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26/09/12
Résumé:  Une galerie d'art, un couple, un nouveau peintre.
Critères:  fh couple fsoumise facial fellation cunnilingu pénétratio jeu conte -couple
Auteur : Aline Issiée      Envoi mini-message

Série : Le Tableau

Chapitre 01 / 03
Le Tableau - Première partie

– Le Tableau –




Première partie




Petite fille, je connaissais un jeu infaillible pour me faire peur : il suffisait de sortir de la maison au crépuscule, d’aller dans une rue déserte et de commencer à marcher au milieu de la chaussée, en pensant qu’un inconnu me suivait… La règle (inventée pour Orphée, c’est dire si elle date !), était de ne pas se retourner. La panique me prenait au bout de dix pas seulement ! Je n’ai jamais réussi à aller jusqu’au bout de la rue sans me retourner… Mais bizarrement, la peur éprouvée reste un souvenir intense, et se mêle de plaisir.


Aujourd’hui, à trente-cinq ans, je suis mariée avec Ben, un marchand de tableaux anciens mais aussi propriétaire d’une galerie d’art contemporain, très influent sur la place de Paris. Il a dix ans de plus que moi, il est grand, bel homme, rit fort, mange beaucoup, boit trop, et possède une autorité non dénuée de cynisme. Il gagne beaucoup d’argent, c’est vrai, et traite le monde de l’art avec une sorte de désinvolture – seul avec moi, il professe même du mépris pour certains des créateurs les plus cotés du moment, mais son flair lui apporte pourtant un succès toujours grandissant. Disons que les peintres ont tendance à être extrêmement polis avec lui…


Parfois, je me dis qu’il m’a épousée comme il achète certains tableaux : pour pouvoir jouir de moi, à sa disposition. C’est un peu injuste de penser cela : il n’est ni cruel, ni méprisant. Mais son appétit de moi est tel, on dirait de la gourmandise, de la convoitise insatiable : ainsi, quand il veut faire l’amour avec moi, il me déshabille fébrilement, m’emporte sur le lit en me soulevant sans effort apparent (il est vrai que je suis plutôt menue à côté de lui), écarte mes jambes et, après m’avoir contemplée ainsi un moment, ne prend que peu de temps pour m’embrasser ou me caresser le corps : il aime rester debout devant mes jambes écartées, me pénétrer lentement mais d’une seule traite, et ensuite aller et venir dans moi, en donnant fort longuement de grands coups, qui viennent taper au fond de mon con en faisant trembler tout mon corps, jusqu’à mes seins qui bougent et remuent sous l’assaut. Il n’y a aucune violence dans sa manière de faire, mais je suis, la plupart du temps, par la force des choses, passive sous ses mouvements à lui. Ses grands mouvements m’excitent, et me font mouiller, ce qui semble les accélérer encore, mais je n’arrive pourtant pas à atteindre l’orgasme… Sauf en certaines occasions. Ben peut continuer longtemps de me baiser avant de jouir lui-même : souvent, il me retourne et me prend en levrette, ou bien il décharge dans ma bouche, quand, après une longue séance, il me tend sa bite, en ajoutant quelques mots :



Il aime que j’avale son sperme, ce que je fais docilement. Là encore, je suis passive, et si je gémis, c’est autant pour l’aider à me baiser (il n’en a pourtant guère besoin, vu son appétit si souvent renouvelé), que par une sorte de frustration.


