| n° 15833 | Fiche technique | 50647 caractères | 50647Temps de lecture estimé : 29 mn | 09/10/13 |
| Résumé: Le grand détective Don Booth se retrouve à la campagne face à une étrange malédiction. | ||||
| Critères: f grp frousses collègues nympho grossexe bizarre neuneu voir exhib fmast facial fellation fist double partouze humour policier -policier | ||||
| Auteur : Yuri Netternich Envoi mini-message | ||||
| Collection : Don Booth |
Cassiopée était une charmante petite bourgade rurale située au milieu de nulle part ; une église, quelques maisons de taille modeste serrées autour de ce qui semblait être les deux seules rues ; une gare dans laquelle s’arrêtait parfois un train fantôme ; et des champs, des champs à perte de vue, à vous rendre allergique à la couleur verte, des champs à peine parsemés çà et là d’une ferme ou d’un silo à grain. Je m’attendais à voir le Géant Vert débarquer d’une seconde à l’autre pour me souhaiter la bienvenue…
Mais le quai de la petite gare restait désert alors que je faisais le pied de grue, attendant désespérément Cassidy.
La veille, un type m’avait appelé au bureau. Il avait une voix chaude et dure teintée d’une pointe d’accent, et m’avait demandé de venir ici, à Cassiopée, le genre de bled que l’on ne trouve même pas sur les cartes tant il est insignifiant. Ce Cassidy était propriétaire d’une ferme dans laquelle il élevait quelques vaches et cultivait le maïs, et il avait un problème. Bien évidemment, sinon il ne m’aurait pas appelé à la rescousse.
Je lui avais fait remarquer que j’étais détective privé et non pas expert agronome ou vétérinaire spécialiste en bovins, mais visiblement il s’en fichait éperdument et désirait au plus vite ma présence ici. Le montant du chèque qu’il me promettait avait très vite anéanti toute forme de résistance de ma part et j’étais venu par le premier train, ce qui n’avait pas été commode vu la faible fréquentation de la ligne de chemin de fer.
Karen, ma charmante assistante, était partie rendre visite à une vieille tante, je lui avais laissé un message afin de lui dire où j’étais et de lui rappeler que le frigo était vide…
Le train était reparti depuis dix minutes et je commençais à être particulièrement agacé. Cassidy m’avait pourtant bien dit qu’il m’accueillerait à la gare ! Je pris ma valise et me dirigeai vers le guichet, mais au lieu d’y trouver un employé, je n’y vis qu’une simple pancarte : «de retour dans 5 minutes ». Mes talents exacerbés d’observateur remarquèrent immédiatement la poussière accumulée sur l’affiche ainsi que l’araignée sagement installée au milieu de sa toile dans le coin supérieur gauche… Plutôt longues les cinq minutes…
C’est alors que j’entendis le bruit… un foutu vacarme à vrai dire, mélange de vieille mécanique rouillée, de hurlements stridents sortis de la gorge d’une harpie, de cris de bête qu’on égorge et de rave-party. Je compris qu’il s’agissait d’une voiture lorsque je vis arriver devant la gare un vieux tacot des années 1930, complètement rouillé et rapiécé de partout. Même ma vieille Ford aurait paru flambant neuve à côté. Le conducteur arrêta le moteur qui sembla pousser un râle de soulagement, arracha un dernier cri à la mécanique en tirant le frein à main, et sortit de la pièce de musée en se dirigeant vers moi.
C’était un vieux type qui boitait bas mais gardait un pas décidé. Il ressemblait à Popeye avec sa gueule burinée, son menton proéminent et sa pipe fumante coincée au coin de la bouche.
