| n° 15460 | Fiche technique | 89121 caractères | 89121Temps de lecture estimé : 52 mn | 07/02/13 |
| Résumé: Une ressemblance change la vie. | ||||
| Critères: fh fellation cunnilingu fsodo | ||||
| Auteur : Bernard Nadette Envoi mini-message | ||||
| DEBUT de la série | Série : Je peux vous donner une photo ? Chapitre 01 / 05 | Épisode suivant |
Cela fait trop longtemps que cet individu, assis en face d’elle dans le métro, la fixait avec insistance. C’est une belle fille de 23 ans, aux cheveux noirs et aux yeux bleus. Elle est d’un caractère aimable, mais le regard de cet homme qui doit bien avoir vingt ans de plus qu’elle a fini par la faire bouillir. En l’entendant, il sursaute, a l’air un moment égaré avant de se reprendre :
Il se penche sur son livre. Elle fait de même. Quand elle lève le nez, elle ne peut s’empêcher de le regarder. Il a la tête baissée ; d’un geste rapide, il essuie sa joue d’un revers de main. Il fouille dans ses poches en reniflant légèrement. De voir cet homme pleurer la laisse interdite. Elle prend son paquet de mouchoirs et le lui tend. Il en prend un en la remerciant, osant à peine la regarder. Il lui fait pitié. Elle lui dit :
Le regard de son vis-à-vis se voile un peu plus.
Il sourit :
Il se lève, sourit à nouveau :
En descendant, l’homme se sent rasséréné. Aussi étrange que cela paraisse, cette rencontre ne l’a pas abattu, comme cela arrive si souvent quand il pense à Ariane.
Songeuse, du wagon, Julie regarde sur le quai la silhouette s’éloigner. Elle aimerait rencontrer quelqu’un qui l’aime comme cet homme aime encore son amour disparu. Elle se rend compte qu’avec son copain Marc, ça n’a rien à voir. Ils prennent du plaisir ensemble ; au lit, ça se passe plutôt bien, mais en dehors de ça… Contrairement à l’inconnu, cette rencontre la déprime plutôt.
Le soir, Marc l’accueille chez lui d’un rapide baiser, l’entraîne vers la chambre en la déshabillant. Il la caresse un peu, passe sur elle. Son sexe envahit celui de son amie et la besogne, alternant allers-retours lents et rapides, puis il devient frénétique et se répand dans son puits d’amour avant de s’effondrer sur elle. Ce n’est pas la première fois qu’il la saute avant d’échanger trois mots. C’est vrai, cela faisait plusieurs jours qu’ils ne s’étaient pas vus, mais elle a quand même l’impression qu’il s’est servie d’elle comme d’une poupée. Il pourrait faire un peu attention à elle… Elle n’a pas eu de plaisir : cela lui apparaît mécanique, sans chaleur. Après des préliminaires bâclés, Monsieur tire son coup sans même s’apercevoir qu’elle est restée au bord du chemin. Très satisfait de lui-même, le voilà qui se lève et lui dit de se dépêcher de s’habiller ; ils doivent retrouver les copains pour préparer la prochaine soirée. Il lui arrive de ne pas être toujours très attentionné, mais aujourd’hui il s’est surpassé. Et voilà qu’il la houspille car elle ne va pas assez vite à son goût. Julie se rebiffe ; un mot en entraîne un autre et, in fine , elle part en claquant la porte.
Les jours suivants, elle a le moral dans les chaussettes. Mais aujourd’hui, dimanche, c’est le repas de famille mensuel. Une fois par mois, Grand-mère réunit tous ses enfants, petits-enfants et maintenant même ses arrière-petits-enfants dans sa propriété des Yvelines ; c’est toujours très gai. Elle va retrouver cousins, cousines, oncles et tantes : cela va lui changer les idées.
Le jour dit, ses parents l’emmènent avec ses jeunes frères et sœurs.
Après le repas, l’oncle Lionel déclare qu’il a retrouvé de vieilles cassettes de caméscope et que ce serait amusant de les regarder. Les adultes acceptent avec enthousiasme ; les jeunes avec un peu moins. C’est quand même marrant de voir en bambin de cinq ans le cousin Patrick qui en a maintenant trente-cinq et les parents avec nombre d’années en moins. Chacun se remémore des anecdotes. Soudain, Julie se fige : sur l’écran, c’est elle ; mais ce n’est pas possible, le film date d’une vingtaine d’années. Il n’y a pas que sur elle que l’apparition fait de l’effet ; un ange passe. Seul son petit frère Jérémie, qui a cinq ans, s’écrie :
Quelqu’un lance qu’elle est bien conservée pour son âge, et les adultes de se forcer à rire. Elle demande :
La scène change, et chacun de commenter les nouvelles images avec trop d’empressement.
Julie, en entendant ce nom, est médusée. Elle s’approche de Patrick, l’attrape par la manche et l’entraîne dans la pièce voisine pour lui demander :
Tout correspond. Mais aux réactions pendant la projection et au ton de son cousin, point n’est besoin d’être grand clerc pour comprendre qu’un secret de famille se cache derrière tout ça. Elle presse son cousin de questions. Il était adolescent quand ça s’est passé, et elle une petite fille. Ariane avait rencontré un garçon ; ça avait été le coup de foudre réciproque. Elle l’avait présenté à ses parents, il était même venu ici. Mais on avait jugé qu’il n’était pas assez bien pour une Tanson-Leplantier. La famille avait tout fait pour les séparer, et elle avait bataillé pour le faire accepter. Cette sourde lutte avait duré des mois et ici, un dimanche, ça a été le clash. Les adultes étaient dans le salon, les enfants avaient été emmenés jouer dehors, dont elle, Julie. Lui, en bon ado, avait traîné dans le coin. Il n’avait pas eu beaucoup d’efforts à faire pour entendre, car tout le monde parlait fort. Tous faisaient pression pour qu’elle le quitte, sauf tante Antoinette qui la soutenait. À la fin, elle leur a crié qu’elle l’aimait, qu’elle allait le retrouver, qu’elle se fichait de tout ce qu’ils pouvaient dire et que de toute manière elle attendait un enfant de lui. Je te laisse imaginer le tollé… Elle est partie en larmes en claquant la porte, a pris sa voiture et s’est tuée à dix kilomètres d’ici.
La description de l’homme du métro.
Julie raconte à son cousin la rencontre du métro. Il la regarde :
Le soir, Marc finit par l’appeler pour s’excuser et les choses finissent par s’arranger. Ils se reverront lundi soir. Julie, elle, téléphone à la tante Antoinette qui lui propose aussi de venir le lendemain soir. Elle n’hésite pas et décommande Marc qui prend la chose plutôt fraîchement. Tant pis, ça lui passera. La tante lui fait le même récit que Patrick, mais en plus détaillé et lui dit tout le bien qu’elle pensait de Bernard Melpa. Il n’avait pas de fortune, mais il était intelligent, travailleur, cultivé et avait de l’humour ; mais surtout, Ariane et lui s’adoraient, se comprenaient, étaient complices. Ça crevait les yeux qu’ils étaient faits l’un pour l’autre. Quand Ariane est morte, elle a craint qu’il ne fasse une bêtise. Avec ses parents, ils ont battu le rappel de tous ses amis pour qu’ils l’entourent. Il a fini par reprendre le dessus mais, jugeant préférable de ne pas continuer à le fréquenter, elle l’a perdu de vue.
Le mercredi, elle retrouve Marc. Ils vont au cinéma tous les deux, sans la bande de copains. Il profite d’être un peu à l’écart ; il a choisi l’endroit pour enlacer son amie. Il glisse sa main dans l’échancrure de son corsage, remonte le soutien-gorge et caresse le sein dégagé. Il fait rouler entre ses doigts le téton durci, le pince doucement. Ils s’embrassent. Hélas, des personnes viennent s’installer près d’eux, les obligeant à se montrer sages. Le film fini, ils regagnent le logement de Marc. Ils se déshabillent rapidement, la petite séance au cinéma les ayant chauffés tous deux. Le fond de culotte de Julie et les proportions avantageuses de son ami pouvant en témoigner. À peine sur le lit, ils se lancent dans un 69 fiévreux. Ils changent de position ; elle se met à quatre pattes et il la pénètre d’un seul coup et la baise mais, après un moment, il ne peut se retenir et se répand en elle. Elle a un petit gémissement de dépit. Il l’allonge et la caresse jusqu’à ce qu’elle aussi prenne son plaisir. Après avoir repris leurs esprits, fait une escale par la salle de bain, ils dînent. Julie raconte sa rencontre du métro et la suite. Mais l’histoire intéresse modérément Marc.
