| n° 15340 | Fiche technique | 30255 caractères | 30255Temps de lecture estimé : 19 mn | 14/12/12 corrigé 11/06/21 |
| Résumé: Après avoir découvert l'amour au féminin par un dimanche bien gris, je poursuis le récit de mes aventures avec Béa et Fabienne ; suite du coup de folie qui m'a conduite dans les bras de ce couple de lesbiennes et permis de vivre un fantasme. | ||||
| Critères: ff fbi couplus bain nudisme cunnilingu pénétratio confession -fhomo -fbi | ||||
| Auteur : Karine 2 | ||||
| Épisode précédent | Série : Un dimanche pas comme les autres Chapitre 02 / 02 | FIN de la série |
Depuis dimanche dernier, je me sens très différente : une impression difficilement explicable qui mélange d’une part la honte des actes réalisés, et d’autre part le sentiment d’avoir grandi ou évolué. Même mon reflet dans la glace me paraît diffèrent, plus épanoui, radieux, malgré le fait que pour moi, une relation entre femmes me semble contre-nature, même si j’avais depuis longtemps envie d’y goûter. Le fait d’avoir franchi ce pas ne change rien sur le papier pourtant ; mais, en réalité, je suis complètement chamboulée, et de profondes remises en cause ont vu le jour durant cette semaine où ma vie de couple et de mère a repris un cours normal.
Je refais le film de cette folle journée où ma sexualité a pris le contrôle sur ma raison pour me faire chavirer dans une luxure qui ne me ressemble pas.
J’ai eu rapidement des nouvelles de mes deux diablesses ; dès le lundi, elles m’ont écrit un petit message très gentil par texto qui me disait :
« Tu nous as fait passer une très belle journée, hier ; nous espérons que de ton côté tu as trouvé tes réponses… et, pourquoi pas, à bientôt. »
Le ton était donné et le lien fut donc maintenu durant la semaine via de nombreux messages avec elles. J’ai d’ailleurs constaté avec malice que chaque message reçu créait en moi un trouble franchement plaisant. Je me trouvais plus femme de jour en jour et j’ai fini par chasser la culpabilité vis-à-vis de mon mari et la honte qui pouvait être en moi.
C’est donc avec un air de liberté retrouvée – même si je suis loin de me prendre pour une martyre – que je me lève le matin. Je ne vous parle même pas du bien-être que m’apporte cette expérience sexuelle : elle m’a rendue plus sûre de moi, en pleine confiance, capable de repousser des limites que j’imaginais infranchissables. Bref, le ciel est plus bleu et moi, je suis sur mon petit nuage…
C’est Béa qui m’a sollicitée pour se voir vendredi afin de concrétiser nos projets de plage qui ont si mal tourné dimanche dernier. Je savais qu’en acceptant, je risquais de m’engager dans une sorte de relation suivie ; mais une force intérieure m’a poussée à lui dire oui.
ooOoo
C’est avec un léger stress que je me rends à leur appartement, où seulement Béa est présente. Elle semble ravie de me revoir et me propose un café. Elle m’annonce que nous serons seules aujourd’hui car Fabienne a un empêchement professionnel. Le temps n’a rien à voir avec le week-end dernier : le ciel est bleu azur et les températures enfin estivales. Elle me dit connaître une plage épargnée par la foule des touristes qui profitent des plages girondines.
Une petite heure de route après, nous voilà sur le parking de la plage du Porge, face à un petit chemin qui file vers une dune qui me semble très dure à monter. Après l’effort fourni pour franchir cette barre de sable naturelle, la plage s’offre enfin à nous ; effectivement, il y a beaucoup moins de monde qu’ailleurs. Nous marchons quelques dizaines de mètres et nous finissons par trouver l’endroit qui nous semble idéal. Nos serviettes sont installées au pied de la dune ; nos premiers voisins sont à une cinquantaine de mètres. Béa avait prévu tout le matériel de plage : parasol, petit paravent, une immense serviette et même des biscuits. Malgré un petit vent provenant de l’océan, nous sommes particulièrement bien.
