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Temps de lecture estimé : 9 mn
11/08/13
Résumé:  Un homme de 37 ans s'offre une soirée dans un bar à hôtesses, malgré les préjugés et sa timidité.
Critères:  ffh hplusag cadeau boitenuit voir intermast nopéné champagne confession -tarifé
Auteur : Libertinos  (En quête d'expériences)      Envoi mini-message
Un samedi soir...

Samedi soir dernier, j’ai décidé de me payer une soirée dans un bar à hôtesses. Pourquoi ? Parce que je vis seul et qu’il faut bien savoir que ma vie n’a pas été très mouvementée au niveau des expériences féminines et même sociales, à cause de parents extrêmement rigides (pas de voyages, jamais dépensé pour avoir de belles fringues). Chez moi, on ne ramenait pas de fille à la maison, c’étaient les études et un boulot d’abord. À trente-sept ans, j’avais connu quelques histoires assez simples, mais j’avais envie d’une vraie expérience de lâcher-prise, une revanche sur cet aspect de ma jeunesse trop fade, l’envie de constater qu’il n’est jamais trop tard pour prendre du bon temps. Envie d’un moment que je passerai pour moi, sans me demander si c’est bien ou mal, si je dois ou pas, envie comme de brûler quelque chose, d’arrêter de compter, de réfléchir.


Mon cœur battait à tout rompre tandis que j’approchais de l’enseigne, illuminée par un unique spot aveuglant, et indiquant « Le Tsar ». Malgré le fait que je vive seul, cette aventure avait pour moi le goût de l’interdit, et je n’avais aucune idée de la teneur de ce que j’allais vivre, ni même qui j’allais rencontrer. J’avais entendu tant d’histoires sur ces lieux, et la plupart parlaient plutôt d’arnaques, quand il ne s’agissait pas de clients trop peu généreux se faisant tabasser dans une arrière-cour sombre par un videur bodybuildé. À ces pensées, je me demandais si y aller seul était franchement une bonne idée, mais j’étais décidé à ne plus faire marche arrière, à ne plus laisser mes peurs et mon théâtre intérieur guider chacune de mes décisions.


Le bar est situé très près de chez moi dans une petite rue discrète. Je pousse la porte, mais elle est fermée et un rideau noir est tiré. Je sonne, j’espère que je ne me suis pas déplacé pour rien. Après quelques instants qui me paraissent interminables, une jeune femme brune jette un rapide coup d’œil derrière le rideau et finit par m’ouvrir en bottes et tenue sexy : Lilou, elle semble avoir vingt-cinq ans. Elles sont deux, sa collègue semble plus jeune, pas plus de vingt ans, elle s’appelle Sango, vêtue d’une robe noire légère et élégante et de chaussures vernies rouges à talons hauts, ses lèvres gourmandes et ses longs cheveux attachés, d’un beau blond cuivré, m’évoquent de charmantes perspectives. Elle porte le tatouage d’un cerisier en fleur qui parcourt entièrement son dos nu. J’explique brièvement que j’ai déjà rencontré deux autres hôtesses avec qui j’ai discuté rapidement quelques jours auparavant autour d’une coupe et que je connais le principe.


Je suis le seul client de cette chaude soirée d’août, et il ne semble pas qu’il y ait un gorille de service dans ce lieu. Tant mieux, cela m’aide à calmer un peu l’angoisse que me procure cette audace inhabituelle. Sango observe attentivement mes mains fines posées sur le comptoir du bar où se diffuse une douce lumière bleutée et des musiques éclectiques. Il est vrai qu’elles font partie de mes atouts. Mon majeur gauche est orné de deux bagues identiques, en argent, représentant des petits crânes. Cette touche d’originalité semble lui plaire.


Je commande une bouteille de champagne qui, me dit-on sur un ton encore assez commercial, donne accès au salon pendant une heure. Les deux filles m’y conduisent. Elles sont plutôt jolies, sans être d’une beauté surréaliste, pas de maquillage outrancier, mais c’est ce que j’apprécie chez les femmes. Sango est vraiment jolie, mais Lilou résonne également d’une belle manière avec ma sensibilité. Elles ont l’air équilibrées. Le salon est exigu. Je m’assois sur une banquette au confort minimaliste entre les deux jeunes femmes. Face à nous, sur une table ronde, se trouve le seau à champagne, un paquet de cigarettes et un cendrier. Deux petits fauteuils nous font encore face, puis se dresse un genre de boiserie assez grossière qui constitue le décor du mur. Sango tamise la lumière de la petite pièce en actionnant un variateur. Je tremble de nervosité dans ces premiers instants au point qu’elles le remarquent. Je leur demande une cigarette, ce qu’elles acceptent avec gentillesse. Ça commence à discuter tranquillement sur la banquette autour de la première coupe de champ’. Lilou commence à détacher lentement les boutons de ma chemise et à caresser mon torse imberbe de nature. Regardant le tatouage de Sango, je leur indique que j’en ai un également, l’effet attendu se produit, elles me retirent ma chemise, avec des gestes impatients.


