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Temps de lecture estimé : 7 mn
08/05/14
Résumé:  Sur son lieu de travail, une jeune femme découvre le plaisir d'une liaison clandestine fondée sur une obéissance consentie.
Critères:  fh hplusag jeunes collègues magasin travail fsoumise fellation fouetfesse confession
Auteur : Lily Moon  (Une jeune femme découvre le plaisir de la soumission)      
Le désir brut

C’était l’été de mes vingt ans. J’étais à l’époque une jolie jeune fille, élancée, cheveux châtains mi longs. Issue d’un milieu modeste, mes parents ne pouvaient guère me payer de vacances. Il me fallait travailler pour me payer mes études de médecine. Je me suis donc fait embaucher pour un job d’été dans une boutique de luxe à Paris près de la Place Vendôme.


Les rapports hiérarchiques y étaient très stricts. Nous devions toujours répondre poliment à nos supérieurs ou aux clients : « Oui Monsieur. Bien Madame ». Mon supérieur direct à la boutique était un type assez beau, quarante ans, sympa avec moi, sans doute marié. Je me souviens bien de son âge parce que c’était juste le double du mien. J’étais curieuse et un peu sous le charme. J’avais envie de lui, même si je savais que ce ne pouvait être qu’une relation sans lendemain. J’eus l’impression à plusieurs reprises que je ne le laissais pas indifférent.


À la boutique, nous n’étions jamais seuls. Il restait très professionnel et moi, je n’osais évidemment rien. En dessous de la boutique, il y avait une cave aménagée où l’on rangeait du matériel et entreposait les cartons de marchandise. Entre la boutique et la cave, il y avait un long escalier en colimaçon. Un jour, il me demanda de descendre travailler dans la cave pour répertorier la marchandise. Je dus lui répondre :



Alors que je travaillais à ranger des lots de produits, seule et absorbée par mon travail, j’entendis des pas dans l’escalier. Quelqu’un venait. C’était lui. Il venait vérifier si tout allait bien. J’étais sur un petit escabeau, un peu en hauteur, il avait mes jambes et mes fesses juste en face de lui. J’aurais dû redescendre pudiquement mais, un peu par provocation, je suis restée ainsi. Je savais qu’il me regardait (les filles, nous avions des jupes noires, une sorte d’uniforme) et que le mouvement de mon corps, tendu pour attraper un carton, ne faisait que remonter encore ma jupe sur la jambe. Sous prétexte de me tenir pour ne pas que je tombe, il posa ses mains sur mes chevilles. Le contact de ses mains se refermant sur moi m’électrisa. Je ne bougeai pas et continuai à faire semblant de travailler.



Il commença alors à me caresser les jambes, au-dessus des chevilles. Je ne bougeai toujours pas, comme si ce qu’il me faisait était parfaitement naturel. Une bonne minute dut s’écouler ainsi. Lui me caressant les jambes entre les chevilles et les genoux, et moi perchée en l’air. Puis il ajouta :



Je sentis alors ses doigts errer délicatement sur mon postérieur. Il me palpait les fesses et, là encore, je me suis laissé faire. Il n’y avait alors plus aucune ambiguïté dans son geste. C’était une franche caresse. C’était très excitant pour moi et je suppose pour lui aussi, d’autant que je continuais à faire semblant de m’affairer avec les cartons. Puis il a glissé une main sous ma jupe, le long de la jambe. Je me suis dit alors qu’il valait mieux que je descende de mon perchoir car je risquais de défaillir et de chuter. Mais redescendre aurait pu aussi signifier que je ne souhaitais pas qu’il aille plus loin. Or j’en mourrais d’envie, qu’il aille plus loin… Alors, comme s’il avait compris le malaise, il me dit :



Je suis descendue. Il était face à moi, m’a dévisagée, puis m’a déclaré :



J’étais estomaquée, excitée et déçue à la fois. Peut-être avait-il eu peur d’aller trop loin. Après tout, harcèlement sexuel d’une vendeuse dans la cave, c’était un motif de licenciement sec.


Les jours suivants, il resta distant avec moi dans la boutique comme auparavant, mais un jour, en début d’après-midi, quand la clientèle est la moins nombreuse, il me demanda de redescendre à la cave pour ranger le nouvel arrivage.



Au bout d’une demi-heure, il est venu me rejoindre dans la cave. Cette fois-ci, je n’étais pas sur l’escabeau mais j’allais et venais entre les cartons. Au moment où je me penchai en avant pour ouvrir l’un d’entre eux, il est venu se coller derrière moi et a posé sa main sur mon cul.



Cette fois-ci, je n’ai pas répondu mais je l’ai laissé me peloter. Puis il a tranquillement relevé ma jupe : je n’ai pas bougé. J’avais les deux mains posées sur le bureau. Ensuite il a descendu ma petite culotte et mes collants et a entrepris de me caresser le sexe. Je dégoulinais d’excitation. Il était très habile avec ses doigts. Je hoquetais de plaisir et il comprit tout de suite qu’il m’avait m’a fait jouir.



