| n° 15931 | Fiche technique | 30929 caractères | 30929Temps de lecture estimé : 18 mn | 30/11/13 |
| Résumé: Je ne saurais garder pour moi ce que je viens de découvrir en allant retirer un colis au guichet du bureau de poste de mon quartier. | ||||
| Critères: f ff ffh fagée inconnu collègues groscul travail fdomine fmast fellation cunnilingu jouet jeu humour -hff -travail | ||||
| Auteur : Olaf Envoi mini-message | ||||
J’écris ce texte pour respecter une promesse faite à deux charmantes employées de La Poste, qui, par leur abnégation, ont illuminé mon quotidien. Puissent les lecteurs de ces lignes découvrir la vraie nature de ces fonctionnaires dévouées. Pensez-y lors d’un prochain passage au guichet, et comportez-vous en conséquence.
Je l’avoue volontiers, en tant qu’auteur, j’apprécie qu’on me reconnaisse un certain talent. Ce n’est pas pour cela que je me suis mis à écrire des histoires érotiques. Dans ce domaine, la notoriété ne dépasse pas un cercle restreint d’amateurs éclairés. C’est en revanche ce qui m’a incité à faire connaître mes écrits au grand public. Mon choix s’est porté sur un site de littérature érotique de la toile. Je n’ai pas été déçu, même si j’ai dû apprendre à recevoir autant de lauriers que de remarques acerbes de lecteurs anonymes. Néanmoins, savoir mes histoires lues et, quelques fois, bien notées me motive à travailler mon style et mes mises en scène. Réaliser que d’autres, et pas seulement des hommes, partagent les mêmes fantasmes me stimule.
J’avais déjà une dizaine de nouvelles à mon actif, lorsque j’ai eu envie d’une publication sur papier. N’ayant ni la patience, ni le temps de courir les éditeurs, je me suis tourné vers l’autoédition. Peu m’importe qu’elle soit à la littérature ce que le speed dating est aux relations amoureuses. C’est simple, rapide, efficace. En trois jours, mon texte et ma couverture ont été validés par l’imprimeur-éditeur. Cinq jours plus tard, je reçois la confirmation que les exemplaires commandés ont été envoyés. Même sans savoir précisément à qui les offrir, je suis impatient de les tenir entre mes mains. C’est sans compter avec la toute-puissance de l’administration. Je ne suis en effet pas chez moi au moment où passe le facteur. Le fonctionnaire ne prend pas le risque de déposer le colis devant ma porte. Plutôt que les livres tant espérés, je ne reçois donc qu’une invitation à retirer un envoi au centre postal le plus proche.
Le lendemain matin, croyant naïvement qu’il s’agit d’une simple formalité, je quitte mon domicile un peu plus tôt que d’habitude et fais le détour sur le chemin du travail. Après une attente digne des meilleurs sketches humoristiques, je peux enfin tendre mon ticket à une guichetière lasse d’une cinquantaine d’années, qui disparaît dans l’arrière-boutique. Elle farfouille dans un casier, puis un autre, avant de s’attaquer à l’auscultation minutieuse de conteneurs remplis de paquets de toutes tailles. Peine perdue, elle revient les mains vides, pour m’apprendre qu’il y a un problème.
Je suis trop énervé pour réaliser que quelque chose ne joue pas dans toute cette histoire, ni que la dernière phrase de la bonne femme n’a rien d’administratif. Qu’une censure ait été instaurée pour lutter contre la pornographie, passe encore. En revanche, que la séance à laquelle je suis convoqué soit prévue en dehors des heures d’ouverture des bureaux, ça, c’est surréaliste.
Je ne m’en présente pas moins à l’adresse indiquée au moment voulu. Après de longues minutes perdues à chercher la bonne entrée, je découvre une porte, située à l’arrière du bâtiment. La même fonctionnaire m’accueille, cette fois avec un sourire rassurant et dans une tenue nettement moins uniforme que précédemment. Je réalise alors qu’en dehors de ses rondeurs marquées et de charmants débordements de chair, elle a de très beaux yeux, dans lesquels je découvre une troublante gourmandise. En d’autres circonstances, je pourrais ne pas être insensible cette forme de féminité…
Elle ne me laisse pas le temps de gamberger et me fait pénétrer dans le bâtiment. La jovialité dont elle fait preuve illumine son visage. Pas longtemps. La porte du couloir dans lequel nous nous trouvons se referme automatiquement, avant que ma guide ait le temps d’actionner l’interrupteur de lumière. Nous voilà plongés dans le noir.