Il parlait avec un accent ahurissant, mélange italo-germano-polonais (ou quelque chose dans le genre) à tel point qu’au départ je ne compris même pas qu’il s’adressait à moi, et ce malgré les stages poussés de linguistique que j’avais suivis à une époque. Il arriva à ma hauteur et mes sinus se révulsèrent en sentant l’atroce odeur que dégageait sa pipe. À coup sûr ce n’était pas du tabac qu’il y avait dedans, mais je renonçai à déterminer la composition de la chose. Le Popeye local reprenait sa question :
Je regardai autour de moi : le quai de la gare était entièrement vide, même pas un oiseau…
Génial, Cassidy m’avait envoyé son chauffeur personnel… Quel honneur ! Sans plus attendre, Angus-Popeye attrapa ma petite valise et se dirigea vers la voiture. Je dus presser le pas pour me maintenir à sa hauteur, sa claudication et son âge ne l’empêchaient pas de marcher aussi vite qu’un businessman de Wall Street.
Je levai les yeux, le ciel était radieux…
Je renonçai à lui répondre et ouvris la porte du véhicule, ou plutôt j’essayai de l’ouvrir, car la poignée me resta dans la main. Je marmonnai un juron mais Angus ne sembla même pas voir le souci. Il fourra sans ménagement ma valise à l’arrière, monta derrière le volant, se tourna vers moi et me cria :
Et, depuis l’habitacle, avec sa jambe valide, il décocha un fabuleux coup de pied digne de Jean-Claude Van Damme dans la pauvre portière qui s’ouvrit dans un déchirement de tôle grippée. Je montai dans la bagnole et j’eus l’impression de pénétrer de plain-pied dans la préhistoire. Tous les musées de Chicago peuvent aller se rhabiller, parce que là je crois qu’il n’y a qu’une seule chose qui soit supérieure en matière de « trip historique » : se faire sodomiser par un tyrannosaure ! En plus de l’odeur de l’étrange substance qu’Angus mettait dans sa pipe, il y avait l’odeur de cuir moisi qui vous prenait au nez et vous donnait envie de gerber, les effluves de rouille et de vieille graisse, d’autres odeurs qu’il ne valait mieux pas définir. C’était sûr, cette voiture avait tout connu.
Angus actionna le démarreur en me faisant un sourire qui se voulait rassurant, mais quand le moteur démarra je ne pus faire autrement que de m’imaginer le sismographe de l’institut de géologie de Chicago en train de trembler. Nous partîmes enfin, après un long moment de cahots et de bruits d’échappement, à travers l’une des deux rues de Cassiopée. Angus faisait des embardées sans se soucier du sens de circulation, et nous passions de la gauche de la rue vers la droite de manière brutale.
Je renonçai à parler avec cet étrange personnage ; mon instinct me disait qu’il n’était pas parfaitement net…
Après une succession de bosses et de trous dont mon honorable fessier se souviendra longtemps, nous arrivâmes en vue d’une large bâtisse de deux étages qui devait être plus vieille que ma grand-mère. La peinture était tellement décrépie que je me mis à imaginer le pire pour mes honoraires, malgré le fait que je ne m’attache pas trop aux apparences comme vous le savez sûrement.
L’immonde automobile s’arrêta en pleurant devant la demeure et mon guide me gratifia d’un « C’ là, au fait j’ suis Angus, t’ Don c’ ça ? C’ssidy est là. Entre ! »
Je dus me meurtrir l’épaule contre la portière pour réussir à l’ouvrir, mais je me retrouvai enfin dehors et entrai dans la pénombre de la demeure.
Lorsque je dis « pénombre », le mot est faible car on n’y voyait absolument rien, à croire que l’architecte avait oublié d’inclure les fenêtres dans le plan de construction et que le proprio n’avait pas payé sa facture électricité…
L’écho de ma voix résonna lugubrement contre les murs centenaires. Le silence était aussi pesant que le cul d’un rhinocéros et je me remis à appeler pour le briser.
Je suivis Emma (ou plutôt son fantôme tant elle semblait disparaître dans ses vêtements) à travers un dédale de couloirs plongés dans la pénombre. Le silence était perturbant tant il semblait surréaliste.