Après un petit moment, Sango me demande si j’ai prévu un « cadeau ». Je fais semblant de ne pas vraiment comprendre pour qu’elle m’explique elle-même ce qu’elle entend clairement par-là, et m’expose l’idée qu’un cadeau est nécessaire pour passer à une phase plus câline de la soirée. Je les rassure, en leur disant que j’avais prévu cela et que je me doutais que la bouteille n’était qu’un ticket d’entrée.


Elles sont ravies de la somme que je leur propose et se déshabillent totalement sans plus de formalités, ne conservant qu’un string, et entament des caresses. Lilou ne tarde pas à m’embrasser profondément, nos lèvres se cherchent et se caressent interminablement puis nos langues se titillent doucement puis se mêlent abandonnant toute pudeur et entamant le plus doux des ballets. Ma sensuelle cavalière laisse place à sa partenaire, et c’est à présent Sango qui m’embrasse avec fougue. J’en suis ravi, bien que cette rencontre soit tarifée, je ne m’attendais pas à ce que deux belles inconnues, rencontrées quelques minutes auparavant, m’accordent forcément leurs baisers si généreux, d’autant plus que c’est elles qui viennent goûter à ma saveur.


Tout un jeu de mains que je partage entre les corps des deux jeunes femmes se met en place. Elles parcourent leurs formes, viennent caresser leurs bijoux discrets. Lilou m’embrasse à nouveau, puis elles me déshabillent lentement et entièrement et commencent à caresser gentiment mon corps et mon sexe déjà turgescent.


Les choses se posent ensuite un peu, et des discussions sur des sujets divers se déroulent dans un climat détendu. Chacune sort tour à tour du salon, nue, lancer sa playlist sur l’ordi du bar pendant que je me délecte des baisers et des douces rondeurs de sa camarade. Puis la chorégraphie de notre trio reprend. Leurs baisers et leurs mains sur mon sexe, les miennes sur leurs corps, plus intensément cette fois. L’appétit qui nous guide semble insatiable et se teinte par instants de férocité. Mon sexe est en pleine érection et palpite de désir, je sens monter mon plaisir. Mon souffle commence à se faire plus rapide, puis mes premiers gémissements de bien-être prennent naissance. Je laisse aller mon corps aux sensations et à l’ivresse qui m’envahissent, l’environnement semble s’effacer autour de moi. Mes manifestations de plaisir s’intensifient, je laisse à mes hôtesses le contrôle de mon corps. Après quelques minutes de stimulation, je jouis abondamment ; de longs et profonds jets crémeux viennent maculer mon ventre laiteux, chacun rythmé par mes gémissement de plaisir, je savoure sans retenue chacun de mes spasmes jusqu’au dernier, offerts aux yeux de mes deux anges d’une nuit.


Lilou cherche les baisers. Elles disent me trouver agréable, je me suis bien douché et bien habillé avant de venir. Je suis blond finement musclé et dessiné, mon visage n’a rien de particulièrement gracieux sans être laid, je fais quasiment dix ans de moins que mon âge et ça les change du quinqua bedonnant, transpirant et chauve, habituel, qui d’après ce que je comprends, constitue l’essentiel de leur clientèle. Elles sont contentes de tomber sur un homme en pleine forme, et malgré l’aspect vénal de cette soirée, je sens que leurs caresses et leurs baisers sont sincèrement gourmands.


Lilou enlève finalement son string et m’invite à la stimuler de mes mains, je chemine lentement ma main le long de son ventre vers son intimité, mais je reste légèrement hésitant, m’arrêtant sur son buisson taillé, dernier rempart avant son aire de jeux intimes.



J’introduis délicatement un doigt dans sa chatte que je sens bien humide puis deux et mes gestes ne tardent pas à lui procurer du plaisir.



Ses gémissements me sont délicieux et je la mène jusqu’à une jouissance discrète.


