| n° 15864 | Fiche technique | 16466 caractères | 16466Temps de lecture estimé : 10 mn | 25/10/13 |
| Résumé: Après la colo, Nathalie se repose sur les bords de la mer Egée. | ||||
| Critères: f ff vacances plage voir exhib cunnilingu anulingus 69 | ||||
| Auteur : Kitty Lévine Envoi mini-message | ||||
| DEBUT de la série | Série : Après la colo Chapitre 01 / 04 | Épisode suivant |
Elle est arrivée sans bruit derrière moi. J’ai ressenti son ombre qui m’a caché le soleil un instant, et elle a posé sur le sable sa petite robe sous laquelle il n’y avait rien. Le contre-jour m’empêchait de distinguer correctement son anatomie, mais ses formes m’ont tout de suite procuré un je ne sais quoi dans le bas-ventre qui me rappelait quelque chose…
Il y a encore une semaine, je découvrais un monde de sensualité dans les bras de Corinne et d’Héloïse, un début de perversité dans ceux de Sylvie, et l’abandon dans les bras de certains garçons qui n’étaient que de jolies couleurs dans la palette de ce qui m’arrivait.
Elle s’est appuyée d’une main contre un rocher comme si c’était une barre de danse et a commencé à faire des assouplissements divers. Je voyais son corps assombri par la lumière qui éclairait, en fond, une plage rehaussée d’une mer d’un bleu intense. Tantôt je voyais un pied remonter dans le bleu, tantôt la courbe d’une fesse, celle d’un sein léger, aussi léger que l’était sa grâce à se mouvoir dans l’espace. Mais qu’est-ce qu’elle faisait là ?
Cela faisait quelques jours que je farnientais dans cette crique du fond d’Hydra, île de la mer Égée, où les touristes de passage ne s’aventuraient pas de peur de ne pas retrouver leur bateau pour rentrer à Athènes le soir. Jamais personne. Si bien que j’avais fini par venir chaque jour et prendre mes aises avec mes tenues de plage qui se réduisaient finalement au minimum, c’est-à-dire rien !
J’adorais mon abandon au soleil, à la nature et à la mer qui me reluquait depuis plusieurs jours en me disant « Viens ! ». Et chaque jour, esclave de Poséidon, je passais de la plage à la mer, de la mer à la plage. Le reste du temps, à l’ombre d’un parasol indispensable pour ne pas mourir desséchée, je lisais et je repensais à mes semaines de colo et à tout ce qui s’y était passé (là, je suis obligée, comme dans Tintin, de dire : « Voir épisodes précédents intitulés La colo. » !). Autant dire que cela finissait par me liquéfier, et plus d’une fois mes mains apaisèrent mes sens après avoir vérifié qu’il n’y avait personne que cela puisse gêner. Or, il n’y avait justement jamais personne !
Une fois, je me suis livrée à mille plaisirs en me baignant avec le gilet de sauvetage que j’avais trouvé dans la location et qui me servait d’oreiller. Flottant dans une eau à presque température du corps, je me livrai à tous les attouchements que me permettait cet état libre, une main glissant le long de mon ventre, l’autre dans mon dos, et chacune trouvant un orifice accueillant qui me faisait vibrer tant je les explorais. Je découvrais à ce moment la masturbation anale que je n’avais pas encore tentée. Mais les souvenirs d’autres doigts, de sexes tendus et de bouches qui s’étaient aventurés là me donnèrent l’envie de partir dans ces explorations solitaires inconnues qui me firent découvrir des plaisirs dont seule j’avais le contrôle, seule au milieu de la mer, seule près de la plage, seule avec moi, seule avec mon plaisir.
Seulement voilà, elle était arrivée !
Je m’assis pour lire mais en fait, grâce à mes lunettes de soleil, je pouvais la reluquer sans en avoir l’air. Je n’avais jamais pensé combien une danseuse nue pouvait s’offrir aux regards. Je dis « danseuse », car ses grands écarts avec un pied devant le visage, ses mouvements gracieux, le maintien de son cou ne me laissaient aucun doute.
Elle devait avoir mon âge, et semblait légère comme une plume. Assise, je la voyais telle qu’elle était sans artifices de lumière ; bronzée par Apollon, mais très uniformément, ce qui ne faisait pas de doute sur le temps qu’elle passait nue au soleil. Sa peau semblait d’une douceur sucrée, ses seins – dont les bouts étaient dressés – étaient délicats, ses fesses suffisamment rebondies pour qu’on ait envie d’y mettre une main, juste pour en savourer la courbe.