Elle ne sait pas pourquoi, mais elle se met à chercher des renseignements sur ce Bernard Melpa. Elle en trouve un, architecte des Monuments historiques. Elle poussant ses recherches, elle déniche une photo prise pendant des journées d’études où il est intervenu. C’est bien l’homme qu’elle a croisé dans le métro. Elle ne va pas jusqu’à essayer de lui rendre visite ; elle n’ose pas.
Marc trouve que cette histoire obsède trop son amie. Elle en parle constamment, se demande quelle est sa vie ? S’il s’est marié ? S’il a des enfants ? Ça commence à l’agacer et il le fait savoir. Elle ne veut pas faire un drame de ce manque d’intérêt, mais cela la déçoit quelque peu. Comment ne peut-on pas être intéressé et touché par cette histoire d’amour ? D’accord : qu’Ariane ait été sa cousine ajoute peut-être à sa motivation, mais quand même…
Le destin vient à son aide. Un soir, dans le métro, elle l’aperçoit se tenant à la barre un peu plus loin. Sans réfléchir, elle sort de la rame à la station suivante pour remonter à son niveau et se retrouver à côté de lui comme par hasard. Il est plongé dans son livre et ne la remarque pas. Elle prend le sien et profite d’un arrêt un peu brusque pour le bousculer légèrement. Il lève les yeux ; elle sourit.
Il lui rend son sourire :
Maintenant qu’elle se trouve face à lui, Julie ne sait plus que dire, quelle attitude adopter. Un silence s’installe, puis elle lance tout de go :
Les yeux de l’homme s’agrandissent ; son sourire s’efface, il blêmit jusqu’à la racine des cheveux. Elle ajoute précipitamment :
Elle le regarde, inquiète : il est décomposé. Ce n’est pas possible, il va se trouver mal. La rame arrive à une station ; elle l’empoigne par le bras et l’entraîne sur le quai. Il ne résiste pas. Elle le pousse vers un siège où il se laisse tomber. Elle s’agenouille près de lui, prend sa main, ne trouvant qu’à répéter :
Il se ressaisit :
Rassurée, elle lui lâche la main, se relève et lui propose :
Ils sortent du métro et vont s’attabler dans un estaminet voisin. Avant même qu’il ne puisse ouvrir la bouche, elle lui raconte comment elle a découvert l’existence d’Ariane et son histoire. Il n’était pas au courant de la scène qui avait précédé l’accident. Cela lui donne un coup supplémentaire et une amertume accrue. Il s’abstient de justesse de vouer toute cette famille aux gémonies. Il se rappelle Patrick, mais surtout la tante Antoinette. La seule qui ait montré de la sympathie pour lui, qui les ait soutenus. Il demande de se nouvelles. Elle lui explique que depuis cette époque, ses relations avec le reste de la famille sont restées plutôt fraîches. Dans la foulée, elle lui propose d’aller lui rendre visite, qu’elle serait contente de le revoir car elle a gardé un souvenir vivace de lui. L’idée ne l’enthousiasme que très modérément. Il essaie d’éluder poliment mais Julie, tout à son idée, ne perçoit pas les réticences de son vis-à-vis. Elle empoigne son téléphone et devant un Bernard médusé, arrange la rencontre pour le surlendemain samedi. Finalement, l’impulsivité de la jeune fille le fait sourire. Ariane aurait été capable de faire le même genre de chose.
Julie le fait parler de sa cousine. Elle est émerveillée et émue de la tendresse et de l’émotion avec lesquelles il l’évoque. À l’écouter, elle la sent vivante. Elle lui raconte ce qu’elle fait, ses études d’Histoire et d’Histoire de l’art, son projet de devenir conservateur de musée, au désespoir de ses parents qui la voyaient entrer dans une école de commerce. Malgré son impulsivité, elle n’ose pas poser de questions sur la vie de son interlocuteur. Elle biaise :
Julie est déçue de la désinvolture de Bernard :
Il rit. Elle ne voit rien de drôle.
Julie se demande ce qu’il raconte. Il s’en aperçoit et rit de plus belle.
Julie rit aussi de sa méprise.
Ils continuent de discuter. Entre un architecte des Monuments historiques et une future conservatrice de musée, les sujets ne manquent pas. Bernard propose de lui faire rencontrer quelques personnes qui pourraient lui permettre d’accroître ses connaissances et son expérience par le biais de quelques stages ou même de vacations et d’ainsi étoffer son CV. Ils se séparent après avoir discuté plus de trois heures. Bernard n’est finalement pas mécontent de cette soirée, qui lui rappelle certains soirs de discussions avec Ariane, même si l’afflux de vieux souvenirs douloureux lui donne un coup de blues ; et il appréhende la rencontre avec la tante. Julie, quant à elle, est enchantée. Non seulement les relations de Bernard vont lui être des plus utiles, mais elle comprend pourquoi sa cousine a bataillé pour lui. Il est gentil, serviable, aime les animaux, est capable de parler pratiquement de tout, non seulement d’Histoire, mais aussi de cuisine, de politique, de botanique… sans être pédant et souvent avec humour. Et puis elle a glané quelques renseignements, même s’il s’est montré fort discret sur lui-même. La seule chose dont elle est à peu près sûre, c’est qu’il vit seul actuellement.
Le jour dit, c’est un peu en traînant les pieds que Bernard retrouve Julie pour se rendre chez la tante. Ce n’est pas parce qu’il n’a pas de sympathie pour elle, la seule de la famille qui ait soutenu Ariane, mais ça fait déjà beaucoup de souvenirs douloureux qui ont été ranimés ces derniers temps. S’il se souvient bien, elle était veuve ; à l’époque, elle approchait des cinquante ans : elle doit donc maintenant avoir un peu moins de soixante-dix ans. La tante l’accueille à bras ouverts. Elle a gardé son franc parler et n’hésite pas à poser des questions directes. Après avoir un peu discuté de son métier, elle lui demande s’il s’est marié. Il répond que non ; ça a failli se faire, mais après deux ans de vie commune, sa boîte a proposé à Catherine un poste en Californie. C’était une opportunité à ne pas rater, d’autant que ce ne devait être que pour six mois. Le mariage a été reporté à son retour, mais le provisoire a duré. Elle s’est mariée à un Américain, a eu un enfant, a divorcé et quitté les États-Unis pour le Canada. L’après-midi se passe à papoter. Même s’il a été plutôt agréable, même si la tante s’est abstenue de parler d’Ariane, Bernard n’est pas mécontent de quitter les lieux.
Julie part en même temps que lui ; il lui annonce qu’il a passé quelques coups de téléphone et qu’il lui a obtenu des entretiens et lui demande de passer à son bureau mardi pour qu’il lui donne des renseignements complémentaires et des papiers divers. Ce qu’elle fait. En sortant, elle est enchantée : Bernard lui a dégoté des rendez-vous avec des conservateurs ou directeurs de musée, avec peut-être à la clef stages ou même postes rémunérés en vacations, de quoi faire verdir de jalousie quelques camarades de cours et – cerise sur le gâteau – Bernard lui a proposé de l’accompagner une semaine dans ses déplacements. Comme à cette période elle n’a pas de cours qu’elle ne puisse rattraper, elle accepte avec enthousiasme. Avant de faire cette proposition, il a hésité, se demandant si c’était bien raisonnable de se faire escorter une semaine durant par Julie, alors que la présence de la jeune fille fait remonter tant de souvenirs, heureux par certains côtés, mais si douloureux par d’autres.
Le soir, Julie retrouve Marc. Il se montre empressé ; ça la démange aussi. Ils se retrouvent rapidement au lit. Ils en sont aux préliminaires quand elle raconte sa visite et ses résultats. Ça lui tient à cœur, même si le moment n’est pas des mieux choisis. Marc, qui a d’autres choses en tête, répond évasivement avant de lâcher devant l’insistance de Julie :
En entendant ça, elle se renfrogne :
Marc rigole :
Il pensait faire un bon mot et un compliment, mais il est tombé à côté. Julie réagit comme si un serpent l’avait mordue. Elle est outrée et lui fait savoir qu’elle n’est pas une pute qui se sert de son cul pour faire avancer ses affaires, et que Bernard n’avait jamais eu le moindre geste équivoque. Il essaie de calmer les choses et d’expliquer que c’était de l’humour maladroit, mais de l’humour ; mais elle est tellement remontée qu’elle l’entend à peine. Elle s’habille, il tente de la retenir, elle se dégage d’une secousse et déclare qu’il a tort de se compromettre avec une pouffiasse et elle le plante là, le sexe encore dressé. Elle quitte les lieux, écumante. « Ah, c’est comme ça ? Et bien il va voir, cet imbécile ! »
—ooOoo—
On sonne à la porte de Bernard. Il va ouvrir. Avant qu’un mot ne soit échangé, la femme se suspend à son cou et l’embrasse. Le baiser dure. Un bruit de pas dans l’escalier les ramène à la réalité, il la fait entrer. Il glisse sa main sous la robe. S’il est surpris de ne pas trouver la culotte qui aurait dû s’y trouver, il n’en laisse rien paraître. Ses doigts entrent directement en contact avec le vif du sujet. Un vif du sujet dégoulinant, si dégoulinant qu’un slip aurait ressemblé à une vieille serpillère. Bien sûr, dans d’aussi bonnes dispositions, elle a pour réaction d’ouvrir un peu plus les cuisses. Elle gémit doucement quand brusquement elle se dégage et retire – ou plutôt arrache – ses vêtements. Opération fort brève puisqu’elle ne porte qu’un imperméable et une robe.