Puis il est remonté travailler en haut.


Le lendemain, le même scénario se reproduisit. Il m’intima l’ordre de descendre travailler dans la cave. Je répondis de l’air le plus neutre possible pour ne pas alerter les autres vendeuses. Une heure plus tard, je l’entendis descendre. Je perdis évidemment toute concentration dès qu’il commença à s’approcher de moi et à me prendre contre lui. Cette situation de clandestinité m’excitait plus que tout autre. Il glissa ses mains sous le petit pull que je portais à même la peau, sortit mes seins du bonnet du soutien-gorge pour me toucher les pointes qu’il se mit à agacer. En même temps, je sentis son genou s’introduire entre mes cuisses et je laissai mon ventre se frotter contre sa jambe envahissante. Il me murmura à l’oreille – mi sérieux, mi plaisantant— qu’il aimait bien les employées douces et obéissantes.



Alors, il me demanda de me mettre à genoux devant lui et me présenta son sexe. Je le caressai avec plaisir puis il me pressa la nuque pour que je le prenne en bouche. Je dus le prendre entièrement et le nettoyer avec ma langue après sa jouissance.

Les jours suivants, il me demanda de descendre au local dans la cave pour faire ceci ou cela. Les séances de « rangement » dans la cave avaient lieu une ou deux fois par semaine, au gré des affluences de la clientèle. C’était devenu une sorte de code entre nous. C’était toujours moi qui étais choisie. Je savais qu’il viendrait me rejoindre. Enfin pas toujours quand même car il n’était pas si libre que cela. Nous aurions pu être virés sur le champ si nous étions découverts mais l’escalier était très sonore et nous aurions entendus quelqu’un venir.


Je n’ai jamais commencé à le provoquer en quoi que ce soit et j’attendais qu’il me dise, ou plutôt m’ordonne :



Et moi je répondais :



Il me prenait souvent debout contre un mur ou une table. Je devais toujours obéir à ses ordres et ça m’excitait de rester passive. Jamais je ne suis de moi-même allé l’embrasser ou le caresser. Il gardait toujours l’initiative.


Une fois que j’étais à genoux en train de plier des vêtements dans des cartons, je le vis arriver et tendis les fesses en arrière volontairement en creusant les reins. Je sentais son regard sur moi. Je le provoquais littéralement. Il me déclara qu’il trouvait absolument anormal qu’une jeune vendeuse trémousse ainsi son derrière et il commença à me flanquer des tapes sur mes fesses. Je ne m’y attendais pas, mais je lui ai souri pour lui signifier mon accord à ce nouveau jeu. Il a immédiatement accentué la chose. Je me trémoussais un peu plus. Puis il a entrepris de me relever la jupe sur les reins, de dévoiler mon cul masqué par la petite culotte. Ses coups se sont alors accentués. À chaque claque, il me passait un doigt sur la fente comme pour me signifier qu’il me voulait quand même du bien. La séance a ainsi duré quelques minutes. Il me fessait pour son plaisir et le mien ! Je me souviens avoir été très troublée.


Une autre fois, il me demanda de soulever ma jupe et je dus me dénuder le bas devant lui. C’est alors qu’il m’a installée en travers sur ses genoux pour me fesser, cette fois plus sérieusement. Il me mettait sa main sur la bouche comme un bâillon pour que mes cris n’ameutent pas les collègues en haut… J’étais vraiment dans un drôle d’état à l’issue de cette fessée. Humiliée mais heureuse. En fait, j’adorais cela. Car c’est ce mélange de douce humiliation et d’excitation qui crée l’érotisme de la situation. Ceux qui n’ont pas connu ce sentiment ne peuvent comprendre. Je me souviens que je me suis souvent caressée par la suite en revivant cette scène tout à fait scabreuse.


Pendant tout l’été, il ne me m’a jamais proposé de me rencontrer en dehors du travail, de boire un café avec lui et nous n’avons donc jamais parlé de cette expérience. Nous n’avons jamais couché ensemble (je veux dire dans un lit). Je ne m’en plaignais pas car j’appréciais cette relation spéciale que nous avions. J’ai ainsi découvert que j’aimais les relations de soumission. J’étais excitée d’être sexuellement dominée, qu’il ordonne et que j’obéisse. À cette époque, je n’avais aucune idée du monde SM. J’ai découvert que j’aimais ce silence, ce non-dit. Un minimum de mots, pas d’explications ou de commentaires, pas de gestes tendres. Le désir brut.


La fin de l’été est arrivée et j’ai quitté le job. Je ne l’ai jamais revu. Quelque part, cette histoire sans lendemain m’a marquée car j’ai toujours depuis, consciemment ou pas, recherché de nouveau ce type de relations.