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n° 15972Fiche technique20461 caractères20461
3562
Temps de lecture estimé : 15 mn
30/12/13
corrigé 10/06/21
Résumé:  L'extase, tout le monde connaît (ou presque). Mais une « horrible extase » ? Venez découvrir ce que cela inspire à Ben_04, Hidden Side, SophieF. et Olaf...
Critères:  #recueil #humour #délire #nonérotique #sciencefiction hhh bizarre humilié(e)
Auteur : Collectif Antilogies  (Panel d'auteurs, renouvelé à chaque antilogie...)      Envoi mini-message
Co-auteur : SophieF.      Envoi mini-message
Co-auteur : Olaf      Envoi mini-message
Co-auteur : Hidden Side

Collection : Antilogies
Horrible Extase

La collection « Antilogies » regroupe des textes courts (entre 1500 et 7500 signes) proposés par un panel d’auteurs recomposé en fonction du sujet « antilogique » mis en ligne sur le forum Revebebe durant le mois en cours – tout membre peut soumettre son ou ses sujets d’antilogies.

Tous les lecteurs peuvent avoir accès au forum pour participer ! : Concours et jeux d’écritures ; Antilogies et autres jeux (ré) créatifs — les textes ou Antilogies — les discussions.








Décembre 2013 – Horrible Extase –



Sommaire





Ma femme, ma vie


par ben_04



Tant de choses devant mes yeux : la mer, enfants qui jouent, femmes charmantes, terrasse de café bondée d’étudiantes, bar à tapin clandestin, bitume, poubelles, crasse ; tant de signes de vie, beaux ou pas. Et aucune envie. Ou plutôt une seule : retrouver ma maîtresse.


Je l’ai rencontrée il y a peu. Elle est mystérieuse, à la fois courante et interdite, tentante et inaccessible. Elle est surtout exigeante et ne partage pas. Beaucoup avant moi ont cru la contrôler mais personne n’a réussi. Elle a une façon de me tenir par le plaisir qui m’enlève toute volonté de la quitter. Chacune de nos rencontres se termine par un plaisir fulgurant qui me submerge. Oubliez les petits orgasmes, les fluides mêlés de sueurs de deux corps enchevêtrés. Ce plaisir-là est incomparable. Il vous prend des pieds à la tête, vous entraîne dans des territoires indescriptibles et vous relâche essoufflé, épuisé et avec une seule chose en tête : recommencer.


Je ne vis que pour la revoir. Je sais pourtant que chacune de nos rencontres m’entraîne un peu plus loin dans la déchéance. Tout mon argent y passe, je me néglige, mes dents tombent, je pue la mort. Moi autrefois si fier et désirable, je suis devenu un fantôme que tout le monde fuit, l’exemple à ne pas suivre ; celui dont les mamans disent « tu finiras comme lui si tu ne vas pas à l’école ». Mais je m’en fous, mon état ne la fait pas fuir. Au contraire, son emprise se resserre chaque fois un peu plus. Elle est ma peau de chagrin, mon fléau, mon bonheur. La douleur et le manque sont apparus depuis peu. Son absence me fait souffrir atrocement, et même l’extase qu’elle me procure ne suffit plus à compenser le manque que je ressens. Elle m’a tout pris, sauf ma vie. Mais je sais que le jour où elle me demandera ce dernier cadeau est proche et que j’accepterai sans hésiter.



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Histoire parallèle


par Hidden Side



12 juin 1965. La jeune femme respire à peine. Nue, solidement garrottée, une vilaine plaie au front lui a maculé le visage d’une croûte de vermillon craquelé. Elle est blottie au fond d’une cage métallique, couchée en chien de fusil. Ma lampe de poche balaye son corps sale et couvert d’ecchymoses, sans déclencher la moindre réaction : soit elle dort, soit elle est déjà dans le coma. Son sort est réglé. Dans moins d’une heure, Émile viendra chercher cette fille qui lui sert d’exutoire depuis plusieurs semaines – une « poupée de chair » qu’il viole et torture à loisir – et l’achèvera, sans plus de commisération que pour un insecte. Puis il ira l’enterrer au bord de la rivière, non loin de son coin de pêche préféré.


Sa première victime officielle. « Sa sœur de calvaire », comme il se plaira à dire aux gendarmes.


Je ne suis pas censée empêcher ça. Je ne suis pas non plus censée me trouver ici, dans cet endroit et cet instant précis, une époque où mon propre père n’est pas encore né. Rompant le serment de la police temporelle, je m’apprête à commettre un crime lourd de conséquence, le genre de méfait que mes semblables et moi-même traquons sans relâche : l’altération du passé, la perturbation du temps.


