| n° 15731 | Fiche technique | 9712 caractères | 9712Temps de lecture estimé : 6 mn | 09/08/13 |
| Résumé: Une soirée "hot" comme on aimerait en avoir plus souvent. | ||||
| Critères: fh couple boitenuit intermast pénétratio -humour -couple | ||||
| Auteur : Gilles Lapouge (J'aime écrire, sans me prendre au sérieux) Envoi mini-message | ||||
Par cette chaude soirée de printemps, Alice, un peu pompette, souriait aux anges en marchant à côté de Gilles, la tête nonchalamment posée sur son bras, à hauteur de son épaule.
Elle se sentait merveilleusement bien. Après un repas succulent, composé de ces mets délicats et raffinés qui font les délices de la cuisine française, arrosé d’un Moulin à Vent fruité et gouleyant à point qui vous montait gentiment à la tête, la soirée qui ne faisait que commencer, s’annonçait délicieusement prometteuse.
Gilles savait ce qui faisait plaisir à sa jolie et douce Alice et il s’employait à la combler, elle qui n’avait pas si souvent l’occasion de s’évader d’un quotidien contraignant.
De temps en temps, il lui jetait un coup d’œil de côté et constatait à son sourire épanoui que tout allait ce soir, pour le mieux.
Ils se rendaient à présent dans un cabaret bien connu de Montréal, le Blue Light Burlesque, dont les soirées de Mlle Oui Oui la reine du strip-tease à l’ancienne faisait, paraît-il, un tabac !
Gilles avait réservé une table bien placée et devinait qu’Alice, pendue à son bras et amoureuse, serait ravie du spectacle.
Alice respirait profondément l’air du soir, jouissant de l’atmosphère douce et parfumée de cette belle soirée. Elle s’attachait à son Gilles de plus en plus. Il ne cessait de l’étonner par sa délicatesse, par toutes les attentions qu’il lui portait. Prévenant, cultivé, maniant l’humour avec finesse, il la faisait souvent rire et sourire et elle adorait ça !
Au commencement de leur relation il l’avait séduite par ses enfantillages maîtrisés et, petit à petit, ils s’étaient découvert des idées, des pensées, et des rêves en commun.
Gilles, observateur amoureux, n’avait pas tardé à remarquer chez la jeune femme la dualité qui faisait tout son charme. À savoir un savant mélange de retenue et d’audace, de désir romantique et de passion torride, d’un grand besoin de caresses préliminaires, sans toutefois s’éterniser, conduisant inexorablement aux explosions de la chair et à l’ivresse de la jouissance.
On ne savait pas ce qui, de la composante masculine ou féminine de la personnalité d’Alice, prendrait le dessus, ni à quel moment, mais il parut très vite évident à Gilles que ce mélange excitant de la personnalité de sa douce amie, non seulement ne lui déplaisait pas, mais était vraisemblablement à la source de son attachement progressif pour elle.
Alice aimait la vie et ses débordements. Gilles aimait la vie, et les débordements d’Alice…
Et, en ce moment, il voyait bien que sa compagne baignait tranquillement dans une douce euphorie.
Lorsqu’ils prirent place à leur table, bien placée devant la scène, il ne put s’empêcher d’admirer une nouvelle fois les formes pleines de son amie, annonciateurs d’une fin de soirée en champagne dont il se réjouissait à l’avance.
Mlle Oui Oui (quel drôle de nom !) se montra à la hauteur de sa réputation. Superbe femme, plantureuse et aguicheuse à souhait, elle se montra professionnelle jusqu’au bout de son strip-tease, savamment étudié.
Sur la chanson Jazz hot ! de Victor Victoria, susurrée avec la délectation et l’innocence perverse d’une Julie Andrews en grande forme, l’effeuilleuse usa et abusa de toutes les techniques connues et appropriées pour faire monter dans la salle un parfum d’érotisme suave, destiné à mettre les dames et les messieurs en condition optimale pour terminer la soirée ailleurs, en beauté.
Peu après le début du spectacle la main d’Alice se posa sur la cuisse de Gilles. « En principe, cela aurait dû être l’inverse… » pensa-t-il en souriant, mais un tel geste de la part de son amie ne l’étonna pas outre mesure. Il savait sa maîtresse très sensible à l’éveil des sens et également suffisamment libre et complice avec lui pour se laisser aller à ce qui aurait pu passer, chez quelqu’un d’autre, pour de l’inconvenance.
