| n° 15721 | Fiche technique | 9105 caractères | 9105Temps de lecture estimé : 7 mn | 31/07/13 |
Résumé: Alex est en couple avec Béryl, mais Alex couche régulièrement avec Camille, qui est en ménage avec Dominique... | ||||
Critères: ff ffh yeuxbandés journal | ||||
| Auteur : Samuel Envoi mini-message | ||||
| Concours : Trame imposée |
Samedi 12 janvier
J’en ai plus qu’assez. De cette vie de merde. Deux mecs qui me baisent et me rebaisent. Je suis en parenthèses entre deux queues. Dominique est comme un père, protecteur, sûr de sa virilité, travailleur, honnête, fidèle ; CHIANT. Et l’autre, l’amant Alex est un enfant, cachottier, capricieux, joueur, gamin ; PÉNIBLE. Il fait tout en cachette de sa copine, Béryl. Elle est un peu distante, c’est pour ça qu’il se rapproche de moi apparemment. Me voilà entre un papa et un gosse ! Impossible de trouver quelqu’un de mon âge… Je vais foutre en l’air tout ça ! Un soir, je ne rentrerai pas. Dominique ira aux flics, aux urgences, au fin fond du bled. Il téléphonera partout. Quelle pagaille je vais mettre ce soir-là ! Rien que d’y songer, ça me fait mouiller. Mais pas ce soir, j’ai équitation et, au moins avec les chevaux, je m’éclate.
Lundi 14 janvier
Je suis allée chez Alex alors que j’étais encore couverte du foutre de Dom. Il m’a regardée comme un poisson qui a avalé une arête. Je lui ai dit : C’est quoi le problème ? Tu sais bien que je couche avec mon mec. Il a voulu que je prenne une douche. J’ai refusé. Tu me prends comme je suis ou je me tire. Je me suis tirée.
Mardi 15 janvier
Rencontré Béryl au club ; elle vient monter elle aussi. Elle veut me parler. J’espère qu’on ne va pas tomber dans le vaudeville débile avec pleurnichements, crise de nerfs et crêpage de chignons.
Jeudi 17 janvier
Dom me fait carrément chier avec ses idées de maternité. J’en veux pas de gosses, merde ! Pas envie de faire la mère, la maman, et plus tard la mémé. Lui, ça l’emmerde, parce qu’il est déjà papa dans sa tête. Il n’a qu’à se payer un chien, et il jouera avec. Je lui dis : moi, je baise pour baiser, d’accord ? Il me répond : l’un n’empêche pas l’autre. Ras le bol ! Si c’est ça, à l’avenir, on s’en tiendra au 69. D’abord, je kiffe quand il me lèche. Et puis, comme ça, je ne l’entendrai plus me saouler avec ses désirs de repeupler la France.
Vendredi 18 janvier
Vu Béryl au club. Apparemment, elle ne sait rien, ou alors elle s’en fout. Elle veut simplement qu’on se voie plus souvent. Pourquoi faire ? J’en sais rien. C’est dommage, patati patata, on devrait se voir plus, patati patata… Venez un soir, Dominique et toi, ce serait sympa… Je vous ferai des patates, patati, patata…
Samedi 19 janvier
J’ai demandé à Alex s’il pensait que Béryl se doutait de nos enculades. Il pense que non. Il n’a pas trop envie d’une soirée-frites à quatre. Tu parles ! Il est tellement poltron. Aujourd’hui, il m’a attachée. Un truc japonais qu’il a trouvé dans une revue à la con. J’étais saucissonnée. Les cordelettes me rentraient dans le cul et dans la chatte. Pas moyen de jouir. Il était content ; il se promenait autour du lit en astiquant sa queue. Bien sûr, il a eu toutes les peines du monde à défaire les nœuds, un enfant de dix ans devant le mécano qu’il a reçu à Noël !
Dimanche 20 janvier
Baisée dès le réveil. Comme c’est dimanche, il se sert de son manche dès le matin. Dom est dominical. Il m’a bien secouée. Son membre n’est pas long, mais il remplit bien. J’ai joui, sans trop le montrer. Sinon, il reste fier toute la journée comme un coq de basse-cour. Il éjacule longuement en espérant toujours une faille dans ma contraception. Il peut se gratter le cul jusqu’au sang.
Lundi 21 janvier
Béryl à la piscine, par hasard. On a bien rigolé des mecs qui nous draguaient avec leurs slips en tentes de camping. Finalement, elle est sympa. Ça m’emmerde qu’elle ne sache pas que je m’envoie son mec. Mais si je lui dis, et qu’elle en crève de dépit… On s’est douché ensemble. Pas farouche, des seins mignons, un pubis en ticket de métro, assez classe. Elle a vu que j’étais glabre et elle a voulu toucher mon tatouage sur le ventre. On a éclaté de rire quand un mec a frappé à la porte en nous traitant de gouines.
Mardi 22 janvier
Alex continue ses expériences. Il veut que je lui pisse dessus. Seul problème, j’avais pas envie. Et il me demande si j’accepterais un plan à trois. Il me fatigue.
Mercredi 23 janvier
Cette fois, ça y est : samedi, nous sommes officiellement invités par Alex et Béryl ! On se croirait à la cour de la Reine d’Angleterre. Je me demande s’il y aura un plan de table. Je pensais que Dom aurait trouvé une excuse pour ne pas y aller, mais finalement il a l’air ravi. Pas moi ! Les voir tous les deux, sans pouvoir rien faire, je sens que ça va m’énerver. Ce sont deux planètes qui n’avaient pas à se croiser.