Elle s’agenouille, sort le sexe de son hôte, déjà dans de bonnes dispositions, se passe la langue sur les lèvres et l’engloutit. Après lui avoir donné fière allure, elle s’arrête pour regarder son œuvre. Il en profite pour la faire se lever, finir de se dévêtir et l’entraîner vers la chambre. Elle se dirige vers le lit ; il l’arrête et se met à tourner autour d’elle, lui effleurant la joue, le cou, les fesses, les reins, le ventre, explorant le petit buisson ardent. Il s’arrête derrière elle et lui ordonne de mettre ses mains sur la tête. Il glisse les siennes sous ses bras et les dirige vers ses seins, deux magnifiques globes de la taille d’un melon aux larges aréoles foncées. Il les cajole, les soupèse, les fait tressauter un moment avant de refermer ses doigts dessus, saisissant les pointes, les pinçant, les étirant, les tordant. Ainsi traitées, elles gonflent et durcissent. Les gémissements de leur propriétaire mêlent douleur et plaisir, mais surtout ce dernier. Il la pousse à quatre pattes sur le lit et, dans le mouvement, saisit ses hanches et se plante dans sa féminité. Elle émet un long feulement, remplacé par un halètement de plus en plus rapide. Elle étouffe un cri en prenant son pied. Bernard continue plusieurs minutes sur sa lancée avant de sortir de l’accueillant fourreau. Elle se retourne pour le prendre dans sa bouche et le pomper en s’accompagnant de la main. Elle s’active, devant se ménager de temps à autre une pause pour détendre sa mâchoire. Il la repousse doucement et suggère d’aller grignoter pour se remettre de leurs émotions. Elle acquiesce, se lève et se dirige vers la cuisine. Le popotin passant à portée, il ponctue son passage d’une tape percutante.
Il prépare une solide omelette au jambon, qu’accompagnera une salade Ils mangent de bon appétit et parlent peu. Après le fromage, elle se lève et va chercher deux yaourts. Elle en lâche un qui s’écrase au sol. Elle s’empare d’une lavette et répare les dégâts :
En souriant, elle répond :
Il la saisit par le poignet et l’attire :
Il la fait basculer sur ses genoux. Elle se débat mollement.
Il la maintient solidement et commence à fesser fermement les fesses offertes. Les claques sonores se succèdent, chacune ponctuée d’un petit cri de la victime qui agite faiblement les jambes. Son postérieur commence par rosir, puis rougir. Bernard s’arrête alors :
Elle se relève et pose une main précautionneuse sur l’endroit qui la chauffe, enfin sur l’un des endroits qui la chauffent et renifle en gardant les yeux baissés.
Il lui passe la main entre les cuisses. L’endroit est, si cela est possible, encore plus inondé que tout à l’heure. Il opère longuement, titillant le bouton, caressant les lèvres, enfonçant un, deux ou trois doigts. Elle s’appuie sur la table et se cambre en écartant les jambes, faisant ressortir son cul rougi. Bernard se redresse, enfonce son manche à la place de ses doigts et la ramone consciencieusement. Elle gémit doucement d’abord, puis de plus en plus fort. De petits cris viennent ensuite ponctuer chaque coup de boutoir. Elle ondule à leur rythme et va à leur devant. Pouliche et cavalier vont ainsi un bon quart d’heure, alternant pas, trop et poussant même quelques galops. Durant un de ceux-ci, la cavale se désunit ; ses mouvements deviennent désordonnés et elle lâche un long cri sourd. Bernard se maintient en selle. Après une dernière ruade, elle s’apaise, ses jambes flageolent. Il prend une allure moins soutenue pour permettre à sa monture de repartir en douceur. Malgré sa lassitude sous les coups d’aiguillon, elle reprend la course. Ses mouvements se synchronisent avec ceux de son écuyer. La fatigue est oubliée ; la chevauchée reprend de plus belle. La haquenée hennit à tout vent son contentement d’être montée. La nouvelle reprise dure bien au moins aussi longtemps que la précédente avant de se transformer en rodéo. Elle agite sa croupe en tous sens. Bernard ne se laisse pas désarçonner. Après un dernier coup de reins accompagné d’un cri à peine étouffé, la monture s’effondre, haletante. Le jockey se rend à l’évidence qu’elle n’ira pas plus loin. Il se retire doucement. Privée de ce point d’appui, les jambes de la jument fléchissent. Il l’aide à se redresser et l’entraîne, chancelante, vers la salle de bain.
Rafraîchis, ils vont s’allonger sur le lit. Elle se pelotonne contre lui :
Elle se serre un peu plus contre lui, ronronnant presque comme une chatte :
Il rit.
Bernard retrouve rapidement toute sa raideur. Satisfaite du résultat obtenu, Catherine l’enjambe et met bien au fond de son intimité le pieu dressé. Elle monte et descend le long de cette colonne de chair. Il commente :
Elle soutient un bon rythme. Même quand il se saisit de ses seins pour leur faire subir le même traitement qu’en début de soirée, elle continue, donnant simplement un peu plus de la voix. Bernard donne de larges impulsions à son bassin, le soulevant presque du lit, allant au-devant des mouvements de sa partenaire. La cadence devient de plus en plus rapide. Elle tente de réprimer un cri et se laisse aller en avant pour embrasser Bernard qui continue à la pilonner jusqu’à ce qu’il lâche au plus profond de sa grotte sa liqueur. Elle bascule sur le côté tout en continuant à l’embrasser. Comme elle se redresse pour reprendre son souffle, son regard tombe sur le réveil. En voyant l’heure, elle s’arrache à regret aux bras de son amant :
Elle se lève précipitamment et va directement récupérer ses affaires abandonnées dans l’entrée. Il l’accompagne, lui suggérant de prendre le temps de se nettoyer un peu. Elle répond qu’elle n’a pas le temps et que de toute manière elle garde ainsi un peu plus longtemps un souvenir de lui. Elle met à peine plus de temps à s’habiller qu’elle en avait mis à se dévêtir. Sur un dernier baiser et un « À dimanche » elle s’éclipse. À peine arrivée au métro, le foutre et son propre jus, plus abondants qu’elle ne le pensait, commencent à sourdre hors de sa chatte. Elle trouve un couloir tranquille et cherche vainement un mouchoir ; ça commence à lui dégouliner le long des cuisses. Elle pense un moment s’essuyer avec sa robe, mais même sans tenir compte de son prix, elle l’aime beaucoup et ne voudrait pas la tacher irrémédiablement. C’est donc avec sa main qu’elle retire le surplus. Mais maintenant, ce sont ses doigts qui sont englués et elle n’a rien non plus pour les essuyer. Sans hésiter, elle les lèche. Elle renouvelle l’opération plusieurs fois quand une voix derrière elle la fait sursauter :
Elle s’enfuit, poursuivie par la voix :
Elle pousse un soupir de soulagement quand elle voit que l’individu, un beur d’une vingtaine d’années, ne la suit pas.
—ooOoo—
Le lundi matin suivant, tôt, Julie se présente au bureau de Bernard. Avec Marc, la situation est bloquée. Ils sont tous les deux furieux. Elle de ce qu’il a dit, et lui de ce qu’elle ait pris la mouche pour une bêtise ; il trouve qu’elle n’est vraiment pas cool, et même un tantinet coincée. Elle a décidé de faire abstraction de ce problème et de profiter de cette semaine.
Il n’attendait qu’elle pour partir. Ils doivent aller sur trois sites : deux châteaux et une abbaye. Pour chacun, deux jours de visites sont prévus : ils ne rentreront donc pas avant samedi.
Ils quittent Paris. Sur la route qui les mène au premier château, Bernard explique par le menu qu’après avoir été délaissé pendant plusieurs années, il vient d’être racheté par le département qui, après restauration complète, envisage d’en faire un musée du savon. C’est une première approche, une prise de contact.