Les jambes écartées, son frêle buisson sombre chapeautant le compas de ses jambes, elle se livra à quelques étirements des bras en arrière, faisant ressortir ses côtes mais pas trop, et permettant à ses seins de s’avancer plus que de coutume vers l’avant. Ils étaient parfaits, ces petits seins : des aréoles pas trop larges, pas trop colorées, des tétons bien moulés dans l’espace, offrant des formes avec lesquelles peu d’entre nous peuvent rivaliser, les deux collines de ces trésors se rejoignant en une vallée signant une œuvre de la nature. Vision d’extase, mais aussi éphémère car elle changea de position aussitôt.
Moi impassible faisant semblant de lire, je profitais, je me délectais et je sentais à quel point tout ceci ne me laissait pas indifférente. Puis elle se pencha en arrière jusqu’à ce que ses mains touchent le sol, la chevelure balayant le sable, et ses seins disparus de ma vue laissant place à son minou mi-exposé, mi-caché. Je hasardai un regard sur ses pieds, dont les doigts étaient légèrement écartés, tout mignons et brillants du quartz de la plage. Au loin, quelques petites vagues blanches donnaient l’impression de l’éternité. Après un rétablissement dont je ne pouvais comprendre l’équilibre, elle s’assit sur le sol en me fixant. Je n’en doutais plus : elle n’était pas venue pour s’entraîner seule, mais avec moi, avec une spectatrice. Mais entre le spectacle et l’exhibition, il n’y avait qu’un pas qu’à mon avis elle avait franchi avant même de venir s’installer si près de moi sur cette plage vide où mon parasol jaune signalait la présence d’une fille à poil. Était-ce cela ?
Ses mains prirent ses pieds repliés et elle tendit les jambes, les yeux fermés, les mains agrippant les pouces des pieds. Elle resta dans cette position quelques secondes, en équilibre sur ses fesses, son trésor fièrement exhibé et qui semblait quelque peu humide. Puis, basculant en arrière, elle m’offrit la vue de son étoile un court instant avant de basculer complètement et de se retrouver avec les pieds au sol de l’autre côté. La magie de ces moments est difficile à raconter dans cette gymnastique improbable, mais l’effet sur ma libido fit que je me lâchai, une main nonchalamment posée sur ma jambe, sous mon livre, et qui partit soulager quelque peu ma tension par quelques attouchements discrets et tellement bienfaiteurs.
Puis ses jambes firent un balancier et touchèrent le sol, toujours soutenues par ses mains. Et elle resta là, immobile, le cul en l’air. Je profitai qu’elle ne pouvait me voir pour intensifier le mouvement de mon index qui me fit vibrer, tant par le geste que par mon excitation. J’étais excitée par son exhibition et en même temps par la mienne car elle ne pouvait me voir mais…
Petit à petit, durant l’éternité qui dura quelques dizaines de secondes, je me lâchai. Je laissai mon livre, écartai une jambe et je me caressai frénétiquement.
Un signal d’alarme, juste le tressaillement d’un muscle, me fit arrêter mon geste et refermer mes jambes. Mais mon livre n’était plus là pour cacher ma main emprisonnée entre mes cuisses fermées.
Je donnais le change en posant mes lunettes de soleil, le regrettant presque aussitôt : je ne peux plus espionner, je regarde !
Elle s’était redressée par une succession d’équilibres que je ne comprenais pas et elle pivota, m’offrant de nouveau la vue de son cul, son petit cul de danseuse bien rebondi. Elle entama alors une succession d’adages tout aussi sensuels les uns que les autres.
Pendant ce temps-là, interrompue dans mon excitation, je me mis à réfléchir. Que m’arrivait-il encore ? Le mois dernier, non seulement d’avoir participé à diverses expériences sexuelles, j’étais tombée amoureuse de deux filles à la fois. Pas simple à gérer dans ma tête. Au point que cette petite semaine sur une île grecque m’aidait à mettre de l’ordre dans ma tête. Et voilà qu’une fille sortie de je ne sais où venait mettre son corps de muse sous mon nez alors que je bronzais, à poil sur une plage déserte ! J’avoue que je ne savais que penser de tout ceci. Le hasard ? Toujours était-il que mon corps réagissait. Je me rendais compte que j’étais affamée de sensations nouvelles. Que risquais-je ? Rien. Cette fille n’allait pas être choquée si j’allais plus loin devant elle. Et même, je m’en fichais !
Je dus fermer les yeux un instant, et lorsque je les rouvris, elle était assise en position du lotus, face à moi, fixant ma main, la sienne se dirigeant vers son bas-ventre, avec un petit sourire mutin. Instinctivement j’avais repris de douces caresses et mes jambes s’étaient naturellement rouvertes. Intérieurement, j’eus un instant de panique mais son geste apaisa mes appréhensions aussitôt. Du coup, sans me poser de question, je me mis à genoux, les jambes écartées, et commençai à m’exhiber, les deux mains occupées, l’une avec mon bouton, l’autre, munie de deux doigts inquisiteurs, entamaient un lent va-et-vient.
