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n° 15589Fiche technique7923 caractères7923
Temps de lecture estimé : 6 mn
06/05/13
Résumé:  Il se lève et je le sers. Le petit-déjeuner sera chaud.
Critères:  fh fsoumise hdomine fellation sm attache -fsoumisah
Auteur : Myhrisse            Envoi mini-message
Jeu matinal



L’ordre, attendu, habituel, résonne en moi. Il m’échauffe, me brûle, me consume.

J’ai fait les nœuds moi-même, comme toujours, pendant qu’il finissait sa nuit. À son réveil, j’étais à ses pieds. Après m’avoir demandé de le sucer rapidement, il m’a ordonné de préparer son petit-déjeuner.


L’ordre exécuté, je suis retournée le voir et c’est ensemble, moi à ses pieds, que nous nous sommes rendus dans la cuisine.


« Attache-toi », vient-il donc de me dire.


Je passe un premier nœud coulant autour de mon genou gauche et je serre, vérifiant en glissant deux doigts entre ma peau et la corde que l’attache est sécurisée. L’autre bout de la corde est attaché au pied droit de la table, proche de la chaise où mon maître va bientôt s’assoir.


Sous son regard brûlant, j’attrape un second nœud coulant. Ma cheville gauche se retrouve entravée à un autre pied de la table. J’agis de même avec mon autre jambe. Mon genou droit ainsi attaché m’oblige à écarter les cuisses. Je sais sans le regarder qu’il sourit à me voir ainsi, en position animale, offerte, ouverte, sous la table.


Mon excitation monte à chaque nœud. Je prends mon temps, sachant que l’attente fait partie du plaisir.

Dernier nœud coulant, dernière vérification et me voilà attachée à la table. Je ne peux pas bouger les jambes. Je suis à lui.

Pas tout à fait. Mes mains sont toujours libres. Il ne me faudrait que deux secondes pour me libérer. Il suffit de tirer sur le bon morceau de corde. Un jeu d’enfant.


Il approche la chaise de moi. Pas besoin de me dire quoi faire. J’attrape les barres de métal de chaque côté de la chaise, sous l’assise. Lentement, il ouvre un premier cadenas, passe la boucle de métal dans l’anneau de mon bracelet gauche puis dans la barre de la chaise avant de fermer le loquet. Le clic me fait vibrer. Je sens que je mouille. Mon excitation augmente à chaque minute, à chaque seconde.


Le second clic retentit. Me voilà prisonnière. Cette fois, je ne peux pas me libérer. Lui seul a ce pouvoir et je sais qu’il s’en délecte autant que moi.

Il s’assoit et descend son pantalon de pyjama. Son sexe n’est pas encore dressé mais cela ne tardera plus. Je vais tout faire pour. C’est mon honneur, ma fierté.


Il avance doucement la chaise. Mes mains suivent le mouvement et j’ouvre la bouche, accueillant son sexe en moi. Il se cale et me voilà à sa merci.

L’arrière de mon crâne repose contre le plateau de la table. Je ne peux pas reculer la tête. Son sexe effleure déjà le fond de ma gorge.


La terreur m’envahit. Je ne contrôle plus rien. Je tire sur mes liens. Ils ne bougent pas. Et dire que je me suis mise moi-même dans cette galère !


Je tremble. Il toussote et mes yeux se posent sur lui. Toutes mes craintes disparaissent. Ma confiance en lui est totale. Je suis à lui. Il me protège.

Je me détends. Je me sens bien. Je lâche prise. Je lui donne le contrôle. La sensation est grisante.

Nouveau toussotement, plus appuyé. Je souris et avance ma tête tout en jouant de ma langue. J’ai très peu de latitude. Chaque mouvement me demande une concentration intense.


Les gorges profondes se succèdent. Il me laisse gérer et commence son petit-déjeuner sans s’intéresser plus à moi. Il rajoute le café dans le lait chaud sucré et remue avec une petite cuillère.