Je n’insistai pas. De toute façon, elle ouvrit une porte que je n’avais même pas vue dans la pénombre et m’introduisit dans une pièce à peine plus lumineuse au milieu de laquelle trônait un immense bureau tout droit sorti d’un musée. Derrière le bureau, plongé sur une masse de papier, se tenait un homme d’une cinquantaine d’années, plutôt costaud, au visage buriné à la Charles Bronson. Il leva les yeux vers moi :
Ça, ma puissante logique déductive l’avait déjà déterminé.
Il sembla hésiter avant de répondre mais je vis bien que son visage (qui d’ailleurs ressemblait un peu à celui d’un de ses taureaux) se colorait.
À ce moment-là, je pensai à une bonne bouteille de whisky, mais je le laissai continuer :
Mais qu’est-ce qu’il avait donc avec cette histoire de diction ?
Le soir tombait doucement sur la campagne de ce trou perdu de l’Amérique. La chambre que l’on m’avait donnée n’avait rien de luxueux. Elle était vaste, certes, mais vide de meubles, à part un lit qui avait connu des jours meilleurs et qui sentait plutôt mauvais.
Le repas avait été plutôt copieux par contre et la digestion me laissait dans un état somnolent même pas troublé par le meuglement lointain d’une vache. Mes pensées allaient vers cette Blanche, mi-catin mi-sorcière… Des putes, j’en avais connu certaines, des sorcières par contre… Quoique, en y repensant, la mère d’une de mes ex pouvait présenter certaines ressemblances avec une vieille monstruosité à cheval sur un balai. Je dus couper court à mes réflexions car un poing rude tambourinait violemment contre la porte de ma chambre.
Je me levai, pris mon fidèle Colt et sortis retrouver Angus qui me mena à travers la vaste maison jusqu’à un grand garage qui abritait le vieux tacot.
La nuit était tombée sur la campagne, je distinguais la route avec peine tant les phares de l’antiquité sur roues semblaient éprouver les pires difficultés à trouer l’obscurité. Cela n’empêchait pas toutefois Angus de conduire comme si on était en plein jour et les nids de poules de la route à peine goudronnée que nous suivions arrachaient des gémissements plaintifs à la vieille mécanique. Les amortisseurs étaient tellement primaires que chaque bosse envoyait une onde de choc dans ma colonne vertébrale, en plus de me faire bondir sur mon siège, et je devais m’agripper fermement pour ne pas me cogner contre la portière. Mon guide était étrangement silencieux et je voyais parfois, à la lueur de la pipe qu’il mastiquait, que ses traits étaient figés dans une attitude inquiète mais résolue.
Il arrêta le véhicule, et m’aida à défoncer la portière afin que je puisse sortir. L’air était chaud malgré la nuit, et j’avais à peine fait quelques mètres que je transpirais déjà. Les insectes seuls troublaient le silence pesant et j’essayais de faire le moins de bruit possible en marchant. Bien sûr je ne prêtais aucune espèce d’attention aux propos du vieux fou ; j’avais été formé aux arts ninjas dans ma jeunesse et personne n’aurait pu détecter ma présence alors que je m’approchais d’une petite bicoque de bois, posée comme de travers entre deux arbres qui semblaient la maintenir debout. Une lumière faible et tremblotante s’agitait derrière l’unique fenêtre de la façade : Blanche s’éclairait à la bougie, et je doutais qu’il y eût l’électricité dans cette baraque paumée au milieu de la campagne.
J’approchai à pas de loup de la petite fenêtre, tendant l’oreille constamment, mais aucun son ne se propageait ici, même les insectes ne se manifestaient plus, à croire que j’étais soudainement le seul être vivant à des kilomètres à la ronde. Une impression de malaise me gagnait, sans que je sache trop pourquoi, et toutes ces années qui avaient fait de moi un détective extrêmement compétent et expérimenté me soufflaient qu’il se passait quelque chose d’anormal.
Ma main se posa machinalement sur la crosse de mon arme pendant que je glissais prudemment un œil par la fenêtre… et je restai figé, transformé en statue par le spectacle qui s’offrait à moi.
