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n° 15231Fiche technique19525 caractères19525
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Temps de lecture estimé : 14 mn
23/10/12
Résumé:  Mon meilleur ami veut ce que je possède.
Critères:  fh couple extracon amour jalousie fellation pénétratio jeu
Auteur : Bleuet

Série : Échangiste malgré moi

Chapitre 01 / 04
Échangiste malgré moi

On disait : Louis et Laurent les inséparables. À vingt ans nous étions des amis de seize ans !



De dos, deux silhouettes splendides balancent harmonieusement des fesses à la Pippa, montées sur talons hauts. Un truc à faire dire à un financier très célèbre, montant en avion, à New-York, derrière l’hôtesse de l’air : « Quel beau cul ». Des jumelles splendides, aux longs cheveux bruns tombant en cascades ondulantes jusqu’à une taille de rêve, avancent devant nous d’un pas sautillant et souple. Quels ports de princesses. Nous accélérons l’allure et les abordons avec ce culot particulier des timides. Louis les fait rire. C’est gagné, elles acceptent de prendre un rafraîchissement sur une terrasse à l’ombre d’un parasol. L’une s’appelle Julienne, l’autre Juliette, mais elles ne sont ni jumelles ni sœurs : ce sont deux bonnes copines depuis la maternelle.


Louis a épousé Juliette, j’ai épousé Julienne. De prime abord, Louis était indécis. J’avais un fort penchant pour Juliette : j’étais fils unique, Juliette n’avait ni frère ni sœur, Louis au contraire venait d’une famille nombreuse comme Julienne. Louis décida qu’il serait bon de croiser nos expériences plutôt que d’assembler des profils familiaux identiques, au nom du principe que les contraires s’attirent. Il appliquait à l’amour de vagues notions sur les pôles des aimants. J’aurais protesté, mais il sortit une pièce et décréta :



L’astuce me faisait toujours rire ; de toute façon, je savais depuis toujours que sa pièce truquée garantissait son succès, elle retombait invariablement sur pile. Or la veille j’avais eu une longue conversation avec Juliette, je lui avais déclaré ma flamme, elle en avait été ravie mais elle s’était un peu défendue avant de beaucoup accepter mon premier baiser. C’était fabuleux. Mais trop beau. Louis m’imposa son choix, je lui laissai la voie libre, il consola Juliette, et Julienne sut me faire oublier mon chagrin en sirotant avec ferveur mon deuxième baiser…

Nous nous mariâmes le même jour.

Nous vécûmes heureux et n’eûmes pas d’enfant.


Depuis quelques années, Louis et moi travaillons comme caristes dans un grand entrepôt en deux postes. Une semaine de six heures à treize heures. La semaine suivante de treize heures à vingt heures. Mon contremaître m’a proposé de remplacer un chef d’équipe qui partait à la retraite, mais j’ai dû accepter de changer d’équipe.



Effectivement nous avons pris l’habitude de passer à quatre, toutes les deux ou trois semaines une nuit entière à jouer au tarot. Nous nous retrouvons tantôt chez moi, tantôt chez Louis. Vers minuit nous prenons un médianoche et dansons un peu avant de reprendre le jeu. Il y a quinze jours, quand nous nous sommes retrouvés seuls, j’ai fait remarquer à Julienne que Louis la serrait d’un peu trop près en dansant. Et je trouvais qu’elle semblait plutôt consentante.



Ha ! Cette migraine. Ça fait presque deux mois qu’elle va-et-vient, habituellement le soir à l’heure du coucher et exceptionnellement au petit matin le dimanche après une nuit de jeu de cartes.



Au lit, en cas de migraine, madame ne supporte pas les caresses, encore moins de faire l’amour. Ça a commencé une semaine après mon changement d’horaire de travail. Pourtant Julienne travaille dans un cabinet médical de huit heures à treize heures, elle y prend les rendez-vous de trois médecins et fait des papiers. Son médecin trouvera fatalement pourquoi une semaine sur deux elle présente ces crises. S’ennuie-t-elle à la maison quand je suis d’après-midi ? Nos relations sexuelles se font rares. Enlevez les migraines et les jours de règles, nous faisons l’amour cinq ou six fois par mois au maximum. Au début je n’y avais pas prêté attention. Est-ce la conséquence de ses migraines : Julienne subit nos rapports plus qu’elle ne participe. Elle se couche sur le dos, écarte les cuisses, me regarde l’œil bovin et me demande ce que j’attends. Il y a comme un malaise. L’amour devient alors corvée faute d’enthousiasme partagé.



