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Temps de lecture estimé : 19 mn
23/01/13
Résumé:  Après un divorce houleux, je réussis à refaire ma vie. Mais mon passé me rattrape et je me trouve entre deux familles. D'un côté, ma nouvelle compagne Émilie et sa fille Sabine. De l'autre, mon ex Françoise, mon fils Thomas et sa copine Catherine.
Critères:  fh hplusag fellation cunnilingu 69 pénétratio fsodo confession
Auteur : Zahi  (Informaticien professionnel, écrivain amateur)      
Une année pas comme les autres




À côté de chez moi, il y a un petit parc dans lequel je viens me changer les idées quand je me sens las de la maison, de la télé, du bar-tabac. C’est un joli coin de nature, piqué dans le tumulte de la ville, où je peux passer des heures sans croiser la moindre personne. On dirait un brin d’épinard qui aurait échappé de justesse à sa transformation en frite par l’appétit des promoteurs immobiliers.


Cet après-midi d’octobre semble s’écouler tranquillement, en ronronnant, comme un petit ruisseau de campagne. Depuis une demi-heure, je tourne au hasard dans le parc, l’anorak fermé, les mains gelées, en croquant des cacahuètes pralines. Les feuilles de chêne arrachées par le vent couvrent les sentiers qui traversent le parc, d’une couche dorée que viennent incendier, délicatement, de belles éclaircies de soleil. Des feuilles mortes craquent sous mes pieds, des oiseaux pépient par moments puis se taisent longuement.

Le soleil décline et vire agréablement vers un rouge intense et apaisant, quand je vois avancer vers moi une silhouette. J’ai un petit doute, car je reconnais la forme et la démarche légèrement chaloupée. Puis tout s’éclaircit d’un coup, c’est bien elle.



Nous déambulons dans le parc en parlant de plusieurs choses qui la concernent, puis nous nous asseyons sur un banc. Le soleil se couche, les lanternes s’allument, elle fume deux cigarettes. Elle m’apparaît légèrement fébrile, un peu sur les nerfs.



Nous sortons du parc et entrons dans le métro. Elle habite un faubourg du nord de la ville, dans les quartiers populaires, près des lignes du chemin de fer qui sortent du ventre de la gare, passent sous une série de ponts, se prolongent à perte de vue dans des terrains vagues et vaporeux. Nous dédalons à travers un réseau compliqué de rues couvertes de givre. Un jeune noir cache sa tête sous une capuche. Une vieille emmitouflée dans des couches de cachemire avance en serrant les murs pour ne pas glisser. Nous nous arrêtons devant un vieil immeuble à la façade grisâtre et écaillée. La porte est ouverte. Le hall franchi, nous prenons un petit ascenseur où nous devons nous serrer jusqu’au sixième et dernier étage, puis elle ouvre la porte qui grince, et me laisse entrer en premier.



J’avance de quelques pas dans la pénombre, puis elle répand la lumière. Un petit espace, deux canapés vétustes, jaune sur gris, une kitchenette à gauche. Devant, une porte fermée, une fenêtre sur rue. La vie à minima.



Elle enlève son écharpe et sa veste capitonnée, les dépose sur un canapé, libère une épingle de ses cheveux qui tombent sur ses épaules, alors que je contemple silencieusement sa beauté divine. Il y a une petite table à côté de la kitchenette, je m’assois sur une chaise tandis qu’elle tire d’un placard une bouteille de whisky. Elle se met face à moi et me sert avant d’allumer une cigarette. Elle me regarde boire, et m’enveloppe de sa fumée. Quelques minutes après, elle change de position, croise ses fines jambes gainées de bas noirs, tend son buste, me regarde dans les yeux. Aux entournures de sa robe, je perçois vaguement son soutien-gorge.



Tout le temps pendant lequel elle enlève sa petite robe, roule ses bas, dégrafe son soutien-gorge, je bois tranquillement mon whisky, et je m’en verse un deuxième. Tout ça laisse peu de place à l’imagination.


Puis elle vient s’asseoir sur mes genoux, colle ses lèvres sur les miennes et m’offre ses seins à pétrir.


Je caresse ses mamelons durs. Elle laisse tomber sa tête en arrière, j’embrasse son cou. Puis je me penche en avant et capture un mamelon entre mes lèvres, le mordille légèrement. Elle gémit à la sensation de ma bouche chaude sur son nœud dur. Je tire, suce profondément à l’intérieur.



