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n° 15936Fiche technique24703 caractères24703
Temps de lecture estimé : 15 mn
02/12/13
Résumé:  Des femmes et des hommes qui n'attendaient qu'un déclic pour goûter aux plaisirs de l'échangisme et du sexe en groupe.
Critères:  f ff hh ffh grp fbi hbi 2couples
Auteur : Ulysse  (libertinage)      Envoi mini-message
Libertinage au Lac Vert

Mélanie s’éveilla toute émue du rêve érotique qui l’avait sortie d’un sommeil bienfaisant.

Très vite, les ondes de l’orgasme qui attendaient, tapies au fond de son corps – juste un rien, une petite sollicitation pour l’envahir – la submergèrent délicieusement, libérant aussitôt la tension qui emprisonnait le plaisir du désir inassouvi au creux de son ventre. Elle ne cria même pas, se contentant d’exhaler un long et profond soupir de bien-être…


Lorsque la sensation des turbulences se fut calmée, Mélanie se leva et regarda dehors par le cœur découpé dans l’un des volets de sa chambre. C’était l’aube, « l’heure où blanchit la campagne » en ce glorieux matin d’été. Le ciel, au levant, était transparent, sans aucun nuage et là, au pied de la maison, juste au bout du pré, le Lac Vert, bordé sur la rive d’en face par la crête calcaire de la Montagne de l’Épine, était immobile, la surface de l’eau juste troublée par des ondes circulaires dues à l’agitation en surface de quelque truite en chasse. « Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices ! suspendez votre cours… » se rappela-t-elle, tandis que l’envie de descendre plonger son corps encore en feu dans l’eau rafraîchie de la nuit s’emparait d’elle.


Attrapant un drap de bain, elle descendit toute nue, courut dans l’herbe humide de la prairie et entra dans l’eau en frissonnant. Puis le bien-être s’empara d’elle et elle se mit à crawler en direction de Petite Île, pleine d’une énergie revigorante. Quand elle se retourna pour revenir vers la rive, elle aperçut une silhouette qui, autant dire, l’attendait. Elle avait compté sur l’heure matinale et la faible clarté de l’aube, encore entre chien et loup, pour profiter en toute quiétude de ce bain. D’habitude, elle prenait ces bains-là de nuit, sans être dérangée par des voyeurs inconvenants, et elle n’avait pas pensé pouvoir l’être davantage de si bon matin.


Au moment de sortir de l’eau, elle cria :



Au lieu de quoi une voix d’homme lui répondit :



Et Mélanie vit l’homme ramasser le drap de bain et le tenir déployé devant lui en approchant de la rive et entrer dans l’eau à sa rencontre…



Mélanie, pas farouche et plutôt satisfaite de son anatomie, fit face et sortit chercher sa serviette si galamment proposée.



Et l’homme, qui venait aussi se baigner, ôta son boxer-short… Elle vit un beau corps d’homme lui tourner le dos et se jeter à l’eau. Quelques minutes plus tard, il revint vers elle et elle refit le geste de s’avancer vers lui la serviette offerte. En prenant le temps d’observer l’anatomie puissante d’un homme grand, solidement charpenté et musclé avec un sexe charmant, tentateur même, émergeant d’une touffe noire avec assurance. Un homme de son âge, environ. Un inconnu sorti de la nuit…


Lorsqu’il se fut enveloppé dans sa serviette il dit :



Ils burent une tasse de café avant de faire l’amour, tout simplement.




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Vincent était arrivé avec Aurélie, sa compagne du moment, dans ce coin perdu de la Savoie, à sa frontière ouest. Le couple sympathisa avec Mélanie. Celle-ci vivait là, dans une maison de famille dont elle avait été la seule héritière. Cette vieille bâtisse très agréablement située au bord du Lac Vert, à l’écart du village de St-Alban, lac appelé d’Aiguebelette par les « étrangers ». La vieille demeure, trop grande pour elle, avait été aménagée – outre son appartement – en plusieurs logements de vacances dont la location était gérée par l’agence immobilière de Novalaise.


Mélanie travaillait en tant que pédiatre à l’hôpital de Chambéry d’où, par l’autoroute, elle était très proche. En ce moment, elle était en vacances et profitait, avant un voyage à l’étranger prévu pour début septembre, du calme de la région qu’elle adorait et connaissait comme sa poche, du Rhône tout proche au lac du Bourget. Vincent et Aurélie profitèrent sans vergogne de cette guide inattendue et firent avec elle de nombreuses balades à pied ou à vélo.


