| n° 15318 | Fiche technique | 11461 caractères | 11461Temps de lecture estimé : 7 mn | 03/12/12 |
| Résumé: L'histoire vraie de l'initiation d'Annabelle qui découvre le libertinage en compagnie de son mari... | ||||
| Critères: fh grp couplus extraoffre copains boitenuit confession -couple -entrecoup | ||||
| Auteur : Papillotte (Annabelle entre peu a peu dans le monde libertin) | ||||
Il y a de cela quelques temps, quelques mois, quelques années même, je n’aurais jamais voulu entendre parler de libertinage. La jeunesse et son lot d’a priori y sont certainement pour quelque chose. C’est bien connu, quand on est jeune, on est paré de certitudes, on essaie d’affirmer sa personnalité pourtant encore incomplète puisque dénuée d’expériences de la vie. Qui plus est, cette même vie de m’ayant pas fait de cadeaux, j’arborais une jalousie teintée d’exclusivité dans mes relations amoureuses. Néanmoins, je n’en reste pas moins quelqu’un d’ouvert, et avide de découvertes, si tant est qu’elles ne viennent pas remettre en cause les valeurs que j’estime être pour moi fondamentales. Le « partage du corps » de l’être aimé en faisait pourtant partie…
Après de nombreuses difficultés dans ma relation affective avec mon époux, nous décidions de tenter de fréquenter les clubs libertins. En effet, nous avions déjà touché du doigt ce milieu, par le biais d’expérimentations dans le cadre de l’amusement, avec des amis, pour rire quoi. Sauf que dans la réalité, nous nous amusions certes, mais les prémices des sensations de franchir des interdits commençaient déjà à nous titiller. Et l’ambiance sexy et sans tabou m’avait déjà particulièrement séduite. Mais nous n’en étions encore pas là, et il se passerait quelques temps avant que nous ne rentrions dans le vif du sujet.
Notre choix de premier club « en couple » s’était fait sur des impressions, des commentaires virtuels et, il faut bien l’avouer, sur de la discrétion et de la facilité d’accès. Pas d’objectif, pas de figures imposées, on teste, et… advienne que pourra. Nous sommes très vite à l’aise dans ce club, surpris par la simplicité de la clientèle, pas de jugement, pas de mauvais gestes, pas d’oppression. Bien plus respectueux que n’importe quel night-club « traditionnel ». Curieux, non ? Eh bien non. C’est ça, un club libertin. Un lieu où il n’y a pas d’interdit, où les gens se respectent les uns les autres, la liberté s’arrête là où commence celle de l’autre en somme.
Ces acquis semblent me mettre en confiance, moi qui pourtant étais entrée l’estomac noué à l’idée de « devoir » rentrer dans le moule, alors que je n’en avais pas l’intention.
L’ambiance chaleureuse et quelques verres aidant, me voilà à me trémousser sur la piste de la manière la plus aguicheuse qui soit, et à chercher du regard qui pourrait, peut-être, éventuellement, pourquoi pas… Être ma proie.
Cette première expérience m’amena dans la découverte de l’autre, pas tout à fait sagement, de manière érotique même, sous les yeux ébahis de mon époux.
Découverte de l’autre, oui, mais pas de l’autre sexe. En effet, je jetai mon dévolu sur une belle jeune femme, qui semblait entrer dans mon monde, celui de l’érotisme, pas du sexe bestial. Elle dansait divinement bien, critère essentiel à mes yeux, puisqu’au travers de la danse, je distingue la sensualité et l’aisance avec son propre corps. Ne dit-on pas que l’autre nom de la danse est « l’expression corporelle » ?
Nous nous caressâmes mutuellement, d’abord les bras, puis les hanches, les cuisses, les seins… Nous nous embrassâmes même. Puis nos caresses se firent de plus en plus intimes, toujours sur la piste de danse, et toujours devant le regard de plus en plus fiévreux de mon mari.
Au cours de la soirée, nos « hommes » discutèrent entre eux. Et découvrirent que nous avions quelques points en commun concernant nos façons d’aborder le libertinage. Nous découvrirons plus tard que ce couple nous suivra régulièrement.
Ce fut notre première soirée libertine. Et l’effet de cette soirée n’était pas vraiment celui escompté. Non. Il était bien meilleur. Il avait su raviver en moi des émotions, des sensations totalement enfouies et que je pensais impossibles à ramener à la surface. Et ce n’était que le début.
À la suite de cela, nous primes la liberté de nous inscrire sur un site internet consacré à l’échangisme et aux rencontres libertines dans son expression la plus vaste. Quel retournement de situation ! Je brise décidément tout ce qui semblait faire partie de mes « valeurs de base » !
Et vous savez quoi ? J’y prends goût. Je me plais à rechercher des couples avec qui je pourrais envisager d’autres expériences comme les précédentes avec Laura. Nous nous choisissons d’autres prénoms afin de préserver notre vie privée, et nous nous surprenons à nous amuser à nous créer un monde dans lequel vivent « Nicolas et Annabelle ». Nous souhaitons vivement distinguer ces deux mondes.
Et ça marche bien. Notre fiche sur le site, dans lequel nous avons soigneusement choisi des photos valorisantes, est très convoitée. Ce qui nous facilite le « tri » dans les couples qui retiennent notre attention. Oui, j’avoue, on fait la fine bouche, comme si notre position de néophyte nous permettait d’être aussi exigeants. Eh bien j’ai envie de dire… oui. Puisque cela nous réussit.