Oui mais… Il y a ce fils de pute. Plus d’une trentaine de victimes supposées à son actif, des femmes à qui il fait subir des choses abominables, avec une cruauté et un sadisme inouïs, avant de se débarrasser des corps désarticulés ou éventrés. Un tueur en série dont la justice ne s’est jamais réellement souciée – pire, durant des décennies l’aveuglement, l’incroyable incurie et les manquements du système vont contribuer à le protéger, lui et ses commanditaires occultes…


Quoiqu’il m’en coûte, je suis décidée à stopper ce monstre avant même qu’il n’entame son parcours meurtrier. Le plan est simple : je libère la fille, la couvre d’un drap et l’envoie chez les flics. Lorsqu’Émile descend à la cave, il tombe sur la cage vide et il panique. La police débarque, le trouve un flingue à la main, le crâne explosé. Suicide. Affaire classée… Dans cette région fangeuse, c’est souvent comme ça que ça se termine, surtout quand les morts sont d’anciens pupilles de la DDASS.


Une barre de fer glissée dans le cadenas, un coup sec et CLAC ! la porte saute. La fille geint, plaintive. Je tranche ses liens, l’attrape sous les aisselles et la tire à moi. Elle ne tient pas debout. Il lui faut trois gifles sèches pour reprendre ses esprits.



Un craquement, des bruits de pas. La fille se tétanise.



Merde ! Ça devait pas se dérouler comme ça… Mon intrusion dans ce présent moisi est déjà en train de chambouler le cours des événements.


La porte de la cave grince, la lumière d’une ampoule éclabousse l’escalier. Un long couteau à la main, Émile descend pesamment les marches de bois brut. Avant même qu’il ait pu déceler ma présence, une impulsion de mon phazer ionique le statufie. L’action du rayon paralysant ne dure que quelques minutes, va falloir improviser dare-dare !


Je tire un P.38 de mon holster – une arme antédiluvienne, soigneusement remise un état pour cette mission – et le glisse dans la main de la jeune femme, encore en état de choc.



La fille tremble de tous ses membres, elle n’arriverait pas à shooter une vache dans un couloir… C’est donc à moi que revient la sale besogne. Ça me dérange pas, je m’y étais préparée. Je reprends le 9 mm et mets tranquillement en joue le psychopathe – un homme en pleine force de l’âge, loin de ressembler au vieillard indigne et décrépi que l’imagerie populaire baptisera « le boucher de l’Yonne ». Une joie glauque m’envahit. Je vais débarrasser l’humanité de ce tas de merde.


Est-ce que je lui colle une balle entre les yeux ? Non, sa victime n’aurait jamais réussi un tel carton. Et puis, ce serait une mort trop douce. Cet enfoiré doit crever en hurlant de douleur. J’abaisse légèrement l’axe du flingue ; je pourrais commencer par lui faire sauter les couilles, et la bite avec… Une nausée me traverse : l’extase que j’éprouve à supprimer ce salopard me rapproche indubitablement de son immonde sauvagerie.


C’est décidé, je vais lui vider mon chargeur dans le ventre. Imparable. Et horriblement efficace.


Je suis sur le point d’appuyer sur la gâchette quand un éclair silencieux déchire le voile éthéré de la réalité. Une silhouette jaillit du néant, s’interposant entre le psychopathe et moi.



Matt, le chrono contrôleur de quart. Ce mec m’a toujours fait craquer, bien qu’il nous soit impossible de nous fréquenter à cause du règlement. Mais il n’est pas de taille. Personne, pas même lui, ne pourra plus m’arrêter.



Malgré moi, je ferme les yeux. Ce qu’il vient de dire bouscule toutes mes convictions, me met K.O. debout. Non ! Il s’agit d’un mensonge délibéré pour m’empêcher d’agir !



Déstabilisée, je baisse mon arme. Si je tue Émile Louis, je ne pourrais pas naître. Pourtant, si je n’existe pas, je ne peux pas non plus voyager dans le temps et le tuer. Il sera alors libre de violer mon aïeule, ce qui m’amènera finalement à venir au monde, avec comme ultime dessin de remonter le temps pour le supprimer. Une situation paradoxale qui boucle et boucle encore, à l’infini… jusqu’à menacer l’équilibre et la cohérence de notre présent.



Vaincue par ce coup du sort qui me fait hériter de gènes monstrueux, je n’ai aucune autre option. Avec amertume, je désigne la jeune femme que je viens de sauver.



Tout à coup, un filet de sang s’écoule de sa bouche. Sous mes yeux effarés, Matt porte les mains à son abdomen, où une tache pourpre s’agrandit rapidement. La pointe d’un couteau jaillit soudain de ses entrailles, tandis que retentit une vocifération victorieuse.


Erreur terrible, autant que définitive : j’ai laissé mon plus mortel ennemi glisser hors de sa stase paralysante !