Vincent était un mâle plaisant et concupiscent, mais c’est surtout Aurélie que Mélanie apprécia. Vincent ne s’en offusqua pas le moins du monde, laissant même bientôt les deux femmes suivre leur penchant pour aller draguer à peine plus loin…




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En fait, Mélanie aime les femmes. Elle se plaît dans le commerce des femmes. Elle adore faire l’amour avec les femmes. De son point de vue, seules les femmes sont dignes d’amour. Intelligentes, tendres, aimantes, sensuelles, belles…


Les hommes sont au mieux des jouets sexuels dont elle use parfois à sa manière, en tant que de besoin ou d’envie, comme l’autre matin avec Vincent. En général, elle considère les hommes comme des individus parfois intelligents, mais grossiers, laids et immanquablement machos, c’est-à-dire, imbus d’eux-mêmes, et pas seulement de leur virilité. Peu de représentants de la gent masculine échappent à ce jugement sévère.


Moi, le narrateur, j’ai le bonheur de faire partie de ce « peu ». J’ai le bonheur d’être son ami… D’être son confident ! Encore faut-il préciser que – bien que j’aime les femmes et bien que j’aie, à tout point de vue, une très haute estime des qualités de Mélanie – nous ne couchons que rarement. Sa déclaration la plus intime à mon endroit est : « Si je voulais un enfant, j’aimerais que tu en sois le père. ».


Mais voilà, elle ne veut pas d’enfant. Elle passe sa vie à soigner les enfants des autres, mais elle n’en veut pas d’elle-même car, dans son esprit, un enfant a besoin d’un père non seulement pour être conçu… mais aussi pour se développer harmonieusement. Et elle ne veut pas encombrer sa vie d’un homme. Ni sa vie, ni son lit !




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Aurélie s’est prise d’amour pour Mélanie. Jusque-là, elle n’avait guère fréquenté les femmes. Elle ne se sentait pas bisexuelle et elle n’avait eu que fort peu de rapports saphiques.


Aurélie n’avait jamais vraiment fait l’amour avec une femme. Elle avait éprouvé des envies, des attirances, échangé quelques caresses avec de très jeunes filles pendant son adolescence, mais jamais davantage. En fait, elle était naïve, comme un lymphocyte qui n’a jamais rencontré de « corps étranger »… Mais là, cette fois, c’était bien autre chose ! La présence de Mélanie, ses effluves corporels, son corps très dénudé ou même nu, au bain, la nuit, la mettaient en transe.

Une nuit, après le bain, justement, elle monta avec Mélanie dans son appartement et se mit au lit avec elle. Son corps nu contre le sien, nu aussi. Et ce fut un éblouissement ! En peu de temps, elle apprit tout : les gestes de l’amour entre femmes ; elle apprit tout de Mélanie.


Pour sa part, Mélanie se sentait plus lesbienne que bisexuelle, même si elle ne se privait pas de rapports hétérosexuels lorsque le mâle ne lui déplaisait pas ; mais c’était toujours elle qui décidait de se faire sauter ou non quand un candidat brandissait sa virilité à son intention.

Les femmes, au contraire, lui plaisaient depuis toujours. Mais elle n’avait été amoureuse qu’une seule fois : de Sylvie, une amie de jeunesse maintenant loin d’elle, mariée et mère de deux enfants.

Elles avaient fait, ensemble, leurs études et secondaires et médicales, de sorte que leur liaison avait duré une bonne dizaine d’années.


L’amour d’Aurélie la prit au dépourvu… Saurait-elle le partager ?




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Mélanie, cette nuit-là, ressentit comme un grand bien-être… Quel bonheur d’avoir, à portée de main, la douceur du corps nu d’Aurélie ! Après l’amour, sa compagne s’était endormie dans la paix des corps comblés tandis qu’elle, Mélanie, veillait encore…


Elle avait repris le travail, sans faire le voyage qu’elle avait prévu. Pourquoi partir si loin quand le bonheur était là, juste là, près d’elle, en elle ? Vincent Corbin était reparti à Paris, ayant depuis oublié Aurélie bien avant son départ. Aurélie s’était installée chez Mélanie. Les deux amantes ne voyaient pas la possibilité d’une séparation.