La pièce unique était minuscule, un lit, une table, une chaise et une vieille armoire occupaient tout l’espace, et sur le lit, dans la lueur tremblante des bougies, une femme était allongée. Une chevelure rousse flamboyante, longue et bouclée, s’étalait sur un oreiller et encadrait un visage lisse à l’âge indéfinissable. La femme était nue, les yeux clos, la poitrine plutôt petite et délicate se soulevait rapidement au rythme de sa respiration que je devinais saccadée, son ventre plat n’était que contractions et spasmes, ses cuisses à la peau laiteuse s’ouvraient largement autour de sa chatte hérissée de poils roux, totalement élargie par un immense gode d’une taille monstrueuse qui entrait et sortait de là à un rythme frénétique avec la facilité d’un couteau dans une motte de beurre fondue.
Je restais totalement fasciné, incapable de la moindre réflexion, le regard figé sur l’entrejambe de la femme totalement transpercé par cet énorme objet qui allait et venait en elle et fouillait son intimité. Ma main s’écarta de la crosse de mon Colt et, oubliant toute prudence, je me dressai devant la fenêtre pour mieux contempler le spectacle. Les gémissements de la fille me parvenaient maintenant, expression d’un plaisir aussi intense qu’incontrôlable. Ses hanches se projetaient d’avant en arrière pour accompagner les mouvements du gode ; sa bouche entrouverte laissait échapper des sons de plus en plus forts ; sa poitrine aux tétons érigés vers le ciel se soulevait désormais de façon spasmodique ; et c’est seulement alors que je m’aperçus que le regard de la fille était rivé sur moi. Et quel regard ! Des yeux noirs comme l’ébène qui semblaient me transpercer et lire en moi, comme si la fille avait pu voir à travers mon corps. Un regard pétillant, malicieux, et un peu inquiétant aussi, dont je n’arrivais pas à me distraire. Je ne me contrôlais plus, malgré toute mon exceptionnelle force de caractère j’étais comme hypnotisé par les yeux sombres qui continuaient à me fixer.
Sans réfléchir à ce que je faisais, je poussai la porte de la bicoque, ôtai ma veste, laissai tomber le Colt, enlevai ma chemise qui me collait à la peau, mes chaussures, mon pantalon et mon caleçon suivirent le mouvement, j’étais entièrement nu devant Blanche, la queue tendue comme jamais, le corps envahi par une chaleur étouffante qui n’avait rien à voir avec la température ambiante.
J’avais perdu tout contrôle, l’esprit embrumé par le soulèvement saccadé de la poitrine de la fille, par la vision des cuisses grandes ouvertes, ce gode qui déformait sa chatte, l’humidité que je devinais sur les draps en dessous de son bassin, et ce regard brûlant qui semblait dire « baise-moi ! ». J’étais à deux doigts de sauter sur Blanche, d’arracher l’objet et de le remplacer par ma queue, lorsqu’elle se mit à rire, d’un rire strident, moqueur, infernal !
Je lui aurais bien répondu que j’allais quand même essayer, mais le charme était rompu, mon sexe se dégonflait et se mettait à pendre lamentablement entre mes cuisses. Je me sentais aussi con que Bill si Hillary était entrée dans le bureau ovale pendant que Monica passait son oral de fin de stage, et le lecteur comprendra aisément que je ne souhaite pas forcément m’appesantir sur ce douloureux passage de mon escapade à Cassiopée…
J’étais occupé à remettre mes vêtements avec la rapidité d’un amant entendant le mari de sa belle rentrer à la maison, mais Blanche continuait d’un ton moqueur :
Et elle repartit de son rire strident qui blessait mes oreilles autant qu’un tube de Justin Bieber bloqué en mode « repeat ».