Béa défait rapidement sa robe ; elle porte un maillot blanc minimaliste, version string de plage. Sa peau est déjà dorée. Comme elle ne porte pas de soutien-gorge sous sa robe, elle se retrouve les seins libres ; aucune trace de bronzage ne vient gâcher cette fière poitrine. Faisant comme elle, je quitte ma robe, dégrafe mon soutien-gorge, fouille dans mon panier à la recherche du bas de mon maillot ; j’essaie le plus discrètement possible de sortir mon slip et de l’enfiler. Je viens m’allonger sur ma serviette à ses côtés. Je sais bien, au fond de moi, que ma place n’est pas ici ; mais pourtant je me sens bien en sa compagnie.
C’est elle qui, à l’abri des regards, dépose un premier baiser sur mes lèvres, puis un second, plus appuyé. Je retrouve immédiatement les mêmes sensations que celles vécues dimanche dernier : bien-être et désir profond pour cette femme qui – comme moi – n’est pas libre, font vibrer mon corps sous ses doux baisers. La chaleur de sa langue se diffuse dans toute ma bouche ; j’apprécie ce moment de volupté que nos langues emmêlées nous offrent. J’ai l’impression que nous sommes seules sur cette plage. Peut-être aurions-nous dû rester chez elle cet après-midi car j’ai déjà un désir puissant de son corps et de ses caresses.
Notre discussion porte essentiellement sur mes désirs et comment je vis cette nouvelle situation. J’apprécie qu’elle soit à mon écoute et semble si bien comprendre mes inquiétudes. Elle ponctue presque toutes ses phrases d’un baiser langoureux. J’ai beau lui dire que ses baisers me donnent le vertige, elle ne s’arrête pas pour autant et paraît même s’en amuser. Ses cheveux me tombent sur le visage à chaque fois qu’elle se penche pour m’embrasser. Déjà, sa main se balade sur mon ventre avec légèreté. J’aime le regard qu’elle pose sur moi ; je me perds peu à peu dans ses yeux.
Allongées l’une et l’autre face à face, côte à côte, elle ne quitte plus mes lèvres à présent. Nos seins se frôlent parfois durant nos baisers et mon bas-ventre commence à me chauffer malgré l’ombre du parasol. Déjà plus d’une heure que nous sommes là à nous embrasser… Sa main se décale petit à petit de mon ventre vers mon maillot. Mes yeux sont fermés ; je suis concentrée sur ce long baiser et les mouvements de sa langue. Nonchalamment, du dos de la main, je suis le galbe de son sein. Je sens mon sexe devenir brûlant ; j’ai très envie qu’elle me touche là et qu’elle s’y brûle ! Je lui déclare que mon maillot me gêne. Elle sourit et me demande si je veux qu’elle me le retire. Je balaie du regard la plage et juge que personne ne peut nous voir ; je lui dis que oui. Elle se redresse sur les genoux et enlève rapidement son maillot, puis une main habile me retire le mien. Elle reste sur ses genoux et je m’allonge sur le dos.
Sa main droite reprend ses caresses sur mon ventre, mes cuisses, mon pubis où elle s’attarde. Ses doigts me frôlent comme l’air frais de l’océan. Elle s’allonge sur moi. Sa bouche retrouve mes lèvres, ses seins s’unissent aux miens, son bassin s’appuie contre mes hanches, ses cuisses me tiennent fermement. Elle ondule très lentement du corps, appuyant son pubis sur mon buisson. Mes mains caressent son dos et ses reins. Elle se redresse et place un genou entre mes cuisses, puis s’assied sur ma jambe. Son sexe, lui aussi, est brûlant contre la peau de ma cuisse. Elle me caresse l’aine puis progresse vers mon sexe. Une main sur un sein, l’autre sur sa cuisse, je la regarde et la désire ; ses seins m’hypnotisent. Son doigt arrive sur mon sexe ; elle dessine de petits cercles sur ma vulve trempée. Son doigt s’enfonce en moi. Je ferme les yeux. J’adore sentir ce fin doigt entrer et sortir. Elle ondule de plus en plus du bassin sur ma cuisse. Elle s’attaque maintenant à mon clitoris qui, bien que petit, me fait un bien incroyable. Je gémis de plus en plus, jusqu’à jouir sous ce doigt agile. Quelques instants plus tard, elle me dit à l’oreille :
La fin de journée se déroule normalement, entre franche rigolade et bronzette semi-endormie. Je dépose Béa chez elle vers dix-huit heures. Elle me demande si je peux venir avec elle et Fabienne samedi soir au restaurant.
