| n° 15230 | Fiche technique | 12301 caractères | 12301Temps de lecture estimé : 9 mn | 22/10/12 corrigé 11/06/21 |
Résumé: Je rencontre dans un restaurant une belle blonde un peu coincée. | ||||
Critères: ff inconnu caférestau revede voir -occasion | ||||
| Auteur : Sergefra (Serge) Envoi mini-message | ||||
| DEBUT de la série | Série : Une si belle relation Chapitre 01 / 06 | Épisode suivant |
Je suis en avance, ce soir je dois dîner avec ma copine Judith.
Comme à peu près une fois par mois, nous allons dîner ensemble, nous raconter nos nouveautés, nos étonnements.
Je rentre et donne mon nom, la serveuse m’accompagne à notre table. Elle est très bien située, dans un coin tranquille, nous pourrons papoter sans être dérangées. Je m’assieds dos au mur, comme ça j’embrasse toute la salle et quand Judith arrivera, je ne pourrais pas la louper. La serveuse revient avec les menus qu’elle pose sur la table. Son crayon à la bouche, le carnet à la main, elle me demande en me dévisageant si je veux boire quelque chose.
C’est une jolie brune aux cheveux courts, un petit top à fines bretelles blanc, dégage son joli ventre plat, orné d’un nombril mutin. Elle porte un pantalon de toile légère qui dessine ses jambes et ses fesses à la perfection : je n’aime pas plus les femmes que les hommes, mais j’aime les dessiner, les modeler en terre.
C’est mon hobby. Je lui demanderai volontiers si elle veut poser pour nous dans notre atelier, où je retrouve tous les mardis les autres membres du cours. De prendre la pose en s’étirant sur la pointe des pieds. Sa voix me sort de ma douce rêverie :
Je m’entends lui répondre comme dans un rêve :
Elle s’éloigne vers le bar d’une démarche souple. Décidemment je la dessinerais avec plaisir. Il est 20 heures, Judith devrait être là depuis un quart d’heure, mais elle est incapable d’être à l’heure. Le restaurant se remplit doucement, cela fera bientôt vingt minutes que j’attends. Je me plonge dans la lecture de la carte.
Des bruits de talon sur le pavé me font lever les yeux : non, ce n’est pas Judith qui vient d’arriver mais un couple chic, un homme grand les cheveux poivre et sel, les traits marqués et expressifs, en costume, et le bruit que j’ai entendu est produit par une blonde en tailleur gris qui avance majestueusement sur des chaussures à talons aiguilles d’au moins dix centimètres. Sa jupe légèrement fendue dans le dos, laisse deviner le haut des bas, et ne lui permet que des pas de faible amplitude : elle avance lentement en roulant d’une hanche sur l’autre.
On croirait un ralenti, comme dans « in the Mood for love », il en manque que la musique qui chante dans ma tête. Je les suis du regard. La serveuse les guide vers leur table, qu’elle écarte de la banquette, pour laisser la blonde s’asseoir.
Elle se faufile et se cambre pour ne pas la toucher de sa poitrine, ce qui fait joliment ressortir ses fesses rebondies. En s’asseyant sa jupe remonte plus haut sur ses bas que je crois entendre crisser. Elle s’accommode sur la banquette, et attire la table vers elle, écarte une mèche de son visage et lève les yeux. Mon regard croise le mien : elle est maintenant face à moi et je peux mieux la contempler.
Elle a posé sa veste à ses côtés et son sac à main dessus. Elle porte un chemisier blanc, en soie vraisemblablement, sagement ouvert de deux boutons, que tend une poitrine qui semble voluptueuse. Son cou est orné d’un collier de perles dont le bout doit se balancer au chaud entre ses seins. Elle ramène ses cheveux blonds en un chignon derrière sa tête, ce qui a fait se dresser ses seins. Elle est décidemment très chic et classique, mais en même temps désirable et sensuelle, en somme très « à croquer » d’un trait de fusain !
Mes yeux achèvent de la détailler en remontant vers son visage, où deux très jolis yeux rieurs et bien grand ouverts me regardent d’un air interrogateur. Eh oui, je ne m’en suis pas rendue compte, j’ai dû la fixer un peu.
Je sens le rouge me monter aux joues, tandis qu’un sourire avenant se dessine sur son visage. Je lui rends son sourire, franchement soulagée, j’ai l’impression qu’elle me salue d’une légère inclinaison de la tête. Je me replonge dans la lecture de la carte en attendant Judith. La voilà enfin, je ne l’ai pas entendue arriver, perdue dans mes rêveries, mais son parfum m’a fait lever la tête.
Judith est comme toujours habillée de façon très provocante, et ce soir elle est vraiment too much, mais cela lui va si bien. Des hautes bottes dessinent ses longues jambes fuselées à peine couvertes en haut d’une mini-jupe noire en cuir.
Un t-shirt blanc échancré qu’elle porte sans soutien-gorge complète cette tenue minimaliste, qui fait de l’effet : c’est comme si tout s’était arrêté dans le restaurant à mesure que les regards convergent vers elle.
Pendant qu’elle s’assied en face de moi, je capte le regard de la blonde si classique, un brin envieuse semble-t-il de la compagnie qui vient de me rejoindre. Nous commandons, et Judith me commente ses dernières aventures, les ponctuant de son joli rire naturel et cristallin. En face de moi, le bel homme et sa blonde ont aussi commencé leurs entrées. De temps à autre je croise son regard qui s’attarde sur nous, et imperceptiblement nous nous sourions l’une l’autre.
