| n° 15884 | Fiche technique | 29298 caractères | 29298Temps de lecture estimé : 17 mn | 01/11/13 corrigé 10/06/21 |
| Résumé: Mon patron est un homme de pouvoir. J'ai paradoxalement accepté de lui céder pour mieux lui résister. Mais je découvre en lui un personnage plus complexe que je ne l'imaginais. J'en ai eu une nouvelle preuve au cours d'un voyage en train... | ||||
| Critères: ffh hplusag frousses inconnu collègues travail train fsoumise hsoumis fdomine hdomine ffontaine fellation fdanus fsodo jouet sm confession | ||||
| Auteur : Choderlos Envoi mini-message | ||||
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Résumé des épisodes précédents :
Je travaille dans la haute finance pour un patron brillant et fascinant qui a pour habitude de soumettre ses employées à ses jeux les plus crus. La règle est claire dès l’embauche, et le salaire accordé est tout simplement hallucinant. Celles qui l’acceptent le font, croyais-je alors, pour l’argent. Moi, je me soumets car je veux parvenir à le dominer. Paradoxal ? Pas dans ma logique.
Un dimanche entièrement libre, sans dossier à boucler, sans visite familiale, sans enculade patronale, sans obligation d’aucune sorte. Je savoure ce no man’s land de mon emploi du temps en m’offrant le plus luxueux des plaisirs : je me prépare un bain. Un moment voluptueux. Je déploie une nappe sonore, un opéra de Purcell, je me sers un joli verre de porto vintage Dows 1987, je baisse la lumière au variateur de la salle de bains, et surtout, surtout, je fais couler l’eau sur un liquide ambré aux fragrances de cannelle qui fait une mousse d’enfer.
Je laisse tomber le long tee-shirt dans lequel je viens de passer la nuit et je me contemple dans les glaces qui couvrent toute la surface des murs de ma salle de bains. J’en fais des tonnes, comme si une caméra me filmait. Je suis une star, inaccessible et lointaine, montant les marches du palais des festivals à Cannes. Léa Lomont sous les salves crépitantes des paparazzi. J’aime me voir sous tous les angles. Mes pieds sont bien cambrés, mes mollets impeccablement dessinés. Mon regard remonte vers mes cuisses, longues et fermes. Impeccable. Mon sexe bombé se découpe comme un abricot lisse et fendu, tout juste surmonté d’un symbolique ticket de métro noir, un centimètre de large sur trois de hauteur. Mon esthéticienne veille chaque semaine à son immuable régularité, tout comme elle me débarrasse du reste de ma pilosité. J’ai toujours été maniaque sur ce point, je ne suis à l’aise que parfaitement épilée.
Mon contrôle se poursuit. Le ventre est toujours plat. Des abdos très discrets, mais mon heure quotidienne d’exercice leur garantit une excellente réactivité. Mes seins ne sont pas gros, ils sont juste… parfaits. Oui, je manque de modestie. Mais je n’en vois pas l’utilité. La modestie est une mauvaise excuse pour les faibles. Je suis très belle et je m’aime comme ça, il serait ridicule de ma part de prétendre le contraire. Une longue chevelure noire tombe presque jusqu’à mes reins : des années d’attention qui ont épuisé coiffeuses et carte bleue. Je cultive sur mon visage un faux air eurasien énigmatique. Même si certains pourraient être rebutés par sa froideur, je sais l’effacer d’un beau sourire lorsque c’est nécessaire.
En tordant un peu le cou, je peux voir mes fesses, deux petites pommes rondes, mises en valeur par une belle cambrure. Je suis impitoyable avec moi-même, je ne m’accorde aucun défaut. Et lorsque j’en trouve un, je mets tout en œuvre pour le corriger, à grand renfort d’heures en salle de gym. Je m’y inflige de pénibles tortures sur des appareils abscons, jusqu’à totale disparition du moindre bourrelet. Aujourd’hui mon inspection me satisfait pleinement. Je me laisse glisser dans la mousse avec indolence. Je ferme les yeux et repense à la semaine qui vient de s’écouler.
