| n° 15212 | Fiche technique | 28651 caractères | 28651 4790 Temps de lecture estimé : 20 mn |
13/10/12 corrigé 11/06/21 |
Résumé: Alors qu'il pensait pouvoir prendre enfin un peu de repos, Korim le mercenaire se retrouve accepte une nouvelle mission. | ||||
Critères: #fantastique #merveilleux #sorcellerie fh grosseins fsoumise cunnilingu anulingus fsodo attache | ||||
| Auteur : Morodar Envoi mini-message | ||||
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Résumé de la première partie : le mercenaire Korim a été embauché par un sorcier pour retrouver un artefact tombé entre les mains d’un petit clan d’ogre, dans une forêt sauvage. En chemin, il croise une gobeline, petite créature séduisante, qui l’aide à récupérer le puissant objet magique. Il prend par la suite la route de la tour de son employeur.
Résumé de la deuxième partie : Telnar Marchevent, un ancien frère d’arme de Korim, reçoit la mission de libérer la nièce du roi elfe. Il la retrouve dans la tour d’un magicien, lui servant d’esclave sexuelle. Il élimine le sorcier et sauve la belle Karina de sa terrible condition.
Tarfan Tomberuine regardait par la fenêtre le soleil qui, lentement, passait derrière l’horizon.
Âgé de quatre-vingts ans, l’humain ne semblait pas en avoir plus de quarante. De taille et de corpulence moyenne, le magicien avait une magnifique chevelure ambrée, courte et peignée avec soins. Son regard sombre et perçant pouvait intimider même les plus courageux. Tous ceux qui l’approchait sentaient une sorte d’aura de force et d’assurance émaner de cet homme à l’apparence pourtant banale. Cela en effrayait beaucoup. Mais certaines femmes trouvaient cela attirant, et l’enchanteur en avait plus d’une fois profité dans sa jeunesse. Mais aujourd’hui, la pratique de l’Art était la seule chose qui l’émoustillait encore assez pour qu’il lui accorde du temps et de l’énergie.
Il se trouvait dans sa salle d’invocation, au quatrième et dernier étage de sa tour. Il y avait un imposant autel de pierre grise qui occupait le centre de la vaste pièce circulaire. Dessus se trouvait l’Œil Noir, posé au centre d’un pentacle de runes arcaniques, gravées dans la pierre dure. L’artefact fumait encore. Le magicien avait réussi son rituel de localisation. Il avait enfin pu identifier et localiser celui qui lui avait dérobé le Fragment.
Depuis quinze générations, sa famille gardait un des deux Fragments du Pendentif de Niirul. Si jamais le terrible artefact était de nouveau assemblé, celui qui le posséderait aurait alors la possibilité d’invoquer et de contrôler certains des plus puissants habitants du plan du Chaos.
Maussade, l’enchanteur contemplait sans le voir le superbe labyrinthe végétal qui entourait sa demeure, lentement gagné pas les ombres du crépuscule. Comme il l’avait craint, un autre pratiquant des arts occultes avait envoyé ce voleur lui dérober son bien. Mais malheureusement pour lui, cet individu était hors d’atteindre. Il le connaissait et savait combien un sorcier aussi puissant pouvait être difficile à vaincre. Ses pouvoirs ne seraient jamais suffisants. Il allait devoir utiliser des gens avec des talents bien différents des siens. D’abord, deux ou trois mercenaires, puis un individu pratiquant les arts occultes, comme lui. Il allait devoir mettre sur pied une petite compagnie de mercenaire. Cela allait certes lui coûter cher, mais le prix lui importait bien peu. Il ne pouvait laisser le Fragment entre les mains d’un autre. Surtout une personne pratiquant comme lui la magie du Chaos.