Subitement ce soir-là, elle s’est montrée entreprenante. Non qu’elle m’ait sauté dessus, mais elle m’a pris en main, longuement masturbé avant de m’accorder une fellation du bout des lèvres. Et quand je l’ai enfin pénétrée, je n’ai pas eu à la besogner bien fort ni bien longtemps. En un temps record elle a joui avec de gros soupirs, un essoufflement inversement proportionnel à ses efforts, des gémissements à fendre le cœur. J’ai eu le sentiment d’assister à un orgasme simulé. Je n’ai pas insisté, j’ai vu poindre la migraine. Pleine de compassion, Julienne m’a repris en bouche « pour me soulager les couilles ». Son vocabulaire m’a étonné.


Quand, sans prévenir, j’ai lâché la première salve, elle a brusquement détourné la tête pour me déloger et de la main elle a dirigé les jets suivants dans une serviette préparée à cet effet : une nouveauté ! Elle qui aimait tant avaler jusqu’à l’arrivée des maudites migraines. Et si elle n’avalait pas, elle s’amusait à s’en barbouiller le visage. Mon jeu à moi consistait à lui arroser les yeux pour entendre ses protestations de principe.



C’est elle qui ne veut pas attraper « le gros ventre et des vergetures ». Moi, je rêve de jouer au foot avec mon fils.



Ma protestation eut un effet positif : le mardi soir, avec un enthousiasme modéré Julienne entreprit de se racheter. Elle fut gentille, utilisa ses mains sur mon vit, sa langue un peu partout, suçota ma chose, essaya de me conduire à reddition mais dut admettre que son vagin serait le plus sûr instrument du plaisir concédé au mari contestataire de la veille.



Elle daigna même me gratifier de quelques coups de reins, ventre tendu vers mon membre en bout de course. Elle tenta d’abréger la rencontre en se mettant à gémir



En trois mots bien sentis, je lui fis comprendre que je n’étais pas dupe. Elle se remit au labeur, agita son bassin, se chatouilla le clitoris pendant que je limais, se prit au jeu et m’entraîna dans une danse bien plus convaincante. Cette fois je sentis les premiers spasmes, je me retirai prestement pour plonger ma raideur entre les lèvres ouvertes par l’essoufflement : et là je déversai la liqueur abondante et observai. Julienne ne cracha pas, n’utilisa pas la serviette toujours à portée de main, attendit un moment, bouche fermée et comme je continuai à la fixer, elle avala enfin mon offrande. Ce n’était pas par plaisir si j’en croyais mes yeux, sa grimace signifiait qu’elle faisait un effort pour éviter des reproches. Il n’y avait plus de spontanéité, ça sentait le calcul, le désir d’échapper à une protestation. Avais-je démérité, cette attitude de soumission plus que d’amour allait-elle durer ?



Ce soir le baiser n’est pas venu. Le lendemain soir j’ai eu droit à la soupe à la grimace, au lit j’ai vu un dos.


Aujourd’hui, au boulot nous avons été victimes d’un train égaré dans des aiguillages. Les wagons arriveront avec un gros retard. Inutile de les attendre, nous les déchargerons lundi matin. À quinze heures nous quittons l’entrepôt. Au passage devant la maison de Louis, je salue Juliette. Elle me fait signe, je descends de bicyclette.



Je lui expose brièvement la situation. Elle tombe des nues.



Un vélo d’homme est appuyé contre la façade. C’est celui de Louis. Nous nous regardons, étonnés.



Du cellier, nous entrons dans la cuisine, de la cuisine dans le salon séjour. Il n’y a personne.