Les surprises avaient commencé dès lundi matin. Quand je suis entrée dans le bureau de Jean-Yves Varmois, mon boss, j’eus la surprise de constater qu’il n’était pas seul. À quatre pattes sur la table basse était exposée Emma Verdini, notre rousse et pulpeuse directrice de la communication. Sans aller jusqu’à dire que c’était déjà une copine, nous avions sympathisé et depuis ma récente arrivée dans la boîte je m’entendais bien avec elle. Drôle et vive, toujours enjouée, elle a la pêche du matin au soir, une qualité précieuse. Nous n’avions jamais évoqué ensemble les petites manies de notre patron, mais je me doutais qu’elle était inévitablement partie prenante de ses jeux. De toute façon, Varmois n’avait recruté que des filles, toutes jolies, et j’étais bien placée pour connaître son dernier critère de sélection. Je dis bien son dernier critère car il était évident qu’aucune de ses collaboratrices n’était là pour de mauvaises raisons : chacune d’entre nous, à son niveau, de la petite secrétaire-comptable à la DRH, possédait avant tout une compétence professionnelle irréprochable. Si Varmois se permettait d’offrir des salaires incroyables, c’est que la boîte gagnait énormément d’argent. Grâce à son génie, bien sûr, mais aussi à l’efficacité de notre boulot.
J’avais du mal à détacher mes yeux d’Emma. Cette belle femme ayant largement dépassé la trentaine ne portait qu’une tenue aussi laide que succincte de pute des années 80. Soutien-gorge rouge à balconnets d’où étaient sortis deux gros seins piqués de taches de rousseur, bas blancs et porte-jarretelles rouges, escarpins rouges à talons aiguille, et l’indispensable et gerbeux collier de perles. Des cordelettes passées autour des chevilles et des poignets l’attachaient aux quatre pieds de la table basse.
Elle portait un gode-ceinture, mais d’une façon plutôt inhabituelle : le sexe de latex souple, de taille raisonnable, était entièrement enfoncé dans sa bouche et les lanières étaient refermées sur l’arrière de sa tête. Pas très pratique pour respirer, j’imagine. Une petite culotte, rouge bien entendu, était chiffonnée au milieu de son dos cambré. Le reste de ses vêtements, eux d’un goût irréprochable, était soigneusement plié sur le fauteuil destiné aux visiteurs. Ses fesses généreuses étaient tendues vers l’arrière et il en sortait, incongrue, une grosse queue de cheval en fibre synthétique. En réalité l’élément visible d’un plug sans doute énorme puisque sa partie étroite enserrée par le muscle anal distendait déjà Emma de plusieurs centimètres.
L’ensemble était ridicule, humiliant et pathétique, et pourtant, les yeux clos, la belle rousse ronronnait comme un petit chat, flottant sur un nuage d’émois. Varmois était assis derrière son bureau et travaillait nonchalamment, portant autant d’attention à la directrice de la communication qu’à un pot de fleurs.
Il fit glisser sur son bureau un petit dossier que je pris. Je restais fascinée par l’image de l’anus distendu d’Emma Verdini et me dis qu’elle avait dû en sentir passer, des queues, dans ce trou qui n’était plus si petit.
Il exposait Emma devant moi, me convoquait pour que je le constate, et me renvoyait. Pourtant cette mise en scène m’était destinée, j’en étais convaincue. Qu’avait-il en tête exactement ? Me montrer à quel point ma soumission était encore superficielle ? Trop trivial. Me frustrer ? Trop évident. Comme toujours, Varmois semblait difficile à cerner. Mais moi aussi je pouvais être joueuse. Il m’avait demandé de partir, j’étais tentée de faire l’inverse. À moins que ce fût ce qu’il attendait. Je cédai malgré tout à mon impulsion.
Je me suis approchée de la table basse, par derrière. Emma ne pouvait pas me voir, immobilisée comme elle l’était. Elle ronronnait toujours, manifestement bloquée à un rien de l’orgasme, incapable de pouvoir se satisfaire. Je la contemplai. Une excitation nouvelle montait : j’étais à la fois moi et elle. Je me projetais en femelle écartelée et frustrée, en même temps que je jouissais de l’avoir à ma disposition. Je laissai doucement courir mes mains sur ses somptueuses fesses laiteuses en un frôlement presque imperceptible. Elle tressaillit, se tendant, cherchant un contact plus franc.