Qu’elle est belle et saine ! Je ne suis manifestement pas la seule à le penser si fort, et je peux suivre en face de moi la blonde tourner la tête quand elle passe à ses côtés. Je me mets à sourire et quand sa tête revient en place je la vois rougir à son tour de mon regard. Cela lui va bien, un peu de couleur sur sa peau de blonde ! Je lui souris franchement et son embarras se transforme en un sourire complice pendant qu’elle remet ses cheveux en chignon, ce qui fait pointer ses seins. Elle est jolie ainsi, presque sans défense et gracieuse : sa pose est belle et si j’avais un crayon j’en dessinerais volontiers une esquisse.
Judith revient déclenchant le même ballet de regards suiveurs. Ma blonde complice ne se gêne pas pour l’accompagner du regard jusqu’à ce qu’elle s’asseye. Je la regarde faire et la détaille aussi. J’aimerais qu’elle se lève à son tour pour que je puisse la croquer dans ma tête, dans mon atelier de dessin imaginaire.
L’aurait-elle deviné ? Je la vois se lever lentement avec grâce et se diriger à son tour vers l’endroit que Judith vient de quitter. Il y a beaucoup de sensualité dans sa manière d’avancer un pied devant l’autre. Avant d’ouvrir la porte elle se retourne comme pour vérifier que mon regard l’accompagne et vérifier l’effet qu’elle a produit. Je lui souris et elle me rend mon sourire.
Cela fait maintenant prêt de cinq minutes que ma blonde n’est pas réapparue.
Le rosé que nous avons bu avec Judith m’a glissée dans une agréable torpeur mais à présent il se rappelle à moi, et c’est à mon tour de me lever pour aller aux toilettes. J’ouvre la porte : personne devant le miroir mais la porte des filles est fermée. J’espère qu‘elle ne tardera plus, car j’ai envie.
J’entends le bruit d’eau et la porte s’ouvre : la blonde me sourit en me la tenant ouverte. Je ne perds pas de temps, je m’assieds vite, cette chaleur que je sens sur le battant c’est celle que ses cuisses ont communiqué au bois. Je l’entends frapper à la porte :
Je regarde autour de moi et j’aperçois en effet posé sur le bac à eau une jolie aumônière.
J’ouvre le bel objet : elle s’appelle Laure Bousquet, comme je peux le lire sur sa carte d’identité, elle est née il y a 35 ans. Elle ne les fait pourtant pas. Je prends mon temps, m’essuie, me relève et soudain l’idée de lui laisser un mot me prend.
Suis-je devenue folle ?
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Valérie Marais, mon hobby c’est le dessin ! Je vous aurais volontiers prise pour modèle, l’accepteriez-vous ?
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…et j’ajoute mon téléphone au mot que je glisse au fond du sac.
Je tire la chasse et ouvre la porte. Elle m’attend devant, nous nous dévisageons longuement en silence.
Elle acquiesce, je lui tends la main.
Elle est vraiment craquante ! Blonde naturelle c’est sûr, de beaux yeux bleus et ce chignon si sage, tenu par un nœud de velours noir. Je ne peux m’empêcher de la dévisager, une jolie poitrine bien dessinée tend son chemisier blanc, sa jupe noire au-dessus des genoux complète ce charmant tableau un peu trop sage à mon goût. Des escarpins à talons hauts la cambrent à souhait et font tendre ses seins : elle est vraiment délicieuse ! Mes yeux remontent vers son visage, j’ai dû la regarder très longtemps car elle a l’air interloquée, et comme je ne dis toujours rien sa gêne s’accroît.
Et joignant le geste à la parole, je défais deux boutons.
Et je la fixe au fond de ses yeux bleus. Elle ne sait pas quoi dire, la bouche entrouverte, elle rougit.
Sur ce je l’embrasse sur les joues, elle se laisse faire et me rend la pareille : elle sent bon, a la peau douce et fraîche.
En la poussant vers la sortie, j’en profite une main dans son dos et l’autre sur le haut de ses fesses. Mon dieu qu’elle est appétissante !
Ouf ! Je peux enfin reprendre mon souffle. Je suis allée au bout de mes limites, jamais je n’ai été aussi directive avec une femme, ni même un modèle. D’ailleurs, si c’est vrai que j’aime dessiner, il est rare que je prenne des modèles, ce sont des amies qui parfois me demandent de les représenter.
Mais aborder une inconnue ainsi : je ne me reconnais pas. C’est vrai qu’elle est bandante, comme dirait mon petit frère Paul. Bandante mais bien trop sage. Un peu de rouge, quelques coups de brosse : je me souris, je ne suis pas mal non plus, brune, élancée aux cheveux mi-longs. C’est bon je peux sortir.
Elle est assise à sa table, au bruit elle se retourne, elle a gardé son chemisier entrouvert ce qui m’offre en passant une vue plongeante sur sa gorge.
Je lui souris elle me répond. Je regagne ma place d’une démarche de gazelle, avec sensualité.
Judith m’apostrophe :
Je m’assieds : Laure me regarde toujours, je lui souris à nouveau la bouche entrouverte. Elle détourne le regard. Le repas se poursuit, je ne peux m’empêcher de jeter un œil de temps en temps à la table du fonds. Judith s’en rend compte
Oui, je lui concède qu’elle n’est pas mal et que j’aimerais bien la dessiner.
Et sans une ni deux voilà ma Judith que se déplie et une démarche chaloupée se dirige vers la table du fond. Elle y reste une éternité, me semble-t-il. Que peut-elle bien leur demander ? Enfin la voilà de retour un briquet à la main.
C’est le moment que choisissent le brun et la blonde pour partir, elle se retourne en passant et dit « un bonsoir » d’une voix sensuelle que je prends pour moi bien sûr.