Bernard laisse Julie aux bons soins du responsable de la partie musée du projet, tandis qu’il fait sa visite d’évaluation. Le soir, au restaurant de l’hôtel, tandis qu’il lui donne ses impressions sur l’état des lieux, elle lui rapporte ce qu’elle a retiré de sa journée. En consultant ses messages – car quand il est en rendez-vous, Bernard éteint son téléphone – il trouve un message de Catherine qui lui annonce qu’elle va s’absenter trois semaines car elle part aux États-Unis pour sa boîte et ne pourra hélas pas venir dimanche.
De retour dans sa chambre, Julie reçoit un appel de Marc qui lui propose une sortie pour le lendemain soir afin de mettre de l’huile dans les rouages. Mais elle décline en lui expliquant qu’elle est partie en déplacement pour la semaine avec Bernard qui lui a proposé de l’accompagner durant une tournée de visites. Marc, qu’elle n’avait pas mis au courant, prend la chose plus que fraîchement ; un mot en entraîne un autre, les choses s’enveniment encore plus. Avant de lui raccrocher au nez, Marc lance :
Julie est furieuse de ce procès d’intention. C’est vrai qu’elle profite des bonnes dispositions de Bernard et qu’elle est bien contente des petits coups de pouce qu’il lui donne et des portes qu’il lui ouvre. Mais ce n’est pas cela qui a motivé son désir de le connaître. C’est l’évocation de son amour défunt et la manière dont il en parlait qui ont suscité son intérêt, renforcé par le fait qu’Ariane était sa cousine. Elle voulait connaître l’homme qui l’avait fait se dresser contre ses parents et la famille. C’est vrai aussi qu’elle s’est imposée auprès de Bernard ; elle a même dû paraître envahissante : en cela, Marc n’a pas tout à fait tort. Mais il se trompe quant à ses motivations. Elle n’a jamais été intéressée. Curieuse, mais pas intéressée. Et puis Bernard est d’agréable compagnie, aimable, cultivé, avec de l’humour et en plus ils ont en commun la passion de l’art et de l’Histoire. Elle a plaisir à le retrouver, et regret à le quitter.
De son côté, Bernard se demande si emmener Julie avec lui une semaine durant est une si bonne idée. Avoir ainsi en permanence à ses côtés ce reflet d’Ariane lui provoque des sentiments contradictoires. Un certain plaisir, c’est indéniable ; mais aussi une grande peine. Ne se raccroche-t-il pas trop à cette jeune fille, troublé qu’il est par sa ressemblance avec Ariane ?
L’un comme l’autre peinent à s’endormir et ne connaissent pas une nuit paisible.
Le mardi après le déjeuner, ils partent pour l’abbaye où Bernard doit présenter ses plans d’aménagement pour que l’endroit puisse accueillir des congrès et des colloques. Le projet est en phase terminale. De nombreuses discussions ont déjà eu lieu, les plans ont été remaniés plusieurs fois pour tenir compte de certains des desiderata des clients. Les travaux vont bientôt pouvoir commencer. Ce soir-là, Bernard reçoit un appel de Catherine qui lui explique qu’elle doit partir quelque temps en Nouvelle-Zélande ; elle ne sait pas trop quelle sera la durée de ce séjour.
Le lendemain, en fin d’après-midi, ils quittent les lieux pour le château suivant. C’est une demeure privée qui appartient à la même famille depuis plus de quatre siècles. Il connaît bien les propriétaires ; ils logeront sur place. C’est un château à l’origine médiéval, mais qui a été remanié jusqu’au XVIIIème siècle, chaque époque ayant laissé sa marque. Il se visite ; le comte et la comtesse ont fait un effort particulier sur les jardins ces derniers temps, et ils ont en projet d’aménager une partie des communs pour l’accueil de classes, l’orangerie l’ayant déjà été pour les réceptions, les mariages, etc.
Après avoir salué leur hôtes, Bernard emmène Julie découvrir le domaine depuis la lanterne du pigeonnier. Arrivés en haut, il lui explique le bâtiment, les jardins, les projets. L’étroite plateforme n’est pas faite pour accueillir deux personnes ; pour y tenir, ils ont dû se serrer. Elle est devant lui, un peu sur le côté ; il a posé une main sur son épaule et de l’autre il lui désigne ce dont il parle. Vient le moment magique du coucher de soleil. Le paysage se pare d’or et de feu. Julie est émue, mais le spectacle n’est pas seul en cause. De le sentir contre elle, de sentir sa main sur son épaule ne la laisse pas de marbre. Il se dégage de lui une force, un magnétisme qui la troublent. Elle réalise qu’elle se voilait la face, que l’intérêt qu’elle lui porte n’est pas que motivé par son histoire avec sa cousine. Elle est attirée par l’homme. Elle se laisse aller un peu plus contre lui.
Quand le paysage s’est enflammé, Bernard s’est tu pour ne pas rompre la magie du moment. Il sent Julie s’appuyer plus lourdement contre lui, mais il attribue ça à la fatigue. La nuit et son voile noir remplacent progressivement les couleurs chatoyantes. Il suggère de retourner au château. Julie ne bouge pas, mais Bernard se trompe quand il pense qu’elle veut profiter de la disparition progressive du jour : elle se sent simplement trop bien près de lui. C’est la première fois qu’ils sont si proches. Les minutes s’écoulent ; il s’agite un peu, mal à l’aise et troublé lui aussi maintenant. Elle le sent ; elle se redresse, mais au lieu de descendre par l’échelle, elle se retourne. Elle voit encore son visage. Il va parler : elle n’a pas besoin de boule de cristal pour savoir qu’il va proposer de passer le premier pour l’aider à descendre ou quelque chose de ce genre. Ce n’est pas ce qu’elle espère, ce n’est pas ce que maintenant elle désire. Mais si elle attend que Bernard fasse quelque chose, elle sait aussi qu’il gèlera en enfer avant. Elle ne peut pas laisser passer ce moment ; Dieu sait quand un autre aussi favorable se présentera. Presque comme on se jette à l’eau, elle l’enlace et pose ses lèvres sur les siennes. Il se raidit et ne répond pas à son baiser ; des pensées contradictoires bouillonnent dans sa tête. Il se recule, dans la mesure où il le peut, et d’une voix défaillante il murmure :
Elle se serre plus contre lui.
Tout en parlant elle se rend compte qu’elle l’a tutoyé, qu’elle exprime tout ce qu’elle avait voulu ignorer jusqu’à présent et que la première personne avec laquelle elle devra se battre c’est… lui. Elle se presse encore plus contre lui, trouve à nouveau ses lèvres. Il se sent perdu. Il désirait la serrer dans ses bras, mais le redoutait par-dessus tout, craignant de n’être attiré par la jeune fille qu’à cause du reflet de son amour perdu qu’elle lui offre et non pour elle-même. De sa langue, elle force ses lèvres. S’il ne répond pas à son baiser, au moins n’a-t-il pas eu de recul. Elle regrette de ne pas être en jupe pour pouvoir prendre sa main et lui faire constater l’effet qu’il lui fait. Avec un pantalon, c’est un peu plus compliqué. Elle glisse sa main entre leurs ventres pour déboutonner son pantalon, mais des pas et des appels retentissent. Charles, l’un des fils du propriétaire, vient les chercher avec une lampe électrique. Ils se séparent ; elle en hurlerait de rage et de frustration. Bernard répond aux appels, l’aide à descendre et remercie Charles d’être venu ; elle aussi, bien qu’elle ait plutôt envie de le vouer aux gémonies.
Avant de rejoindre la salle à manger, Julie passe par sa chambre pour changer de culotte, celle qu’elle porte – malgré le protège-slip – ayant quelque peu souffert de l’humidité. Il lui semble que le repas n’en finit pas ; pourtant ses hôtes sont charmants, mais elle a d’autres idées en tête. Dès que la décence le lui permet, elle se déclare fatiguée, s’excuse et regagne sa chambre tandis que Bernard reste à discuter. Après un passage par la salle de bain, elle retourne à sa chambre d’où elle épie son retour. Et il s’attarde, perturbé par ce qui vient de se passer dans le lanternon ; il poursuit la conversation pour éviter d’y trop penser, mais il ne peut retenir son hôte indéfiniment et se résout à quitter la salle à manger deux heures après Julie.
