| n° 15250 | Fiche technique | 20869 caractères | 20869Temps de lecture estimé : 13 mn | 02/11/12 |
| Résumé: Qui a dit que tous les aliens étaient des créatures hideuses ? | ||||
| Critères: fh inconnu bain hmast intermast cunnilingu pénétratio sf -sf -nature | ||||
| Auteur : Morodar Envoi mini-message | ||||
Depuis combien de temps est-ce que je suis sur ce monde ? Six mois, voire plus ? Difficile à dire. Les journées sont bizarres ici. Le gros soleil bleu se lève le premier, suivi par le petit orange environ deux heures plus tard. À ce moment, la température devient infernale. Sans parler de l’humidité de cette foutue jungle, qui s’étend à perte de vue. Ici, il pleut un jour sur deux. Même les journées sans pluie sont proches du cent pour cent d’humidité. Et les nuits sont trop courtes, cinq ou six heures contre presque vingt heures d’ensoleillement. On est proche du centre de la galaxie, alors ici les nuits sont presque aussi lumineuses que la journée. Et la lune de ce monde est rouge, monstrueuse et enveloppée d’une brume digne d’un mauvais film d’horreur.
Je suppose que ce sont ces conditions particulières qui font que la flore de cette planète a une croissance aussi agressive. Se déplacer est un vrai calvaire tant la végétation est dense et se régénère vite. Trouver de la bouffe est au contraire un jeu d’enfant. Il y a des dizaines de plantes sur ce monde qui ont au moins une partie comestible. Il y a bien quelques animaux, mais ils sont tous petits et trop agiles pour être attrapés. Je traîne malgré tout en permanence mon pistolet à particules thermiques, par mesure de sécurité. J’ai déjà aperçu un animal assez massif pour faire de moi son casse-croûte et je n’ai pas envie de finir dans l’estomac d’un alligator alien à six pattes.
Je me suis échoué ici, sur Eredius III, au cours d’une mission de collecte de données. Je devais juste ramasser des sondes spatiales qui avaient évalué le potentiel de colonisation des mondes proches, et les ramener sur Centralis. Un boulot facile et sans risque, en théorie. Mon cul, oui ! Une saloperie de météorite m’a heurté et je me suis craché sur ce monde sans colons ou civilisation avancée. Et dire qu’il me restait trois mois avant la fin de mon contrat. J’ai bien sûr une balise de localisation qui envoie un SOS. Mais la station la plus proche n’a dû capter mon signal qu’après deux mois. Et je ne vais voir personne arriver ici avant au moins encore trois ou quatre mois. Heureusement que ma navette d’évacuation contient tout le matos pour que je survive. C’est grâce à ça que j’ai pu identifier les trucs comestibles sans devoir chaque fois en goûter un bout. Heureusement, parce que certaines plantes de cette planète sont aussi nocives que l’arsenic. J’ai téléchargé toutes les infos de la sonde qui a analysé cette planète dans ma puce neuronale. Il n’y a pas grand-chose à part des relevés topographiques et atmosphériques.
Le plus dur, c’est la solitude et l’ennui. Je n’ai personne à qui parler et aucun programme récréatif dans l’ordinateur de ma navette. Je tue le temps en explorant les environs de mon site d’atterrissage, une minuscule clairière au pied d’une chaîne de montagnes rouges. Il y a deux ruisseaux tout près, où je trouve mon eau. J’y vais aussi pour me laver tous les deux jours erediens. Je tiens à conserver une hygiène acceptable en attendant les secours. De plus, un homme seul sur un monde étranger, sans femme ni holo-porno, ne tarde pas à devenir fou. Il n’y a pas grand-chose pour m’exciter dans cette forêt. Alors, je m’occupe l’esprit comme je peux.
Oh, je ne suis pas le seul être intelligent sur ce monde. J’ai entrevu des humanoïdes parfois. Ils fuient dès que je tente de les approcher. Il est vrai que je n’ai pas les autorisations pour entrer en contact avec une EBE (Entité Biologique Extra-terrestre). Mais j’aimerais bien revoir un visage amical, même s’il n’est pas humain. Une étrange compagnie est meilleure que pas de compagnie du tout. Je suppose que si un jour ils veulent me parler, ils viendront me voir. Ils sont souvent près du plus large ruisseau, à l’ouest.