Je la porte dans mes bras et je l’amène sur le lit, lui prends le bras et la tire en arrière jusqu’à ce qu’elle soit en position couchée. Je m’assois près d’elle et lèche un mamelon, puis l’autre. Soudain elle halète, à bout de souffle. Ma main traîne jusqu’à son estomac, puis se glisse dans son ouverture humide. Deux doigts caressent l’intérieur de son con. Elle gémit.


Je quitte son mamelon et me glisse sur le lit. Dès que ma langue passe sur son clitoris, elle a le souffle coupé. Je la laisse respirer à nouveau, en marquant une petite pause, puis je retourne titiller son bouton jusqu’à ce que tout son corps soit emporté par une onde de plaisir.


Je m’éloigne. Je m’agenouille au pied du lit, enfonce mon gland dans sa fente et lentement je m’introduis en elle. Puis je me retire. Lorsque ma queue se dégage, elle manque soupirer de déception, mais je reviens rapidement la combler. Je passe les bras autour d’elle et l’attire contre mon corps, elle serre ses jambes autour de ma taille. Avec ma grosse bite complètement immergée en elle, je me lève, soulève ses hanches et ses jambes, et je l’entraîne avec moi dans un mouvement circulaire, doux et voluptueux. Je me laisse aller par les délices de la sensation, lui imprimant des coups de reins longs et profonds. Il ne faut pas beaucoup de temps pour que je me déverse en elle, avec la puissance de la foudre. Au même moment, une intense onde déferle à travers son corps, crépitant sur ses terminaisons nerveuses. Lorsqu’elle se calme, je me retire, tirant mon sexe entre mes mains. Elle se relève, me sourit, puis vient se pencher sur mon sexe et le lèche longuement.




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C’est un an auparavant, que j’ai rencontré Émilie pour la première fois. Je venais de divorcer. J’étais à la porte de la retraite, et me demandais à quoi j’allais pouvoir servir après.


Tout près de mon bureau, il y a un petit bar-tabac où j’ai l’habitude de boire une bière avant de rentrer, et remplir une grille de loto ou de PMU. C’est un endroit tout à fait normal, on peut y manger une entrecôte grillée à bon prix, tout en grattant un jeu ou en lisant son journal.


Ce soir-là, j’ai remarqué Émilie, assise dans un coin, pas loin du bar, lisant un livre, le menton appuyé sur une main, et fumant une cigarette. Comme ça, ce n’est pas franchement mon genre de femme, elle a quelques rondeurs, des seins lourds qui saillent de son chemiser, mais elle a un beau visage avec des grands yeux noirs et un petit nez, de longs cheveux blonds en queue de cheval. Je lui jette un regard, qu’elle évite, mais quelque chose en elle me dit qu’elle est prête à me parler. J’achève ma bière et je me retourne vers elle.



J’appelle le serveur et je m’installe. Elle prend un whisky, je commande une deuxième bière.



Une heure après, une autre bière et deux whiskies, je sais qu’elle est divorcée depuis des années, et qu’elle vit avec sa fille, Sabine. Confidence pour confidence, je lui dis que je suis divorcé depuis trois mois, que j’ai un fils, Thomas, qui a pris son indépendance depuis une année, pour vivre avec une copine.


Le mélange de bière et de whisky m’a fait tourner la tête comme la sirène d’une ambulance, alors que ses jets de fumées finissent par me piquer les yeux. Il est temps de conclure, je m’aventure :



Je réfléchis à mon tour.



Le studio que j’ai loué après avoir quitté ma femme n’est pas bien loin, nous nous y rendons à pieds. Elle s’affale sur un canapé et allume une cigarette en croisant les jambes. Je ramène une bouteille de whisky et je me mets à son côté.



Elle se tait, bascule sur moi par un petit retournement, m’embrasse sur la bouche. Ses rondeurs m’enveloppent, mon bras s’enfonce entres ses seins comme dans un lit douillet, je sens la chaleur de son corps. Elle dégage une odeur légèrement rance, mélangée à son parfum et à son haleine de tabac et de whisky. C’est voluptueux.



Cela faisait plus de trois mois que je n’avais pas goûté à la chair fraîche. Mon érection était déjà bien entamée.