Je l’entends tapoter contre la paroi. Elle semble aussi peu douée pour trouver l’interrupteur ce soir, que mon colis ce matin. Incertain sur l’avenir que réserve le comité de lecture à mes œuvres licencieuses, je prends mon mal en patience sans me manifester.
Tout le contraire de la dame, que je sens soudain très près de moi. Si près que son parfum, pourtant discret, stimule agréablement mes terminaisons olfactives et provoque d’inattendues réactions viriles. Elle se blottit maintenant contre moi. Glissant sa main le long de ma taille, elle passe sous mon pull et caresse mon ventre. Elle s’amuse à lécher mon torse, avant d’avancer son visage tout contre le mien. Quelques baisers furtifs suivent, jusqu’à ce qu’elle s’empare de mes lèvres.
Elle se détache de moi. Je la crois repartie à la recherche d’une source de lumière. Pourtant, les frottements et les légers bruits que je perçois ressemblent plus à ceux que font des vêtements qu’on retire. Bingo ! La diablesse est pratiquement nue lorsqu’elle vient reprendre place entre mes bras. Si c’est le prix à payer pour récupérer mes bouquins, qu’il soit fait selon sa volonté ! D’autant qu’elle a la peau particulièrement douce, et chaude. Et le contraste avec le tissu de ses dessous, qu’elle a la coquetterie de garder, est franchement bandant.
Pendant qu’elle me fait part de leurs émois de lectrices, elle ne cesse de me caresser, me palper, m’embrasser partout où elle trouve de la peau nue. Pour la première fois, je commence à m’inquiéter des conséquences possibles de la qualité de mon écriture sur ma résistance sexuelle, vu l’appétit dont cette admiratrice fait preuve. D’autant que le rai de lumière que je distingue de l’autre côté du local confirme que nous ne sommes pas seuls. Ce n’est rien de fantasmer, encore faut-il assurer le service après lecture. Personne ne m’avait prévenu.
Ce disant, elle prend mes mains et les pose sur ses seins.
Je commence à prendre goût à cette forme de vengeance, et m’empare de tout ce qu’elle glisse sous mes mains. Puis sous mes lèvres. Lorsque je m’attarde trop longuement sur l’une ou l’autre partie de son anatomie, elle me pousse à découvrir d’autres territoires.
Sa truculence me libère de mes dernières inhibitions. Je lâche la bride à mon envie de mélanger mon corps au sien, de jouir de ses caresses, de plonger entre ses cuisses, d’étouffer sous ses interminables baisers, de masser à pleines mains ses seins lourds, de téter ses pointes que je sens bien raides au travers du tissu de son ample soutien-gorge. Loin d’être effarouchée, elle anticipe mes gestes, me provoque, m’excite, juste pour la satisfaction de me sentir bander, et donc lui porter attention.
Entre ses mains, je suis comme le valet de pique face à la dame de cul. Je crois avoir quelques bonnes cartes dans mon jeu, mais là, c’est elle qui a les atouts en main. Mes atouts, et bien en main. Ce qui ne l’empêche pas de réduire la voilure lorsqu’elle me sent prêt à succomber à son enthousiasme sensuel. Elle se fait alors plus douce, plus câline, plus subtilement caressante. Ses lèvres contre mon cou, elle murmure que nous sommes attendus de l’autre côté de la porte et qu’il est temps de nous calmer.
Elle me fait taire d’un baiser goulu. Puis elle ouvre la porte et me pousse dans la pièce où nous attend effectivement une de ses collègues. Celle-ci se tient derrière une table sur laquelle se trouvent plusieurs colis éventrés. Suivant ce qu’elle a entendu de nos ébats, et surtout, suivant la nature de ce qu’elle vient de lire, elle doit être au moins aussi excitée que nous.