Le magicien claqua des doigts. Les carreaux de l’imposante fenêtre devinrent opaques, plongeant la salle dans une obscurité presque totale. Avec prudence, l’enchanteur gagna l’autel. Il enleva l’Œil et le glissa dans une des nombreuses poches de sa robe turquoise. Il remplaça l’artefact par une gemme plate et ovale, de couleur arc-en-ciel. Il tira un stylet d’argent de sa botte et s’entailla profondément le pouce de la lame effilée, faisant tomber plusieurs gouttes de son sang sur la pierre d’invocation. Puis il entonna une longue incantation dans la langue arcanique, y mêlant quelques mots de démonique. Le sang sur la pierre fut subitement absorbé par l’objet magique. La gemme étincela soudain d’une douce clarté multicolore. L’air devant l’autel, à quelques pas de l’invocateur, se mit à ondoyer. Une forme brumeuse se manifesta. Ses contours devinrent rapidement plus clairs et sa substance plus tangible.
Une superbe créature se tenait désormais devant le magicien. Totalement nue, elle ressemblait à une humaine. Grande et élancée, elle avait une peau de la blancheur du lait, sans le moindre défaut. Sa chevelure avait la couleur du miel et descendait jusqu’à ses fesses bien rondes. Son visage ovale et lisse ressemblait à celui d’une déesse. Sa généreuse poitrine, aux petits tétons rosés, tombait légèrement. Son ventre était plat et finement musclé. Ses longues jambes de rêve se terminaient non par des pieds, mais pas deux petits sabots.
Dès qu’elle eut fini de se matérialiser, le succube planta son regard violet dans celui du magicien.
En entendant sa voix chaude, le magicien sentit son corps réagir. Bien que le sexe ne soit plus aussi tentant pour lui depuis des années, la présence de la démone l’électrisait toujours. Son apparence n’était jamais la même. Seul sa voix et ses yeux violets restaient inchangés, quelle que soit la forme qu’elle adoptait. Il l’invoquait assez régulièrement depuis des décennies. Au début pour pouvoir s’amuser avec elle. Mais elle était vite devenue une source intarissable de connaissance sur la magie du Chaos. Elle lui servait aussi de messagère auprès de certains de ses alliés ou employés. Tous adoraient la sublime créature démoniaque.
Dans sa chambre sombre et fraîche de l’auberge du Griffon Hurlant, le mercenaire Korim Triple-Trident ne parvenait pas à trouver le sommeil, malgré la fatigue accumulée par ses deux dernières semaines de marche. Il avait rapporté l’artefact récolté dans le Nord au vieux magicien et touché une somme rondelette. Il voulait maintenant prendre de longues vacances. Les premières depuis que, adolescent, il était devenu mercenaire.
Après la mort de ses parents, terrassés par la peste rouge, le jeune Korim, alors âgé de quatre ans, avait été vivre chez son vieil oncle Borriq. L’ancien mercenaire vivait en ermite en plein cœur d’une dense forêt, le plus loin possible de la civilisation. Le vieux sage lui avait tout appris : chasse, pêche, combat avec un grand nombre d’armes, pistage, etc. Puis un matin, l’oncle ne se réveilla pas.
Korim aurait pu rester là, continuant à vivre des dons de la nature. Mais il voulait explorer le monde, celui qu’il avait entrevu dans les livres que son oncle utilisait pour lui apprendre à lire. Il rejoignit donc la cité la plus proche, une ville humaine principalement minière. Là, il devint mercenaire dans une simple caravane, l’épée de son oncle et ses talents comme seuls biens. Douze ans plus tard, Korim était devenu un des meilleurs bretteurs humains, un mercenaire respecté et craint.
Mais il était las de cette vie. Il avait visité tout le royaume, les terres elfes d’Arkandar et la toundra glacée des barbares. Il avait même vécu un temps dans les régions montagneuses d’Orvalis, parmi les tribus orques. Il aspirait maintenant à prendre un peu de repos, dans un endroit calme avec des gens de bonne compagnie. Ne plus parcourir les routes pendants quelques années lui ferait le plus grand bien. Il avait donc décidé de retourner en Arkandar pour y retrouver Telnar, un ancien compagnon d’armes. Le demi-elfe et lui étaient d’excellents amis.