Elle se penche aussitôt et embrasse mon ventre, elle prend mon membre teinté de pourpre et l’embrasse aussi. Puis elle passe ses lèvres autour de son bout et aspire le gland. Elle le caresse longuement avec sa langue, tourbillonnant autour à plusieurs reprises, en gloussant des murmures admiratifs. Je l’encourage en pressant légèrement sur sa tête. Elle suce plus profond, coulisse le long de l’axe, puis avale entièrement mon sexe dans sa bouche. Ses mains caressent mon torse par-dessous la chemise, s’attardent sur mes mamelons, les pincent doucement.



Je n’avais pas fini ma phrase, que mon foutre se répand dans sa bouche.



Je sors du petit frigo trois œufs, du fromage râpé et deux tomates. Elle découpe les tomates, bat le mélange avec une fourchette, puis met le tout dans la poêle. Pendant ce temps, je lui colle par derrière, prolonge mes mains jusqu’à ses gros seins, les pétrit légèrement. Elle tourne la tête, et m’embrasse dans la bouche, tout en remuant l’omelette avec une spatule. Le résultat est esthétiquement raté, nous en rigolons.


Nous partageons l’omelette, puis je mets Émilie sur le lit et je la débarrasse de sa jupe et de son chemiser. Elle se laisse faire sans la moindre résistance. Je mets deux doigts dans sa fente et je trouve qu’elle est bien mouillée. Je pousse un peu plus à l’intérieur, je pistonne, elle commence à gémir.



Elle parle difficilement, son souffle est coupé.


Je laisse glisser ma queue en elle. Elle gémit encore, long et fort, comme elle semble exploser dans un abandon heureux. Elle me regarde avec des yeux implorants alors que je coulisse en elle méthodiquement, avec le maximum de mon élan. Elle balance la tête, incapable d’arrêter de crier. Lorsqu’enfin je jouis en elle, sa voix est éteinte. Elle transpire de partout. Je me laisse tomber sur elle, et l’embrasse dans la bouche, mais elle est complètement exténuée, presque inconsciente, des senteurs de l’extase ultime flottent sur elle. Je pose la tête entre ses seins, dégustant la sensation de son corps moelleux pressé et serré contre moi.


À partir de ce jour-là, on se rencontre une ou deux fois par semaine. Nous allons dans mon studio, je lui prépare à manger une omelette ou une escalope, elle remplit le cendrier, nous vidons une bouteille de gin ou de whisky, puis je la prends sur le lit en écoutant la télé ou une musique douce. Après je l’accompagne chez elle et la dépose à la porte de son jardin.


Cela a duré quelques semaines, puis un jour, elle m’invite à entrer chez elle.



Elle me regarde avec des yeux qui brillent, et une joie qui provient du plus profond d’elle-même.



Je réfléchis pendant une semaine, puis je déménage chez elle. C’est un loyer en moins que j’aurais à payer.




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Sabine avait vingt-trois ans, un corps bien fait, tout élancé, qui me rappelait la jeunesse de Françoise, mon ex. Elle suivait des études de gestion dans une fac privée. Je sus tout juste après qu’elle faisait un petit job de call-girl pour une messagerie rose sur internet. On ne peut pas dire qu’Émilie appréciait énormément, mais Sabine trouvait que répondre à des vieillards en détresse sexuelle n’avait rien d’outrageant en soi. De toutes les façons, disait-elle, elle posait devant la webcam avec un masque, juste pour avoir un peu d’argent de poche. Ce n’était qu’un petit sujet de discorde entre les deux femmes qui désormais m’entouraient, et toutes les semaines j’en découvrais un autre.


Ce qui faisait sortir Émilie de ses gonds, c’était en grande partie les fréquentations de sa fille. En quelques mois, j’ai vu passer cinq ou six hommes, entre vingt et quarante ans. Un jour c’était un étudiant, un autre un mécanicien chez un concessionnaire Renault, un autre encore un employé de poissonnerie qui a eu la délicatesse de nous ramener un homard qui frétillait. Mais ils étaient tous de situation précaire, et d’un look déjanté. Ils portaient ou bien des tatouages ou bien des piercings, souvent les deux. Ils sentaient franchement le tabac ou l’alcool, portaient des vêtements aux couleurs sombres, des pantalons avec des trous, des bagues avec têtes de serpents. Autrement dit, ils provenaient tous d’un certain milieu qui ne convenait pas à Émilie.