D’une voix néanmoins parfaitement contenue, elle m’invite à m’asseoir en face d’elle. C’est une belle femme, dans la quarantaine épanouie, mince, élégamment habillée d’un costume strict, qui met son corps en valeur. Pour faire bonne impression, je m’applique à ne contempler que ses yeux sombres. Elle en profite pour darder un regard qui me va droit au fond du ventre. En décodé, si je te veux, je te prends. D’ailleurs, tu sais quoi ? Je te veux, et c’est tout de suite !
Sauf que je vois mal Corinne, ma guichetière, passer son tour sans moufter. Elles doivent avoir mis un truc au point pour éviter les jalousies et les frustrations, un jeu dont je vais être le gage, ou quelque chose du genre. Avec en prime ce soir, l’espoir de la célébrité que devrait leur assurer ma prochaine publication.
Elle me tend quelques feuilles de papier et me donne moins d’une heure pour écrire une nouvelle érotique qui pimente leur train-train administratif. Si je suis bon, elles me feront partager leur émoi. Sinon, elles me jetteront dehors, avec ou sans mes bouquins, suivant leur humeur.
La tâche me semble soudain aussi vaste que leurs tours de poitrine. D’autant que, pour compliquer l’affaire, elles m’imposent d’inclure dans mon récit trois objets posés sur le bureau.
Encore échauffé par ce que Corinne m’a fait découvrir de ses charmes, je me mets immédiatement au travail. En peu de temps, je trouve un cadre à mon histoire, un fil rouge s’impose, des personnages prennent vie, les hasards de la vie les font se rencontrer, ils sont prêts pour des aventures excitantes. Malgré l’urgence, j’arrive à ficeler un truc crédible. Reste à placer les détails les plus chauds aux bons endroits, tout en incluant les accessoires imposés dans le cours naturel de l’aventure.
Entre temps, les deux copines se sont mises à la lecture des autres ouvrages licencieux. Elles commentent les passages les plus gratinés en pouffant de rire, n’hésitant pas à jouer l’une ou l’autre scène, pour en vérifier la faisabilité, comme elles le prétendent.
En réalité, ces jeux sont le prétexte à des frôlements et des attouchements de plus en plus explicites. La température monte de plusieurs degrés dans le local de tri. J’ai de plus en plus de peine à détourner le regard de ces deux femmes qui se dénudent et se caressent au gré de ce qu’elles découvrent dans les bouquins séquestrés. Lorsque mon attention pour leur manège faiblit, elles ajoutent des soupirs et des gémissements à leurs mignardises, tout en suivant du coin de l’œil l’effondrement de mon impassibilité. Au début, j’arrive tant bien que mal à cacher mon trouble et continue à écrire. Mais, plus mon excitation augmente, moins mon texte est cohérent. Sans parler du troisième objet érotique, pour lequel je manque cruellement d’imagination.
Les timbres placés sur les zones érogènes d’une jolie fille, puis décollés un à un par une langue masculine, ça c’est fait ! Je suis même assez fier de ma description du décolleur en pleine action, la queue aussi raide que la mienne à l’instant. Il faut dire que la Marianne 2013, version « femen, mais pas que », porte en elle le germe des pires dérapages (1). Quant au tampon oblitérateur solidement empoigné par une cinquantenaire désinhibée, c’est aussi fait (2). Reste une petite lampe à UV sur laquelle je sèche. D’autant que, stimulé par les deux nanas, j’ai déjà amplement dépassé le quota de volupté habituel dans une nouvelle érotique de vingt mille signes. Impossible d’ajouter la moindre éjaculation, ou la plus petite coulée de mouille sans tomber dans la pornographie, ce que je dois éviter à tout prix.
Plus le temps passe, plus une folle envie de me joindre aux fonctionnaires lubriques me crispe le ventre, malgré l’inexorable approche du délai de remise de ma copie. C’est là que réside la perfidie de leur punition. Vu ce qu’elles m’imposent de contempler, c’est imparable. Elles perçoivent d’ailleurs rapidement la baisse d’intensité dans mon travail. C’est le moment qu’attendait Brigitte, dont la blouse est largement dégrafée, pour s’approcher de moi les yeux brillants d’envie. Je craque et tends les mains vers elle. Damnation, juste avant que j’arrive à m’emparer de ses seins, elle recule et commence un affolant strip-tease. À chaque pièce de vêtement qui tombe, elle approche de ma bouche ce qu’elle vient de libérer pour me le faire lécher. Mais seulement lécher, sous peine de prolongation de punition. Je déguste avec application les larges bouts de ses seins qui durcissent sous ma langue, j’humecte la fine peau de ses aisselles, tatoue son ventre de suçons écarlates, énerve de la langue le sillon de ses fesses.