L’air au pied du lit du guerrier se mit soudain à ondoyer. Surpris, le guerrier se leva au plus vite, saisissant son baudrier, suspendu à la tête de lit. Un sublime succube se matérialisa soudain. Juste à son regard violet, le mercenaire reconnu Kaani, un des toutous démoniaques de Tarfan. Au moins, il ne lui avait pas envoyé son détestable diablotin jaune.
Il se jeta sur la démone, la plaquant rudement au sol de tout son poids. Prise au dépourvu, la créature tenta de se libérer. Sans ménagement, Korim lui tordit les bras dans le dos pour l’immobiliser. Il défit vite fait son ceinturon et lui attacha solidement les bras, l’empêchant ainsi de se débattre.
Il prit le succube ligoté et le jeta sans ménagement sur son lit. Celui-ci roula sur le ventre et redressa la tête vers Korim.
Le mercenaire et elle avaient déjà joué ce petit jeu. Il savait très bien que la démone avait une force suffisante pour se libérer. Elle pouvait aussi reprendre une forme éthérée, ou bien enflammer ses liens. Mais elle appréciait ce genre de petit scénario de soumission. Le guerrier s’approcha d’elle et posa une main sur sa cuisse d’une blancheur immaculée. Il la fit glisser sur la peau d’une douceur inouïe, remontant lentement vers la croupe de sa visiteuse. Son index vint effleurer avec douceur sa fente rosé. Elle lâcha un soupir d’appréciation, qui l’encouragea à glisser lentement en elle un doigt inquisiteur.
Il se pencha sur le magnifique succube, empoignant de sa main libre un sein, pressant le globe chaud de ses doigts épais, appréciant la rondeur et le poids de la mamelle.
Tout en continuant à s’amuser avec le corps de la belle blonde, le combattant réfléchit sérieusement à l’offre du magicien. Avec une telle somme, il allait presque pouvoir prendre sa retraite.
À force de tripoter la démone, Korim sentait son corps réagir favorablement. Sa queue, qu’il avait négligée ses derniers temps, gonflait résolument. Se sentant bien vite à l’étroit dans son vêtement, il l’enleva, se retrouvant nu devant le succube. Celui-ci se passa une langue vorace sur les lèvres, un éclat de luxure brillant dans son regard. Il monta sur le lit et se plaça à genoux derrière sa fausse captive. Celle-ci ramena ses genoux sous son ventre et arqua le dos, lui présentant son cul alléchant de manière provocante. Le mercenaire se plaqua contre elle, peau contre peau, caressant ses flancs pâles. Puis ses mains capturèrent ses seins, pétrissant la chair chaude, pinçant les tétons tendus par l’envie. La démone captura alors sa verge de ses fesses, entamant un lent mouvement de va-et-vient pour le stimuler.
Les mains du guerrier quittèrent les seins du succube, descendant rapidement jusqu’à sa chatte aux lèvres humides. Il y glissa un doigt, puis deux. Sa compagne accéléra ses mouvements de bassin en réaction à ses caresses, masturbant maintenant le membre du combattant à un rythme effréné.
Elle lâcha un cri de protestation quand il s’arrêta subitement, s’éloignant un peu d’elle. Il posa alors sa langue entre ses deux globes de chair luisante, léchant sa chatte ruisselante de cyprine. Il en caressa la fente sur toute sa longueur, puis titilla le clitoris. Il plaqua ensuite sa bouche sur le sexe brûlant, sa langue fureteuse s’introduisant tel un serpent. Il écarta ensuite les fesses de ses mains, sa langue allant maintenant vriller l’anneau plissé de son anus. Il s’assura qu’il soit bien lubrifié, puis appuya son gland violacé sur l’orifice étroit, forçant doucement son membre gonflé à y pénétrer. Sentir la chair chaude enserrer son membre lui apporta un plaisir puissant. Son tunnel sombre était doux comme la soie et chaud comme un four. Il l’empala avec délice, introduisant aussi profondément que possible son sexe durci.