Et comme pour donner plus de poids à ses paroles, elle retira l’immense gode de sa chatte ; il sortit avec un « floc » obscène, laissant son vagin grand ouvert et dilaté, ses grandes lèvres pendant entre ses cuisses, comme pour bien me faire comprendre qu’en effet, malgré la taille de mon engin (tout de même assez conséquente, je tiens à le préciser), je me serais senti un peu agoraphobe dans l’intimité de la « sorcière ». Toutefois, ravalant mon amour propre de mâle, je me souvins que j’avais une mission à accomplir :
Les sarcasmes de Blanche commençaient sérieusement à me taper sur le système, mais le stage que j’avais un jour suivi auprès d’un moine tibétain me permettait de rester totalement stoïque face à cela…
À mon grand déplaisir, elle se remit à rire avant de reprendre :
Et comme si certains souvenirs remontaient à la surface, Blanche se mit à se caresser les seins de façon distraite tout en continuant à parler.
J’avais du mal à croire qu’un tel homme puisse exister, surtout que ma rencontre avec Cassidy ne m’avait pas vraiment laissé une telle impression. Clairement Blanche divaguait et je cherchai du regard une éventuelle drogue dans le fourbi de sa bicoque, non sans constater que mon interlocutrice avait glissé une main entre ses cuisses et se massait doucement le clitoris.
Était-ce une impression, j’avais la sensation que la température déjà suffocante de la baraque s’était peu à peu élevée, à croire que Blanche était une chaudière réglée sur la puissance max. Je ne pouvais détacher les yeux de sa chatte encore dilatée qu’elle fouillait maintenant de ses doigts. Je m’attendais à voir jaillir de la lave entre ses grandes lèvres. Je desserrai le col de ma chemise, cherchant mon souffle.
Elle faisait entrer sa main en entier dans sa chatte sans aucune difficulté apparente, et je me surpris à l’imaginer nue en plein accouplement avec un taureau. Bon sang cette fille était complètement folle ! Je comprenais l’attirance de Cassidy pour cette « chatte en feu » et je comprenais aussi pourquoi il s’en était détourné. J’avoue que j’étais moi-même partagé entre l’excitation et la révulsion face à cette créature qui aurait eu sa place sur le divan de n’importe quel psy de Chicago ou d’ailleurs.
« Bon sang mais qu’elle arrête de faire aller et venir sa main dans sa chatte ! »
Elle me répondit par un long gémissement. Mon regard restait rivé sur sa main dégoulinante de mouille qui fouillait son intimité.
Je ne me fis pas prier et quittai la bicoque suffocante et emplie de l’odeur hormonale de Blanche. J’étais même heureux de retrouver l’air pur de l’extérieur et je pris d’un bon pas le chemin du retour vers le tacot d’Angus.
Toutefois, j’avais à peine fait quelques pas que je perçus une présence derrière moi. Je me retournai en hâte, la main sur la crosse de mon Colt, prêt à faire face à une éventuelle attaque, imaginant Blanche tapie derrière moi, essayant de se jeter sur moi pour m’assommer avec son énorme gode.
Au lieu de la sorcière, je me trouvai nez à nez avec deux étranges personnages : un type fringué en costard noir, cravate assortie et chemise blanche ; une tenue de croque-mort qui paraissait totalement déplacée dans cet environnement champêtre, et une femme vêtue de façon tout aussi stricte.
À ma grande surprise, le mec sortit de la poche de sa veste une paire de lunettes noires.
Mais la fille lui coupa la parole :
Décidément tout le monde connaissait mon nom dans ce patelin… la prochaine fois, je viendrai sous un nom d’emprunt, un truc qui sonne bien, genre John Smith, Michael Jordan, ou Joseph Staline !
J’étais sur la défensive, mais n’importe qui est sur la défensive lorsqu’il répond aux questions de deux agents fédéraux (dont un qui porte des lunettes de soleil en pleine nuit). Et puis j’avais dans la tête une sombre histoire de stationnement interdit que je traînais derrière moi depuis l’époque où j’étais à la fac…
Je laissai plantés là les deux compères et allai rejoindre Angus qui m’attendait sagement aux côtés de son antiquité.