Julienne geint, c’est sa voix. Les gémissements viennent de la chambre à coucher. Juliette fronce les sourcils. Je lui fais signe de faire silence. Arrivés près de la porte, nous nous rendons à l’évidence : sur mon lit, de dos, Louis, pieds et jambes en équerre fait monter et descendre son cul. À ses cuisses s’accrochent de part et d’autres les talons de petits pieds. Ça se passe dans ma maison, j’ai reconnu la voix de ma femme, c’est donc sa vulve et ses fesses que nous voyons chaque fois que le fessier monte en extrayant une verge nue, sans trace de préservatif. Le tunnel rose lance un bref éclair avant d’être envahi à fond. Louis s’en donne à cœur joie et Julienne l’exhorte à bien la baiser, à y aller plus fort :



Elle fait des sauts de carpe, s’appuie sur les talons calés aux jambes poilues pour accentuer la jonction. Pour le moment elle ne se plaint pas de migraine. Le martèlement continu infligé par l’homme qui nous cache son visage ne la fatigue pas. Elle ne feint pas l’orgasme précoce, elle en réclame toujours plus. C’est une femme toute différente de celle que j’ai connue lundi et mardi. Pas étonnant, si avant moi, lundi et mercredi comme aujourd’hui Louis est venu lui encoller le vagin au sperme et l’a tellement défoncée. Une écume blanche cerne déjà la base de la vulve. Si le mâle faiblit, elle le relance. Deux mains viennent se croiser sur les reins et le collent sur son ventre affamé de femelle en chaleur. Louis dit :



Je retiens Juliette furieuse, lui impose silence : nous avons une certitude, elle et moi sommes cocus. Il y a des choses à apprendre peut-être. Ce qui est certain aussi, c’est que Louis n’aura pas à se plaindre comme moi de baiser une planche inerte, ni d’un oubli de baisers. Elle ne cesse d’attirer sa tête vers elle pour l‘embrasser à pleine bouche. Il lime consciencieusement, la travaille en profondeur, fouille coins et recoins, tasse les grandes lèvres, sort, une portion rose de vagin est retournée et collée à son pieu à chaque sortie. Le ton monte, Julienne est de plus en plus bruyante, elle perd sa respiration et part dans des gémissements rauques que je croyais oubliés depuis l’apparition de ses maux de tête.



Le brave copain de toujours ! Grâce à lui j’aurai droit de jouir dans ma femme. Pour couvrir leurs agissements. Le salaud.



La sève de Louis est meilleure que la mienne. J’entraîne Juliette derrière le canapé, au fond du salon. Julienne quitte la chambre et entre dans la salle de bain, Louis sort, se rend aux WC, ne ferme pas la porte, pisse bruyamment, revient en sifflant, absorbé par la contemplation de son zizi. Il se rend à la cuisine choque un verre et une bouteille, rejoint Julienne sous la douche. Le temps passe, Julienne grogne. Louis explique :



Elle geint parce que c’est douloureux, puis semble s’habituer. De toute façon, il y est, il l’encule sous la douche. Nous ne voyons rien, nous entendons les grognements des exécutants, les commentaires de Louis enchanté et les râles de la sodomisée endolorie mais consentante.



Donc mercredi, s’il a joué avec ses boules, ce n’était pas à la pétanque ! Son sperme lui a encollé l’intestin pendant que sa femme le croyait en train de poser du papier peint. À voix basse je fais remarquer à Juliette que nous apprenons plus de choses en nous taisant qu’en intervenant : ce qui ne servirait à rien vu l’état d’avancement du double adultère.



Ils ne m’attendent pas, ils forniquent quand je travaille : Louis a su exploiter mon changement de tournée.



Elle court nue devant les doigts qui pincent ses fesses si jolies dans mon souvenir et là encore. Elle lui a dit « mon amour ».

Juliette déjà abattue par la découverte de la scène de baise, en entendant les mots doux devient blême. Je lui tiens la main en signe de compassion. Nous avons entendu grincer le sommier, ils sont retournés au lit. Nous revenons à la porte au risque d’être vus : ça ne nous pose pas de problème. Ils sont couchés sur le dos. Louis en appui sur un coude promène une main des cuisses à la poitrine, flatte un sein, embrasse l’autre, remonte à la bouche et lie ses lèvres à celles de Julienne. Avec lui, elle n’est pas avare de baisers !


Je n’y tiens plus, je me tourne vers Juliette et je lui vole un rapide baiser. Elle écarquille les yeux de surprise, hésite et me rend mon baiser. Nous restons suspendus l’un à l’autre quelques secondes et voulons quitter la place. Louis parle :