De son côté, elle bout d’impatience en l’attendant ; elle doit se retenir de se précipiter quand il arrive à l’étage. Il rentre dans sa chambre. Elle se prépare à s’y glisser à son tour quand elle l’entend tirer le loquet. Elle est arrêtée dans son élan ; elle en pleurerait. Elle hésite un long moment sur la conduite à tenir et retourne dans sa chambre. Un peu plus tard, elle entend Bernard se diriger vers la salle de bain. Dès qu’il y a disparu, elle se précipite dans la chambre pour l’y attendre. La chemise de nuit qu’elle porte, en coton, à manches longues, qui lui arrive à mi-mollet, n’a rien de sexy. Elle hésite à la retirer illico. Elle se rend bien compte que déjà elle se jette littéralement dans ses bras et se conduit comme une gourgandine (elle aime bien ce mot un peu désuet) ; alors elle garde cet ultime rempart à sa fierté, mais elle n’a pas l’intention de la conserver très longtemps. De toute manière, si elle veut faire bouger les choses, il faut qu’elle les prenne en main.
Ayant terminé ses ablutions, Bernard hésite devant la porte de Julie. Il faudrait qu’ils parlent, qu’il mette les choses au point. Il se décide, malgré l’heure tardive, à toquer discrètement. Point de réponse. Il est partagé entre déception et soulagement. Il regagne sa chambre. Il voulait la voir, il la voit. Il voulait parler avec elle, c’est raté. Elle ne lui laisse pas placer un mot : c’est une véritable tornade qui s’abat sur lui. Julie lui saute carrément dessus, clouant sa bouche en reprenant le baiser là où l’arrivée de Charles l’avait interrompu. Pour la repousser, il faudrait littéralement se battre. Elle sent à nouveau ses réticences. Elle se recule un peu, sans le lâcher pour autant, le regarde dans les yeux et murmure « S’il te plaît… » avant de ressouder ses lèvres aux siennes.
Depuis le début, il est tombé sous son charme ; mais les circonstances de leur rencontre, la différence d’âge, Ariane, la famille Tanson-Leplantier et Catherine l’avaient entraîné à ne songer à elle que de manière désincarnée. La sentir palpitante, femme, accrochée à son cou, font voler cette ambiguïté en éclats. Il la prend dans ses bras, répond à son baiser jusqu’à ce qu’elle se laisse glisser à genoux et descende son pantalon de pyjama. Elle regarde, étonnée par ce qu’elle vient de dévoiler. Même s’ils ne sont pas légion, Bernard est plus gros et plus long qu’aucun des copains qu’elle a eus jusqu’à maintenant. Sa surprise passée, elle se met à l’ouvrage avec cœur. Après l’avoir laissée s’activer pendant une dizaine de minutes, il la redresse. Elle en profite pour retirer prestement sa chemise de nuit avant de se suspendre à nouveau à son cou pour l’embrasser fougueusement. Il la soulève et, leurs lèvres toujours unies, il la porte jusqu’au lit. Il abandonne ses lèvres du haut pour s’occuper de ses lèvres du bas. Elle apprécie et roule des hanches. Il n’arrête que pour plonger ce qu’elle a si bien réussi à dresser au fond de son puits d’amour. Il se met à la ramoner, changeant rythme et puissance de ses coups de queue.
Après être grimpée aux rideaux, elle se remet à le sucer. Elle est de nouveau surprise, mais par sa résistance cette fois. Les muscles de ses mâchoires devenaient douloureux quand il l’avertit qu’il va cracher son foutre. Ses lèvres restent soudées à son gland, et c’est au fond de sa gorge qu’il se répand enfin. Avec ses ex, quand elle les pompait, aucun ne tenait aussi longtemps avant de lâcher la sauce. Ils lui reconnaissaient un talent certain de suceuse. Après avoir avalé, elle ne peut s’empêcher de lui faire une remarque sur sa résistance. Il explique qu’il peut avoir des éjaculations difficiles à venir. Elle avait entendu parler d’éjaculations précoces, mais pas de l’inverse. Cela l’étonne. Il précise que ce n’est pas forcément une bénédiction. Elle lui demande pourquoi ; il essaye d’éluder mais, devant son insistance, il finit par expliquer qu’il lui est arrivé d’épuiser sa partenaire sans arriver à l’éjaculation. C’est vrai qu’elle commençait à fatiguer. Un rapide calcul, et elle voit que cela faisait plus d’une heure qu’il était en action. Elle demande :
Elle est ébahie. Elle demande presque timidement :
Sur sa réponse positive, elle reste rêveuse. Elle essaie d’imaginer ce que ça peut être de se faire baiser pendant trois ou quatre heures d’affilée, mais elle a du mal. Après un brin de toilette, elle va finir la nuit dans sa chambre.
Le lendemain, l’étude du projet les accapare ; mais plus la journée avance, plus elle pense à ce que Bernard lui a confié la veille et ça l’émoustille. En se rendant au dîner, elle lui glisse :
Il lui répond d’un sourire. De fait, dès que la bienséance le permet, il donne le signal du départ. Elle le rejoint rapidement dans sa chambre. Elle est chaude comme la braise. Depuis avant le repas, elle mouille en pensant à la nuit à venir. Elle est malgré tout dubitative sur ce qu’il lui a dit la veille. Elle n’y croit pas tout à fait ; elle est comme Saint Thomas : elle veut le voir pour le croire. À peine entrée, elle se suspend à son cou et lui murmure :
Il va répliquer ; elle lui pose la main sur la bouche et ajoute :
Elle sort sa queue et commence à s’en occuper de la bouche. Après l’avoir laissé œuvrer à son aise, il l’emmène sur le lit pour un 69. Elle l’a sucé, léché, avalé, pompé, s’est aidée de la main, y a mis tout son savoir-faire, mais sans venir à bout de la résistance de Bernard qui, lui, l’a amenée deux fois au plaisir. Elle commence à fatiguer des maxillaires. Elle se dégage et l’enjambe pour le chevaucher. Elle monte et descend le long de cette tige inébranlablement dressée. Il en profite pour s’emparer de ses seins. Julie jouit de nouveau. Ce sont maintenant ses cuisses qui protestent. Elle se fait prendre en levrette, puis en missionnaire, puis allongée sur le côté avant de recommencer à le sucer et de nouveau se faire baiser dans toutes les positions. Elle ne sait plus combien de fois elle a pris son pied. Il la prend en levrette quand elle pense à porter sa botte secrète. D’une voix un peu éraillée, elle lui dit :
Deux ans auparavant, un copain l’avait initiée. Malgré son a priori , les choses s’étaient plutôt bien passées ; un peu ardu la première fois seulement. Elle sait que ça fait souvent craquer les hommes quand on leur octroie cette faveur. Bernard marque une pause, pas sûr d’avoir bien entendu.
Il tâte un peu le terrain. Il semble prêt à accueillir favorablement un hôte. Aussi n’hésite-t-il pas. Il se retire de la chatte pour se positionner un peu plus haut. Il appuie légèrement : la porte s’ouvre. La zone est largement inondée et les muscles relâchés. Julie n’a jamais accueilli un calibre aussi gros dans son petit cul. Elle avait oublié les proportions de son partenaire quand elle avait fait sa demande. C’est en le sentant entrer que cela se rappelle à son bon souvenir. Elle se sent comme ouverte en deux et pense un moment lui demander d’arrêter, mais renonce. Si ce n’est pas agréable, ce n’est pas douloureux non plus. De toute manière, c’est à moitié entré maintenant. Bernard se rend compte du flottement de Julie. Il marque une pause et se prépare à un repli stratégique quand il la sent tendre encore plus les fesses dans une invite sans équivoque à poursuivre sa prise de possession, ce qu’il fait avec précaution. Son engin finit par disparaître complètement. Elle sent les poils de son pubis lui chatouiller les fesses. Il commence à lui labourer le croupion. Pour Julie, toute sensation désagréable s’estompe ; elle va maintenant au-devant de ce pieu qui l’envahit. Elle prend son pied comme jamais elle ne l’avait pris en se faisant enculer.
Tout comme Julie, Bernard commence à fatiguer, mais il tient toujours. Après une pause toilette, ils reprennent leurs ébats. Elle l’accueille à nouveau dans sa chatte, dans sa bouche. Elle le chevauche presque comme un automate. Elle se soulève un peu plus ; la queue luisante de Bernard sort complètement de sa chatte. Elle se laisse retomber pour la faire disparaître d’un coup dans son autre trou. Elle monte, elle descend de plus en plus vite et jouit, pour la deuxième fois de la soirée, de se faire enculer. Dans un état second, elle se dégage pour tomber à genoux et dans la foulée se mettre à le sucer. Elle réalise qu’elle vient de le prendre dans sa bouche directement sorti de son cul. Hier encore, cette idée lui aurait soulevé le cœur et elle aurait poussé les hauts-cris si on la lui avait suggérée. Aujourd’hui, cela ne l’arrête pas ; elle continue de plus belle. C’est une queue nickel que Bernard plonge pour la nième fois dans son con. Brusquement, épuisée, elle s’endort d’un coup, le sexe de Bernard encore en action dans le sien. Il s’en aperçoit et se retire délicatement, et met peu de temps à la rejoindre dans le sommeil.