Je déclinai l’invitation, j’avais surtout envie de dormir, et puis certaines images de Blanche restaient dans mon esprit et j’avais bien besoin de m’astiquer le manche…
Un soleil implacable inondait le comté de Cassiopée lorsque je me levai. Déterminé à avoir une conversation avec Cassidy, je déambulai longtemps dans la maison sans le trouver pour autant. Je finis par tomber sur Emma :
Finalement, j’aurais dû accepter le cheval…
Dans tous les cas, une demi-heure plus tard et après un sacré paquet de pérégrinations rythmées par les phrases sans suite d’Angus et les craquements de vieille mécanique, je rejoignais enfin Cassidy, debout aux côtés de son cheval, au sommet d’une petite élévation du terrain. Il contemplait un immense troupeau de vaches qui beuglaient à qui mieux mieux. Il me fit l’impression d’être un chef d’orchestre face à un philharmonique désaccordé.
Après un nombre incalculable de « crac » et de « Moi c’Angus, toi t’es Don hein ? », la vieille ferraille sur roues me déposa devant un motel qui avait dû connaître ses heures de gloire dans les années 30.
Je me retrouvai seul et allai frapper à la porte de la seule chambre qui semblait occupée. Mully m’ouvrit immédiatement et me fit entrer. Sculder était là également, toujours cintré dans son costard, les lunettes noires n’avaient, semble-t-il, pas quitté son nez depuis la nuit précédente.
Me retrouver à nouveau face à la femme qui m’avait tant troublé la veille (et qui avait, je dois malheureusement l’admettre, perturbé mon sommeil) ne me convenait guère, mais refuser un service au FBI pouvait créer des problèmes. Avais-je le choix ? Quelques minutes plus tard, j’étais installé à l’arrière d’une voiture de location que Sculder conduisait sur les chemins mal dégrossis vers une certaine bicoque que je connaissais bien.
En effet, devant nous se dressait la baraque branlante coincée entre ses deux arbres. De jour, elle semblait nettement moins mystique, comme si la lumière crue du soleil du Midwest pouvait annuler les sorts maléfiques des sorcières païennes. Je comprenais enfin pourquoi Dorothy voulait toujours retrouver son Kansas natal…
Mais soudain je poussai un « argh » étranglé, car je ne pouvais pas croire ce que mes yeux voyaient pourtant distinctement ! Devant la maison, je reconnus la voiture : l’antiquité d’Angus sagement garée ! Voilà donc comment cette sorcière était au courant de tout : mon arrivée, mon nom, mon enquête ! Angus, le traître ! J’ouvris la portière et sautai comme un diable de sa boîte hors de la voiture de location du FBI… et ayant oublié que celle-ci roulait encore je m’étalai le nez dans la poussière du chemin. Qu’importe ! Je me relevai à la hâte, oubliant la douleur qui irradiait dans mon genou gauche (merci les cours du moine tibétain), sortis mon Colt et fonçai à toutes jambes vers la porte de la bicoque, bien décidé à prendre Angus sur le fait, en plein « complotage » avec la sorcière.
Je n’eus même pas le temps de défoncer la porte de l’épaule : Sculder s’en chargea pour moi, il avait été plus rapide ; une vitesse bionique qui me surprit et me mit la puce à l’oreille : être plus rapide que moi, n’y avait-il pas là matière à réflexion ?
Bref, j’entrai dans la baraque à sa suite. Il tenait lui aussi son arme à la main, et m’apercevant que son flingue était plus gros que le mien, j’en conclus qu’il devait vouloir compenser quelque chose. Mully fermait la marche, mais nous nous arrêtâmes tous les trois sur le pas de la porte, confondus par le spectacle qui s’offrait à nous.