Dégageant son arme du corps de mon partenaire mourant, Émile Louis fonce sur moi, ses yeux chassieux brillant d’un éclat maléfique. Je n’ai pas le temps de décider si je dois ou non le laisser me tuer pour éviter une rupture de l’espace-temps. Mes réflexes prennent le dessus et le P38 lui crache deux bastos en pleine gueule, à bout portant, pulvérisant ce rictus barbare et le visage qui va avec.


Aussitôt, c’est le noir complet. Implosion de ma conscience…



--~o~--



En sueur, entravée dans les plis du drap, j’émerge brutalement, un cri coincé dans la gorge.



Matt n’est pas mort, il est bien là ! Ses bras m’entourent, je me niche au plus près de sa chaleur rassurante. Pourquoi ce rêve horrible, à propos d’un tueur en série qui n’a jamais existé ? Comme si, chaque nuit, je touchais du doigt un univers parallèle connu de moi seule…



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Thaïs


par SophieF.



Je l’ai d’abord enviée : Albert était absolument fou d’elle. Il devait être bien agréable d’être aimée ainsi, pensais-je.



Thaïs était mon amie depuis notre enfance. J’admirais ses parents de lui avoir octroyé ce prénom peu commun. Elle était belle, vive, un peu écervelée, certes, mais si gentille !


Sa nouvelle conquête se prénommait donc Albert. Personne n’est parfait, n’est-ce pas ? C’était un gros garçon assez quelconque, je n’aurais pas fait de folies pour lui, moi, mais chacun voit midi à sa porte.


Bref, ils tombèrent amoureux l’un de l’autre. Tout nouveau tout beau, au début, comme il se devait. Albert était-il un amant fougueux ? Non, loin de là.



Au restaurant – car il m’est arrivé de déjeuner avec eux – il lui choisissait les plus beaux morceaux et ne cessait de lui demander si c’était bon, si elle en désirait encore. Enfin, il était aux petits soins pour elle. Cet enchantement dura quelques semaines. Puis Thaïs, un jour, se confia à moi :



Je voyais. Mais qu’y faire ?



En effet. Pauvre Julien. J’ai voulu plaisanter :



La situation alla de mal en pis, comme on dit dans les fermes bretonnes.



Ne voyant plus du tout Thaïs au cours des jours qui suivirent, un soir je suis allée chez elle, où s’était installé Albert dès le début de leur idylle. C’est lui qui m’a reçue.



Elle y était en effet, assise toute droite dans un fauteuil, le regard dans le vague. Elle ne répondit pas à mon bonsoir.




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Vengeance impitoyable


par Olaf



Il y eut d’abord un message perso, venant du site de littérature érotique sur lequel mon homme avait publié quelques nouvelles, avec le secret espoir de me faire partager ses fantasmes.


Bonjour,


Vous avez publié plusieurs histoires sur Clittéraire et figurez dans le classement des meilleurs auteurs. Nous aimerions vous connaître autrement qu’à travers vos récits. Vous trouverez ci-après un questionnaire que nous serions heureux de recevoir en retour.


Quel message étrange ! Je n’avais rien publié sur ce site. J’y avais, en revanche, fait une rencontre, qui avait évolué en aventure torride. Le genre d’erreur de parcours dont mon mari ne devait rien savoir. Je n’ai pas répondu. Un rappel est tombé peu après dans ma boîte électronique.


Bonjour à tous.


Le sondage suit son cours, mais nous constatons que plusieurs membres ne nous ont pas encore répondu. Nous respectons le choix de chacun, mais nous espérons que la participation sera la plus nombreuse possible.



Cette histoire commençait à me gonfler. J’ai encore laissé tomber.


Grave erreur. Quelques jours plus tard, deux inconnus m’attendaient à mon retour du travail. Me prenant par surprise, ils ont bandé mes yeux, attaché mes mains derrière mon dos et m’ont forcée à entrer dans leur voiture. Après un long trajet, ils m’ont traînée dans un bureau impersonnel où attendait un troisième homme. Un de mes ravisseurs prit la parole.



Ils exagéraient ! J’ai joué la fière.



Une baffe appuyée me fit tomber de ma chaise. Les mains dans le dos, j’étais incapable de me relever seule. De rage, j’ai rassemblé mes forces et me suis redressée. Ils m’ont replacée sans ménagement sur mon siège.



Je mis à trembler, mon cœur tapa à deux cents à l’heure, la panique me tétanisa.



L’inconnu sembla satisfait. Mais j’étais sûre qu’il me testait. Le pire était à venir.