La nuit a été courte ; le réveil est difficile. C’est Julie qui a le plus de mal à démarrer. Elle a l’impression d’être passée à la moulinette. Ses seins, objet de nombreuses attentions, sont lourds. Sa chatte est encore congestionnée ; quant à son cul, il est plus que sensible. Elle a l’impression que le membre de Bernard y est encore planté. De son côté, son gland lui rappelle qu’il a été longuement sollicité. Après quelques tendres bisous et des ablutions, ça va un petit peu mieux. Elle reconnaît sa défaite, mais ajoute qu’elle accepte volontiers et même souhaite en connaître d’autres comme ça. En se rendant au petit-déjeuner, elle a malgré tout la démarche d’un cow-boy qui vient de passer une journée en selle. Le petit-déjeuner achevé, elle suit Bernard et leur hôte qui vont étudier les projets du comte et leur faisabilité. Le reste de la journée est à l’image de la matinée : studieuse. Le soir, elle rejoint Bernard dans sa chambre pour s’endormir serrée contre lui, la tête sur son épaule.
Le lendemain sonne l’heure du retour. Après le petit-déjeuner, ils reprennent le chemin de Paris. Alors qu’ils roulent, Bernard aborde ce qui l’a préoccupé une grande partie de la nuit. La semaine s’achève et, avec le retour, il s’interroge sur l’avenir. Si lui se pose beaucoup de questions sur lui et sur les réactions de sa passagère et ne sait plus très bien où il en est, Julie, elle, le sait parfaitement. Maintenant qu’elle se l’est avoué, elle sait qu’elle l’aime et n’envisage pas que la fin de ce voyage soit synonyme de la fin de leur relation. Elle sait qu’il lui faudra se battre contre sa famille, d’autant que Marc, fils d’un ami fortuné d’un de ses oncles, était bien vu, et que certains de ses ami (e) s jaseront. Elle peut compter sur ledit Marc, qui ne lui pardonnera pas d’avoir été largué, pour souffler sur le feu. Dans la foulée, elle raconte à Bernard sa relation avec Marc et ses derniers soubresauts. Sans fausse pudeur, elle lui dit qu’elle est prête à tous les combats pour lui. Elle lance cela d’un tel ton, à la fois fougueux et désespéré, que cela le touche au plus profond de lui. Pour commencer, elle abandonnera son studio pour aller vivre avec lui, ce qu’elle n’avait jamais accepté de faire pour Marc malgré ses demandes répétées.
En l’entendant, il sent son cœur bondir de bonheur. Les mâchoires du piège de l’amour s’étaient refermées sur lui depuis ces derniers jours. Depuis qu’il avait réalisé qu’il l’aimait pour elle-même, pas comme un reflet ou un succédané d’Ariane. Mais il se contraint, justement parce qu’il l’aime, à modérer son enthousiasme. Il ne veut pas qu’elle s’embarque dans la précipitation avec la fougue de la jeunesse, sans lui donner la possibilité de se poser, de faire le point, de prendre le temps de réfléchir avant de faire basculer sa vie. Bien qu’elle ait espéré une autre réponse, Julie se rend compte que ce qui fait parler Bernard n’est pas de la distance avec elle, mais au contraire un amour profond qui ne veut pas l’enchaîner en profitant de son exaltation. Aussi se rend-elle à ses raisons, bien que sachant que maintenant plus rien ne pourra la détacher de lui. Ce soir, elle ira donc coucher chez ses parents à Versailles, et le lendemain elle participera à la réunion de famille chez sa grand-mère.
Ainsi est fait. Il la dépose, avec sa valise, devant la propriété de ses parents ; ils se séparent après un long baiser. Il la voit dans le rétroviseur, debout, immobile sur le bord de la route, regardant désemparée sa voiture s’éloigner. En la voyant ainsi il doit faire appel à toute sa volonté pour ne pas faire demi-tour pour la chercher. Elle reste encore quelques secondes à regarder la rue où la voiture vient de disparaître avant d’ouvrir la grille du jardin.
Avec son arrivée, la tribu est au complet. Il y a sa mère, Marie-Thérèse, qui a quarante-deux ans, d’un an plus jeune que Bernard, et son père, Louis, de cinq ans plus âgé. Et bien sûr ses frères et sœurs. Elle est l’aînée. Ses parents ont mis cinq ans avant de se décider à avoir un nouvel enfant ; la suivante est Jade, qui a passé le cap des 18 ans. Mais après, ce fut d’une régularité d’horloge suisse que les bébés arrivèrent tous les deux ans. Viennent donc ensuite Judith, Joëlle, Jasmine et Jeanne, qui clôt la période filles. Julien, 7 ans, est le premier des garçons, suivi de Jérémie, Jérôme et Jonathan. Et sa mère a la chance de garder malgré ses grossesses une ligne de jeune fille, sauf actuellement où une nouvelle grossesse arrondit sa silhouette. Elle ne cache pas qu’elle aime être enceinte. Ce qu’elle ne proclame pas sur tous les toits, par contre, c’est qu’elle aime aussi beaucoup faire ce qu’il faut pour y arriver. Cela, Julie l’a découvert il y a bien des années. Ses parents lui ont, ce jour là, bien involontairement, à leur insu, donné son plus magistral cours d’éducation sexuelle.
Une nuit, elle avait été éveillée par un cauchemar. Angoissée, elle a voulu chercher consolation auprès de ses parents. La consigne à la maison est de frapper avant d’entrer dans une chambre, qui que ce soit et quelle que soit la chambre (ses parents eux-mêmes observent cette règle). De plus, ses parents poussent le loquet de leurs portes pour pallier les éventuels oublis. Mais cette nuit-là…
Au lieu d’aller frapper à la porte du couloir, Julie est passée par la penderie plus près de sa chambre. Elle franchit la première porte pour toquer à la seconde, mais celle-ci était grande ouverte sur la chambre brillamment éclairée. Elle s’avança et s’arrêta, sidérée, en découvrant sa mère entièrement nue, cheveux défaits, tournant autour de la table, poursuivie par son père dans la même tenue. Le manège dura quelque peu avant qu’il ne parvienne à l’attraper. Ils échangèrent alors un long baiser avant que son père ne pousse sa mère vers le lit où elle se laissa choir, jambes écartées. Son père s’agenouilla et enfouit sa tête entre les cuisses amplement ouvertes pour lécher et sucer ce qui était si généreusement offert. Julie aurait dû partir ; au contraire, elle s’approcha, tout en restant dans l’ombre, pour voir sa mère onduler en secouant la tête. De la sexualité, elle en causait avec les copines ; il y avait eu des cours. Mais là, de voir ses parents, c’était autre chose. De sa place, elle avait un double point de vue : le premier, direct ; le second, par l’intermédiaire du miroir de l’armoire. D’une voix sourde mais distincte, qu’elle reconnaissait à peine, elle entendit sa mère dire :
Après être restée un temps silencieuse, sa mère repoussa la tête de son mari qui se redressa. Ce fut alors elle qui se mit à genoux devant lui pour s’emparer de ce qui fait de lui un homme ; et cela n’avait rien à voir avec le petit bout de chair rose de ses cousins qu’elle apercevait lorsqu’on les changeait. Sa mère gratifia la chose de petits baisers et de coups de langue qui la firent encore grossir. Elle la prit ensuite dans sa bouche pour la sucer comme un gros sucre d’orge, ce qui fit dire à son père :
Sa mère s’interrompit un moment pour répondre :
Elle se mit ensuite à quatre pattes. Son père se plaça derrière elle, la saisit par les hanches, pointa son pieu et l’enfonça d’un coup. Sa mère n’eut pas un mouvement de recul ; au contraire, elle tendit les fesses et se cambra encore plus, allant au-devant de l’assaut. Après un moment de silence seulement rompu par des halètements, son père lança :
Pour ça, la mère de Julie n’avait pas besoin d’être encouragée ; pour le remuer, elle le remuait avec beaucoup de conviction, et pas seulement lui. Tout son corps accompagnait le mouvement, jusqu’à ses seins qui semblaient animés d’une vie propre et s’agitaient en tous sens.
Les phrases continuèrent à se succéder. Julie n’en revenait pas de la violence de l’action et de la crudité des propos où il était question de cul, de con, de chatte, de queue, et où sa mère se faisait traiter et se traitait elle-même de pute, de pouffiasse, de salope et autres gracieusetés qu’elle ne comprenait pas toujours.