De retour chez moi, je refais dans ma tête le film incroyable de la journée en espérant que personne n’ait pu nous voir ou, pire, me reconnaître. Une fois de plus, je réfléchis une grande partie de la soirée à cette journée très érotique et à la soirée de demain avec ces deux femmes qui me plaisent de plus en plus. Pas facile de garder la tête sur les épaules : je suis en train de vivre l’expérience sexuelle la plus palpitante de ma vie. Cette femme m’a masturbée sur une plage… J’ai du mal à me reconnaître ; c’est fou !
La soirée se passe chez moi où j’ai ma sœur et mon beau-frère à dîner ; il m’est difficile de contenir mes émotions car je me sens tellement bien que j’ai envie de le crier. Idem pour ma journée du samedi où mes collègues me trouvent d’excellente humeur sans que je puisse leur en donner la raison. La journée se passe très vite ; j’ai déjà en tête plusieurs tenues possibles pour ce soir. J’ai envie de me faire très belle et sexy : je sais déjà que la soirée sera chaude et pleine d’érotisme.
Je prends une longue douche qui me détend ; une longue séance maquillage, passage de l’épilateur sur les jambes, contrôle du maillot avec chasse aux poils disgracieux, puis direction le dressing où je balaie du regard mes différentes robes. Pas de jean, ce soir ; j’ai envie de faire ressortir ma féminité. Mon choix se porte naturellement sur une robe moulante noire, simple, malgré un décolleté profond ; je la trouve idéale pour mes projets qui s’annoncent coquins. Lingerie sobre, elle aussi : string noir en dentelle avec soutif bandeau assorti. Bref, mon reflet dans le miroir me paraît tout à fait attrayant. J’embrasse mon mari qui me souhaite de passer une excellente soirée avec mes amies (s’il savait que sa femme se rend à un rendez-vous avec ses maîtresses et qu’elle adore faire les pires cochonneries avec elles…).
L’excitation monte d’un cran supplémentaire alors que je me rends en voiture sur les lieux de notre rencontre ; j’ai déjà cette petite boule qui travaille délicieusement mon bas-ventre, et qui m’a gardé mon sexe humide toute la journée. Déjà 19 h 30… Je me trouve très belle ; c’est terriblement bon de vivre chaque instant présent de sa vie. J’arrive la première et m’installe sur la terrasse. J’aperçois Fabienne qui sort du parking souterrain, suivie de Béa. Fabienne a choisi une jupe serrée plutôt chic avec un chemisier clair ; elle est très élégante et marche d’un pas décidé. Pantalon beige pour Béa et un blazer qui couvre un débardeur. Finalement, elles forment un très joli couple, ces deux-là.
Nous prenons un verre toutes les trois en terrasse d’un bar sur les quais de Bordeaux ; l’ambiance est bonne, et les regards souvent échangés sont remplis de gourmandise. J’apprécie leur compagnie. Belles, intelligentes et vives d’esprit : je commence à leur trouver beaucoup de qualités. Bon petit resto qu’avait réservé Fabienne, et nouvelle invitation à finir la soirée autour d’un petit verre chez elles, même si Béa comptait sortir, histoire de danser un peu. Pour faire plaisir à tout le monde, un cocktail sera pris dans le quartier de nuit des quais où nous sommes restées une bonne heure à nous trémousser.
Arrivée chez elles, je constate que trois flûtes sont déjà sur la table basse : elles devaient être sûres que je viendrais ce soir. Fabienne arrive, une bouteille de champagne à la main, en me souriant. Me revoilà assise sur le canapé où, le week-end dernier, j’avais découvert les plaisirs d’une relation saphique. Béa sur ma droite, Fabienne à ma gauche, je suis parfaitement entourée. Je sais très bien que la suite de la soirée va prendre une tournure plus charnelle. Je n’ai d’ailleurs le temps de boire qu’une gorgée de champagne avant que Fabienne ne pose sa main sur ma cuisse tout en me parlant. Béa quitte ses chaussures en les jetant d’un mouvement du pied, au risque de casser un objet dans la pièce, et revient se coller à moi.