Cela fait maintenant trois cycles lunaires complets que l’Étranger vit au Nord de nos terres. Les autres membres de la tribu refusent de l’approcher. Mère m’a dit qu’il était sans doute un shigirim, un esprit malin du Ciel. Pourtant, il n’agit pas comme un de ces monstres de la nuit. Il n’a pas démontré la moindre agressivité envers nous. Il a bien tué quelques bêtes, mais seulement pour les manger. Tous les prédateurs agissent ainsi, ils ne sont pas des démons pour autant. Et il demeure dans cette hutte brillante, qui est descendue des cieux dans une gerbe de flammes ! Il n’y a que les Incarnations des Astres qui voyagent ainsi. Serait-il un envoyé du ciel, ou le serviteur d’un dieu, banni en raison d’un crime ? J’ai observé son comportement. Il nous ressemble énormément dans ses gestes, sa façon de se déplacer et de chasser.
Il me fascine, je ne sais pas trop pourquoi. Peut-être parce qu’il est très différent des mâles de la tribu. Plus grand, avec des épaules larges, des bras musclés et de puissantes jambes. Il y a aussi sa peau pâle et cette étrange couleur de cheveux ! Depuis dix jours, je l’espionne quand il va se laver à la rivière. Nu, il est encore plus intéressant. Il semble bien avoir les mêmes attributs que nos hommes. C’est étrange que je trouve cette créature inconnue aussi… attirante. Ma sœur pense que je suis folle et que si je m’approche de lui, il va me dévorer. Foutaises. Je suis persuadée qu’il ne nous veut aucun mal. Il a d’ailleurs tenté quelques fois d’approcher des pêcheurs. Et je vois bien qu’il se sent très seul. Chaque fois que je l’observe, je ressens l’envie d’aller le réconforter. C’est ainsi que les choses se passent ici. Chaque partenaire donne à l’autre du plaisir et tout le monde se sent mieux. Cela doit aussi fonctionner pour les êtres divins, je suppose.
Je viens de finir de prendre un bon bain dans le courant lent et chaud d’un profond ruisseau. Je m’étends sur la berge sablonneuse pour me sécher, mes vêtements et mon pistolet tout près. Malgré les soleils qui brillent aujourd’hui, l’humidité est si forte que je vais devoir attendre un long moment avant d’être sec. Comme souvent quand je suis oisif, je ferme les yeux et repense à la Terre. Les bars où je vais parfois avec mes copains pilotes, les restaurants de sushi et bien sûr, Éloïse, ma jolie voisine avec un cul sublime, qui porte toujours des shorts moulants. Puisque j’en ai pour un moment à être là, autant en profiter. Je prends mon sexe en main et me mets lentement à me masturber, jusqu’à être bien ferme. Puis j’accélère le mouvement. Je n’ai qu’à imaginer ma voisine nue, mon sexe en elle, pour me porter vers un orgasme puissant.
Soudain, j’entends les buissons bouger tout près. Alarmé et confus, j’ouvre les yeux et me redresse sur un coude. Là, à trois ou quatre pas, se trouve la créature la plus stupéfiante que j’aie vue de ma vie.
Aussi grande qu’une humaine, l’eredienne a un corps mince, presque filiforme. Sa peau mauve est si sombre qu’elle est presque noire. Ses jambes sont longues, ses bras minces et sa taille étroite. Elle a trois petits seins, parfaitement ronds et avec des mamelons plus pâles. Sa vulve est semblable à celle d’une humaine, mais je ne vois aucun clitoris. Sa chevelure est épaisse, d’un bleu-vert saisissant, et quatre petites antennes translucides s’agitent sur le sommet de son crâne. Ses lèvres noires sont charnues et lui donnent un air gourmand. Je remarque immédiatement qu’elle n’a pas de nez, mais quatre petits trous triangulaires sous la mâchoire ont cette fonction, je suppose. Aucune oreille non plus. Mais ce sont ses yeux bridés, plus grands que ceux d’un humain, qui attirent mon regard. Totalement gris et miroitants, il semble y avoir des paillettes d’or et d’argent qui s’y meuvent en douceur. Jamais je n’ai vu une créature avec un regard aussi exotique.
