventre de Nadia se noue d’appréhension, avec en même temps une sourde chaleur qui l’irradie. Peur et excitation, mais elle se refuse à accepter ce genre de relation. Un pas de plus vers la perversion et l’homosexualité féminine. Le point de non-retour…
Ses yeux s’agrandissent de stupeur lorsque Lucrèce se positionne entre ses jambes. L’objet immense qu’elle braque vers son sexe la fascine. Alors, la pénétrant comme un étalon, Lucrèce s’enfonce en elle.
Nadia cesse de respirer, concentrée sur le sexe en latex qui se fraie un passage dans son intimité. Elle se fige, repoussant la vague de chaleur. Non, elle n’aura plus de plaisir. Elle ne cédera plus à ses pulsions coupables, gardant le contrôle sur tout son corps. Elle ne donnera plus à Lucrèce aucune satisfaction. Celle-ci, bougeant lentement les hanches, s’enfonce un peu plus.
Le regard triomphant de ses yeux plongés dans les siens est celui de l’Amazone prête à porter le coup de grâce. Nadia ne cède pas, la défiant du regard. Elle s’immobilise, les nerfs tendus à se rompre. À l’intérieur de son ventre, ses muscles palpitent et se contractent, se resserrant aussi inexorablement sur le godemichet que les anneaux d’un serpent autour de sa proie. Elle ferme les yeux, brisant la vague qui cherche à la submerger.
Mais Lucrèce, d’un souple mouvement du bassin, gagne quelques centimètres, allant plus loin en elle. Elle l’enlace dans une étreinte si étroite que Nadia ne peut plus lui échapper. Elle rassemble toute son énergie pour lui résister, fermer toutes les issues, repousser la protubérance qui glisse en elle. Mais son vagin, au lieu de le bloquer, semble animé d’une vie propre, se dilatant pour lui permettre d’aller plus loin. La sensation de perdre du terrain la fait paniquer. Lucrèce s’en rend compte et, pour accélérer sa défaite, se jette sur la gorge nue, la couvre de baisers affamés, cherche la bouche. Une attaque sournoise qui arrache à Nadia un hoquet désespéré. Le désir l’emporte, lubrifiant les parois, relâchant les muscles du vagin, ce qui permet à Lucrèce de s’enfoncer encore plus profondément. La lutte se poursuit, inégale, l’une usant de son expérience pour plier l’autre à ses caprices. Lucrèce se montre impitoyable, sadique, profitant de chaque millimètre gagné pour se maintenir immobile, avant d’ouvrir d’autres brèches et briser d’autres défenses. Elle gagne encore du terrain, recule pour mieux repartir en avant, atteignant bientôt le centre même du plaisir. Au fond de son intimité, dans les replis les plus secrets de sa libido.
Désespérée, Nadia fait appel à ses dernières réserves mais elle est consciente que la bataille est bientôt perdue. Son vagin est devenu une rivière tumultueuse qui s’élargit et accueille le godemichet au plus profond de son être, l’aspirant avec un plaisir si intense qu’il en devient presque douloureux.
Le prix à payer pour avoir osé résister.
Le désir n’en est que plus fort et grandiose.
Une défaite absolue.
Lucrèce hâte sa victoire en se plantant d’une seule détente jusqu’à la source. Elle se déhanche furieusement pour aller et venir dans le fourreau trempé, en sortant presque totalement pour s’enfoncer de nouveau jusqu’au fond du calice palpitant. Nadia pousse un long gémissement de désespoir en contractant son vagin de manière répétée pour tenter de l’expulser, mais c’est l’effet inverse qui se produit. L’incessant va-et-vient du faux sexe qui la pourfend toute entière finit d’émouvoir ses sens d’une façon irrémédiable. Elle se met à perdre tout contrôle, trahie par son propre corps.
Alors, sans plus pouvoir se retenir, elle se met à onduler à son tour pour se porter au-devant de chaque assaut, balançant les reins au même rythme que sa patronne.
Ce plaisir coupable, qu’elle a si longuement refoulé, la submerge d’un coup, l’emportant avec la force destructrice d’un tsunami.
Pour la première fois de sa vie, Nadia hurle de plaisir. Lucrèce doit plaquer sa main sur sa bouche afin d’empêcher que ses cris n’ameutent tout l’hôtel.
Foudroyée par la violence de l’orgasme, elle demeure en état de choc, figée en vibrant de toutes les fibres de son être.
Mais elle n’est pas au bout de ses surprises. Lucrèce la retourne sur le ventre et, d’instinct, Nadia se positionne à la perfection, fesses levées, jambes écartées. Lucrèce croit défaillir en contemplant la cambrure exceptionnelle qui s’offre devant ses yeux. Alors que la croupe s’agite d’impatience, elle dirige le godemichet entre les fesses de sa partenaire et s’y enfonce avec une facilité déconcertante.
Nadia s’agite tellement, en proie à un délire animal, que Lucrèce doit veiller à ne pas ressortir, s’appuyant de toutes ses forces sur sa partenaire.
Secouée par les formidables contorsions de sa volcanique amante, elle s’accroche à elle comme une naufragée à sa bouée, mais son instinct la pousse à lui marteler toujours les fesses, l’amenant plus loin dans son plaisir. N’y tenant plus, Nadia bascule sur le côté, les yeux révulsés, sans cesser de trembler. Elle en a le souffle coupé, exprimant son étonnement par des gémissements continus.
Deux heures plus tard…
Étirant avec grâce son corps nu sur le lit, Lucrèce attrape son paquet de cigarettes et en allume une. Elle souffle la fumée d’un air songeur, cherchant à faire le point sur ces dernières heures. Avec un regard attendri sur le corps étendu à ses côtés… Enroulé dans des draps défaits qui ont été malmenés toute la nuit, souillés par une débauche de voluptés qui dépassent l’entendement.
Elle tente de se rappeler quand elle a connu auparavant une nuit si agitée, et force est de reconnaître qu’elle vient de vivre ici sa plus belle expérience. Avec, en plus du plaisir, des sentiments nouveaux qui la laissent perplexe…
Elle contemple Nadia. Bon sang, comme elle est belle !
Une mèche de cheveux s’est collée sur sa joue, encore luisante d’une fine couche de sueur, souvenir de leurs ébats torrides… Elle tend la main et remet la mèche rebelle derrière son oreille, juste pour la toucher.
Elle se sent complètement perdue, si tendue, un nœud dans la gorge et dans la poitrine, au point d’avoir l’impression de suffoquer un bref instant. Tout lui échappe : le contrôle de sa vie, ses sentiments, ses projets d’avenir, et elle déteste cela… À cause de cette diablesse de Nadia qui l’a ensorcelée, réduisant à néant ses ambitions d’un mariage fructueux avec Pierre-Yves, l’éminent chirurgien esthétique sur qui elle avait jeté son dévolu. Maintenant, elle ne sait plus ce qu’elle doit faire.
Lucrèce sent les larmes lui brûler les yeux et elle tente vainement de les contenir. Sans succès…
Elles coulent lentement sur ses joues, à la fois chaudes et amères.