Fabienne promène sa main de mon genou jusqu’à la limite de ma robe. J’ai moi aussi envie de sentir sa peau sous mes doigts, et décide de lui rendre sa caresse. Béa, de son côté, passe une main dans mes cheveux et dépose des baisers dans mon cou. Le silence gagne la pièce. Les lèvres de Fabienne se joignent aux miennes ; nos langues se retrouvent avec grand plaisir. Sa main remonte à l’intérieur de mes cuisses, qui s’ouvrent pour autoriser son ascension. Ma main posée sur la jambe de Fabienne ne bouge plus ; je reste concentrée sur mon baiser, toute acquise à la douceur de la main qui monte sous ma robe et qui arrive maintenant contre ma culotte.
Béa chatouille le lobe de mon oreille du bout de la langue ; effet immédiat. Une douce chaleur m’envahit. Fabienne me caresse en douceur l’entrejambe ; je sens qu’elle prend son temps. Sa main me fait déjà du bien au travers du tissu. Fabienne met fin à notre baiser ; sa main quitte mon slip. Elle se redresse, boit un peu de champagne et vient se mettre à mes pieds, face à mes genoux. Ses yeux brillent… Ses mains, qu’elle pose sur mes mollets, m’obligent à m’écarter un peu. La tête entre mes genoux, elle colle sa bouche sur ma cuisse. Elle dépose une multitude de bisous en remontant l’intérieur de ma cuisse. Béa lui caresse les cheveux en suivant du regard le cheminement de Fabienne.
Elle me tire vers elle, me forçant à glisser mon bassin à l’extrémité du canapé. Fabienne, la tête bien enfouie entre mes cuisses, entame une caresse très sensuelle du bout de son nez. En effet, son regard plongé dans le mien, elle effectue un mouvement vertical de la tête pour suivre du bout de son nez le dessin de ma fente sur le tissu de ma culotte. Je souris devant l’audace d’une pareille caresse. Béa prend possession de ma bouche avec sa langue de velours. Le nez est remplacé par une fine langue rendue pointue. Elle me lèche plusieurs minutes par-dessus l’étoffe. Elle saisit finalement le côté du string pour dégager un accès, puis me refait le coup de la caresse nasale. J’entrecoupe mon baiser avec Béa pour suivre en alternance les événements délicieux prodigués par cette experte. Béa me glisse à l’oreille des mots un peu salaces sur les qualités buccales de Fabienne, qui vient de glisser une langue brûlante en moi. Je suis aux portes du paradis : cette femme sait mieux que quiconque manier mon clitoris ou agacer mes petites lèvres. Je mouille nettement plus que d’habitude, ce qui semble plaire à Fabienne que je sens déglutir contre moi.
Elle saisit mon string des deux côtés et le fait glisser jusqu’au sol, puis me soulève les jambes pour m’en débarrasser. Sa manœuvre a beau être réussie, elle me tient toujours les mollets et me remonte les jambes très haut. Je me retrouve les genoux collés aux seins, offrant à ma gourmande maîtresse une vue très impudique. Elle pose ses mains de chaque côté de mon sexe et m’écarte franchement. Sa langue reprend son ballet qui va maintenant du clitoris à l’anus. Béa, toujours à mes côtés, commence à se déshabiller. Fabienne concentre sa langue sur le plus petit de mes orifices et me pénètre de deux doigts. Je dois bien avouer que cette caresse me plaît bien. Elle reprend le cunnilingus classique en ouvrant mon sexe avec ses mains ; sa langue rentre très loin en moi.
Béa, maintenant complètement nue, se relève et vient derrière Fabienne qui – toujours à quatre pattes entre mes cuisses – me lèche ardemment. Elle lui retire sa jupe, son haut, son soutif et ses chaussures. Le plaisir monte en moi ; heureusement, Fabienne stoppe ses caresses et se redresse ; je peux reposer mes jambes au sol, même si mes cuisses sont toujours ouvertes. Elle se débarrasse de son dernier vêtement en jetant sur le canapé sa petite culotte. Toujours en me regardant, elle vient s’asseoir sur moi, relève ma robe et la fait passer par-dessus ma tête. Elle dégrafe mon soutif et se penche pour m’embrasser ; sa bouche sent le sexe et sa langue le goût de femme. Les genoux contre mes côtes, ses seins contre les miens, elle frotte son sexe sur le bas de mon pubis. Béa, qui a pris la place laissée libre entre mes cuisses, caresse les fesses de Fabienne. J’entends le petit crissement que nos poils émettent lorsque Fabienne agite son bassin.