Pourtant, certaines fois, rarement je dois le dire, mais n’est-ce pas dû à ma paresse, et à ce « laisser-faire » qui s’est installé entre lui et moi, je vais jusqu’au bout de la jouissance : c’est souvent lorsque mon mari m’a très longuement baisée, parfois plus d’une heure durant, et de plusieurs façons, sans être parvenu lui-même à l’orgasme. Il s’abat alors sur le lit à mon côté, s’étendant sur le dos, le sexe encore dressé et humide, les couilles remontées : on dirait presque que bander le fait souffrir… J’ai enfin le temps, alors, de l’enfourcher, et le fait d’être active augmente mon plaisir et mon excitation. Ben le sent dès que sa queue est bien installée en moi, mais alors, il attrape mes hanches pour me donner « le bon rythme », me faire coulisser sur son manche de manière satisfaisante… Je crois que, de moi-même, j’irais beaucoup plus doucement, et sentirais ainsi l’orgasme lentement monter de mon ventre. Néanmoins, c’est dans cette position que j’arrive à jouir, presque par surprise. Ben, quand il sent mon dos se cambrer et ma peau devenir humide, sous le frisson du spasme, lâche mes hanches et pose ses mains sur mes seins, qu’il manie et dont il tourne les pointes sans trop de douceur, en admirant à voix haute le volume et la forme de mes globes – j’ai en effet une forte poitrine, aux aréoles brunes, heureusement bien accrochée et qui répond docilement aux sollicitations… Je n’ai jamais osé lui avouer que je préférerais des caresses bien plus subtiles, moins pétrissantes. Il me semble que s’il laissait simplement ses mains levées devant mes seins, mon mouvement de va-et-vient permettrait à mes pointes durcies de simplement frôler ainsi la paume de ses mains – augmentant ainsi, subtilement, le jeu sexuel qui me fait jouir…


En tout cas, ces rares fois où nous jouissons tous les deux correspondent souvent aux soirées où nous rentrons tard, après des cocktails, lors du vernissage d’expositions – et la séance de baise dure fort longtemps, avant que Ben ne vienne s’écrouler auprès de moi, m’offrant une de ces rares occasions où je prends l’initiative.



Ce fut le cas, lors de l’histoire étrange que je vais vous raconter. Dès le matin, j’avais été surprise : Ben m’avait en effet annoncé que le vernissage d’une nouvelle exposition avait lieu le soir même. Il m’avait recommandé de porter ma robe noire – parfaite dans un milieu comme le nôtre, où les couleurs que l’on doit regarder sont accrochées aux murs, mais sage et sexy à la fois, car fort décolletée dans le dos, ce qui empêche de porter tout soutien-gorge. Lorsque, comme moi, on a la taille mince mais des seins conséquents, cette tenue est certes de circonstance, mais provocatrice ! J’avais l’habitude de jouer ce rôle de « maîtresse de maison », à la galerie, et je savais que je le tenais bien.


Mais cette fois-là, Ben parlait du peintre qu’il exposait avec comme de l’admiration dans la voix. J’ai déjà dit la désinvolture, pour ne pas dire le mépris, avec lesquels mon mari parlait de ceux qui faisaient sa fortune (et la leur, au passage…). Là, Ben m’expliqua que le peintre était un parfait inconnu, non coté, et qu’il avait même écourté l’exposition précédente pour lui laisser la place. Non seulement ce peintre ne nous rapporterait pas d’argent, mais il allait nous en coûter, l’artiste précédent sachant parfaitement lire les clauses de résolution de son contrat, qui mentionnait l’indemnité due… Sans compter son dépit, ni son éventuel désir de revanche…


J’étais donc curieuse, en arrivant dès l’après-midi à la galerie. J’ai d’abord regardé les tableaux – contrairement à mon mari, qui considère l’art avant tout comme un marché, je suis souvent impressionnée par ce que je vois, j’y suis sensible et peut « vibrer » pour une œuvre. Là, je dois dire que je ne comprenais pas ce que je voyais, les tableaux ne me procuraient aucune sensation ! Elles étaient abstraites, colorées, ligneuses… Seule l’une d’entre elles, qui tranchait avec le reste, m’attirait : c’était la seule œuvre figurative, on y voyait une petite fille, de dos, marchant au crépuscule sur une route déserte.