Vendredi 25 janvier
L’initiative, comme je m’en doutais, vient de Béryl. Parce que j’ai vu Alex et il redoute aussi la soirée. Ça ne l’a pas empêché de me sodomiser ; il voudrait que j’aie du mal à m’asseoir samedi. Vachement drôle… En dehors de ça, il en a de bonnes ! Son plan à trois, je pensais que c’était avec un copain à lui. Pourquoi pas, je me disais. Mais non, c’est avec une copine. Et c’est moi qui dois amener la copine. Je me demande s’il n’est pas un peu demeuré, celui-là.
Samedi 26 janvier
Je viens de rentrer. On s’est plutôt bien amusé. Disons que j’ai bu un peu trop… Alex s’est bien tenu, sauf qu’à un moment il a fallu qu’il me caresse les fesses. Je déteste ces gamineries. Béryl est restée dans la cuisine avec Dom un bon moment ; je ne sais pas ce qu’ils ont combiné, mais l’un et l’autre étaient assez rouges… Toujours est-il que Dom doit me parler demain. De quoi ?
Dimanche 27 janvier
Dom m’a tout raconté. Une fois dans la cuisine, Béryl a fait une tache sur son chemisier. Le plan crado, ça marche toujours. Elle s’est retrouvée les seins à l’air et Dom n’en a pas profité… C’est bien son genre, de ne pas en profiter.
Lundi 28 janvier
Toujours Béryl au club. Elle était très sérieuse. Pas envie de rire. Elle me demande de venir discuter au Café des Sports. Il fallait s’en douter : elle sait tout. Ce nigaud d’Alex a laissé traîner une photo de moi à poil genre bondage. Il l’a peut-être fait exprès pour faire le malin. En plus, il a pris la photo sans me prévenir. J’ai une cagoule sur la gueule, un plug dans le fion et je suis attachée à une ferraille. Mais on me reconnaît à mon tatouage sur le ventre. Maintenant je comprends pourquoi Béryl a voulu l’autre jour prendre la même cabine que moi. Elle me met le marché en main, comme elle dit. Soit Dom couche avec elle, soit elle déballe tout.
Mardi 29 janvier
Grande discussion avec Dom sur la fidélité. C’est pas ma tasse de thé, mais lui, il est très à cheval là-dessus. Moi, quand je suis à cheval, c’est sur un cheval. Mais lui, c’est sur des grands principes. Personne ne doit tromper personne. Comment accepter de vivre avec une personne qui ment, qui trompe, qui n’a que la fourberie en tête ? Tu pourrais vivre avec Jérôme Cahuzac ? qu’il me demande. Bref, on est mal barré.
Mercredi 30 janvier
Revu Béryl. Je lui propose un autre mec, un de mes ex. Lucien. Elle ne veut rien entendre. C’est Dom ou rien. Je lui dis que je connais aussi un Martiniquais vraiment ouvert et assez impressionnant dans l’alcôve. Elle me rit au nez. Dom l’a vexée apparemment l’autre soir dans la kitchenette. Elle s’est retrouvée seins nus et il a à peine été poli. Je lui propose : Alex veut un plan à trois et je dois amener la fille. Je viens avec toi ; on va rire. Elle a d’abord refusé, et puis elle s’est décidée.
Jeudi 31 janvier
J’ai prévenu Alex que j’amenais une copine, mais qu’il devra avoir les yeux bandés, que ce sera plus excitant. Bien sûr, il est tombé dans le panneau ; il adore ce genre de scénario tordu. On l’a attaché, comme il aime ça, sur une chaise. Et on s’est retrouvé nues sur son lit. Il entendait qu’on se faisait jouir abondamment, et il trépignait. Ensuite on lui a descendu son pantalon et on s’est occupé de lui. Pas vraiment gentiment. Il était en pleurs tellement on lui faisait des misères. C’est alors que Béryl lui a enlevé le bandeau pour lui annoncer qu’elle le quittait. Il était complètement effondré. Il veut même lâcher son boulot. Non, mais franchement, je suis entourée de malades ! Il a fallu que je le suce pour qu’il arrête de pleurer.
Samedi 2 février
Ce qu’il fallait prévoir est arrivé : la photo du scandale est dans les mains de Dom. Il l’a épinglée sur le mur du salon. Et je ne sais pas où il est passé.
Samedi 2 février soir
Hôpital. Service des urgences. Alex est au plus mal. Il a avalé je ne sais quoi. Pas de nouvelles de Dom. J’ai téléphoné à ses parents qui ne savent rien. Et qui s’en foutent.
Dimanche 3 février
Un mail de Dom. Il reviendra à la maison quand je n’y serai plus. C’est tout. Béryl vient me voir. Elle regrette et me dit que tout est de sa faute. Je lui dis que j’ai aussi ma part de responsabilité, ou plutôt d’irresponsabilité. Elle sourit. Je l’embrasse. Elle me déshabille. Je la lèche comme une malade. On fait l’amour dans le lit ex-conjugal. Elle décharge comme une folle. Je pisse partout. Elle chie sur la moquette. L’appart est devenu une porcherie. Je fais mes valises. C’est décidé, on part toutes les deux pour le Canada. Elle a un plan dans un club hippique. Ils cherchent des filles pas trop frileuses pour monter des canassons un peu chauds… Béryl, merci à toi, j’ai enfin rencontré quelqu’un de mon âge…