Je voudrais tout toucher, tout goûter. Et des friandises, elle en a à offrir ! Des seins lourds, un cul d’enfer, des hanches parfaitement galbées J’embrasse à pleine bouche ce qui passe à ma portée. Je suce, je tète, je fais mouiller, je bande, je survire grave. M’interdisant toujours de la toucher, elle se caresse l’entrejambe pendant que je la parcours de baisers appuyés. Lorsque ma respiration a atteint le degré d’agitation désiré, elle s’agenouille devant moi et libère ma queue de sa prison de tissu. Elle commence par déposer de toutes petites caresses sur la pointe. Puis elle gobe goulûment mon nœud, qu’elle se met pomper comme une reine. Des lancées voluptueuses envahissent mon ventre. Après quelques lapements, elle fait glisser mon pieu violacé hors de sa bouche, pour mieux contempler la bête qui tressaute, tel un poisson hors de l’eau. Elle finit par plonger sa langue dans le méat qu’elle dilate à fond. La sensation, à mi-chemin entre douleur et volupté, est délirante.
Corinne ne laisse pas Brigitte seule avec son fantasme. Elle vient se blottir contre mon dos, les pointes de ses seins pressées contre ma peau. Je pousse mes mains sous ses fesses. Elle se tortille pour me permettre de mieux investir la place. De mon membre qu’elle tient bien en main, elle s’amuse à effleurer le visage de Brigitte. Pendant de longues minutes, les deux copines se jouent de moi, entretenant savamment mon excitation, sans jamais me faire perdre mes moyens. Pendant qu’en experte, Brigitte fait rouler mes boules entre ses doigts gluants de mouille, Corinne me caresse à pleines mains. Prisonnier de ces démons femelles, je commence à apprécier la lenteur de leurs attouchements, l’interminable prolongation de chaque sensation que leur maîtrise de l’art de baiser me permet de découvrir. Bienvenue dans le monde du plaisir durable…
Toutefois, malgré la satisfaction évidente que les femmes ont d’exciter un homme à leur merci, ce ne sont là que des préliminaires. En tant que mec, je suis un instrument de volupté, destiné à participer à quelque chose de plus intense. En tant qu’auteur, elles attendent de moi un chapitre gratiné de la petite histoire de La Poste. Il est temps de passer à autre chose. C’est ce que me fait comprendre Brigitte en interrompant soudain une caresse particulièrement agréable. Alors que Corinne continue de me combler, sa copine prend mon texte, malheureusement inachevé, s’allonge sur la table et commence la lecture, une main posée entre ses cuisses. On entre dans la littérature en prise directe avec la réalité. Je ne suis pas sûr que l’évaluation tourne à mon avantage.
Question de se lâcher, Brigitte est en bonne voie. Comme le pire des lecteurs en rut, elle se contente de survoler le texte à la recherche des épisodes troublants. Lorsqu’elle trouve ce qu’elle veut, elle lit à haute voix le détail de ce que font mes protagonistes, tout en mimant les caresses, les effleurements, les pénétrations, la montée de l’orgasme. Elle le joue si bien qu’elle finit par entrer dans un état second, une sorte de transe sensuelle que plus rien ne pourra interrompre. Chaque phrase est maintenant ponctuée de gémissements, de soupirs, de râles. La scène est fascinante, même si la dame ne se contente pas longtemps de littérature seule.
Le regard que me jette alors Brigitte en dit long sur ce qui m’attend. Tout son corps irradie de son envie de mâle, de l’impatience d’être malmenée, longuement, intensément, égoïstement. La décharge d’hormones qu’elle provoque ainsi en moi est particulièrement efficace. C’est une proie raide bandée que Corinne pousse vers l’autel du sacrifice sexuel.