Il m’a fallu du temps pour comprendre Sabine. C’est une fille comme je les aimais dans ma jeunesse, une belle silhouette, des hanches étroites, une petite poitrine, des cheveux entortillés sur ses épaules, et elle ne mettait que des petites jupes et des collants qui la faisaient toujours paraître grande et élancée. Mais surtout, elle avait une certaine fragilité, difficile à définir, qui lui donnait l’air d’un petit oisillon qui apprenait à faire son premier envol. Cela lui communiquait une aura particulière, une espèce de vapeur légère qui flottait autour d’elle. J’étais alors convaincu que ses écarts de conduite n’étaient qu’une réaction contre sa propre fragilité. Une manière de se protéger et de s’affirmer qui allait se résorber naturellement avec le temps. Aussi je reprochais souvent à Émilie sa sévérité envers sa fille, et l’encourageais à plus de modération.




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Six mois après, j’emmène Émilie et Sabine en camping-car en Provence, pas loin de Saint-Paul de Vence. Nous passons la première journée tranquille à profiter de la nature généreuse. Le lendemain nous allons à la plage qui n’est pas bien loin. Sabine se met rapidement en maillot une pièce. Sa beauté éclate sous le soleil brillant, on aurait dit une statuette de bronze projetant autour d’elle une aura de lumière et de grâce. Toute volonté que je puisse amasser ne peut pas m’empêcher d’admirer tant de beauté déroulée juste devant moi. Du coin de l’œil je l’observe enduire son corps de crème, passer ses mains sur ses jambes effilées, contourner les courbes de ses seins, s’attarder sur ses petits nichons si sensibles. Lorsqu’Émilie s’éloigne, elle se retourne, s’aplatit sur son ventre, et me demande de graisser son dos. Je m’exécute en frissonnant. Je vide un brin de crème sur son dos, et je l’étale doucement par ma main entre ses omoplates, puis ma main descend le long de son échine, fait un tour sur ses flancs, arrive à sa culotte tout en bas. D’un petit geste du doigt, elle me demande d’aller plus loin. Je répands alors la crème sur ses fesses, je m’attarde dans le sillon, émoustillé par l’agréable sensation que me donne le contact de sa peau fraîche et délicate. Lorsque je vois Émilie revenir vers nous, je mets ma casquette et je vais faire un petit jogging pieds dans l’eau.


En revenant, Sabine est déjà partie. Je me sens soulagé.


Après quelques jours, Sabine a noué quelques amitiés dans le camping, des jeunes de son âge, elle passe ses nuits en boîte alors que je reste avec Émilie dans notre cabine. C’est pratique pour nous, pour s’envoyer tranquillement en l’air. Il me semble alors que maman et fille se sont réconciliées, jusqu’au jour où Sabine nous présente Bernard, un routier de plus de cinquante ans qui passe ses vacances dans le camping. Il a l’air d’un vrai bandit, avec des muscles en acier, un crâne rasé, des joues râpeuses. On dirait un légionnaire de chez Bob Denard. C’en est trop pour Émilie qui, le soir même, donne à Sabine une paire de claques, tout en silence. Tout de suite après, Sabine nous plaque avec Bernard en jurant de ne plus nous revoir. Tout ce je peux faire, c’est noter l’immatriculation du camion de Bernard alors qu’il quitte le camping en embarquant Sabine à son côté.


Un mois après, Sabine vient à la maison pour ramasser ses affaires. Émilie est au boulot, et je me trouve seul ce jour-là. Je la regarde faire en silence. Elle porte une petite jupe noire en cuir, un corsage blanc, le ventre nu. Elle a plusieurs piercings autour de son nombril, un autre sur son nez. Avant de partir, elle se retourne vers moi.



Elle s’assoit sur une chaise, me regarde longuement, puis écrase sa clope à peine entamée dans le cendrier, prend ses affaires et s’en va. On est mi-août.




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Quelques jours après mon fils Thomas m’appelle.



Je préfère y aller car je veux revoir mon appartement. C’est ce qui m’a manqué le plus, je pense. Et puis je sens que cela ferait plaisir à Thomas qui est au fait de ma relation avec Émilie. Je l’ai mis au courant dès que je me suis installé avec elle. Il a plutôt bien pris la nouvelle, et ne m’a fait aucun reproche. Émilie a tenu alors à faire sa connaissance et nous l’avons invité à dîner chez nous avec sa copine Catherine. C’est une gentille fille de trente ans qui travaille comme assistante dans son entreprise, bien que je la trouve un peu âgée pour lui. Mais ils semblent heureux ensemble et c’est ce qui compte pour moi. Il se trouve aussi que Catherine a bien sympathisé avec Sabine et qu’elles sont devenues d’assez proches amies. D’ailleurs, depuis le départ fulgurant de Sabine, c’est Catherine qui nous donne de ses nouvelles. C’est par elle que nous savons qu’elle a loué un studio avec son type qui est en instance de divorce (d’après Sabine). Jusque-là, j’avais convaincu Émilie de ne pas intervenir dans la vie de Sabine et de la laisser vivre sa fugue, convaincu qu’elle reviendrait dans peu de temps.