Elle me demande de m’allonger sur le canapé car elle veut me faire découvrir une nouvelle caresse. Je me retrouve donc sur le dos, les cuisses toujours ouvertes. Fabienne me tient un pied par la cheville et me replie la jambe ; elle m’enjambe et pose en douceur son petit abricot sur mon sexe offert. Elle se tient les lèvres de deux doigts pour s’ouvrir. Le contact est une merveille ; nos lèvres intimes s’unissent comme deux bouches un peu baveuses. Nos clitoris font connaissance, nos petites lèvres s’excitent mutuellement sur un rythme délicat. Nouvelle et formidable sensation de nos deux sexes glissant l’un sur l’autre… Béa, qui nous regarde, me caresse les seins et me demande comment je trouve cette pratique ; je ne peux que lui répondre « géniale ».
Béa, toujours du bas du canapé, prend mon sein en bouche et le suce avec lenteur ; l’orgasme monte en moi. Son sexe glisse parfaitement dans ma fente. J’ai envie d’avoir la minette de Béa sur ma bouche : elle a dû le deviner car elle se redresse en me souriant et vient mettre ses genoux de chaque côté de ma tête. Un petit coussin pour me caler, et voilà déjà cette vulve chaude qui se pose sur ma bouche. Ma langue démarre au quart de tour et fond sur cette grotte bouillante. Le parfum intime se répand instantanément dans ma bouche, et déjà un délicieux nectar coule dans ma gorge. Je sens mes petites lèvres et mon clitoris fondre de plaisir contre Fabienne qui ne se décolle plus de moi et s’agite de plus en plus fort. Béa, elle aussi, active avec de plus en plus d’ardeur son bassin, et sa minette me glisse du menton au nez ; elle me barbouille la bouche en me tenant la tête d’une main. Je n’arrive plus à contenir mon plaisir et commence à pousser des petits cris qui restent étouffés par les chairs intimes de Béa. L’orgasme qui me cloue met fin à une expérience des plus sensuelles que j’aie connues. Béa et Fabienne se retrouvent en un clin d’œil dans un soixante-neuf endiablé qui les conduira à un puissant orgasme, preuve que ma présence décuple leur excitation.
Le reste de la soirée se passe de manière plus classique, où la discussion et la rigolade prennent le relais. Je rentre chez moi très tard, le corps détendu et des images d’une sensualité rare dans la tête. Je ne sais pas où va me conduire cette expérience, ni même s’il est raisonnable de la poursuivre ; mais je suis heureuse de la vivre. Pas de nouvelles d’elles le dimanche ni le lundi ; c’est mardi vers dix heures que je reçois un SMS de Béa auquel je réponds.
« Bonjour, toi ; comment tu vas aujourd’hui ? »
« Très bien, merci. Je suis au travail, et il est clair que je préfère les week-ends. »
« Oui ; c’était génial, samedi. Ton mari ne te pose pas trop de questions ? »
« Il ne se doute de rien : pas de soucis. Tu es au boulot toi aussi ? »
« Oui, mais j’ai la tête ailleurs : je pense plus à toi qu’à mon travail. »
« J’ai moi aussi du mal ; je suis comme sur un nuage grâce à vous. »
« Tu as une pause, ce matin ? »
« Non, pas ce matin ; juste ma coupure de 12 h 30 à 13 h 30. »
« Et si je me libère pour ta coupure, on pourrait se voir ? »
« Oui, si tu veux. »
« Je risque d’avoir faim de toi… Tu prends des risques ! »
« Risques acceptables, je crois ; tu ne vas pas me dévorer dans le magasin… »
« Méfie-toi, Karine : quand j’ai très faim, je deviens incontrôlable ! Dis-moi comment tu es habillée aujourd’hui. »
« Tu vas me faire peur ; arrête ! Jupe portefeuille beige, débardeur noir. »
« Décidément, impossible de me concentrer au boulot… Très envie de faire un petit tour sous la jupe de madame. D’ailleurs, que cache-t-elle, cette jupe ? »
« Oui, je vois que tu ne te concentres pas vraiment sur ton boulot. String rose. »
« Je risque de te le voler, histoire de disposer de ton parfum cet après-midi. »
« Tu me fais rire. Voler, c’est pas très beau ! »