Elles m’incitent à prendre une nouvelle bouteille de champagne, je me sens si bien que je n’ai pas envie de m’en tenir là. Je n’avais vraiment pas prévu de dépenser autant mais je ne me voyais pas terminer dans les minutes qui suivraient cette soirée surréaliste. Les filles sont sympa, sont d’un bon esprit et j’accepte de payer une autre bouteille, de lâcher prise sur ce qui est censé être bien ou mal, et puis allez ! Je l’ai cet argent, c’est ma soirée, ma vie, et c’est maintenant ! Quand je pense à ce que dépensaient mes amis quand ils avaient vingt ans, tandis que j’étais cloîtré à la maison par mes parents, merde, c’est ma petite revanche !


Sango se défait à son tour du dernier morceau d’étoffe cachant son intimité, et échange sa place avec celle de Lilou tout en détachant ses cheveux pour profiter à son tour de mon doigté. Je constate avec plaisir que son vagin est déjà très humide. La jeune femme cède rapidement au plaisir procuré par mes gestes. Ses yeux se ferment, sa tête bascule en arrière contre le dossier de la banquette et la bouche de la jeune et jolie blonde s’entrouvre pour laisser s’échapper des souffles puis des gémissements de plaisir, tandis que mes doigts, trempés par la rosée de son jardin intime, s’activent habilement et sans résistance entre ses cuisses, variant délicieusement les sensations que je lui procure et ses réactions.


Je bande de plus belle face à ce spectacle enchanteur, et sa main droite empoigne alors ma queue pour lui procurer ce qu’elle attend. Je me laisse ensuite aller aux assauts des lèvres et de la langue de Lilou qui vient chercher à deux mains mon visage qui l’avait délaissé trop longtemps à son goût. Elle me poursuit sans lassitude de ses baisers langoureux, puis je tourne à nouveau la tête vers Sango dont le corps est à présent entièrement possédé par le plaisir, tandis que sa jeune main s’agite sur mon sexe. Ce corps nu et velouté qui sort seulement de l’adolescence et que je regarde sans aucune retenue, ses gémissements de plaisir qui deviennent peu à peu des cris, ce champagne qui me plonge dans un état délicieusement brumeux.


Sentant approcher le dénouement, Lilou se penche vers mon membre pour recevoir le fruit de ma jouissance sur ses seins. Je reperds pied et les sensations remplacent peu à peu toutes pensées rationnelles. Je tiens une belle distance mais je ne peux retenir davantage ma semence qui est sur le point de jaillir une deuxième fois. Embarqué par cette ambiance terriblement érotique et au son du cri d’orgasme que Sango a fini par atteindre, ce sont nos deux corps qui se libèrent soudain délicieusement et simultanément de leurs transes, soumis à l’ultime vague du plaisir qui nous domine puis nous échappe, sous le regard d’une Lilou très attentive, nous laissant comme deux naufragés nus reprenant lentement connaissance après leur échouage sur les rivages de la réalité.


S’ensuivent encore beaucoup de baisers, de caresses, de discussions sur la vie, mais nos corps sont à présent apaisés de leurs désirs. Trois heures sont passées. D’après les bouteilles le temps convenu aurait été de deux heures, mais je crois que tous les trois nous sommes vraiment amusés et que mes hôtesses ont eu envie de profiter de ce moment au-delà des règles strictes du jeu.


Après nous être rhabillés, je leur paye une ultime coupe de champagne en guise d’au revoir, tandis que je finis sur une boisson sans alcool. Nous discutons encore presque une heure, puis échangeons quelques baisers encore. Je suis délicieusement ivre, je ne veux pas rompre cet équilibre par un verre de trop. Et, bien que Lilou me pousse à prendre une nouvelle bouteille, je refuse gentiment, lui explique que là je suis vraiment allé au bout de mon délire. Je ne lui en veux pas, je sais que ce sont les règles de ce genre d’établissement et qu’elle a des consignes de la Direction, mais dans le fond je crois qu’elles ont eu un plaisir sincère à me recevoir, elles espèrent me revoir bientôt, mais ça, je ne peux vraiment pas le prévoir.


J’ai adoré cette expérience, j’ai adoré avoir osé, d’être allé voir de l’autre côté du décor totalement à contre-courant des valeurs familiales. J’ai aimé aborder ces filles tout en contrôlant mon corps et mon esprit pour profiter du meilleur de la situation, ce qui il y a peu n’aurait pas été le cas, et j’ai senti que j’avais vraiment cheminé. J’ai aimé vivre cette expérience qui n’appartient qu’à moi et dont aucun de mes proches ne saura rien. J’ai aimé ce moment hors-piste où j’ai pu écrire une vraie page de mon jardin secret si peu fourni. J’ai apprécié la spontanéité de ces filles, le regard qu’elles ont posé sur moi et qui m’ont fait me sentir comme un homme qui n’a pas à avoir peur d’oser dans la vie.