Écartant un peu la queue de cheval qui sortait de son derrière, je me faufilai entre ses cuisses et attrapai à pleine main sa motte, la comprimant comme je l’aurais fait d’une paire de couilles. Je serrai. Elle exhala un feulement surpris et plusieurs spasmes la secouèrent. Elle jouit violemment, longuement, trempant mes doigts qui ne lâchaient pas prise. Je fus étonnée d’une réaction si rapide et si brutale. C’était troublant, très excitant. Je venais d’amener une femme à l’orgasme. Enfin, je devais tout de même reconnaître que je n’étais responsable que du dernier pas le long d’un chemin tracé par Varmois. Malgré tout, je ressentais une exultation profonde, une satisfaction jusque-là inconnue.
Je contemplai ma main trempée. Et je ne sais pas ce qui m’a pris, je me suis dirigée derrière le bureau de mon patron et ai tendu la main détrempée devant les lèvres de l’homme qui m’enculait chaque jour. Sans cesser de taper sur le clavier de son ordi, il a léché chacun de mes doigts. Nos regards ne se sont pas croisés. Je suis sortie du bureau, sidérée de ma propre audace autant que de sa réaction. Varmois s’avérait chaque jour un homme plus complexe que je ne l’aurais imaginé.
Mardi matin, la campagne picarde défilait au travers des fenêtres du Thalys à trois quarts vide. Nous étions assis face à face, Varmois finissait de relire les notes que je lui avais préparées. Il rajoutait quelques mots au stylo à droite et à gauche, mais semblait plutôt satisfait. Il rassembla les feuillets qu’il me tendit, pour que je les range dans sa sacoche.
Je tiquai. J’avais accepté en toute connaissance de cause la relation avec Varmois, mais jamais il n’avait été question d’y mêler un autre homme.
« Bien sûr. Bien sûr… » Pourquoi avais-je posé la question ? Pour Jean-Yves Varmois, telle était ma fonction. Mon essence. Je suis un cul. Je le fixai froidement par-dessus mes lunettes.
Il décocha un sourire franchement amusé.
Il se carra en arrière dans le fauteuil confortable et resta silencieux un instant. Je pensais qu’il cherchait ses mots. Pas son genre, pourtant. Je ne le compris qu’après, c’était à dessein qu’il avait un peu attendu. Dans mon dos arrivait l’hôtesse chargée du service à la place, une très mince brunette aux cheveux courts sanglée dans son petit uniforme, ni jolie ni vilaine, juste quelconque. Il attendit qu’elle soit à portée de voix et c’est avec délectation qu’il commença son explication.
La serveuse attendait, n’osant l’interrompre, pour noter notre commande. Elle avait pris notre conversation en cours et sa nature intime l’avait clairement mise mal à l’aise. Elle profita de la brève pause pour lancer aimablement son habituelle phrase d’accueil, sans se rendre compte que c’était ce qu’attendait Varmois.
Il lui adressa un immense sourire séducteur, laissant planer un silence qui sous-entendait que oui, quelque chose pouvait lui faire plaisir… Et il reprit son explication, lançant calmement les mots les plus crus. La serveuse n’osait s’éloigner, mais elle avait clairement envie d’être ailleurs, très loin.
Il n’avait cessé de fixer la serveuse avec son plus grand sourire charmeur.
Je crus que la fille allait tomber dans les pommes. Elle était écarlate, bafouillant. Elle se raccrocha aux conventions rituelles de sa fonction.
La serveuse s’éloigna, complètement décontenancée. On aurait cru les trois petits cochons qui venaient d’échapper au grand méchant loup. Varmois s’amusait, je le ramenai vers le cœur de notre conversation.
La serveuse revenait, porteuse de deux petits plateaux de plastique. Sur chacun tremblotait un verre de jus d’orange, un croissant, un petit pain, une petite plaquette de beurre et un mini pot de confiture. Et deux gobelets de thé. Non, je ne le croyais pas ! Deux thés ! Il avait réussi à convaincre la fille, qui semblait pourtant si prude !
Il lui rendait la petite plaquette de beurre. La fille, rouge de confusion, ne dit rien, salua rapidement d’un hochement de tête et disparut au bout du wagon. Je fixai Varmois d’un regard dur. Sans élever la voix, je laissai filtrer un mépris désabusé.
Sa voix basse et posée restait imperturbablement amusée. Il rajustait sa chemise, s’apprêtant à se lever.
Il s’était levé. Sa braguette était à hauteur de mon visage, et je savais qu’il faisait exprès de s’en tenir près pour me troubler. Déjà conditionné par ce qui l’attendait dans les toilettes, il bandait manifestement, la toile de son costume italien formait une bosse oblongue jusqu’à la ceinture. Il se pencha et se rapprocha encore de mon visage, fouillant à dessein dans sa veste posée en hauteur sur le rail à bagages.