Elle me sourit plus franchement et entreprit de faire pareil, et c’est une masturbation en miroir qui entreprit de nous emmener, l’une et l’autre, vers une jouissance qui monta doucement avant d’éclater longuement dans des râles conjugués qui finirent par disparaître comme l’eau qui coule de la bouteille sur la plage.
« Que c’était bon ! » dis-je machinalement pour moi-même, la barrière des langues ne me donnant pas l’idée de lui parler. Je m’allongeai sur le dos pour reprendre un peu mes esprits, et je la vis se détendre doucement, s’approcher de moi – vue imprenable en contre-plongée – et s’allonger en chien de fusil, posant sa tête au creux de mes cuisses, son regard tourné vers moi.
C’est alors que j’entendis sa voix.
Je ne répondis pas tout de suite. Je ne m’attendais pas en plus à ce qu’on puisse se parler. C’est idiot après tout.
Elle me regarda et me sourit.
Elle pouffa.
Je jetai un œil malgré moi et réalisai effectivement que la maison là-haut sur la colline avait une vue plongeante sur la plage, mais qu’elle était assez loin.
Je lui fis remarquer que de là-bas, elle ne devait pas voir grand-chose.
Puis, avec un petit sourire, elle ajouta :
Je la regardai droit dans les yeux et réfléchis. « C’est quoi cette fille, cette inquisition ? » Mais dans ses yeux, je lus autre chose : nature, sans malice, saine. Je répondis finalement :
Je fis la moue.
Mais oui, tiens ? Quelle question ! J’avais des compagnons de jeux, mais je ne tenais pas à eux. En fait, Il y a mes deux amours : Corinne et Héloïse, et mes compagnons de jeux. Je regardais ses cheveux envahissant ma cuisse et son regard limpide…
À ce moment, souple et féline, se déplaçant come un nuage, elle se releva un peu puis m’enjamba, me laissant soudain la vision de son sexe et de son joli petit cul quasiment devant mon nez, et elle plaqua sa bouche sur mon minou. Surprise, je n’entrepris rien. En fait, c’était inéluctable depuis le début. Sa délicatesse me fit frissonner. J’imaginais qu’elle relevait ses cheveux pour me caresser avec. Puis je sentis son souffle, et doucement la chaleur de sa langue. J’étais bien. Petit à petit, je sentis arriver en moi ce moment où l’on s’aperçoit que le plaisir commence à naître. J’avais envie. Envie de mon plaisir, mais aussi envie de la sentir, la renifler, la posséder. Je réalisai que tout ceci était possible, et je posai mes mains sur ses reins, les caressant doucement, prenant possession des courbes de ses fesses. Puis j’appuyai un peu sur ce dos lisse et chaud afin qu’elle se laisse glisser sur mon visage, ce qu’elle fit doucement.
J’eus soudain son duvet sur ma bouche, et mon nez calé dans le sillon de ses fesses. Quel bonheur ! À ce moment, le monde extérieur n’existait plus, et je goûtais au fruit non défendu, légèrement acide, d’un parfum léger et envoûtant. Elle s’abandonna sur mon visage dans un frisson ; cherchant son petit bouton bien caché, je repris conscience qu’elle avait pris possession de mon intimité avec ses doigts qui investissaient progressivement mes deux orifices.
Alors ma bouche se déplaça jusqu’à trouver son petit trou, et ma langue s’insinua là, provoquant de nouvelles secousses de son corps, me sentant au creux de sa pudeur comme elle l’était avec un doigt au fond de la mienne. Je ne tardai pas à sentir la vague annonciatrice de l’abandon dans le plaisir me submerger et se répandre tout autour de mon corps. Loin de me laisser sur le rivage, je sentis que j’étais branchée sur son être et c’est d’une langue, de deux mains, de mes seins, mes jambes, mon sexe encore arrimé à son visage… que je la fis s’envoler dans une succession de gémissements d’une sensualité qui me touchèrent au point que je sentis quelques larmes venir.
Puis ce fut le calme. Je restai là sans bouger avec ce corps inerte posé sur le mien. Enfin, au bout d’un certain temps, elle tressaillit et se retrouva blottie dans mes bras. Et nous échangeâmes notre premier baiser, doux, doux, doux.
Peu après, elle me dit, tel le Petit Prince demandant un dessin :
Puis elle ajouta, mutine :
(à suivre)