Blanche était à quatre pattes sur le lit, entièrement nue (comme d’habitude, d’ailleurs possédait-elle des vêtements ?) et Angus, nu lui aussi, la besognait en levrette en hurlant des « c’bon, c’bon ». La garce ! Elle qui m’avait dit ne se faire prendre que par des taureaux ! Mais c’est alors que je remarquai le membre de mon chauffeur habituel. Et je restai bouche bée devant la taille monstrueuse de ce « truc » que je voyais entrer et sortir du vagin de l’ex-catin pseudo-sorcière ! Un sexe énorme, gigantesque, qui devait bien faire une bonne trentaine de centimètres et d’un diamètre encore plus terrifiant ! Je fouillai dans ma mémoire pour essayer de me remémorer les lieux des anciens essais nucléaires de l’armée tant j’avais peine à croire que ce pénis était humain.
Mully et Sculder eux aussi étaient restés figés, en contemplation devant cette vision terrifiante ; c’est sûr que l’on n’est pas préparé à ça à l’école du FBI… Et malgré notre interruption, le couple continuait ses ébats, Blanche gémissant tout ce qu’elle pouvait et Angus hurlant des choses sans signification où se mêlaient les mots « vache », « maïs », « têtard » et un truc qui ressemblait à « ours en peluche » (ce pauvre homme était décidément bien difficile à comprendre).
Je vis bien que Blanche nous regardait ; mais absolument pas dérangé par notre présence, le couple continuait ses ébats. Du coin de l’œil, je perçus la réaction de Mully. Elle caressait ses seins et son ventre à travers ses vêtements pendant que Sculder semblait baver en regardant la scène.
Et sans rien dire de plus, et comme si c’était la chose la plus naturelle qui soit, elle commença à se déshabiller… ou plutôt à arracher carrément ses vêtements. Les boutons de son chemisier volèrent à travers la pièce, elle remonta sa jupe, déchira sa culotte, et j’entendis distinctement le « crac » qui fit son soutien-gorge lorsqu’elle l’enleva avec hystérie. Elle apparut nue, la jupe troussée, ses seins offerts à tous les regards, sa chatte accessible à tous. Sculder réagit promptement, baissant son pantalon, ôtant sa veste et sa chemise, ne gardant sur lui qu’un T-shirt où l’on pouvait lire « I love ET ». Il se jeta sur sa collègue, la renversa sur le sol sans ménagement.
Et il ne se fit pas prier, enfonçant son membre raide entre les grandes lèvres gonflées de désir de sa partenaire, en ayant toutefois le réflexe de réajuster les lunettes de soleil qui glissaient de son nez.
Je vous laisse imaginer le trouble dans lequel j’étais : Angus et son immense braquemart qui besognait le volcan nommé Blanche d’un côté, Sculder qui défonçait Mully de l’autre, et moi au milieu, ne sachant trop quoi faire, partagé entre le désir vivace et le professionnalisme stoïque. « Stoïque » ? Le moine tibétain qui m’avait enseigné ça était après tout un Black à l’accent californien ! Je baissai mon froc à mon tour et vins me mettre à genoux au-dessus du visage de Mully qui ne se fit pas prier pour enfourner mon membre dur dans sa bouche…
Je ne répondis même pas tant ma bouche était occupée à gémir de plaisir. Et d’ailleurs je n’étais pas le seul, Sculder poussait des râles en défonçant sa collègue et d’où j’étais je voyais sa queue luisante de mouille entrer et sortir de la chatte de Mully. Je tendis mes mains et attrapai les tétons de cette dernière, durs comme du bois, que je pinçai et tortillai. Elle ressortit un instant ma queue de sa bouche juste pour dire « encore » et la reprit, l’avalant jusqu’à la garde, comme pour la dévorer, et je sentis mon gland venir buter dans sa gorge, apparemment sans que cela ne la dérange.
Et après tout, c’était vrai, on se fichait complètement des histoires de Sculder auxquelles je ne comprenais rien.
Blanche s’était levée, et se libérant un instant d’Angus elle vint se placer à quatre pattes au-dessus de Mully et se mit à lui dévorer ses tétons que je lui laissai bien volontiers, m’abandonnant au plaisir de la fellation qu’elle me faisait, en espérant que cet idiot de Sculder ne remettrait pas sur le tapis ses théories idiotes qui faisaient que Mully relâchait ma queue pour l’interrompre.