Les paroles du succube étaient inutiles, car Korim avait bien l’intention de profiter du derrière serré de la messagère démoniaque. Il procéda d’abord avec lenteur, laissant le temps à la chair étroite de se détendre. Puis il augmenta la vitesse, la puissance et la profondeur de ses coups de reins. Tenant la démone par les hanches, il la prenait sans trop de retenue, sachant qu’elle était presque immortelle. Il ne risquait pas de la blesser en la baisant brutalement. En fait elle semblait même trouver qu’il était un peu trop doux.
Il ne se fit pas prier pour se montrer encore plus animal. Il la saisit rudement par la crinière et entama un pilonnage puissant, enfonçant sa queue encore plus loin en elle, son pubis claquant contre ses fesses à chaque coup de hanche. Elle lâchait de temps à autre des gémissements de satisfaction, grognant de mécontentement s’il avait la mauvaise idée de ralentir ou de la ménager. Il la sentait contracter les parois de son orifice, serrant par à-coup son membre. Il la soupçonna même d’user d’un peu de magie, car elle lui sembla soudain plus chaude et étroite.
Enfin, il s’épancha dans la chair de la démone, un orgasme dévastateur le parcourant pendant que ses burnes se vidaient en elle. Comme à chaque fois qu’il baisait la créature du Chaos, il sentit clairement une partie de son énergie le quitter subitement. Les démons de luxure s’abreuvaient à même la force vitale de leurs amants. Et Kaani ne s’était pas gênée pour lui en prélever une bonne part. Étourdit et soudain épuisé, autant par son orgasme que la perte de force, il se retira du succube et le détacha. Elle lui parut rayonner de vie. Elle se leva et s’étira lascivement. Mais le guerrier était maintenant bien trop fatigué pour profiter pleinement du spectacle. Voyant son air somnolant, le succube fronça les sourcils, perplexe.
Le succube lui donna un baiser vorace, puis se dissipa. Avant même qu’elle n’ait fini de se dématérialiser, Korim dormait déjà.
Au nord-est de Foristas, à six jours de cheval, se trouvait un boisé où les gens pratiquant les arts druidiques se rendaient régulièrement. Certains y vivaient en permanence. C’était le cas de Saphiranna, la belle druidesse que Korim venait voir.
La première fois qu’il avait rencontré la druidesse, il était dans un bosquet sacré, en train de prier Vermian, seigneur du Vivant. À genoux au centre d’un cercle de sept immenses obélisques, il avait soudain senti une présence dans son dos. Se retournant, il avait alors cru qu’une dryade se tenait là, lui souriant amicalement. Elle s’était alors présentée. Très douce et amicale, elle avait bien vite conquis le cœur du combattant. Ils avaient passé ensemble plusieurs semaines dans ce bosquet, priant en discutant. Ils étaient devenus amants très tôt, puis amoureux. Mais la druidesse tenait à sa liberté, aussi avait-elle refusée de trop s’attacher à lui. Au début blessé par ce rejet, il avait fini par accepter et respecter sa volonté. Ils étaient restés des amis sincères et des amants occasionnels. Cette fois par contre, il venait quérir une alliée, non chercher du plaisir. Enfin, pas seulement ça.