Soudain, sa mère se raidit, frémissante, étouffant un gémissement la tête dans l’oreiller. Son mari redoubla d’activité avant de se figer à son tour, fiché en elle jusqu’à la garde. Il se recula doucement. Julie aperçut son sexe luisant qui perdait de sa rigidité. Son père rejoignit sa mère sur le lit. Ils échangèrent des baisers, des « Je t’aime » et des mots d’amour qui contrastaient singulièrement avec ceux qu’ils échangeaient quelques instants plus tôt. Julie, jusque là hypnotisée, revint sur terre avec l’accalmie. Elle prit conscience qu’elle risquait d’être découverte ; elle se recula doucement vers le couloir et retourna dans sa chambre, ses angoisses oubliées.
Dans celle-ci, elle retira sa chemise de nuit et se planta devant le miroir pour se détailler. Elle l’avait déjà fait, mais là elle se regarda d’un œil différent. Elle se compara à sa mère. Chez elle, tout était moins développé. Cuisses, seins, fesses… Elle avait moins de poils sur son minou. Assise sur son lit, elle observa particulièrement celui-ci, le tâta, écarta les lèvres, essaya d’y mettre un doigt mais ça lui fit mal. Elle pensa que jamais quelque chose d’aussi gros qu’un sexe comme celui de son père ne pourrait passer par là. Elle se demanda si elle était normale, si elle pourrait un jour faire l’amour avec un garçon. Cette inspection détaillée lui avait par contre permis de faire une découverte intéressante : le petit bouton dissimulé entre ses lèvres. Elle l’avait fait sortir de sa cachette pour l’étudier. Ces effleurements la mirent en émoi. Elle insista, et tout comme sa mère tout à l’heure, elle écarta les cuisses et ondula du bassin jusqu’à un feu d’artifice qui la laissa pantelante. Son sexe avait bavé, ses doigts étaient poisseux. Elle alla se laver, mais dut être particulièrement délicate, son bouton étant très sensible.
Combien de fois avait-elle mis cette découverte en application ? Des centaines et des centaines, parfois plusieurs fois par jour. Aujourd’hui encore, elle ne dédaigne pas de laisser sa main s’égarer…
Il y a quelques mois, elle avait eu confirmation, si besoin était, du goût de ses parents pour la bagatelle. Elle était passée un après-midi à Versailles pour récupérer des affaires. La maison aurait dû être déserte, son père au travail, sa mère à l’une de ses activités ; c’était le jour où elle laissait les petits à la garderie pour avoir du temps pour elle, et les grands à l’école ou au lycée. Or, en rentrant, elle avait entendu du bruit. Elle s’était dirigée vers celui-ci pour apercevoir son père assis sur un canapé, le pantalon sur les mollet et sa mère seulement vêtue de son chemisier, à genoux au-dessus de son mari, montant et descendant sur le pieu planté en elle. Contrairement à ce qu’elle avait fait dix ans plus tôt, Julie s’était éclipsée pour revenir à l’heure de sortie des écoles. Non sans se poser, une fois dehors, la question de savoir si sa mère n’accueillait pas son père là où elle ne pouvait concevoir un autre enfant.
Même si son dépucelage avait été un peu laborieux, Julie souriait en repensant à ses craintes de ne pouvoir faire l’amour. Au moins n’a-elle pas de doute sur l’origine de son goût pour le sexe : c’est un héritage familial.
Julie a décidé de ne pas encore parler de Bernard, mais sa mère lui donne l’occasion de préparer le terrain quand elle lui propose d’inviter Marc pour le dîner. Elle explique que Marc et elle se sont séparés après avoir eu des mots, et qu’il est hors de question qu’elle le revoie. Sa mère n’insiste pas, ne pose pas de questions et, alors que son mari ouvrait la bouche pour parler, d’une pression sur le bras, elle l’en dissuade. Un peu plus tard, Joëlle, qui avait tout entendu, lui dit :
Julie se garde bien de poser d’autres questions ; mais lorsqu’elle se retrouve avec Jade, elle lui demande innocemment des nouvelles d’Olivier, le petit copain. Sa sœur le traite d’un certain nombre de noms d’oiseaux avant d’expliquer qu’il avait demandé à un copain de les filmer et photographier, et dans le même temps il essayait de sauter Judith. Julie met un temps avant de réaliser que ce qu’Olivier voulait faire filmer, c’était lui et Jade en train de faire l’amour, et que s’il n’avait pas essayé de sauter Judith, sa sœur aurait accepté. Aussi lui fait-elle la leçon, lui expliquant que si elle ne veut pas que tout le lycée la voie faisant des galipettes et se retrouver un jour sur Internet dans des sites pour adultes, elle aurait intérêt à éviter ce genre de plaisanteries. Jade, échaudée, l’admet volontiers. Pour tarir les recommandations de sa sœur, Jade change de sujet pour mettre Marc sur le tapis, visiblement au courant de la rupture. Le téléphone arabe fonctionne vite et bien dans la famille, pense Julie, Jonathan devant bien en être le seul membre non informé. Jade finaude, sent qu’il est remplacé. Après s’être fait un peu prier, Julie en convient et après lui avoir fait jurer le secret, elle raconte à sa sœur depuis sa première rencontre avec Bernard dans le métro jusqu’à la semaine écoulée et sa prise de conscience de son attachement pour lui. Elle est médusée. Ainsi, sa sœur est amoureuse d’un homme de 20 ans plus âgé qu’elle, et de surcroît l’ancien petit ami d’une cousine morte il y vingt ans justement alors qu’elle se battait pour le faire accepter par la famille ? Jade demande :
L’arrivée de Jeanne et Julien se chamaillant dispense Julie de répondre et lui permet d’échapper à la curiosité de sa sœur.
C’est ensuite avec Judith que Julie a une conversation. Celle-ci est bien entendu au courant de sa rupture avec Marc. Julie fait raconter ce qui s’est passé avec Olivier. Elle apprend qu’un jour ce dernier était venu voir Jade qui était absente pour au moins deux heures. Il avait malgré tout décidé de l’attendre. Judith était dans sa chambre à écouter de la musique ; Olivier est venu pour lui demander ce qu’elle écoutait, que c’était vraiment top. Elle l’a fait entrer. Ils ont parlé de leurs chanteurs et de leurs groupes favoris. Elle lui a passé de la musique. Et pendant qu’elle était penchée sur son ordinateur pour chercher un morceau qu’elle voulait lui faire écouter, il en a profité pour ouvrir silencieusement son pantalon, sortir son sexe et mettre une capote. Il s’est approché par derrière et l’a saisie par les hanches. C’est quand elle a senti quelque chose toucher sa chatte qu’elle a fait un bond et s’est retournée pour voir tout son matériel déballé. Elle lui a fait remballer vite fait et l’a viré de la maison. Quand Jade est rentrée, elle lui a tout raconté. Au début, elle n’a pas voulu la croire. Ce n’est que quand elle a décrit une tache située à un endroit qu’elle n’aurait pas dû voir qu’elle a dû se rendre à l’évidence. Julie trouve que ledit Olivier est gonflé d’essayer de baiser comme ça de but en blanc la sœur de sa copine. Brusquement, un détail paraît curieux à Julie :
Julie se retient d’éclater de rire :
Indignée, Judith répond :
Affectueusement, Julie met sa sœur en boîte :
Judith devient soudain beaucoup plus grave :
Julie sursaute :
Judith se trouble et devient toute rouge.
Judith ne se fait pas supplier ; elle a confiance en sa sœur. Elle sait que celle-ci n’ira pas raconter ses confidences.
Elle avoue que Pierre et elle font l’amour depuis plusieurs mois. Julie trouve que sa petite sœur a commencé à faire l’amour un peu tôt, mais s’abstient de tout commentaire. Elle poursuit sans se faire prier, ayant visiblement besoin de se confier à quelqu’un, racontant qu’ils ont fait ça la première fois pendant une boum chez une copine. Elle avait renversé du jus de fruit sur sa robe. Sa copine l’avait emmenée dans une chambre à l’étage pour qu’elle puisse se nettoyer. Ne la voyant pas revenir, Pierre était monté et avait frappé. Pensant que c’était sa copine, elle avait dit d’entrer alors qu’elle était en petite tenue, en slip et soutien-gorge, sa robe étant trop mouillée pour être remise rapidement. Il l’avait complimentée en disant qu’elle était la plus belle. La danse les avait déjà chauffés. Ils se sont embrassés, se sont dit des « Je t’aime ».
