| n° 15789 | Fiche technique | 21487 caractères | 21487Temps de lecture estimé : 13 mn | 10/09/13 |
| Résumé: Mon mari est parti les mois d'été à l'étranger. Je suis à la recherche de livres rares pour le compte d'un bibliophile. Je fais connaissance d'une libraire qui m'entraîne dans des aventures inédites pour moi. Après avoir pris rendez-vous avec un biblioph | ||||
| Critères: fh ff groscul fépilée piscine nudisme confession | ||||
| Auteur : Anette (anette68) | ||||
| Épisode précédent | Série : Un été sans mari Chapitre 04 | Fin provisoire |
Résumé des épisodes précédents : Je me retrouve seule pour les mois d’été alors que mon mari est à l’étranger. Je suis chargée de retrouver un certain nombre d’ouvrages rares pour un collectionneur de livres anciens. Je fais la connaissance de Mathilde, une libraire de Paris, qui m’entraîne dans une sorte d’itinéraire libertin.
En fait, Maxime ne vint pas à la piscine. Il devait finir de préparer son mémoire pour son départ à Rome. Mathilde et moi avions remis nos maillots. Il y avait dans les salles de bain un grand peignoir blanc pour chacune.
Le majordome qui était opportunément dans le hall nous indiqua que « Monsieur » nous attendrait pour vingt heures à la salle à manger sous la véranda. Il commença à expliquer comment nous y rendre mais Mathilde l’interrompit :
La piscine était dissimulée dans une sorte de petit écrin de verdure. Entourée de thuyas parfaitement taillés, elle était à l’abri du vent. Elle était en forme de grand haricot avec, sur une de ses extrémités, un bain à remous. Dans ce bain à remous il y avait deux hommes, sans doute ceux que j’avais aperçus en arrivant. Ils parlaient entre eux sans faire attention à nous. Ils devaient avoir la trentaine ; pour l’un d’entre eux, peut-être un peu plus. Les deux étaient plutôt fins pour ce que l’on pouvait en voir, les cheveux quasi rasés. Celui de gauche éclata de rire ; beaux yeux bleus pour ce que je pouvais en voir. Il se leva ; il était nu musclé. Le second était également nu et ils se comportaient comme si nous n’étions pas là. Ils étaient totalement glabres, très certainement épilés. Leur sexe était long plutôt fin. Mathilde et moi étions un peu figées, ne sachant trop quelle attitude prendre. Il y avait, chose rare, des transats à deux places et j’avais remarqué que les draps de bain des deux hommes étaient sur le même transat.
Mathilde posa sa serviette sur un grand transat. Je m’assis à côté ; nous devions avoir l’air de deux gourdes.
Les deux hommes firent le tour de la piscine et vinrent se présenter, toujours nus mais aussi dignes que s’ils avaient été en costume. Ils étaient anglais et travaillaient pour notre hôte dans une société d’importation d’objets d’art extrême-orientaux. Ils étaient souriants, polis, parfaitement bien élevés et manifestement homosexuels et en couple.
Ils ne s’attardèrent pas après que nous nous soyons présentées nous-mêmes. Ils avaient de très belles petites fesses. L’un deux se retourna et, avec un grand geste du bras, nous indiqua la piscine.
Je remarquai un geste tendre de l’un qui posa sa main sur l’épaule de l’autre.
Ils s’installèrent sur leur transat et se plongèrent dans la lecture de dossiers après s’être soigneusement essuyés avec des superbes serviettes de bain bleu pétrole.
Mathilde me sortit de cette espèce de torpeur qui nous avait envahies. Il faisait encore très chaud et la piscine dont le grand axe était plein sud était bien attirante.
Mathilde s’approcha de moi en faisant le tour de l’immense transat. Elle me tourna le dos et me demanda de défaire l’agrafe de son soutien-gorge. Elle libéra ses seins puis retira prestement le petit slip et alla au bord de la piscine.
J’avoue que j’étais coincée. Tout ça commençait à faire beaucoup pour moi. Trop de choses en si peu de temps, comme si ma vie était en train de basculer ; et le pire, c’est qu’elle l’était. Alors, quitte à basculer, autant le faire complètement.
Je retirai mon maillot et je plongeai rapidement. Toujours ces vieux complexes pour que les deux hommes ne regardent pas trop mes défauts, et aussi Mathilde, même si je n’avais plus rien à lui cacher.
L’eau n’était pas aussi chaude que je l’avais espérée. Mathilde nageait bien mais je nageais mieux. Nous avons fait quelques longueurs. J’étais accoudée sur le bord pour reprendre un peu de souffle ; Mathilde se colla contre moi dans mon dos. Je sentais les bouts de sa poitrine ferme contre mes omoplates. Elle empoigna mes seins dans ses mains. Ils flottaient un peu. Les pointes étaient durcies par l’eau fraîche. Elle joua avec les mamelons en les faisant rouler entre ses doigts. Je regardai du côté des deux hommes : ils étaient toujours absorbés par leur lecture. Je sentais le souffle de Mathilde dans mon cou.