Il laissa donc la main d’Alice monter et descendre le long de sa cuisse, le caressant sous la table, ajoutant au plaisir des yeux la sensation délicieuse de ce contact féminin. Après quelques minutes de ces caresses, il saisit le poignet de la jeune femme et plaqua sa main sur son sexe durci.
Alice ne sursauta pas, ne lui jeta même pas un coup d’œil, semblant parfaitement concentrée sur les déhanchements de la strip-teaseuse, mais elle n’en retira pas moins sa main. Nonchalamment ses doigts s’ouvrirent et se refermèrent plusieurs fois sur la braguette de l’homme, comme pour éprouver la nature et la consistance de ce qu’elle palpait.
Satisfaite sans doute du résultat, toujours sans que bouge un seul des traits de son visage, elle tira lentement la fermeture Éclair et glissa sa main sous le tissu.
Gilles avait du mal à empêcher sa respiration de s’affoler. Son membre durci et tendu à l’extrême lui faisait mal et sa main, toujours crispée sur le poignet d’Alice accentua sa pression.
D’un coup la verge jaillit hors de sa prison, comme un diable de sa boîte, enfin libre et tressautante au contact des doigts agiles de sa compagne. Gilles ne put s’empêcher de cacher son visage dans son autre main afin de ne pas laisser voir trop ostensiblement son trouble…
Heureusement, le spectacle s’acheva rapidement et les applaudissements ramenèrent la main d’Alice sur la table… Frustré, Gilles remballa promptement ses outils et se joignit à l’ovation.
Mlle Oui Oui, en tenue d’Ève, envoya des baisers sonores à la salle en délire qui sifflait sa satisfaction et regagna les coulisses en reculant…
Alice se colla contre lui sur le siège et, lui posant une main sur la nuque, elle l’attira à lui et l’embrassa tendrement.
Ils éclatèrent de rire tous les deux et s’embrassèrent imprudemment car le véhicule fit une soudaine embardée. Heureusement il était tard et la circulation se trouvait de ce fait fortement réduite dans les rues de la grande ville.
Parvenus à la porte de l’appartement d’Alice, ils s’embrassèrent de nouveau longuement dans l’étroit passage de l’immeuble. Le corps chaud et parfumé de la jeune femme déclencha une onde de désir violent dans la colonne vertébrale de Gilles. La plaquant contre le mur, il commença à frotter lentement son bassin contre celui de la jeune femme. Ils s’amusèrent ainsi quelques minutes, se goûtant l’un l’autre. Elle, frissonnante de désir au contact du sexe dur de son compagnon sur son ventre, et lui s’excitant de la même façon en imaginant le pubis bombé, délicieusement duveteux qu’il pressait fortement de sa verge dressée.
À force de désir, leurs sens s’enflammèrent et, les effluves de la soirée aidant, les mains se firent baladeuses. Celles de l’homme montant et descendant, de plus en plus impatientes, des épaules sur les cuisses de la jeune femme, palpant au passage les reliefs de sa poitrine et de son ventre tendu. Celles d’Alice s’agrippant aux fesses de l’homme, les malaxant, les pétrissant, les doigts enfoncés dans les plis du pantalon, en quête d’un orgasme, pour l’instant simulé.
La soirée était chaude, la nuit était à eux. Cachés dans l’ombre de l’entrée, les deux amants affamés de leur désir commun, se retrouvèrent rapidement, lui le pantalon baissé sur les chevilles et elle la jupe remontée à la taille debout, plaqués contre la porte d’entrée.
Deux doigts enfoncés dans l’intimité d’Alice, Gilles ahanait de plus en plus fort, fouillant les chairs humides, embrassant le visage aimé, se régalant des lèvres douces et parfumées, passant les mains dans ses cheveux, insinuant sa langue dans le creux de son oreille.
Alice gémissait, se trémoussait autour du pivot des doigts de l’homme, sentant monter la jouissance qui n’allait pas tarder à l’emporter. La prenant sous les fesses, Gilles la souleva de terre et la pénétra violemment. Après plusieurs coups de boutoir bien sentis qui arrachèrent à Alice des petits cris de bête, il se vida en grognant dans le corps de sa belle, s’appuyant de toutes ses forces contre elle, l’écrasant contre la porte en bois.
Ils demeurèrent ainsi longtemps, épuisés mais ne se résignant pas se désunir. Lentement ils attendirent l’un dans l’autre que leur respiration revienne à la normale, puis doucement, Gilles reposa Alice sur le sol en riant nerveusement…
Et ils éclatèrent de rire.