Mélanie ne put s’empêcher de rire…





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Louis Descourt, donc, je le rappelle, c’est moi, le narrateur. Mélanie, qui m’a rapporté ces propos comme elle m’a parlé d’Aurélie – son amour – nous sommes, elle et moi, de vrais amis. Nous nous sommes connus, en effet, au lycée. J’étais ami avec deux des trois copines, Sylvie et Mélanie, et amoureux de la troisième, Pauline. Depuis la séparation des deux filles, je suis resté lié à Mélanie. À Sylvie aussi, mais de plus loin. Mélanie et moi, nous savons tout de l’autre. Je travaille à Chambéry et j’habite tout près de chez elle, à Novalaise. Une fois par semaine, parfois plus, nous déjeunons ensemble à Chambéry. Et c’est vrai que de temps en temps je m’échappe de chez moi et je viens coucher avec elle. Je lui ai dit qu’Aurélie était bien tentante, et qu’il ne me déplairait pas de la baiser aussi. Je suis flatté qu’elle m’ait catalogué comme libertin car en fait, j’ai une vie sexuelle très routinière : Pauline, ma légitime, tous les jours, toutes les nuits, et de temps en temps Mélanie, les soirs où je me rends à une réunion professionnelle importante à Lyon. Disons, hors vacances, une fois par mois. Pas de quoi fouetter un chat. Pauline une fois a « senti » que j’avais couché avec une femme. Je lui ai dit que c’était avec une collègue lyonnaise qui déprimait ! Elle l’a bien pris et m’a dit que de son côté, elle allait se chercher un jules pour quand je passerais la nuit à Lyon. Et nous n’en avons plus reparlé. Je ne sais pas si elle a trouvé ce jules… En fait, il faut le dire, au lit, nous nous entendons à merveille…




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Quand je suis venu chez elles pour la première fois, les deux femmes étaient au lit, nues… J’ai depuis longtemps la clé pour entrer chez Mélanie à n’importe quelle heure de la nuit car, en effet, je viens toujours de Lyon où j’ai eu une réunion de travail qui s’est terminée à une heure tardive… Je n’avais jamais vu des femmes en amour, et cela m’a fortement stimulé. Cela m’a fait érotiser ! Aurélie m’a plu ; j’ai vraiment eu envie de la baiser aussi. Je me suis dévêtu pour les rejoindre. Et j’ai compris que ce ne serait plus jamais comme avant. Avec la seule Mélanie, c’était de l’amitié, même pas vraiment du sexe. Aurélie, je la désire vraiment. Je bande quand je pense à elle. Pas quand je pensais seulement à Mélanie. Ce soir-là, les gestes d’Aurélie sont ceux d’une sensuelle libertine. Quand je bourre Mélanie, elle me caresse les bourses. Avec Aurélie, on suce, on lèche. Ce qui ne m’arrivait pas avec Mélanie seule. Toutes ces câlineries étaient réservées, jusque-là, à mes relations avec Pauline !


Là, c’est sûr que je deviens vraiment libertin et que j’imagine des réunions échangistes dans lesquelles Pauline et son jules trouvent leur place, à côté de Mélanie et d’Aurélie. Comment cela va-t-il finir ? Comment Pauline va-t-elle prendre mes nouvelles tendances ?


Eh bien, figurez-vous, très bien ! Elle a dit :





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Comme quoi, je la connaissais bien mal, ma femme ! Depuis bientôt vingt ans, nous avions ensemble une vie sexuelle intense. Intense et variée ! Nous avions commencé au lycée, d’abord timidement, puis en prenant de plus en plus d’expérience. Nous avions lu tous les manuels d’érotologie, tous les romans libertins – voire coquins – regardé bien des films érotiques et pornographiques et retenu de tout cela ce qui pouvait nous donner du plaisir. Nous avons baisé, baisé encore, baisé toujours, chaque jour – du moins chaque nuit – en ralentissant un peu seulement pendant les derniers mois des deux grossesses de Pauline. Je la croyais comblée, et voilà que j’apprends qu’elle fréquente Jules, un de nos voisins qui, travaillant par Internet, peut se libérer dans la journée et sauter ma femme pendant que les enfants et sa propre femme sont à l’école (Julie, la Julie de Jules, en effet est enseignante…).