Son sexe a déjà commencé à grossir. Sucer devient plus difficile. Je dois gérer ma respiration ainsi que les réactions naturelles de ma gorge. Je sens qu’il commence à apprécier.



Et je me fige.

J’en tremble et surtout je m’en veux terriblement. Comment ai-je pu oublier ? Le pire est la déception dans sa voix. Il se recule. Sa queue quitte ma bouche et mes mains suivent le mouvement. Il se lève, attrape le pot de miel, avant de se remettre en position.


Sa queue est à nouveau dans ma bouche. Je m’applique encore plus. Je veux lui plaire. Je veux le rendre fier. Je bascule parfois la tête sur le côté. Son gland s’écrase sur ma joue gauche, puis sur la droite avant de revenir au fond de ma gorge.


Il mange sans se soucier de moi. Seule son érection me prouve qu’il apprécie ma fellation. Aucun son, il mange en silence. Il ne me touche pas, n’interagit pas avec moi. Je suis un objet, son bien et je fais mon travail.


Je sais ce qu’il aime. Je suce, je lèche, je suçote son gland, je le prends profondément avant de sortir mes dents – sans serrer – sur sa hampe. J’obtiens un léger râle, preuve de son plaisir. L’a-t-il fait exprès ou bien n’a-t-il pas pu s’en empêcher ? Je l’ignore mais cela me remplit de joie. Je continue, alternant les positions, aspirant, relâchant. Ma langue bouge et effleure ses zones sensibles. Je le connais bien. Son érection est totale et je sens qu’il a dur à retenir ses grognements.


Et soudain, il se lève. Il a fini son petit-déjeuner. Je reste interdite, prostrée. Je n’ai pas réussi. Il n’a pas joui. Je tremble. Je m’en veux. C’est mon rôle et j’ai échoué. Je suis frustrée.


Il débarrasse la table, range les aliments puis sort de la cuisine sans s’intéresser à moi. Il me laisse seule. C’est ma punition. Il a choisi le mépris, le dédain. Son rejet me blesse mais je ne m’y oppose pas. La punition est méritée. Me voilà seule. Toujours attachée, je ne peux pas bouger. Je ne peux qu’attendre et penser. Je m’en veux tellement.


Je sais qu’en cas de problème, je n’ai qu’à l’appeler et il viendra immédiatement. C’est une sécurité élémentaire. Je n’appelle pas. Je me sens mal mais c’est le but. Son dédain me touche profondément. Moi qui ne recherche que sa reconnaissance et son plaisir.


Le choix de la punition n’est pas anodin. Il sait que je suis maso. Les punitions physiques sont davantage des récompenses pour moi. Mais ça, c’est douloureux, et pas comme j’aime.

Je subis en silence. Je tremble, je suis au bord des larmes mais je ne me bats pas. C’est sa décision, son droit, son choix. Je n’ai pas à le remettre en cause.


Combien de temps à rester seule ? Une éternité, m’a-t-il semblé. En réalité, probablement pas plus d’une dizaine de minutes.


Il revient. Je ne bouge pas. Je garde le silence. Je n’ose pas lever les yeux sur lui de peur d’y lire sa déception. Il détache mes mains en retirant les cadenas. En tirant sur les quatre morceaux de corde du nœud de sécurité, il finit de me libérer. Je sors de sous la table, mais je reste en position animale.

Il se penche et me prend dans ses bras. Son réconfort m’emplit. La punition est terminée. Je peux me détendre.



Je le prends dans mes bras et le serre fort. Son odeur emplit mon cerveau. Je la bois mais je tremble toujours. Il me caresse les cheveux en douceur, pose de tendres bisous sur mon front, passe une main dans mon dos. Ma terreur s’en va. Ma peine s’évanouit doucement.


Je me sens mieux. Après quelques minutes, je suis bien, calme. La punition est derrière moi et si je ne suis pas prête de l’oublier – et heureusement, c’est le but –, je ne ressens plus ses effets.


Je lève les yeux sur mon maître. Il sourit et je lui rends cette marque d’affection. C’est le signal qu’il attendait. Je suis prête. Le jeu peut reprendre.