Elle demeurait dans une cabane de rondins, près de son propre cercle de pierre. Elle y priait chaque jour au zénith. Midi était justement proche quand le mercenaire et sa solide monture atteignirent la maison de la druidesse. L’endroit semblant désert, Korim attacha sa monture à un arbre et se dirigea vers le cercle de pierre. En passant devant une petite écurie de fortune, il entendit un grondement guttural. Il s’arrêta pour jeter un œil. Dans un box, étendu sur une épaisse couche de paille, se trouvait Odok, le troll de Saphiranna. La bête avait un aspect humanoïde. Aussi grande qu’un homme, la montagne de muscle était presque aussi large que haute. Sa peau écailleuse avait une teinte gris-vert. Ses traits faciaux rappelaient ceux d’un félin. Il avait entre les jambes deux pénis longs et minces, un pour l’accouplement et l’autre pour uriner. Pourvues de quatre bras puissant et de jambes courtes mais épaisses, ces créatures à peine plus intelligentes que des animaux faisaient d’excellents travailleurs. Ils étaient naturellement résistants aux températures extrêmes, aux poisons et maladies. En contrepartie, ils demandaient seulement de la nourriture et un endroit au sec pour dormir. Le sauvage se leva de sa couche et vint renifler son visiteur. Il reconnut l’odeur du mercenaire et se mit à gazouiller de joie. Le mercenaire le gratta derrière une oreille et lui donna une ration de viande fumé qu’il goba avec appétit. Korim laissa bien vite en paix le serviteur et se dirigea vers le cercle de prière druidique.
Saphiranna était là, dansant autour du menhir central. Comme chaque fois qu’il avait contemplé le spectacle, Korim fut étonné de la voir sautiller autour de l’immense obélisque, ne portant aucun vêtement. Seulement des bracelets d’argent aux poignets et aux chevilles. De nombreux colliers de perles et de gemmes étaient suspendus à son cou. Elle avait même un bandeau de cuivre incrusté d’onyx grisâtres. Aussi grande que lui, elle avait un corps fin, avec une lourde poitrine et des hanches étroites. Sa peau halée était lisse et brillante. Sa musculature était fine, résultat de ses entraînements quotidiens. Elle avait une chevelure brune et bouclée, coupée au ras des épaules. Ses yeux d’un bleu saphir, légèrement bridés, indiquait clairement que son sang était métissé avec celui des peuples de la Coalition, vers l’Orient. Son nez retroussé, sa petite bouche mignonne et son visage ovale terminait le tableau parfait de sa beauté.
Korim s’appuya avec nonchalance sur un des piliers, admirant la danse lascive de la druidesse. Il n’arrivait pas à détourner le regard de sa lourde poitrine qui se balançait au rythme de ses élégants mouvements. Bien que plus âgée que lui, elle avait toujours la même grâce juvénile qui l’avait charmé des années plus tôt. Il ressentit une pointe de regret en la voyant terminer sa danse de prière. Elle remarqua alors la présence de l’imposant guerrier. Un sourire charmant, qui manqua faire fondre le cœur de Korim, s’afficha sur son visage quand elle reconnut le mercenaire. Elle courut vers lui et se jeta brusquement à son cou, l’embrassant avec voracité. Le combattant ne se gêna pas pour répondre en glissant sa langue dans la bouche de la druidesse. Ils restèrent un moment pressés l’un sur l’autre et s’embrassant avec fougue, jusqu’à ce que Saphiranna doive reprendre son souffle.
Découragée, la druidesses s’écarta du combattant et lui tourna le dos. Korim réalisa qu’il venait de dire une grosse connerie, mais sans comprendre quoi. Elle se retourna soudain et lui balança un puissant coup de poing sur l’épaule.
La druidesse prit un petit sifflet doré suspendu à son poignet et souffla légèrement. Un instant après, Odok déboula alors dans le cercle, apportant à sa maîtresse une légère robe verte et des sandales de cuir. Korim la regarda se vêtir avec un pincement de regret. Cela fait, elle le prit par la main pour le guider vers sa maison, le troll trottinant et gazouillant derrière le duo. Pendant que le mercenaire allait à la rivière toute proche pour se rafraîchir, Saphiranna rangea ses parures de prière dans un coffre de bois, gravé de runes druidiques, qu’elle cachait sous son lit. Elle leur prépara ensuite un goûter modeste, composé de pain frais, de saucisson et de légumes séchés.