Elle m’abandonna ; je regrettai presque la douceur de ses mains. Elle s’installa comme moi de l’autre côté de la piscine. Alors je fis la même chose qu’elle : je me collai dans son dos et caressai ses seins. Leur texture m’excitait ; une fermeté douce, inhabituelle. Les aréoles étaient grumeleuses. Alors elle se retourna brusquement et m’embrassa à pleine bouche. Mon premier réflexe fut de lui rendre son baiser et ensuite de me dégager pour ne pas m’exposer aux regards des deux hommes. Trop tard, sans doute : ils nous regardaient tous les deux. La honte se combinait à l’excitation. Mathilde me rattrapa encore. Elle enroula ses jambes autour des miennes ; de sa main droite, elle caressait mes fesses puis elle toucha mon sexe. Une véritable décharge électrique. Elle rit et sortit de l’eau.
Je restai encore, histoire de me donner une contenance. En sortant de l’eau, je passai devant les deux hommes qui me gratifièrent d’un large sourire. Mathilde était allongée sur le ventre sur le transat.
Je me séchai un peu et commençai à l’enduire : sa peau était douce. Elle se retourna et je poursuivis le massage à l’huile solaire, reprenant les gestes de Maeva à l’institut de massage.
Je m’attardais sur la poitrine, le ventre. Elle avait ouvert ses cuisses. Son sexe était entrouvert et luisant ; il devait rester encore un peu du sperme de Maxime. J’avais envie… Je lui enduisis les lèvres d’huile ; elle se cambra un peu puis se redressa brusquement.
Je fis ce qu’elle me dit. Elle s’attarda longuement sur mes fesses en les malaxant un peu ; elle passa une main fureteuse entre mes cuisses jusqu’à l’entrée du vagin. Elle me donna une tape sur les fesses pour que je me retourne. Elle poursuivit sur ma poitrine, mon ventre, mes cuisses et atteignit ma chatte. Elle caressait doucement, les doigts enduits d’huile. Je sentais le clitoris qui sortait de son nid, se durcissait. Elle l’avait dégagé des lèvres abondantes et en frottait le petit gland tendu.
La question me bouscula.
J’allais dire « jamais ».
Les deux hommes avaient enfilé leur peignoir blanc et passèrent devant nous. Ils nous saluèrent avec un grand sourire comme si nous étions du même club : deux homos mâles, deux homos femelles.
Mathilde reprit :
Je n’avais pas très envie de répondre. Une fois de plus, je m’étais laissé embarquer sur un terrain sur lequel je ne souhaitais pas aller. Cette histoire était lointaine, mais presque encore douloureuse. J’avais été amoureuse.
Mathilde ne dit rien mais je la sentais curieuse et un peu déçue de ma réponse.
Je me tournai sur le ventre et fermai les yeux ; le soleil était juste dans l’axe et je sentais sa chaleur entre mes jambes que j’ouvris un peu pour exposer ma vulve.
Mathilde s’était mise dans la même position.
Nous avions sans doute dû nous assoupir, et c’est Maxime qui vint nous réveiller. Il devait avoir une vue imprenable sur nos fesses et nos intimités.
Il vint s’asseoir à côté de moi et me caressa doucement le dos et les fesses.
Il se pencha à mon oreille et me chuchota doucement :
Je ne répondis pas et choisis de le prendre comme un compliment.
Le soleil déclinait et nous sommes rentrées pour nous préparer pour le dîner. Notre hôte ne semblait pas encore arrivé.
Je regardai rapidement mon portable : pas de message d’Alain. Je ne savais même plus si j’avais honte ou pas de ma conduite.
Je restai un bon moment sous une douche presque brûlante. En sortant, je m’enveloppai d’un drap de bain d’une incomparable douceur.
Que mettre pour le dîner ? Il fallait un compromis, comme toujours. Ne pas être ni trop classique, ni trop provocante, ni trop décontractée, ni trop sophistiquée.
Mathilde entra dans la chambre sans s’annoncer, j’allais dire « comme d’habitude ». Je n’avais pas fermé la porte de communication. Elle portait une jupe beige pas mini, taillée en biais et un haut vert ras-du-cou mais décolleté quasiment jusqu’à la taille dans le dos, ce qui impliquait évidemment l’abandon de tout soutien-gorge.