Il avait en partie raison, et j’en détestai l’idée. En partie seulement car je n’avais jamais considéré, dans cette histoire, l’argent comme une excuse. Ce que je voulais, c’était prouver que je pouvais aussi être forte que lui au jeu de la domination. Mais au fond, je refusais d’admettre le plaisir que j’y prenais, alors que lui ne cachait pas le sien.
Je le suivis vers le bout du wagon, en direction des commodités adaptées aux handicapés. Je compris tout de suite son choix : plus de place, des barres auxquelles se tenir. La serveuse était sur la plate-forme. Elle devait être surprise de nous voir tous les deux, mais ne le montra pas. Nous pénétrâmes dans des toilettes pas si exiguës que ça et très propres. Les avantages de la première classe. Elle vérifia que personne n’était en vue et nous rejoignit.
Lorsqu’elle entra, Varmois avait déjà libéré sa queue épaisse. La fille ne tiqua pas. Je refermai la porte derrière elle. Click. Nous étions bien entendu très à l’étroit, les corps ne pouvaient éviter de se toucher. Elle semblait réaliser maintenant seulement l’incongruité de la situation. Elle, dans son petit uniforme de serveuse, un bel homme élégant la bite à l’air, une grande brune à lunettes à l’air froid et lointain.
Varmois avait glissé deux billets de cinq cent euros dans sa poche. Ignorant la jeune fille, il me tourna visage face à la glace et remonta ma jupe. Mon string descendit jusqu’à mi cuisses, il cracha sur ses doigts. Je ne m’étais pas lubrifié ce jour-là mais ce fut suffisant pour que son majeur et son index réunis se frayent un chemin dans mon fondement. Je me cambrai pour lui faciliter la tâche. Il présenta son gland, l’enduisit de salive et poussa. Ma rondelle s’ouvrit docilement, et je le sentis m’emplir. « L’arrière train-train quotidien… » me dis-je, pas très fière de ma vanne. Dans le miroir, je pouvais voir Varmois qui me regardait, et la serveuse fascinée par cette bite qui fourrageait dans mon cul. Elle releva la tête, un peu perdue. Sortie de son contexte professionnel, elle n’avait plus la voix policée d’une hôtesse et un soupçon de vulgarité pointait sous un léger accent méridional.
La serveuse eut l’air décontenancé. Elle me regardait prendre les coups de boutoir et ne faisait pas mine d’ouvrir la porte. Je compris que le spectacle l’excitait. Son souffle devenait court. Décidément, Varmois était très fort. Et d’un coup elle explosa dans une bordée de trivialité qui me laissa pantoise.
Un immense sourire vainqueur fendit le visage de mon patron. Il me lança un regard qui me donna envie de le gifler. J’étais sidérée. Il avait eu raison, il ne s’était pas trompé sur la petite brune. Elle avait accepté de le rejoindre, prétextant en elle-même qu’elle le faisait pour l’argent. Lorsqu’il lui avait proposé de tout garder sans contrepartie, elle avait été perdue. Mais finalement elle avait renoncé à sa pudeur et exprimé un désir réel. Étais-je, au fond, comme elle ?
Varmois avait déculé et se tournait vers la petite brune. Elle s’assit sur les toilettes refermées et commença à le lécher, le suçoter, comme une affamée. J’ignorais qu’une fille puisse à ce point se lâcher sans se soucier de son image.
Deux fois qu’elle le traitait de vieux, du haut de ses dix-neuf ou vingt ans. Je souris intérieurement « Prends toujours ça dans la gueule, mon… vieux ! ». Mon patron ne sembla pas s’en offusquer. Debout, il redressa la fille qui s’accrocha des deux bras autour de son cou et, après avoir remonté sa longue jupe d’uniforme, la souleva face à lui en l’attrapant sous les cuisses. Facile, cette brindille ne devait pas faire plus de quarante-cinq kilos. Il lui fit poser un pied sur la barre d’aide aux handicapés et cala l’autre dans le lavabo. Il était un mât autour duquel elle s’agrippait, jambes écartées. J’avais été obligée de passer derrière la fille.