Ce regard inhumain me fixe, car elle est apparemment aussi fascinée par mon apparence que moi par la sienne. Surtout que j’ai toujours une solide érection ! Ce serait moins gênant, et plus facile de revenir au repos, si elle n’avait pas un corps aussi… féminin et bandant. Depuis combien de temps m’observe-t-elle ? Son regard parcourt mon corps, comme si elle évaluait une proie. Elle ne porte aucune arme, mais cela ne veut pas dire que je ne cours aucun danger. J’hésite cependant à prendre mon arme, ou même à bouger. Si je la fais fuir, je risque de perdre ma seule chance d’avoir enfin un peu de compagnie pour tromper ma solitude.
Elle s’avance soudain doucement, puis s’agenouille près de mon bassin. Je réalise alors qu’elle fixe mon pénis dressé avec une fascination totale. Si elle est aussi humaine, alors les mâles aussi, non ? Je me demande pourquoi mon sexe dur la fascine à ce point. Elle tend maintenant la main vers mon visage. Elle touche mon nez et le tord un peu, curieuse. Sa peau est remarquablement chaude et douce. J’ai la sensation d’être touché par quelqu’un qui porterait des gants de soie. Puis elle observe en détail mes oreilles. Elle touche ensuite mon cou, ma mâchoire, puis sa main descend sur mon ventre, s’arrêtant en chemin sur le tatouage de scorpion que j’ai sur le torse.
Sa main atteint enfin mon membre encore relativement ferme et, du bout de ses doigts fins, elle le tâte. Puis elle saisit le manche et le serre fermement. Je suis totalement interloqué et je n’ose pas réagir, de peur de la faire fuir. Je n’arrive pas à croire qu’une extra-terrestre me touche ainsi. Elle continue pourtant son examen de mon corps, comme si c’était parfaitement naturel. Elle branle doucement ma queue, plus par curiosité que pour me donner du plaisir, je crois. Elle tire la peau du prépuce, dévoilant mon gland violacé, puis caresse mon urètre de son pouce, ce qui envoie une onde de ravissement dans mon bas-ventre. Puis elle touche avec circonspection mes testicules, les caressant avec un luxe de précaution. J’ai l’impression qu’elle n’en a jamais vus. Elle les presse soudain, m’arrachant un cri de douleur.
Elle a sursauté en entendant ma voix. Ses yeux se plantent dans les miens. Son regard me fait comprendre qu’elle est confuse et bien moins sûre d’elle, maintenant. Je décide de la rassurer. Je tends la main et la pose sur sa nuque, que je masse en douceur. Aussitôt, ses yeux se ferment à demi et son visage se détend. Elle recommence à caresser mes couilles et son autre main attrape ma verge. Elle me masturbe vraiment cette fois. Je laisse ma main descendre le long de son échine, jusqu’à ses deux petites fesses. Je glisse ma main entre les globes de chair chaude et touche doucement sa fente. Sa vulve dispose d’une paire de lèvres supplémentaire. Je les caresse sur toute la longueur. Aucun signe d’un clitoris. C’est bizarre, mais l’étrangeté de la chose est un peu normale. Ma compagne est quand même une extra-terrestre. Et elle ne mouille pas vraiment. Une matière un peu gluante et chaude en suinte. Je me demande quel goût elle a. Elle apprécie apparemment comment je la touche, car elle lâche de discrets roucoulements. Je me redresse encore un peu et saisis un de ses tétons dans ma bouche, le suçant et le mordillant. Elle est de toute évidence surprise de me voir faire ça, et un peu amusée. Elle accélère alors le rythme de sa main sur ma queue, me rapprochant dangereusement de la jouissance. Je l’arrête donc avant d’éclater trop précocement.