Je me rends chez Françoise deux jours plus tard. Thomas a organisé le rendez-vous en toute discrétion, j’ai préféré ne pas prévenir Émilie. Il est presque seize heures. Elle m’ouvre la porte dans une légère robe noire à bretelles qui me rappelle vaguement une des premières robes que nous avions achetées ensemble au commencement de notre vie de couple.



L’appartement ressemble à une étuve sous l’ardeur du soleil d’août. Elle ferme la fenêtre à guillotine, baisse les stores vénitiens, actionne un split de climatiseur avec une télécommande. Puis elle va préparer deux cafés dans la cuisine. Je m’installe sur un canapé, et hume avec nostalgie l’odeur de ce qui fut mon gîte, il y a encore une année. Elle revient avec les cafés, le split commence à distiller un air rafraîchissant. Elle se met sur un fauteuil devant moi, allume une menthol et boit son café. Je bois le mien en parcourant des yeux le salon, pas le moindre changement n’y a été apporté depuis mon départ. Des bouquins que je n’avais pas pris sont toujours là, à la même place, sans le moindre grain de poussière. Elle demeure immobile, me fixe d’un air hébété, ses joues deviennent de plus en plus incandescentes.



Je me doutais qu’elle le savait, bien que j’aie été d’accord avec Thomas de ne pas la mettre au courant.



Après ce petit échange, il me semble qu’elle a retrouvé un peu de mordant, comme à ses plus beaux jours.



Le timbre de sa voix reflète son trouble, je lève les yeux et la regarde à travers le filet de vapeur qui s’échappe de mon café.



Elle se tait. Je marque un silence, en la maintenant sous mon regard. Elle se fige, seule sa cigarette qui se consume laisse échapper une fumée blanche.



Elle se lève et va dans la cuisine pour ramener une bouteille et deux verres, alors que je l’observe en silence. Elle me sert un verre à moitié plein, s’en sert un pour elle-même et s’assoit à mon côté. Nous buvons en nous regardant, puis je mets une main sur son épaule, fais glisser une bretelle puis l’autre, laisse apparaître ses petits seins. Elle n’a pas mis de soutien-gorge. Je commence à téter ses boulettes, elle s’abandonne en arrière et relève ses jambes, sa jupe en jersey s’ouvre. Je vois sa petite culotte en grosses mailles, je l’écarte aussitôt et mets un doigt dans sa fente. Un autre doigt se joint aussitôt au premier, je pistonne, j’appuie, je déchire. Elle commence à tressauter de tout son corps et à gémir grave. Je me mets à genoux et plonge la tête entre ses cuisses. Je lui bouffe la chatte longuement, tout en me masturbant, et je la martèle de petit coups de langue sur le clitoris, jusqu’à ce qu’elle se raidisse, prise de secousses. Lorsqu’elle se calme, elle se lève et enlève sa jupe.


Je m’étends sur le canapé et elle vient me sucer et me branler en me mouillant de salive. Sans l’arrêter, j’enlace ses hanches avec mon bras et je ramène son derrière au niveau de ma tête, une cuisse de chaque côté, et je commence à laper sa chatte pleine de mouille alors que ma queue coulisse entre ses lèvres et que je la sens frémir de plus en plus. À présent toute mon attention est retenue par le trou de son cul, qui paraît bien fermé, que j’avais déjà souillé, noir et calme comme une nuit sans lune. Je le tâte d’une petite langue, alors qu’elle continue à me sucer avec la même application, puis j’y mets un doigt, discrètement, et commence à palper imperceptiblement l’anneau serré, alors qu’elle ondule doucement ses hanches. Avec l’aide de la salive, j’introduis tout l’index, et je pistonne longuement le petit trou, puis j’introduis le majeur, et je continue à canonner, jusqu’à ce que ses gémissements deviennent étouffés et qu’elle abandonne complètement ma queue, toute envahie par ce qui lui arrive de derrière.