Déjà, elle ouvre ses cuisses, s’offre sans pudeur. Vaillamment, je monte au front. Enfin, sur son flanc droit, pour être précis, où j’entreprends une manœuvre d’encerclement de ses seins, puis de son ventre. Je ne redoute pas le corps à corps, la lutte ultime dans sa tranchée, mais à vaincre sans péril, ne triomphe-t-on pas sans gloire ? Sauf que, ma gloire, elle s’en fout ! Elle veut ma bite, point barre. Les fioritures, au mieux, elle les prendra au dessert. Les narines dilatées, le ventre palpitant, les reins en feu, elle saisit mes hanches et me force à m’allonger sur elle. Corinne nous accompagne et nous encourage des mains et de la voix.
Je m’octroie un dernier instant de contemplation, de délicate sensualité à admirer ce que m’offre Brigitte, avant de la combler de ma virile impétuosité. Puis je glisse ma verge contre la fente de la belle, me préparant à écarter délicatement ses lèvres d’un coup de reins bien ajusté. C’est le moment que choisit Corinne pour intervenir. Bien qu’excitée par nos jeux, elle sait rester raisonnable et vient de réaliser qu’un accessoire essentiel manque à notre conjonction.
Brigitte exprime son dépit de manière particulièrement explicite et irrespectueuse à mon égard. Corinne vient à mon aide pour tenter de la calmer. Il en va sûrement de l’ambiance de travail des prochains quinze jours. Elle prend ma place entre les cuisses de sa collègue pour apaiser à grand coups de langue le feu dévorant qui la consume. J’en profite pour ramasser le tampon oblitérateur que je devais mentionner dans mon texte. Le manche est énorme et l’usage que Corinne en fait dépasse largement ce que j’avais osé imaginer. Supporter une telle fougue laisse supposer une grande habitude, voire un entraînement de niveau quasiment professionnel. Est-ce là la raison de la réduction des horaires d’ouverture des guichets ?
L’effet ne se fait heureusement pas attendre. Les cris et les râles de Brigitte s’intensifient à chaque va-et-vient, son visage se transforme en masque de jouissance. Elle se crispe, fait tanguer ses hanches pour enfouir le gode encore plus profondément. J’accompagne les gestes de Corinne par des caresses que j’espère excitantes. Brigitte est en sueur, tendue comme un arc. Finalement, elle se laisse aller, appuie ses hanches contre la table et ouvre les vannes d’un formidable orgasme. À chaque spasme, elle tressaille, se tord de plaisir, aspire le manche du tampon au fond de son ventre.
Une fois que tout est redevenu calme, ou à peu près, les deux filles ont un long conciliabule, à voix basse. Le comité ad hoc se prépare à rendre son verdict. Je tends déjà mon cou à la corde ou à la hache, comme il leur plaira… C’est Corinne qui met fin à mon attente.
Je n’ai plus un souvenir très précis de ce qui s’est alors passé. Je les vois s’approcher de moi, s’emparer de moi, pour finir par me faire partir en vrille avec une habileté inattendue. Rapidement, les premières giclées arrosent la seule feuille de mon texte qui n’a pas été déchirée pendant nos ébats. Deux ou trois autres suivent en rangs serrés, chacune plus voluptueuse que les précédentes. D’un geste gracieux, Corinne récolte la petite dernière, et en dépose une goutte derrière son oreille, comme une touche de parfum précieux. Quel hommage ! Je suis pardonné, à ce qu’il semble…
Tendrement, elle pose sa tête contre mon torse, en attendant que ma respiration se calme. Pendant ce temps, Brigitte sort d’un tiroir une plume à bec, comme on n’en trouve que dans les brocantes. Et à La Poste. Enfin, certaines postes… Elle la trempe dans une flaque de sperme et me la tend.
À ma grande surprise, une fois le local plongé dans le noir, ce que je viens d’écrire devient effectivement lisible sous la lumière UV.
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(1) http ://www.grapheine.com/divers/symbolique-de-marianne
(2) http ://mondephilatelique.blog.lemonde.fr/2013/08/24/marianne-et-la-jeunesse-un-souvenir-philatelique-peut-en-cacher-un-autre/seance-dobliteration-des-souvenirs-a-lelysee-2/
(3) http ://www.timbres-barres-phosphorescentes.fr/