À son retour du cours d’eau, le mercenaire ne portait rien d’autre que ses chausses. Il déposa ses vêtements et son armure dans l’écurie, près du box où Odok avait mis sa monture, Ravage. Il entra ensuite dans la demeure forestière. Il resta un moment sur le pas de la porte, contemplant le corps invitant de la druidesse qui lui tournait le dos. Le tissu fin de sa courte robe épousait avec un érotisme puissant les courbes de son corps. Bien qu’il soit entré en silence, elle se retourna soudain et remarqua son regard qui glissait sur ses formes. Un sourire espiègle se dessina sur ses lèvres. Elle s’avança avec brusquerie et saisit son entrejambe, le pressant assez fort pour lui arracher un petit cri de douleur.
Elle lui sourit avec gourmandise, son regard rivé au sien. Elle relâcha son emprise sur sa verge et entama un lent frottement, le sentant sans surprise durcir sous ses doigts. Elle attendit qu’il soit aussi ferme que possible, puis extirpa le solide pilier de chair chaude de son vêtement. Elle en stimula le gland du bout des doigts, arrachant des grognements d’encouragement au mercenaire. Il posa ses mains chaudes sur le corps de sa compagne, appréciant la sensation de ces mamelles lourdes dans ses mains. Il l’embrassa goulûment, puis glissa une main inquisitrice sous sa robe. Sa compagne sentit avec ravissement un doigt épais stimuler son clitoris et sa fente, l’aidant ainsi à devenir bien humide.
Il la prit par la taille et l’assit sur le rebord de la table, puis il s’agenouilla devant elle, écarta ses jambes et enfouit sa tête entre ses cuisses. Elle feula de contentement quand il entreprit de sucer son bourgeon. Elle passa la main dans son épaisse crinière et pressa son visage sur sa vulve. Il poussa alors sa langue nerveuse en elle, se délectant de son jus intime et de ses gémissements. Comme toujours, elle fut surprise de la facilité qu’il avait à la mener vers l’orgasme. Bien vite, elle hurla de plaisir, le dos arqué et le corps foudroyé par la jouissance. Les vagues de plaisir ne s’étaient pas encore complètement dispersées que le mercenaire s’était déjà redressé et approchait son membre turgescent de sa fente. Elle y pénétra facilement et il entreprit de labourer son amante vigoureusement. Elle passa ses bras autour de son torse et colla sa bouche près de son oreille, y murmurant des encouragements obscènes. Cette motivation supplémentaire poussa le fougueux mercenaire à la prendre encore plus sauvagement, jusqu’à ce qu’ils jouissent, presque à l’unisson.
Épuisés, les deux amants s’assirent à la table pour prendre leur repas, aussi près l’un de l’autre qu’ils le pouvaient. Le sexe sembla décupler leur appétit car ils firent un gros gueuleton. Ils reprirent ainsi des forces, et la druidesse, désireuse de profiter de chaque minute jusqu’à l’aube suivante, ne tarda pas à emmener son amant dans son lit. Ils baisèrent d’abord avec une ferveur intense, puis avec de plus en plus de douceur et d’affection alors que le soleil passait à l’ouest. Ce n’est que tard dans la nuit, alors que les lunes étaient levées, qu’ils s’endormirent enfin, épuisés par leurs joutes amoureuses.
Saphiranna tenta dès l’aube de persuader Korim de rester avec elle, au moins un jour de plus. Mais la mission confiée par son employeur était urgente, et ne voulait pas accumuler trop de retard. Il avala donc un déjeuner rapide, sella sa monture, donna un dernier baiser passionné à la druidesse, puis prit vite fait le chemin du nord-est. Se tenant immobile sur le porche de sa demeure, la plantureuse humaine regarda son amant et ami s’éloigner avec un mélange de regret et d’affection. Elle allait de nouveau attendre avec impatience que son chemin le ramène de nouveau dans sa forêt.