Puis soudain elle se lève, va chercher dans une petite commode un tube de crème et en applique sur son cul, puis elle campe ses pieds à terre, bascule la tête sur le canapé, ouvre largement les jambes et ferme les yeux. Alors je m’introduis doucement dans son anus, laissant le temps à ses sphincters de s’ouvrir, et, une fois dedans à fond, je me mets à la pilonner avec délicatesse, tandis qu’elle gémit de plus en plus. Petit à petit, mes coups se font plus rapides, mes reins se trouvent animés d’un intense désir, comme dans nos meilleurs jours, et je sens l’orgasme s’annoncer dans mes couilles, mes genoux, mes orteils, toute ma moelle. Toute en transe, elle se frotte le clito d’une main folle et arrive à jouir tandis que je décharge dans ses boyaux en émettant un feulement rauque qui fait écho dans le salon. Je me retire d’elle et je plonge sur le canapé à demi-conscient. Elle vient me nettoyer avec sa bouche, avant de s’écrouler à mon côté, ramollie et anéantie, la tête sur mon torse nu.


Cinq minutes après, je me lève en silence, prends une douche, remets mes vêtements. Je suis prêt à sortir, elle fume une cigarette, assise sur un fauteuil, toute nue.



Je sors sans lui laisser de réponse. Je n’ai pas trop compris à quoi elle voulait arriver. C’est bien elle qui m’a renvoyé de l’appartement comme un malpropre, la dernière fois que nous avons fait l’amour, c’était il y a cinq ou six ans. Puis il y a eu ce divorce très douloureux, je ne veux plus y penser. Je prends le métro et je vais à mon bar-tabac habituel, il est plus de dix-neuf heures. Je prends quatre bières d’affilée, puis un nombre indéterminé de whiskies secs, je ne sais plus où j’en suis. Émilie tente plusieurs fois de m’appeler sur mon portable mais je ne lui réponds pas. Lorsque je rentre à la maison, il est plus que minuit, Émilie m’attend dans le salon.



Elle m’aide à prendre une douche, puis nous nous couchons enlacés l’un dans l’autre.




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C’est deux mois après, en octobre, que je rencontre Sabine dans le parc et nous faisons l’amour pour la première fois dans son studio. Bernard l’a quittée et elle s’est retrouvée toute seule.


Quelques jours après, plusieurs événements se précipitent dans ma vie. Le premier, c’est la séparation de Thomas et de Catherine. C’est une chose que je pressentais mais je ne pensais pas qu’elle allait arriver aussi rapidement. Thomas m’en a informé laconiquement et je n’ai pas voulu avoir plus de détails. Dans la même semaine, Françoise a été hospitalisée pour abus d’alcool et de tabac. Elle a perdu plus de vingt kilos et a manqué faire une overdose. Je suis allé la voir à la clinique et j’ai eu du mal à la reconnaître. Elle m’a semblé avoir pris trente ans d’un coup. Après sa cure, Thomas est revenu vivre avec elle pour l’aider à se reprendre. Mais ce n’est pas si simple.


Début décembre, c’est Sabine qui revient à la maison. Je me trouve bien embarrassé, après ce qui s’est passé entre nous le soir de notre rencontre dans le parc. Mais elle semble assagie, et ses rapports avec sa mère se sont considérablement améliorés durant ces quelques semaines. Thomas est venu nous rendre visite plusieurs fois et la santé de Françoise s’est bien améliorée. Je passe ainsi des fêtes de fin d’année tranquilles.


Mais début janvier, les choses basculent. Un matin que je me lève à dix heures, comme à mon habitude, je trouve Sabine au bord du lit. Elle est belle, avec un éclat de jeunesse et une fraîcheur de printemps. Elle a mis des sous-vêtements de guipure, et des collants noirs, comme le jour où nous nous sommes croisés dans le petit parc.



Elle écarquille les yeux, puis allume une cigarette.



Elle éteint sa cigarette au fond d’un cendrier sur la table de chevet d’Émilie, puis allume une autre.



Sa main était déjà sur mon pyjama. Elle sort mon sexe, qui dort.



Je reste silencieux. Elle frotte mon sexe avec une main, puis le met dans sa bouche, une minute après il est bien redressé.





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Nous avons fait l’amour encore quelques fois, puis un jour elle disparaît.


Elle refait surface quelques semaines après, accompagnée d’un jeune avec une cravate. Il est informaticien et semble perdu dans son amour. C’est mon fils, Thomas.