« Oui, c’est vrai ; alors tu pourrais me l’offrir, plutôt. »
« Bien sûr… Et moi je passe la journée sans rien ? »
« Ah oui, ce n’est pas juste. OK. Eh bien, je te laisserai le mien : comme ça, tu penseras à moi toi aussi. »
« Il risque d’être humide, avec tout ça… »
« Chouette ! Je préfère nettement, tu sais. Madame serait-elle un peu excitée ? »
« Je dois reconnaître que cette idée me trouble. »
« Idem : j’ai très envie de passer la journée avec ton string dans ma poche et l’avoir à portée de main. »
« Bravo ! Je rougis, là. Fétichiste, en plus ? »
« Pas particulièrement ; mais c’est l’envie du jour, et te savoir émoustillée me plaît encore plus. »
« Tu passes à quelle heure ? »
« 13 heures. C’est bon ? »
« OK. À toute. Bises. »
Il est clair que cet échange m’a passablement excitée. Je regarde ma montre de nombreuses fois en laissant monter en moi une douce excitation. Je reçois un message à 12 h 30 :
« Je suis juste à côté ; va dans la cabine d’essayage. J’arrive dans une minute. »
Je vais donc dans la cabine et je n’ai pas à attendre bien longtemps avant qu’elle n’arrive. Elle me sourit en me disant juste un « Salut, toi ! » Un simple petit bisou sur la bouche et elle se met de suite à genoux devant moi. Ses mains soulèvent ma jupe ; elle reste quelques instants à m’observer, puis saisit mon slip de chaque côté pour me le retirer. Je la regarde en me laissant faire, sans un mot. Elle porte mon string à son nez et le respire profondément en fermant les yeux, puis le roule en boule pour le faire disparaître dans son sac. Dans le même mouvement, elle attrape un slip noir qui était déjà dans son sac. Elle me dit que je ne peux pas rester sans culotte avec une jupe aussi courte, et me fait lever un pied pour m’enfiler son string. Le deuxième pied, et le fin tissu remonte lentement jusqu’à être parfaitement en place. Elle rabat ma jupe, se redresse et me quitte sans un mot. Elle referme le rideau en quittant la cabine ; je reste quelques minutes seule dans la cabine à l’écoute de mon corps.
Le string semble être d’une taille trop petite car il me serre sur les hanches. La fraîcheur ressentie à l’entrejambe se dissipe rapidement et le contact du tissu humide sur mes lèvres me déclenche une grande excitation cérébrale. Je fais face au miroir de la cabine et relève ma jupe. La vision me trouble, elle aussi : il s’agit d’un string noir à fines rayures transparentes par lesquelles je vois clairement ma toison. Machinalement, ma main passe sur le slip en pensant à Béa. Je sais que je mouille, et ma main qui survole l’étoffe imagine le galbe de sa propriétaire. Propriétaire qui l’a passablement humidifiée durant la matinée, à en croire le bout de mon doigt. C’est avec le feu au ventre que je prends ma pause-déjeuner.
Béa m’envoie un petit message en début d’après-midi :
« Très agréable au toucher ; et quels parfums… »
Je ne peux m’empêcher de l’imaginer avec ma culotte dans les mains ; je n’avais jamais pensé qu’une stimulation cérébrale pût être aussi forte.
« La tienne aussi ; très agréable à porter. »
Je rentre en fin de journée chez moi ; mon mari est déjà là. Je file à la salle de bain, histoire de passer une tenue plus confortable. Je quitte mon haut quand monsieur arrive ; il me regarde en se plaçant derrière moi. Je connais bien la bête et je sais parfaitement quelles sont ses arrière-pensées. Il se colle dans mon dos et commence à me caresser la poitrine ; je sais qu’il aime me toucher les seins avec mon soutien-gorge. Il bande déjà : je sens son sexe contre mes fesses. Il quitte mes seins pour passer sous ma jupe. Rapidement, il se faufile dans mon slip pour découvrir ma petite chatte toute mouillée. D’ailleurs, il me fait part de sa surprise de me trouver toute trempée. Je reste silencieuse sans vraiment savoir quoi lui dire. Il soulève ma jupe.