Sculder se coucha alors sur le dos, à même le sol. Mully relâcha ma queue et vint se mettre au-dessus de lui, et, écartant les fesses, elle s’empala sur la queue de son co-équipier en hurlant comme une louve en chaleur.
Et le bougre ne se fit pas prier, donnant un grand coup de reins afin de s’enfoncer jusqu’à la garde dans le petit trou du respectable agent du FBI Dana Mully qui visiblement n’attendait que ça. Angus vint se placer au-dessus d’elle et présenta son énorme membre à la porte de devant.
Et Angus, venant peser de tout son poids sur Mully, lui enfourna son monstrueux engin dans la chatte, ce qui arracha des cris stridents à la jeune femme.
Et disant cela elle vint glisser son bassin au-dessus du visage de Mully.
Et moi dans tout ça ? Ben je me sentais un peu délaissé… Heureusement Blanche s’en aperçut et me fit signe de m’approcher. Elle prit mon sexe en bouche et commença à me sucer le gland tout en me branlant la verge. Parfois ses mains venaient s’attarder sur mes couilles pleines. Sa bouche était d’une chaleur insoutenable, j’avais l’impression que ma queue allait être prise de combustion spontanée et que des flammes allaient jaillir de mon gland.
La petite pièce était emplie des gémissements des différents protagonistes, certains libres comme l’air qui sonnaient comme de véritables tornades, d’autres étouffés mais tout aussi puissants. Sculder se retira de Mully, le visage cramoisi, et tout le monde s’écarta. L’agent du FBI se redressa sur les genoux, approcha sa queue tendue à l’extrême du visage de Mully et, se masturbant, éjacula sur la bouche de sa co-équipière. Pendant ce temps, Angus, se branlant aussi, lâchait une quantité inimaginable de foutre sur la chatte grande ouverte de la femme, et d’où j’étais, je vis un véritable torrent ruisseler entre les cuisses de la belle. Blanche n’avait pas cessé pour autant sa fellation et je jouis à mon tour dans un hurlement, j’avais l’impression que ma queue prenait feu. Elle avala tout mon foutre. Tout le monde roula au sol, comme hébété…
Je ne sus jamais trop comment je sortis de la vieille bicoque. Les jambes encore tremblantes, je titubais vers la voiture de location du FBI. À ma gauche, Mully tentait vainement de réajuster sa tenue ; difficile lorsqu’il manque les trois quarts des boutons de votre chemisier. Sculder ne portait que ses lunettes noires et son T-shirt « I love ET », le reste des vêtements semblait avoir disparu dans la nature et sa queue pendait entre ses cuisses. Nous prîmes place comme nous le pouvions dans la voiture, Sculder au volant et Mully avachie sur moi à l’arrière, et nous partîmes pendant que Blanche et Angus, nus tous les deux, nous faisaient « au revoir » depuis le pas de la porte de la bicoque.
Je ne dis rien, tout simplement car je n’avais plus la force de dire quoi que ce soit, comme si les ébats m’avaient laissé sans aucune force. J’avais juste envie de dormir.
Dans le train qui me ramenait vers Chicago, je reçus un SMS de Karen, elle me demandait si mon voyage à Cassiopée s’était bien passé. Je lui répondis juste « Ai résolu l’affaire. ».
Quelques semaines plus tard, je recevais une invitation au mariage de Blanche et d’Angus ; visiblement la putain de Cassiopée avait enfin fini par trouver chaussure à son pied. Je n’eus plus jamais de nouvelles de Cassidy, mais j’appris un peu plus tard qu’il avait mystérieusement disparu sans laisser de traces… certaines légendes urbaines parlent d’un enlèvement par des extra-terrestres… Je reçus un chèque d’une somme plus que confortable envoyé par le FBI, et ça, c’était la seule chose qui pouvait avoir de l’importance dans toute cette affaire, non ?