Elle parlait de tout de rien : de la piscine, du temps, exactement comme si notre relation était tout à fait normale ; après tout, peut-être l’était-elle dans son esprit. Elle me parla un peu de notre hôte, un industriel du Nord qui naviguait d’une résidence à une autre. Il s’était largement diversifié après avoir hérité d’une industrie textile qui, bien sûr, avait périclité. Il aimait les belles choses, comme disait Mathilde, et les beaux hommes en faisaient partie ! Il aimait aussi les jolies femmes, mais pour l’amour de l’esthétique ; elle précisa qu’il avait, comme tout amateur d’art, un côté voyeur.
Je fouillais dans mon sac, indécise. Mathilde prit les choses en main.
Sans attendre ma réponse, elle étala sur le lit le contenu du sac. J’avais orienté un miroir de la salle de bain pour surveiller du coin de l’œil. La serviette avait glissé ; j’étais nue, j’étais à l’aise. Mathilde, assise au pied du lit, me regardait.
J’assumai et d’une voix claire j’annonçai :
Je l’entendis murmurer « Ah oui, quand même… », ce qui me fit sourire.
Elle m’avait préparé un pantalon noir, large, à la mode des années soixante-dix et un chemisier gris souris largement décolleté.
Je fis un peu la moue : je n’avais pas trop prévu cette tenue, mais après tout c’était assez sobre. Le pantalon m’allait très bien et évitait les bas. Je remarquai qu’elle n’avait pas sorti de sous-vêtements ; sans doute n’était-ce pas un oubli !
Je trouvai une culotte au fond du sac.
Elle rit.
On parlait comme deux copines qui se seraient connues depuis des années.
Je cherchai un soutien-gorge ; rien ne convenait. Le chemisier était trop échancré pour que je mette un soutien-gorge enveloppant, et le seul autre qui aurait pu aller était rouge : immettable avec ça !
J’attendais la proposition. C’était hors de question : je ne me voyais pas arriver devant le monsieur les seins ballottant sous un mince tissu.
Je n’étais pas décidée à céder et je m’apprêtais à changer de haut pour un débardeur chic qui tolérait sans problème la présence d’un soutien-gorge.
Mathilde était revenue avec un de ses dessous. Je ne voyais pas trop comment ça pourrait m’aller ; sa poitrine gonflée par les prothèses était plus volumineuse que la mienne. En fait, c’était un soutien-gorge demi-sein qui laissait tout le haut de la poitrine libre et ne servait que de soutien. Malheureusement, de ce fait la taille était bonne. Je dis « malheureusement » car je trouvais moi-même que c’était terriblement sexy et provocateur : le moindre contre-jour dévoilerait mes pointes nues sous le mince tissu.
Mathilde applaudit :
J’allais refuser et me changer quand Maxime entra dans la chambre et nous annonça que notre hôte était là et qu’il nous attendait.
J’enfilai une petite veste légère ; j’avais aussi apporté des escarpins très chics avec des talons qui me faisaient grandir de plusieurs centimètres.
Edmond K. nous attendait dans un petit salon qui servait aussi de fumoir, vu l’odeur de havanes qui y régnait. Nous notâmes que les deux jeunes hommes de la piscine ne faisaient pas partie des invités du soir.
C’était un petit homme très mince, très élégant. Il n’avait pas de tenue ostentatoire, mais l’allure naturelle de quelqu’un qui est habitué aux jolies choses. J’eus droit à un baisemain après que Mathilde m’eût présentée. Il avait un regard incisif ; sans doute arrivait-il à juger, à jauger rapidement la personne qu’il avait en face de lui.
Le majordome nous servit un somptueux champagne millésimé.
Le repas fut raffiné, mais avec des plats simples parfaitement préparés. La conversation fut brillante entre Maxime et lui. J’appris que Maxime partait pour Rome quelques jours plus tard. Sans le vouloir, j’en fus attristée. Il connaissait le sujet de la thèse de Maxime et insista plusieurs fois sur l’orientation qu’il pensait nécessaire de donner à l’étude.
Edmond K. connaissait parfaitement l’auteur dont je cherchais les œuvres rares. Pendant un moment, il chercha à savoir quel était mon commanditaire. Je fus ferme sur ma discrétion. Je suis persuadée que si j’avais cité le nom de mon employeur, c’eût été un mauvais point.
Après la fin du repas, il me prit par le bras et m’entraîna vers sa bibliothèque. Il avait fait comprendre à Mathilde et à Maxime qu’il préférait m’y accompagner seul et leur avait souhaité une bonne nuit.
La pièce était grandiose… Il m’indiqua qu’il devait y avoir plus de six mille ouvrages, en précisant bien avec un sourire qu’il n’en avait lus aucun. Nous discutâmes un moment de l’auteur recherché. Il s’en étonnait un peu, l’écrivain étant largement passé de mode.
Il me proposa un cigare ; je ne fumais pas.
Je dus rougir. Nous avait-il vues, Mathilde et moi ? Il ajouta :
Il m’indiqua comment retourner à ma chambre.