Quand il a essayé de lui retirer son soutien-gorge, elle ne l’a pas seulement laissé faire : elle l’a aidé car il ne s’y prenait pas très bien, après avoir pris la précaution de fermer la porte. Il lui a caressé les seins. Ne voulant pas rester passive, elle lui a défait son pantalon pour le sucer, comme elle l’avait vu faire dans des films. Julie note au passage que sa petite sœur regarde des films porno. Son premier réflexe a été de l’en empêcher mais, la surprise passée, il a été ravi. Elle a trouvé que le goût était un peu fort, mais pas désagréable. Après, c’est lui qui l’a léchée. Elle a fondu de plaisir : c’était encore mieux que lorsqu’elle se caressait. Pierre s’est ensuite allongé sur elle pour l’embrasser. Il a essayé d’introduire sa bite, mais ça entrait difficilement. C’était douloureux, mais elle voulait y arriver. Elle a serré les dents et écarté les cuisses au maximum pour faciliter l’entrée. À un moment, ça c’est comme déchiré en elle. Elle a eu mal, mais elle n’a pas crié pour ne pas inquiéter Pierre. Au contraire, le voyant devenir hésitant, elle l’a encouragé à continuer, ce qu’il a fait avant de se répandre sur son ventre. Julie décerne in petto un bon point pour ce bon réflexe : il n’aurait plus manqué que sa sœurette se fasse mettre en cloque ! C’est à ce moment qu’ils se sont aperçus qu’elle saignait. Pierre s’est affolé ; il s’en voulait beaucoup de l’avoir fait souffrir. Puis il s’est mis à la câliner avant de la nettoyer. Le pire, c’est qu’il avait fallu prévenir la copine car le lit avait été taché. Elle lui avait raconté que ses règles était venues plus tôt que prévu, mais visiblement la copine n’en avait pas cru un mot ; ça avait dû cancaner ferme derrière son dos… Elle avait été gênée pendant plusieurs jours ; et Pierre qui culpabilisait un max à l’idée de lui avoir fait mal ! Aussi, dès que cela avait été mieux, elle s’était arrangée pour s’isoler avec lui et recommencer. Cela s’était beaucoup mieux passé, et maintenant elle prend beaucoup de plaisir avec son copain.
Julie s’inquiète des précautions prises par les deux tourtereaux. Sa sœur lui répond que le plus souvent ils ont des préservatifs, mais que lorsqu’ils n’en n’ont pas, ils font attention. Julie, sachant que nombreuses sont filles qui ayant fait attention se sont retrouvées avec un polichinelle dans le tiroir, trouve Judith bien imprudente. Aussi décide-t-elle d’emmener sa sœur chez le toubib pour lui faire prescrire la pilule, car elle ne se fait pas d’illusions quant à des recommandations d’abstinence en cas d’absence de préservatif. Il lui suffit de penser à ce que deviendrait ce genre de conseils lorsqu’elle retrouverait quelqu’un qu’elle aime : elle baiserait, même au risque de se faire mettre en cloque. Ce qui lui fait songer à Bernard, et cela lui donne chaud au ventre.
Durant le dîner, elle raconte les visites qu’elle a faites durant la semaine. Elle avait prévenu de son déplacement, mais sans préciser le nom de son mentor. Elle se déclare ravie de ce qu’elle a retiré de son voyage. N’évoquant bien sûr pas tous ses motifs de satisfaction, les professionnels seulement.
Une fois dans sa chambre, elle a du mal à trouver le sommeil. Elle imagine les différentes stratégies pour annoncer à ses parents et à la famille sa relation avec Bernard et leur futur mariage, car pour elle le doute n’est pas de mise : c’est l’homme de sa vie. Jamais elle n’a ressenti pour un de ses copains ce qu’elle ressent pour lui.
Ce dernier aussi a bien du mal à rejoindre Morphée. Les derniers événements tourbillonnent dans sa tête, les questions aussi. Ne se leurre-t-il pas en pensant aimer Julie ? N’est-ce pas l’image d’Ariane qu’il aime ? A-t-il le droit de laisser la jeune fille s’engager avec un homme de l’âge de ses parents ? D’affronter sa famille comme l’a fait Ariane avec les funestes conséquences que cela a eues ? Et il y a Catherine. À force d’introspection, il se rassure quant à son amour pour Julie. Si sa ressemblance avec Ariane a bien joué un rôle dans les premiers regards qu’il a porté sur elle, cette même ressemblance a plutôt ensuite brouillé sa perception de la jeune fille et ce qu’il ressentait vis-à-vis d’elle. Elle n’eût point été un sosie d’Ariane, il aurait réalisé beaucoup plus rapidement l’évolution de ses sentiments. Aurait-il alors continué à la voir ? La crainte de s’attacher à une jeunesse de 20 ans sa cadette ne l’aurait-il pas fait fuir ? Tous deux finissent par sombrer dans un sommeil agité et tous deux se réveillent en ayant pour première pensée l’autre.
Julie est ensuite prise dans le tourbillon du départ chez sa grand-mère. Le hasard veut que la tante Antoinette soit, une fois n’est pas coutume, présente. Elle s’arrange pour avoir un aparté avec Julie pour lui demander si elle a des nouvelles de Bernard Melpa. Cette dernière lui répond qu’il l’aide pour ses études en lui ouvrant son carnet d’adresses et en l’emmenant à des séances de travail. Quand elle s’arrête de parler, sa tante la regarde avant de lâcher :
Julie rougit, bredouille, et finit par en convenir. Elle raconte alors la semaine passée, depuis l’épisode du lanternon jusqu’à la conversation du retour, hors bien sûr les parties de jambes en l’air. La tante n’est pas dupe de cette omission.
En l’entendant parler, la tante Antoinette se doute que sa nièce n’attendra que fort peu avant de foncer et qu’elle n’a qu’une hâte, c’est de retrouver les bras de Bernard, quelles qu’en soient les conséquences.
Durant le buffet, Julie tombe, bien évidemment, sur l’oncle Henri, l’ami du père de Marc, qui lui demande des nouvelles de ce dernier. Elle doit bien lui dire qu’elle n’en a pas et de lui expliquer pourquoi. Et l’oncle de le regretter, de lui dire que c’est un garçon bien, ainsi que sa famille ; bref, de lui vanter la marchandise. Tant et si bien que cela finit par agacer Julie qui lui dit que c’est fini et que de toute manière elle a quelqu’un d’autre. Comme elle l’a clamé haut et fort, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre. Sa cousine Christine, fille de l’oncle Henri, qui a son âge et avec qui Julie s’entend particulièrement bien, la happe pour l’entraîner un peu à l’écart afin de pouvoir papoter. Elle rappelle à Julie que son père avait essayé de la brancher sur Marc, mais que malgré les échos qu’elle avait eus par des copines quant à sa bonne tenue en chambre, vraiment elle ne le trouvait pas assez sympa et même parfois un peu goujat à son goût, et qu’elle comprenait Julie de l’avoir laissé tomber. Elle ne regrettait pas d’être avec Ronan, nonobstant son pater, car c’est vraiment un garçon gentil et attentionné, qui sait y faire et avec qui elle prend son pied.
Julie félicite sa cousine de son flair et lui confie que Marc avait tendance à être un peu macho et qu’au lit, il n’était pas rare qu’il soit un brin égoïste, même si dans l’ensemble il ne se défendait pas mal. Christine se montre ensuite curieuse du nouveau de Julie. Comme Christine et elle se connaissent depuis le berceau et qu’elles ont aussi loin que remonte leurs souvenirs partagé leurs secrets et été confidente l’une de l’autre, Julie se laisse aller volontiers à raconter. Christine a les mêmes réactions que Jade. Julie explique que la différence d’âge importe peu quand on a la chance de tomber sur quelqu’un comme lui. Qu’il n’avait pas cherché à la séduire, que c’était elle qui avait fait les premiers pas, et pas seulement les premiers, et qu’à son avis sa ressemblance n’avait pas forcément été un atout.
Julie acquiesce et explique la particularité de Bernard de tenir à cause de sa difficulté à éjaculer et les proportions avantageuses de son sexe, même si ce dernier facteur n’est pas déterminant. Christine est dubitative. Julie raconte alors le pari qu’elle a fait de le faire craquer et comment elle l’a perdu, ayant fini par s’endormir repue alors qu’il était encore en action. Voyant les yeux étonnés de sa cousine, Julie précise :
L’approche d’une bande de petits en train de jouer oblige les deux cousines à passer à des sujets moins brûlants. Le reste de la journée se passe sans problèmes. Le soir, Julie reste coucher à Versailles.
De son côté, Bernard a rendu visite à sa mère et récupéré par la même occasion sa chatte. Tous deux pensent à téléphoner à l’autre, mais y renoncent, Bernard ne voulant faire ce qu’il avait recommandé à sa chérie de ne pas faire, et Julie ne voulant pas bousculer son amour.