Avec un luxe de douceur, je la fais s’étendre, le dos sur le sable fin de la berge. Elle ne m’oppose pas la moindre résistance. Elle me fait un petit sourire complice et écarte les cuisses de ses mains, m’invitant par ce seul geste à la prendre. Elle est totalement stupéfaite quand je m’étends plutôt entre ses jambes pour lécher sa fente. La saveur est… indéfinissable. Comme de l’eau, en plus consistant. Elle est un rien crispée au début, sans doute déstabilisée par cet acte qui lui est apparemment inconnu. Mais elle ne tarde pas à gémir et feuler quand ma langue se met à frotter ses lèvres intimes et à fureter en elle. Elle presse même mon visage contre sa vulve. Je ne me gêne pas pour me donner à fond. Je continue à la déguster jusqu’à ce qu’elle hurle, le corps agité de petits spasmes.
Elle m’arrête ensuite et avec une force qui me surprend, elle me fait m’allonger à sa place et se positionne au-dessus de mon bassin. Nos regards fusionnent alors, et je n’arrive plus à détourner les yeux. Impatiente, elle plante d’un coup mon phallus en elle, mugissant de satisfaction. L’intérieur de l’eredienne est coulant et a une texture qui m’est inconnue. Plein de petites bosses rondes et douces, qui enserrent merveilleusement mon manche et mon gland. Elle est brûlante, à tel point que c’en est un rien douloureux. Comme si j’avais fiché ma bite dans un four. Elle me chevauche avec ardeur, s’appuyant des mains sur mon ventre. Je saisis ses seins dans mes mains et joue avec, pressant les mamelles satinées entre mes doigts, tirant un peu sur les tétons. Elle passe une langue rose, fendue comme celle d’un reptile, sur ses lèvres, une moue approbatrice sur son visage. Bien que mon envie de m’épancher en elle soit grande, je parviens à tenir encore de longues minutes avant qu’elle ne jouisse de nouveau. Ses ongles égratignent ma peau, son corps frissonne et elle pousse un long cri d’exaltation. Je libère alors en grognant de longues giclées de ma semence dans le tunnel intime de ma compagne.
Quand je le vois sortir de l’eau, son corps superbe encore humide, je décide brusquement d’aller à sa rencontre. En silence, je me glisse dans les buissons le long de la berge. Je m’approche en douceur pour ne pas l’effrayer. Vu son besoin évident de compagnie, je ne crois pas qu’il va fuir, mais autant être prudente. Quand j’arrive à seulement quelques pas de lui, je me fige de stupeur en réalisant qu’il est en train de jouer avec son membre, long et pâle, qui lentement devient rigide. Il a les yeux fermés et une expression d’intense concentration sur le visage. Je n’aurais jamais cru que la simple vue de cet étranger jouant avec son corps puisse me remuer ainsi. Je réalise que je deviens humide quand il entame de rapides coups de poignet sur sa hampe dure, voulant de toute évidence obtenir un orgasme, et rapidement. L’idée qu’il agisse ainsi pour tromper son ennui me désole, aussi je m’avance vers lui sans attendre.
Il ouvre brusquement les yeux, de toute évidence stupéfait de me voir. Son regard parcourt alors mon corps nu et je vois immédiatement une lueur d’intérêt dans ses yeux. Doucement, je m’avance vers lui et m’agenouille à ses côtés. D’aussi près, je trouve son apparence encore plus fascinante. Comme ce triangle de chair au milieu de son visage, et l’absence de narines sur son cou. Et aucune antenne ! Comment entend-il les sons ? Avec précaution, je touche son visage. Il se laisse faire sans broncher. C’est bon signe, je crois. Avec précaution, j’examine son visage, puis son cou. Sa peau est plus fraîche que celle de nos mâles, et plus rugueuse. Ma main glisse ensuite sur l’étrange dessein sur la peau de son torse. Un animal étrange, avec plein de pattes et une queue courbée. Vraiment bizarre. Puis ma curiosité me pousse à prendre son sexe dans ma main. La longueur et la forme est assez similaire à ce que je connais, mais en plus épais. Je le touche et le serre pour sentir sa texture sous mes doigts. Amusant et excitant, je dois avouer. Je le stimule un peu, pour voir sa réaction. Oh, il ferme les yeux à demi et sa respiration devient plus profonde. Ça aussi, c’est bon signe. Quand je découvre son gland et le caresse, il soupire d’aise. Parfait. Il n’est pas différent de mes précédents amants.