En montant l’escalier, je me trouvais finalement très bien. Dans la chambre, je consultai le portable : Alain était toujours muet.
La fenêtre était entrouverte. L’air du soir était doux, sans un souffle de vent. La piscine éclairée faisait une tache bleue dans le noir de la nuit. Je n’avais pas sommeil. Il n’y avait pas de lumière sous la porte de la chambre de Mathilde et Maxime. Je m’approchai de la porte ; il n’y avait aucun bruit.
Furtivement, je décidai une promenade nocturne, il n’y avait pas de clair de lune. Je retirai mes chaussures comme une gamine qui rentre trop tard. L’escalier ne craquait pas et je me retrouvai dehors. J’avais remarqué la petite caméra au-dessus de l’auvent : je me savais surveillée, mais aussi rassurée.
L’allée qui menait à la piscine était bordée de rosiers dont le parfum s’exhalait dans la nuit.
Les transats avaient été réalignés et il y avait, sur deux d’entre eux, des matelas et des draps de bain.
Je m’allongeai pour profiter du calme de l’endroit. Au loin, un bruit de moteur : sans doute une moissonneuse qui coupait les blés.
L’eau m’attirait, bien que je la sache fraîche. L’auvent de la maison était loin et masqué par les thuyas. J’hésitai un moment et me laissai tenter ; il n’y avait pas forcément des caméras partout. Je me déshabillai. L’eau était immobile. J’étais nue. Mon image se reflétait, un peu brouillée. Je me mise à l’eau, doucement, par l’échelle pour ne pas faire de bruit. Je fis deux longueurs et ressortis un peu frissonnante. Je me frottai énergiquement dans le drap de bain. L’air tiède fit le reste et je me rallongeai sur le transat.
Je commençai à me caresser, doucement, sans insister. Les doigts qui effleurent, qui caressent. Mes grosses cuisses largement écartées, j’exposais mon sexe ; je jouais avec les lèvres turgescentes, le long clito durci.
Un bruit me fit sursauter ; je refermai mes jambes brusquement. Maxime était là, juste à côté. Il était nu, le sexe tendu à la main.
Je ne me fis pas prier ; je ne voyais pas ses yeux, mais je savais qu’il fixait ma main entre mes cuisses. J’avais envie de lui. Son sexe superbe était dressé, dur, fier. Il s’approcha et je saisis sa verge ; ses testicules lourds pendaient. Ma main explorait son anatomie, le gland déjà mouillé.
Je me masturbais de plus en plus vite ; il s’éloigna un instant, se posta au pied du transat : il me regardait. Je n’avais plus honte de mes formes, de mes grosses cuisses, de ma cellulite ; je voulais qu’il me regarde, qu’il bande pour moi.
Il vint s’allonger sur moi ; je sentis son gland qui cherchait son chemin entre mes lèvres. Il me pénétra lentement, complètement, toute sa verge en moi. Je n’étais plus là ; je n’étais plus qu’un vagin qui voulait jouir. Ses va-et-vient puissants déclenchèrent un orgasme rapide et profond. Il continua à s’agiter en moi et je sentis le liquide chaud et onctueux se déverser dans mon sexe.
Ma première pensée, lorsque je repris mes esprits, fut que cette fois j’avais vraiment trompé Alain.
Maxime était sur moi, son sexe encore dans mon vagin.
Nous nous séparâmes ; il déposa un baiser sur mes lèvres sans chercher à les entrouvrir.
J’étais silencieuse ; il eut la délicatesse de ne rien me dire.
Je m’enroulai dans la serviette et rassemblai mes affaires ; il fit de même. Nous remontâmes l’allée des rosiers silencieusement. Je sentais le sperme qui coulait sur mes cuisses.
Il me prit doucement par la main et m’attira avec lui dans la chambre où Mathilde dormait. Je n’avais pas vraiment envie, mais l’idée d’être seule me déplaisait fortement.
Nous nous couchâmes, le lit était frais. Mathilde grogna, se retourna et vint immédiatement s’enrouler contre moi. Je me tournai vers elle. Maxime se colla derrière moi ; je sentis son sexe à demi dur entre mes fesses.
Mathilde respirait doucement. J’avais passé une cuisse sur ses jambes. Maxime bandait complètement ; je le laissai faire. Il pénétra doucement, très doucement, mon vagin encore largement lubrifié. Je ne bougeais pas pour ne pas réveiller Mathilde qui aurait certainement voulu participer. Maxime oscillait lentement du bassin ; je fus surprise par un orgasme rapide mais intense auquel je en m’attendais pas lorsqu’il déversa de nouveau sa semence en moi.
Nous nous sommes endormis soudés l’un à l’autre. Demain sera un autre jour.