Chaque passage au club nous apportera des expériences complémentaires, dans lesquelles nous franchirons chaque fois d’autres pas. D’abord la découverte d’autres corps que ceux déjà explorés, puis ceux du sexe opposé, puis viendra le mélangisme… Petit à petit, nous nous rapprochons du véritable acte d’échangisme. Chaque fois c’est différent, chaque fois je pense avoir atteint mes limites, mais chaque fois j’en franchis d’autres… Jusqu’au jour où…
C’était un samedi soir. Parmi nos belles rencontres, nous avions fait la connaissance d’un couple particulièrement charmant, et qui avait la particularité de nous plaire tous les deux aussi bien à mon mari qu’à moi. Nous nous sentions bien avec eux. Pas de vulgarité, beaucoup de sensualité, et notre relation franchissait les limites du libertinage puisque nous nous entendions à merveille avec eux, et que peut être dans une autre vie, nous aurions pu être juste des amis, sans connaître mutuellement cette facette de nos vies respectives.
Parmi mes limites de départ, il y avait le pas des « soirées privées ». L’avantage du clubbing faisant que l’on n’a pas l’impression d’y être juste pour écarter les jambes, il peut très bien ne rien se passer du tout, c’est avant tout une discothèque, après tout. Dans le cadre d’une soirée privée, c’est tout autre chose… On sait pourquoi on y va. Et cette idée du « prévu et imposé » me rebutait.
Pourtant, ce couple m’avait tellement plu, tellement mise à l’aise, que l’idée de me retrouver chez eux ne me faisait pas du tout peur, allez comprendre…
C’était donc un samedi soir, Julia avait prévu une soirée crêpes bretonnes, ce sera finalement un tajine. Qu’à cela ne tienne.
Je ne sais pas si je fus naïve, ou si la confiance que j’avais développé pour ce couple me libérait de toute crainte, mais je ne me sentais pas « piégée », pas en danger, juste un dîner avec des amis… Et puis de toute manière, si quelqu’un était intervenu dans la première partie de la soirée, il aurait vraiment eu l’impression de voir deux couples d’amis dîner ensemble.
Nous avons discuté de plein de choses, absolument pas de sexe, mais de famille, de travail, de mariage, d’amour… Ce couple est décidément formidable. Je pense que si nous avions commencé à parler crûment au cours du dîner, j’aurais pris mes jambes à mon cou !
Tout s’est fait naturellement. Nous avons mis la musique, nous avons chanté, nous avons dansé. Puis l’alcool aidant, nous avons commencé à nous laisser aller, nous les filles, dans des danses sexy et endiablées. D’abord avec nos hommes respectifs. Puis nous avons commencé à nous chercher… Timidement au début, puis de plus en plus clairement.
À ce moment-là, je sentis bien que la soirée prenait une nouvelle tournure, et que cette fois, pas d’excuses de piste de danse… Mais curieusement je ne m’en inquiétai pas. Et c’est sans doute cela qui m’a fait me laisser autant aller à mes sensations.
Cette fois, nous avons clairement échangé nos partenaires. Nous dansions au milieu du salon, nous nous embrassions, nous nous touchions, l’ambiance devenait de plus en plus « chaude et humide »…
Et vinrent les premiers vêtements retirés. Puis rapidement, nous nous retrouvâmes nus tous les quatre, prêts à succomber aux plaisirs de la chair les uns avec les autres.
L’avantage d’un petit appartement, c’est que les pièces font souvent multifonctions. Et ce fut le cas puisque la seule et unique pièce que nous avons fréquentée dans cet appartement fut d’abord un salon pour l’apéro, puis une salle à manger pour le dîner, une discothèque pour danser, et enfin une chambre à coucher. Le lit étant à quelques centimètres de la « discothèque ». Quel sens du pratique !
Nous commençâmes d’abord à nous mouvoir (et à nous émouvoir) avec nos conjoints. Puis rapidement, nous laissions aller nos mains vers les corps à disposition à nos côtés. Jusque-là rien de bien nouveau. La pratique du mélangisme faisait déjà partie de nos acquis. Je sentais bien que nous n’allions pas en rester là. Mais je n’avais aucune crainte. Je me sentais bien. Et ce sentiment de bien-être me propulsa dans l’écoute de mon corps, chose très difficile à faire pour moi qui suis toujours dans la retenue. Mes tabous tombèrent, mon corps palpita, non seulement je n’avais plus peur, mais j’eus même envie d’aller plus loin. Mon excitation se fit de plus en plus violente.
Nous changions de partenaire cette fois. Nous explorions nos corps. Nous respirions nos odeurs, nos instincts les plus animaux prirent le dessus.
Quelques émotions inattendues rendirent les choses plus difficiles que prévu. Cela ne fit qu’accroître mon désir de plus en plus violent d’être prise par cet homme que je ne connaissais finalement pas plus que ça, mais qui avait su avec sa femme réveiller en moi une émotion forte et totalement enfouie depuis longtemps. Ne pas passer à côté. C’était mon objectif.
Et l’explosion des couleurs ne tarda pas à venir lorsqu’il entra en moi, tant ce moment était attendu. À un tel point que je ne m’aperçus même pas que mon mari s’adonnait également à Julia.
Quelle soirée inattendue et pourtant si prévisible…
De retour à la maison, mon excitation fut telle qu’un sentiment d’inachevé m’envahit. Mon mari qui attendait avec tant d’impatience ce relâchement de ma part… Je ne pouvais pas ne pas le partager avec lui.
Non seulement nous avons passé le cap de l’échangisme dans son sens le plus littéraire, mais j’ai également réussi à offrir à mon mari ce qu’il attendait, ne serait-ce que l’espace d’une soirée…
Je crois que c’est cela que l’on appelle : « FRANCHIR LE PAS… »