Je tâte cet étrange sac sous son engin. Nos mâles n’ont pas deux petites boules dans une bourse de chair. Je me demande sa fonction ? Mais en jouant avec, je dois lui faire mal car il lâche soudain un cri de douleur. Apeurée, je me tiens prête à détaler s’il fait mine de devenir violent. Mais il pose vite une main sur ma nuque et avec une douceur qui m’étonne, il entame un lent massage, pour me rassurer je crois bien. Je savoure son toucher et je me mets à le masturber avec plus de volonté, pour lui faire comprendre que j’apprécie la chose. Sa main quitte alors mon cou pour aller fureter entre mes fesses, glissant voluptueusement sur mes lèvres intimes et envoyant des ondes de contentement dans mon corps. Il me surprend ensuite en plaçant sa bouche sur un de mes tétons durcis et en le suçant. Hmm, c’est bon. Pourquoi mes autres amants ne connaissent pas ça ? C’est foutrement agréable.
Je crois que je le stimule trop car il m’arrête brusquement, puis il me fait m’étendre sur le dos. Ça tombe bien, j’ai de plus en plus envie de le sentir en moi. Mais je suis assez confuse de le voir non pas me pénétrer, mais commencer à lécher ma fente ! C’est bizarre. Je n’ai jamais tenté ce truc avant. Mais ça fait du bien. Faut dire qu’il semble savoir comment faire. Sa langue s’agite dans tous les sens, et elle va profondément en moi, c’est vraiment génial ! Je pose ma main sur sa tête pour lui faire presser sa bouche avide encore plus sur mes lèvres sensibles. Il aspire goulûment ma fente et brusquement, une jouissance se répand comme un feu de bien-être dans mes veines.
Encore secouée, je me redresse et le force sans ménagement à s’étendre au sol à ma place, pour pouvoir le chevaucher. S’il est aussi doué avec sa langue, sa queue doit être divine. Je m’empale d’un coup sur lui et je suis comblée de le sentir m’emplir à ce point. Nos regards se croisent et soudain, je n’arrive plus à détacher mes yeux de ses iris bleus et mystérieux. Sans attendre, j’entame le pilonnage sauvage de mon amant étranger, savourant la sensation merveilleuse de sa trique qui sort et entre en moi, encore et encore. Pas de doute, cet être est un envoyé des Incarnations. Seule une créature divine peut être aussi bonne. Et c’est encore meilleur quand il entreprend de triturer mes mamelons entre ses doigts puissants. De nouveau, je sens mon plaisir monter, me dirigeant vers un paroxysme qui va être épique. Je jouis avec intensité, au moment même où la semence de mon amant divin se vide en moi. Terrassée par ma jouissance, je m’effondre en sueur sur le torse moite de mon compagnon.
Elle reste un long moment étendu sur moi. Ma verge, toujours en elle, revient lentement au repos pendant ce temps. Elle finit par se dégager et elle s’étend à mes côtés. Elle lève son visage vers moi et je vois briller dans son regard ce que je crois être du respect.
Puis elle pointe le mien.
Elle se lève brusquement, s’éloigne de quelques pas et je la vois ramasser un baudrier de cuir où pendent des javelots et un poignard d’ivoire. Elle le passe en bandoulière, puis revient près de moi. Elle pointe alors les soleils, le sable de la berge, puis finalement mon front. Et avant que je ne puisse faire le moindre mouvement pour la retenir, elle disparaît tel un fantôme dans l’épaisse jungle environnante. Choqué par la vitesse de son départ et par la bizarrerie de toute cette rencontre, je reste un moment étendu là, la peau moite de sueur et l’entrejambe englué de son fluide intime. Je retourne donc bien vite dans le ruisseau pour me nettoyer, réfléchissant à ses derniers gestes. Je ne tarde pas à les décoder : « Demain, même heure, reviens ici ».
J’ai bien l’intention de ne pas rater le rendez-vous de cette Miirazi. Brusquement, passer encore plusieurs mois sur ce monde me paraît bien moins terrible.