C’était donc ça le fin mot de l’histoire. Je revis avec une étrange acuité le film de mon incartade avec Alain. Quelque chose dans ses mots avait inhibé toute prudence. Il avait su instiller en moi l’envie de le découvrir en chair et en os. J’avais été servie au-delà de toute attente. La chaleur de sa peau, l’odeur de son corps, ses regards sur moi, ses mains qui n’avaient plus cessé de me parcourir, tout en lui avait fini par m’embraser. J’avais déjà craqué bien avant qu’il m’entraîne à l’hôtel.


Mes tortionnaires me laisseraient-ils en paix si je leur détaillais la plongée en apnée qui suivit, ma manière de m’abandonner corps et âme ?


N’importe quoi ! Malgré ma trouille, il était hors de question que je décrive ce coup de folie. Je tentai de gagner du temps.



Les types n’avalèrent pas ce bobard. Le ton monta. Un des gars m’empoigna par le haut de ma blouse. Les boutons lâchèrent. Au plaisir de me faire souffrir allait s’ajouter l’excitation du spectacle. Il me laissa retomber sur le tabouret. D’un geste sec, il fit craquer les derniers boutons, puis s’empara de mes seins à pleines mains. Après avoir malaxé ma poitrine, il me laissa tremblante de dégoût face au deuxième gars.



Quelqu’un s’approcha de moi par derrière.



Jusqu’à quand allai-je pouvoir résister, taire que, question fantasme, j’avais touché le jackpot avec Alain. Jusqu’à ce que le prince charmant quitte notre couche et que je réalise à quel point ses gestes étaient en désaccord avec ce qui m’avait enchantée auparavant.

Qui pourrait croire que ce coup de projecteur inattendu m’avait ouvert les yeux et révélé la vraie envergure du personnage. Je fondis en larmes.



Je m’attendis à une nouvelle baffe. Il se contenta de dégrafer mon soutif et de s’amuser à faire rouler mes pointes entre ses doigts. Pratiquement nue, j’étais à leur merci. Aucun mec ne résiste à cette forme de jouissance. Une violente contraction remonta de mes tripes. Un jus acre remplit ma bouche. Je me mis à cracher, à suffoquer, pendant que mon estomac se vidait sur mon ventre et mes cuisses.


Impossible de prendre son pied avec une loque dégoulinante de bave et de vomi. Voyant leur proie leur échapper, les types hurlèrent. L’un d’eux trouva une cuvette, la remplit d’eau glacée et m’aspergea sans ménagement. Malgré la surprise et l’humiliation, je trouvai la force de me redresser sur mon siège, prête à tout, pourvu que ce cauchemar se termine.


Le contraire se produisit. Celui que se tenait derrière moi prit le temps de m’essuyer avec un semblant de chiffon imbibé d’eau froide, s’attardant sur mon visage et ma poitrine.



Il m’arracha un hurlement de surprise en griffant les pointes de mes seins. Je me débattis, jusqu’à tomber à nouveau à genoux. J’avais touché le fond. Exactement ce qu’il attendait pour me retirer mon bandeau.


Ah, putain ! Celui qui avait tout organisé, ce salaud qui abusait de moi, c’était… mon homme. Fou de douleur après avoir découvert ce que j’avais fait avec Alain, il n’avait cessé de ruminer sa vengeance au cours des dernières semaines.


Roulée en boule à ses pieds, j’ai perdu toute envie de résister. Qu’il fasse de moi ce qu’il veut, si cela peut apaiser ses tourments.


Les deux autres me détachèrent et m’allongèrent sur le bureau. Mon mec se glissa entre mes cuisses pendant qu’ils me tendaient leur sexe à sucer.


Lorsque mon amour m’a pénétrée, j’ai hurlé un chapelet d’insanités, le poussant à se déchaîner et à me prendre aussi sauvagement qu’il en avait envie. Je l’ai aussi supplié de ne pas me livrer complètement à ses potes, de préserver un semblant d’exclusivité. Ils respectèrent cette dernière volonté. Au point que je crus un instant que l’impétuosité de mon homme pourrait arriver à me faire tout oublier.


Cela ne suffit pas à dissoudre la boule d’angoisse qui habitait mon ventre. Je dois toutefois reconnaître que l’intensité de la jouissance des mecs fit monter un trouble étrange entre mes reins.


Lorsque tout fut accompli, ils me déposèrent sur un matelas. Mon homme recouvrit d’une couverture mon corps nu et trempé de sperme. Avant de me quitter, il approcha ses lèvres de ma nuque et y déposa un léger baiser.


Je sombrai dans un sommeil comateux.


Quelques heures plus tard, à mon retour chez nous, je découvris l’appartement vide. Mon homme avait quitté ma vie sans me laisser lui avouer qu’une certaine forme de domination virile ne me déplaisait pas, pour autant qu’on s’accorde sur la nature du châtiment…



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