Je suis restée longtemps devant elle, qui me faisait frissonner : je trouvais que la petite fille me ressemblait, et je sentais presque, en la regardant, la même peur qu’autrefois monter dans mon dos. Je regardais encore et encore le tableau, et ma sensation de frayeur augmentait… Cette sensation d’être regardée devenait intolérable : je me suis retournée, d’un coup. Et effectivement, un homme me regardait…


La galerie était encore fermée : cet homme ne pouvait être quelqu’un d’autre que le peintre dont Ben m’avait parlé. J’ai tenté de maîtriser mon trouble, me suis avancée, en tâchant de retrouver mon aisance habituelle :



La voix de Yann, basse, sa lente élocution, étaient tout aussi étonnantes que son œuvre, et je commençais à comprendre mon mari. Ce jeune homme (il ne devait pas avoir passé les trente ans) semblait si étonnamment sûr de lui, à l’aise. Et il avait un regard de loup, à qui rien ne semblait échapper.


Mon mari venait d’entrer à son tour, et il se dirigea tout naturellement vers nous, avec toujours ce respect dans la voix qui était une nouveauté pour moi :



J’ai failli proposer, dans un mouvement spontané, d’acheter à Yann, en guise de remerciement, le tableau de la fillette au crépuscule. Mais Ben avait pris les devants :



Il y avait, dans la voix de Ben, comme l’excitation d’un petit garçon prêt à pleurer si on ne lui donne pas tout de suite ce qu’il réclame, et j’étais gênée de sa demande, dont il ne m’avait même pas fait part. Mais Yann sut tout de suite me mettre à l’aise :



Les choses furent entendues ainsi… Le vernissage commençait, il fut long, et assez déroutant, car beaucoup de personnes ne supportaient pas les œuvres de Yann, tandis que d’autres, visiblement, ne pouvaient en détacher le regard… Le petit milieu (car il s’agit tout au plus de quelques centaines de personnes) de l’art contemporain semblait perdre pied, tout comme moi. Nous sommes rentrés fort tard, Ben et moi. La séance qui suivit fut une des plus intenses et fort étrange : bien entendu, nous avions envie de faire l’amour tous les deux, comme après chacune de ces soirées. Mais le tableau si longtemps contemplé, le frisson ressenti, le souvenir du regard de Yann, joints à l’attente de notre rendez-vous du lendemain, me rendaient peut-être plus hardie : en tout cas, ce fut moi qui, dès que Ben m’eut rudement déshabillée et allongée sur le lit, me redressai du lit. À sa grande surprise, je me mis à genoux devant lui, et défis moi-même sa ceinture, puis baissai la fermeture éclair de son pantalon, et enfin dégageai lentement son membre de son slip : il se redressa d’un coup devant moi. Ben bandait fort, comme à son habitude, et son sexe était long et droit. Je l’embouchai directement, sans l’humecter de ma salive et sans lécher la hampe – peut-être pour correspondre au long mouvement qu’il pratiquait quand il me pénétrait. Je le fis aller le plus loin que je pus dans ma bouche, puis, le caressant par en-dessous de ma langue, le pompant profondément, à m’en creuser les joues, je le suçai – presque sans douceur, pendant que mes mains, enfoncées dans le pantalon, palpaient ses couilles. Toujours debout, il avait enfoncé ses mains dans mes cheveux blonds, relevés en chignon, et gémissait sourdement. J’ai accentué la pression de ma langue, de ma bouche entière : Ben, qui d’habitude restait si longtemps excité, explosa presque d’un seul coup : je sentis le sperme qui remontait le long de sa queue, alors je la retirai de ma bouche et la pressai contre mes seins : il jouit dans mon sillon, me barbouillant les tétons de sa semence, en gémissant qu’il m’aimait.



Je ne pus m’endormir qu’une grande heure après : Ben, de nouveau dur, avait repris son ascendant sur moi, et ce ne fut qu’après m’avoir longuement baisée, tripotée, caressée, qu’il jouit de nouveau, croyant – à tort, car j’étais épuisée et me laissait simplement faire –, que moi aussi j’avais atteint l’orgasme.


Je rêvai du tableau de Yann toute la nuit. Qu’allait-il se passer entre lui et moi, le lendemain ?




Fin de la première partie