Je ne mis pas longtemps à retrouver la petite plaquette dans son emballage froissé. Assise à mon tour sur la cuvette refermée, j’avais le visage à hauteur du cul de la serveuse, moulé dans un tanga orange fluo. La queue de mon patron était à l’horizontale, coincée entre les jambes de la fille. Je repoussai le tissu et dégageai une chatte modérément fournie et un joli trou du cul qui, de toute évidence, avait déjà bien servi. « Toutes les filles pratiquent donc la sodomie ? Suis-je la seule à m’être si longtemps abstenue de cette pratique ? »
Je déposai une noisette de beurre sur l’anus frémissant et étalai le reste sur la queue de Varmois que j’amenai dans la position idoine. La fille rapprocha son bassin de mon patron pour faciliter l’angle d’entrée, collant sa chatte contre lui, et c’est elle qui poussa pour s’empaler largement. Elle grognait.
Si j’avais été un mec, je crois que ce genre de phrase m’aurait fait débander direct. Pourtant Jean-Yves Varmois ne perdait rien de sa vigueur, bien au contraire. Maintenant solidement la fille face à lui, toujours debout, il la faisait monter et descendre sur sa queue tendue, régulièrement et profondément, à quelques centimètres de mon visage. Je voyais la solide hampe de chair coulisser jusqu’aux couilles dans le petit cul, et j’éprouvais une curieuse satisfaction. Pas d’excitation ni de désir, juste… le sentiment du devoir accompli. Qu’est-ce qui me prenait ? C’était affreux, ma réaction était celle d’une fille parfaitement soumise et attentive aux désirs de son maître ! Irritée, je détournai le regard vers la vitre opalescente qui ne laissait voir de l’extérieur que des masses sombres ou lumineuses.
Pourtant, là, maintenant, dans mon bain, bercée tant par le porto que par l’air du Poète Ivre de la Fairy Queen de Purcell, je me masturbe en repensant à ce moment. Ma main court sur ma vulve, je tourne autour de mon petit bouton en imaginant ce que je n’ai pas fait. J’aurais pu, en penchant un peu le visage, lécher les bourses de Varmois, les prendre dans la bouche. Je n’ai pas voulu me l’avouer, mais j’en mourais d’envie. Remonter sous la base de sa queue avec ma langue, suivre de la pointe le long de chaque veine, passer de sa chair tendue à l’anneau distendu. Mes lèvres sur le pourtour de l’anus de cette serveuse vulgaire, ma salive enduisant la large bite…
Ces images me rendent folle, mes doigts s’agitent avec plus de violence. Mais ça ne suffit pas. Je dévisse le pommeau du flexible de douche et ouvre l’eau en grand. Je me redresse et dirige le jet puissant sur mon clitoris. L’orgasme est là, monstrueux, presque à ma portée, comme un orage sur le point d’éclater. Mais contrairement à d’habitude je ne l’atteins pas. Je tremble de frustration et laisse mes mains agir seules. Je m’interdis de réfléchir. J’attrape une bouteille oblongue et fuselée de bain moussant et la fais lentement pénétrer dans mon anus. Aidée par l’eau savonnée, elle glisse aisément. J’ai le cul rempli. C’est ce qui me manquait. Varmois a gagné, il a fait de moi une adepte de Sodome. Mes doigts reviennent sur mon clitoris. De petits spasmes me secouent, et la tempête explose, d’une brutalité inouïe. Je jouis en hurlant une note aigue que Purcell n’a jamais écrite.
La suite du voyage à Bruxelles ? Je l’ai trouvée distrayante. Mon patron a eu la surprise de découvrir que la petite serveuse qu’il enculait était une femme fontaine. Or il la tenait dans ses bras, face à lui. Lorsqu’elle a joui avec des grognements rauques, elle l’a aspergé de nombreux jets puissants. Il est arrivé au congrès dans une chemise et un costume trempés, d’assez mauvaise humeur. Le déjeuner avec Dewael s’est déroulé dans une ambiance morose, et il n’a pas été évoqué l’idée que je m’éclipsasse avec ce monsieur. Mon patron a parlé devant deux cents personnes avec une chemise humide et un pantalon constellé de taches blanchâtres. Je l’ai assuré que ça ne se voyait pas du tout, bien que l’assistance ricanât.
Nous sommes rentrés par le Thalys du soir où les plateaux repas nous ont été servis par un grand Black d’une exquise politesse. Lorsque j’ai demandé à Varmois s’il était tenté de renouveler son expérience avec le personnel de bord, il a enfin daigné sourire.