Pauline fait l’amour avec ce Jules-là, mais aussi – quoique de façon plus sporadique – avec d’autres jules qui passent. Le facteur ? Le plombier ? Le releveur de compteur ? Des jeunes gens rencontrés au bord du Lac Vert ? Qui d’autre encore, et pourquoi ?



Je découvrais une autre femme. Pas tout à fait une autre, non, mais une femme encore plus concupiscente que d’ordinaire. Ces nouvelles perspectives semblent vraiment « booster » sa libido pourtant déjà très élevée sur l’échelle de Richter du sexe ! Entre nous, ce sont des baises à n’en plus finir, chaque nuit… Et le matin, elle guette mon érection habituelle, histoire de « repasser les plats » avant mon départ au boulot !


Du côté de Mélanie et d’Aurélie, c’est aussi l’effervescence. Mélanie ne brusque rien car elle a peur de perdre Aurélie, mais celle-ci est aussi impatiente que Pauline.


Finalement, Pauline entraîne Julie qui elle-même viendra avec Jules et Germain, un jeune collègue avec lequel elle fricote à l’occasion. Eh oui, on croit connaître sa femme et l’on s’aperçoit qu’elle couche avec un jules… Jules, justement, est stupéfait, mais aussi soulagé !


Tout s’arrange bien et tout ce beau monde – Pauline et moi, Jules, Julie et Germain – se retrouve un soir chez Mélanie et Aurélie : une partie à sept. Quatre nanas et trois mecs. On fait vite connaissance. Dans un premier temps, ceux qui se connaissent s’assemblent : Pauline et Jules, Julie et Germain, Mélanie, Aurélie et moi. Et puis, ça va tourner. Je m’essaie avec Julie : ça roule très bien pour nous. Je la découvre avec enthousiasme. C’est une femme à la fois enjouée et très sensuelle. En outre, très jolie, très bien faite. Tandis que nous finissons par une levrette ébouriffante, j’aperçois le sourire coquin de Pauline qui, léchotée par Aurélie et suçotée par Mélanie, ne me perd pas de vue…


Mélanie, Aurélie et Pauline font un petit tour saphique à trois. Et même Jules et Germain n’hésitent pas longtemps à révéler leur côté bisexuel. Tout ça à la bonne franquette, et pour notre plus grand plaisir.




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Julie est tellement contente qu’elle veut remettre ça. Pauline vient nous rejoindre et, à trois, cela devient très, très chaud. Julie me suce tandis que Pauline lui titille la chatte et le kiki. Quand je m’y mets sur l’une, l’autre me bichonne. Oh là là ! Quelle envolée vers le nirvana…


Ensuite, nous passons par toutes les combinaisons possibles, sauf que je ne me laisse pas aller avec les garçons : c’est hors de question pour moi ! Vers trois heures, nous nous séparons, heureux de l’expérience et prêts à recommencer !




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Je ne me remets pas de cette nuit… Non seulement j’ai Pauline dans la peau, mais aussi Julie, complètement ! En outre, Aurélie et Mélanie me taraudent ! Avec Mélanie, ce n’est plus – même pour elle – le rapport quasi fraternel suivant chaque réunion à Lyon. Oh, que non ! À Chambéry, nous ne déjeunons plus ensemble une ou deux fois par semaine, non : dès que nous le pouvons, nous nous rejoignons, à l’heure du déjeuner, dans une chambre que j’ai louée pour baiser. Oui : pour baiser !


À Novalaise, Julie me tarabuste pour que l’on se retrouve. J’en parle à Pauline, qui n’en peut plus de son côté de rencontrer ses jules en douce… Alors, c’est chez Julie et Jules qu’on se retrouve à quatre, sauf quand ce n’est pas, plus nombreux, chez Mélanie et Aurélie !


Chez Jules et Julie il y a un très grand lit, et c’est très souvent que Pauline et moi allons les y retrouver. Cet échangisme quasi institutionnel nous séduit au plus haut point… Julie et moi baisons aux côtés de Pauline et Jules.


C’est super excitant ! Les modulations du chant d’amour de Julie se situent plutôt dans les aigus tandis que Pauline feule d’une voix rauque. C’est vraiment émouvant d’entendre Pauline jouir du fait d’un autre que moi, et Jules m’assure qu’il est très excité aussi d’entendre sa femme crier de mes œuvres…



FIN