Il me retourne en se mettant à genoux. Il fait glisser ma jupe et se trouve nez-à-nez avec ma culotte.
Je ne suis pas super à l’aise ; j’ai peur qu’il devine qu’elle ne m’appartient pas. Mais il ne dit plus rien et s’approche de mon intimité, tire sur la bordure du slip et débute un cunnilingus. Une chaleur de plaisir s’empare de mon sexe. Il me lèche avec gourmandise et la tension sexuelle accumulée dans la journée se déverse dans un puissant orgasme. Je reste immobile quelques instants. Il s’interroge ouvertement sur ce plaisir rapide qui m’a soudainement terrassée.
Je pars sous la douche en le laissant sur sa faim. Le joli petit string noir, lui, finit dans le panier à linge sale. Plus tard dans la soirée, j’ai envie d’informer Béa des effets inattendus, ce qui – d’après sa réponse – l’amuse beaucoup. Elle me dit que pour elle aussi, cette petite expérience l’a maintenue dans un état second toute la journée et qu’elle a des envies de plaisir.
Vers 21 heures, alors que nous sommes installés moi et mon homme devant le film, enfin tranquilles et les enfants couchés, le bipbip de mon portable se fait entendre du fond de mon sac. C’est fébrile et un peu gênée que je vais le chercher. Quelques mots sont écrits, et un fichier est joint. Voyant qu’il s’agit de Béa, je recherche de suite un truc à dire à mon mari pour justifier l’arrivée tardive d’un message. J’ouvre le ficher. Et là, grosse surprise : une photo de mon slip sur sa nouvelle propriétaire, bien enfoui entre ses lèvres que l’on distingue très bien de chaque côté du tissu. Elle s’est prise en photo toute seule apparemment, et se livre à des jeux plutôt salaces qu’elle souhaite me faire partager. Je lui renvoie un « Très joli » et je coupe mon téléphone de peur de recevoir d’autres images que j’aurais du mal à justifier.
J’ai du mal à suivre le film ; les images que je regarde n’ont rien à voir avec celles qui défilent dans ma tête. Je sens que je mouille à nouveau ; j’imagine Béa en train de se faire du bien avec ma culotte en ce moment précis… L’envie de sexe qui m’envahit me pousse à voir mon homme comme une source de plaisir ; c’est donc naturellement que je lui dis que le film me prend la tête en me glissant à côté de lui. Ma chatte réclame : je sais qu’il va devoir me satisfaire. Contrairement à moi, il semble décidé à suivre le programme TV.
Ma main se balade sur le haut de sa cuisse ; je sais qu’il a compris ma manœuvre. Je masse au travers de son pantalon la bosse qui s’est formée. D’un geste, je libère sa verge pour l’engloutir sans plus attendre. En suçant cette belle queue, je pense toujours à Béa qui s’envoie en l’air un peu grâce à moi. J’ouvre mon peignoir et viens m’enfourcher sur le pieu. Ma chatte est complètement trempée ; c’est délicieux de se remplir le ventre comme ça. J’ondule lascivement sur le manche, concentrée sur mon plaisir. Impossible de chasser de mon esprit les images des doigts de Béa qui s’agitent en elle. Le rythme que j’imprime monte en puissance ; je sens mon homme perdre tout contrôle. J’ai envie qu’il me remplisse de sa semence ; mes mouvements ne lui permettent plus la moindre pause. Il est là, au plus profond de moi, et c’est dans un dernier mouvement circulaire et fatal pour lui qu’il balance sa jouissance brûlante qui déclenche un ravage entre mes cuisses. Orgasme hyper puissant qui me laisse sans énergie, affalée sur lui, nos sexes toujours en union.
Nous restons comme cela de longues minutes, jusqu’à ce que je sente son sexe se dégonfler lentement pour reprendre un volume normal. Je l’embrasse tendrement ; son regard me paraît être très interrogatif. Je lui propose une douche commune ; j’ai même envie de lui raconter les aventures que je vis depuis quelques jours, envie de lui dire combien les deux femmes rencontrées m’ont ouverte aux plaisirs, mais je n’arrive pas à le lui dire. Le silence me semble finalement plus sage car les mots pourraient gâcher le bonheur qui se lit sur le visage de monsieur. Et comme on dit, la nuit porte conseil.